dimanche 9 octobre 2022

C.E.F.I.C.A distributeur grossiste. 40 rue Emile Zola à Saint-Brieuc. 1964

 

Anciens entrepôts de CEFICA, 40 rue Emile Zola à Saint-Brieuc. Image Google

 

Les établissements C.E.F.I.C.A à Saint-Brieuc ont été créés le 1er janvier 1964. Ils étaient spécialisés dans la vente en gros d’appareils ménagers (congélateurs, télévisions etc). La maison Bonnet (installation et dépannages frigorifiques toutes puissances) est à la tête de l’entreprise présente dans les cinq départements bretons. 

C.E.F.I.C.A est un distributeur de l'entreprise Bonnet.

 

C.E.F.I.C.A 21 janvier 1965 Ouest-France

 

En septembre 1965, la première annonce passée par les établissements C.E.F.I.C.A, dans Ouest-France, concerne des congélateurs Laden. En décembre 1965, nouvelles publicités pour des téléviseurs et transistors.

 

C.E.F.I.C.A 13 septembre 1965 Ouest-France

 
C.E.F.I.C.A 11 décembre 1965 Ouest-France

 

Fin 1965, les établissements C.E.F.I.C.A s’octroient aussi un bel encart publicitaire, avec photo, pour évoquer une journée d’information à l’hôtel-Restaurant des Courses à Cesson, en direction de leurs agents distributeurs. Bon repas et coupe de champagne !

 

C.E.F.I.C.A 23 novembre 1965 Ouest-France


 

Publicité C.E.F.I.C.A 2 décembre 1966 Ouest-France

 

En mai 1968, les établissements C.E.F.I.C.A sont toujours l'un des sept concessionnaires des établissements Bonnet en Bretagne, spécialisés dans les machines d’alimentation, froid commercial et industriel. L'adresse indiquée pour leurs locaux est curieusement au 3 rue Émile Zola à Saint-Brieuc et non au numéro 40 comme ils étaient auparavant...

 

Ets Bonnet 4 mai 1968 Ouest-France

 

En 1972, en plus des entrepôts de la rue Émile Zola, les établissements C.E.F.I.C.A possèdent un grand local avec plus de visibilité au 16 rue de Gouédic. En 1975, ils ouvrent  leurs portes au public pour une vente en gros de téléviseurs, appareils ménagers.

 

Parallèlement, leurs locaux sont conservés au 40 rue Émile Zola où l’on trouve les ateliers de réparation. En 1977, la société embauche deux dépanneurs radio-tv « dans le cadre de son d’expansion ».

 

Dans les années 80, on ne trouve plus de traces dans la presse des établissements C.E.F.I.C.A, a-t-elle alors disparu ou changé de nom ? 

 

 

Anecdote

 

En mai 1970, le gagnant d’une voiture est M. Entzmann, habitant 7 rue Hélary à Saint-Brieuc et dont l’épouse est comptable chez C.E.F.I.C.A…

M. Entzmann 15 mai 1970 Ouest-France

 

 

 

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Sources

 

Recherches dans les archives de Ouest-France.

 

Annuaire des sociétés.

 

 

 

samedi 8 octobre 2022

Entreprise Urvoy-Peinture 9 rue Danton ou 10 rue Edgard-Quinet à Saint-Brieuc

 

Annonce Robert Urvoy.12 décembre 1986 Ouest-France

 

 

Robert Urvoy est le créateur de l’entreprise de peinture-vitrerie Urvoy localisée dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc.

L’entreprise était située à l’angle de deux rues, ce qui fait que deux adresses sont possibles : 10 rue Edgard-Quinet ou 9 rue Danton.

 

L’entreprise artisanale de peinture-vitrerie Urvoy existait déjà en 1967 puisque cette année-là, elle participe à la réalisation de l’hôtel de 48 chambres Le Griffon, à la sortie de Saint-Brieuc, en direction de Brest, « Un hôtel de classe internationale » comme le titre Ouest-France le 1er avril 1967.

 

On retrouve dans la presse des annonces en 1973 et 1975 puis un fait divers en juin 1980 (les réservoirs de deux véhicules de l’entreprise ayant été siphonnés).

 

Urvoy. 26 avril 1969 Ouest-France

 
Urvoy, annonce 13 mars 1973 Ouest-France

 

Fait divers Urvoy. 6 juin 1980. Ouest-France

 

 

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Pouvez-vous aider à répondre à ces questions : est-ce que Robert Urvoy, habitant rue du Pré-Tison et décédé en 1977 est le créateur de cette entreprise ou un homonyme? Si c'est bien lui, qui a repris l'entreprise ?

Est-ce que Marcel Urvoy qui avait une entreprise de peinture 7 rue des Francs-tireurs à Saint-Brieuc (en 1969) et 11 rue de Brest à Langueux (en 1982), est le frère de Robert Urvoy ?

 
 
 
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Sources

 

Recherches dans les archives de Ouest-France

 

mardi 4 octobre 2022

Histoire des Docks des Cimenteries Réunies, 20 rue Emile Zola à Saint-Brieuc. 1948

 

L’entreprise appelée « Docks des Cimenteries Réunies » existait au moins depuis 1948 à Saint-Brieuc. Elle était installée au 20 rue Émile Zola dans le quartier de Robien.

