samedi 6 novembre 2021

Entreprise Armor étanchéité, rue André Gide à St Brieuc. 1972-2007

 


La Société Armor étanchéité est immatriculée le 15 septembre 1972, Jean-Loup Le Pocreau est alors le président du C.A. C'était une entreprise exerçant dans le secteur des travaux d'étanchéification. Les deux responsables sont alors monsieur Davy et monsieur Le Coq. 

L'entreprise a fonctionné jusqu'aux environs de 2007.

En 2008, l'imprimerie Jacq a occupé les locaux laissés vacants par Armor étanchéité.

Armor étanchéité a aussi été domiciliée au 1 et 3 rue de Robien (au même endroit que l’entreprise Davy). L' écriture à la peinture sur la vitrine est encore visible.







Armor Étanchéité. Rue André Gide. Photo RF

Publicité parue dans le journal municipal Le Griffon. 1978

 
Armor Étanchéité. Rue de Robien. Photo RF

 

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Sources 

 

Site Infogreffe

 

 

 

 

mardi 2 novembre 2021

Etablissements Gaudu, 18 rue Jules Ferry à St Brieuc

 


 

 

Les deux entreprises Gaudu à St Brieuc

 

Le nom de la famille Gaudu est bien connu à Saint-Brieuc. Il faut dire qu’elle y est établie depuis plus de quatre siècles. René Gaudu (1621-1682) vivait à Saint-Brieuc au temps d'Henri IV.

On associe généralement le nom de Gaudu à l’entreprise de piano Gaudu mais aussi à l’entreprise de bâtiments Gaudu.

On sait que dès 1840, Jean Gaudu fonda une fabrique de pianos qui compta jusqu'à trente employés. Les établissements Gaudu fermèrent leurs portes en 1957.

 

 

 

L'entreprise Gaudu dans le quartier de Robien


Dans un article du Télégramme publié le 22 août 2013, Charles Gaudu évoque ses autres ancêtres ayant choisi le secteur du bâtiment :

« Jean-Baptiste Gaudu et son frère Jules établirent après la guerre de 1870 leur société près de la rampe des Forges. On y trouvait un atelier de menuiserie avec son aire pour le montage des charpentes, une forge, une serrurerie, un dépôt de bois et de grandes écuries pour quinze percherons.

Maçons, charpentiers, plâtriers... Une soixantaine d'ouvriers étaient occupés sur les chantiers de restauration (mont Saint-Michel) et de construction (chemins de fer, écoles normales de Saint-Brieuc, pensionnat de la Providence, prison des femmes à Rennes...)".

 

Conflit du travail chez Gaudu. 28 août 1912 Ouest-Eclair

 

 


Tous les secteurs de l'entreprise sont transférés au 18 rue Jules Ferry en janvier 1948. 

Cette décision concerne les bureaux, le magasin de vente et les ateliers de fabrication.


5 janvier 1948 Ouest-France


 

L'entreprise survécut longtemps de père en fils, avant de disparaître vers 1990.

 

Annonce Ouest-France 1969

 

Annonce dans Le Griffon n°13 en 1969

 

 

Vue aérienne années 70. Archives municipales

 

 

 

Après la disparition de l'entreprise Gaudu 



L'entreprise Gaudu est restée fermée plusieurs années et ses terrains ont constitué une opportunité intéressante pour qu'une résidence soit construite en 1998.

La résidence des Quartiers de Robien s'ouvre sur la rue Jules Ferry et sur l'angle du boulevard Hoche avec un local commercial occupé par une pharmacie.



Résidence des quartiers de Robien. Photo RF


Résidence des quartiers de Robien. Photo RF


 

Le saviez-vous?

 

En février 1972, les établissements Gaudu ont subi de gros dégâts lors d'une terrible tempête qui a touché alors la Bretagne. Le dimanche 13 au matin, les vents atteignirent leur maximum et 150 mètres carrés de couverture en tôles furent arrachées et encombraient la chaussée dans le boulevard Hoche. Les pompiers durent intervenir pour sécuriser les lieux et déblayer. 

 

 

 

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A lire en complément sur ce blog à propos des autres entreprises de bâtiment du quartier de Robien


Les établissements Davy, cliquer ici

L'entreprise Zocchetti, cliquer ici

Henri Rideau, cliquer ici

 

 

 

Sources

  

Article du Télégramme 22 août 2013

Article de Ouest-France 14 février 1972

Article du journal Le Griffon, numéro 13, 1979

Archives municipales, Fonds Le Bigot

 

 

 

 

Les bistrots de Robien, rue de Robien à Saint-Brieuc

 

 

Chez Nicolas, LE TOURBILLON, CAFÉ RAMIO, 31 rue de Robien

 
 
 
Années 1900-1910. Carte postale ancienne.

 
 
L'histoire de ce bar-restaurant de la rue de Robien à Saint-Brieuc mérite vraiment que l'on prenne le temps de s'y arrêter car elle est emblématique d'une entreprise familiale qui s'est transmise de génération en génération et qui plus est par les femmes.
 
 
Déjà en 1901, Marie-Françoise Rouxel, née Le Charpentier à Langueux en 1860, veuve, est enregistrée comme aubergiste au 19 rue de Robien. Son mari, Jean-Louis Rouxel, aubergiste, est décédé trois ans avant le 26 septembre 1898.
 
 
Au début des années 1900, on trouve donc déjà un pas de porte avec un débit de boisson à l'angle du boulevard Hoche et de la rue de Robien, comme on le voit sur une carte postale ancienne du quartier.
 
Le propriétaire inscrit dans le recensement de 1906 est François (Célestin) Nicolas, né le 3 juin 1859 à Yffiniac (ex instituteur). C'est le second mari de Marie-Françoise Le Charpentier, veuve de Jean-Louis Rouxel. Elle se remarie avec lui à Saint-Brieuc le 22 juillet 1903. 
 
 
Signatures sur le registre de mariage en 1903.

 
 
 

 
 
1906. recensement rue Jules Ferry. Archives départementales

 


Le numéro d'alors était bien le 19 rue de Robien (plus tard il deviendra le 31).
 
En 1931, la fille de Marie-Françoise Le Charpentier et Jean-Louis Rouxel, Marie-Louise Roussel (avec une erreur sur le nom qui est en fait Rouxel) est inscrite comme débitante et le numéro de la rue est devenu le 31. Elle reprend en fait l'activité que sa mère avait au début du siècle. 

 
On trouve en 1936 René Ramio, né en 1908 à Théza (66), inscrit comme "gendre" de Madame Rouxel. Il est alors "marchand forain". Son épouse Marie (née Rouxel) est née le 9 mars 1912 à Saint-Brieuc. Elle est la petite fille de  Marie-Françoise Nicolas et la fille de Marie-Louise Rouxel. Dans le recensement de 1936, Marie-Françoise Nicolas (veuve et belle-mère) habite avec ses descendants. 
 
En 1932, la petite-fille de Marie-Françoise Le Charpentier-Rouxel-Nicolas, Marie Rouxel, se marie avec René Ramio. C'est la troisième génération de débitants en vin de la rue de Robien.

Dans les années 50, le Tourbillon, appelé aussi "Chez Ramio" (ou Café Ramio) était un établissement bien connu dans le quartier de Robien et plus en général pour les habitants de Saint-Brieuc.

Le Tourbillon se transformait le midi en restaurant ouvrier. Il arrivait parfois à Madame Ramio de commander jusqu’à 150 côtelettes à André et Simone Beloeil, les bouchers, pour un déjeuner.

Les amateurs de combats de boxe (qui se tenaient dans la grande salle des fêtes de Robien) allaient au Tourbillon à l'entracte des combats pour boire un coup. Le bar faisait le plein ces soirs-là. 
 
 
 
La photo ci-dessous a été prise le 29 juillet 1971 par H. Lemare. On y voit M et Mme Ramio et Mlle Émilienne Charloy, une parisienne alors en vacances à Saint-Brieuc.
 

 
 
1971. Le Tourbillon, croisement boulevard Hoche et rue de Robien. Photo A. Bougeard
   


 
La belote était une distraction très prisée dans ce bistrot et des concours pouvaient s'y tenir comme celui du grand concours départemental de belote des Anciens Prisonniers de Guerre en février 1956.(voir plus bas l'article de Ouest-France de 1956).  
 
M et Mme Ramio on tenu leur bar-restaurant jusqu'en 1977. 

A noter que M. Ramio était également connu depuis le début des années 50 dans le quartier pour son activité de marchands de fruits et primeurs.


 
Emplacement actuel du bar Le Tourbillon. Image Google

 
 

M. Ramio, un patron trop confiant


 

Le 11 avril 1950, Ouest-France relate un incident fâcheux s’étant produit chez M. Ramio lorsqu’il exerçait comme vendeur de fruits et primeurs. Sous le titre « Les cageots de fruits s’envolaient », on nous explique que certains employés profitaient de la confiance que leur accordait leur patron « pour charger quelques caisses supplémentaires et garder une partie du surplus d’argent ainsi récolté ».

 

En 1951 s’est ouvert le procès des deux ouvriers indélicats de chez M. Ramio. Le premier a été condamné à 6 mois de prison ferme et à devoir restituer 60 000 francs. Le deuxième écope de 4 mois de prison avec sursis et a dû restituer 15 000 francs.

 
 
 
 
 
La tournée des bistrots de Robien continue ici...

Bistrots rue Jules Ferry 

Bistrots rue abbé Garnier

Bistrots boulevard Carnot

Bistrots rue Luzel

Bistrots rue de Trégueux

 


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Sources

Archives municipales, dossier de presse des années 1996 et 1998 avec des articles de Ouest-France.
 

Archives départementales en ligne. Recensement de la population 1901, 1906, 1911, 1936. 

Etat civil de Langueux, vue numéro 2, registre des naissances 1860.

Registre des mariages :  Nicolas-Le Charpentier, St Brieuc, 1903, vue 381

Généanet, fiche Marie-Françoise Le Charpentier, ici

Site internet, greffe du tribunal de commerce. 

Photographie, collection André Bougeard

 

Si vous avez des commentaires ou des documents sur l'histoire de Robien, vous pouvez utiliser le formulaire de contact en haut à droite de la page. Merci d'avance.

 

1956 25 février. Ouest-France. Concours de belote au café Ramio

 


L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

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