D’autres entreprises du même nom se trouvaient alors à Saint-Malo, Vannes et Brest.

 

Annuaire des Côtes-du-Nord 1955

Annonce 11 décembre 1948


Localisation


Le plan ci-dessous mentionne les Docks des Cimenteries Réunies (tout à gauche)


La vue aérienne ci-dessous montre les différents bâtiments dans la rue Émile Zola qui correspondent au plan. 

 


L'ensemble de hangars situé en bas de l'image correspond à l'entreprise des "Docks des cimenteries réunies" 

Photo aérienne 1962

Sur cette autre vue aérienne de la rue Émile Zola, on voit ce même bâtiment que ci-dessus, mais de face.

Photo aérienne 1965

Agrandissement

Cet autre bâtiment, toujours dans le même secteur de la rue Émile Zola, peut aussi correspondre à une entreprise qui fait du ciment. Peut-être le lieu de production du ciment ?



Un accident aux Docks des Cimenteries Réunies. 1960


Le 29 août 1960, Ouest-France journalise un accident s'étant produit sur le site de l'entreprise. Il s'agit d'un couvreur, M. Poilpot de Ploufragan, qui est passé au travers d'un toit en fibrociment avant de chuter sur le sol.

 


 

Un mouvement de grève aux Docks des Cimenteries Réunies de Saint-Brieuc. 1972


Une grève se déclenche à l’atelier de broyage aux Docks des Cimenteries Réunies. Les cinq membres de l’atelier demandent depuis un certain temps une augmentation mensuelle de 150 francs. N’ayant pas été entendus par la direction, ils décident de se mettre en grève. Une entrevue arbitrée par l’inspecteur du travail réunit la direction, les délégués et les grévistes mais ne permet pas de trouver un accord dans l’immédiat.

 (D’après Ouest-France des 15, 16 et 18 mars 1972)

 

Cette grève est révélatrice du climat revendicatif dans cette entreprise, plusieurs fois secouée par des mouvements sociaux à Brest (octobre 1951, novembre 1974, avril 1977, mai 1978).

 

Grève. 19 avril 1977 Ouest-France Brest

La remise de médailles du travail à Vannes en 1979 est au contraire l’occasion pour la direction de montrer l’unité de vue dans cette entreprise. M. Fenart déclare : « Notre société est avant tout, un rassemblement d’hommes et de femmes qui oeuvrent en bonne harmonie pour une même cause, vers une finalité qui est le développement et l’enrichissement de cette société… »

 

 

L’évolution des Docks des Cimenteries Réunies


Dans les années 70, l’entreprise a développé des magasins Batistop s’adressant au grand public en matière de bricolage et jardinage à Vannes, Lorient, Brest et Redon mais pas à Saint-Brieuc.

L’entreprise semble avoir quitté le quartier de Robien pour s’installer dans la Zac de la Fontenelle, rue Jules Verne, à Langueux.

Elle était toujours spécialisée dans la fabrication de béton prêt à l'emploi et pourrait avoir été reprise par Lafarge Béton.

 

 
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Sources
 

Recherches d'articles de Ouest-France

Annuaire téléphonique 1955, archives municipales 

Site du greffe du tribunal de commerce

Photo aérienne de 1962, Musée de Bretagne.

 

 

 

 

mardi 27 septembre 2022

Les bistrots du quartier de Robien à Saint-Brieuc, introduction


Petit retour sur l'histoire des 37 bars du quartier.




Les bistrots de Robien ont pendant longtemps été fréquentés par la population ouvrière des grandes usines du quartier. La rue Jules Ferry comptait à elle seule douze emplacements de bistrots et la rue Luzel quatre.  

 

Aller au bar était pour beaucoup le petit plaisir que l’on pouvait se payer. C'était aussi l'endroit où on faisait ses courses car on ne compte pas dans le quartier le nombre de bar-épicerie.

Avec l’augmentation de la population dans le quartier, il était tentant d'ouvrir un débit de boissons. Souvent ce sont des femmes qui ouvrent ces établissements dans leur propre maison. Quelques tables, des chaises, du café chaud, des bouteilles de cidre et de vin et l'on peut servir facilement au verre à des ouvriers qui sortent des usines et des ateliers de Robien.

Le bistrot est aussi un lieu où s'organise la solidarité comme on le constate avec cet article de 1953 qui nous indique qu'une réunion se tient dans un café de Robien pour organiser une collecte pour les chômeurs.  

   

Ouest-France 6 février 1953


Un grand marché se tenait aussi à Robien et cela amenait de nombreuses personnes dans le quartier et donc dans les bars et restaurants. Les éleveurs, qui avaient apporté leurs animaux le matin, et les fermiers venaient boire un coup dans les bistrots voisins et restaient manger le midi. Les bars-restaurants faisaient même plusieurs services.

En dehors du jour exceptionnel du marché, le bistrot, c’est aussi le lieu où on retrouve les amis, les habitués, on paie sa tournée, on y discute de tout parfois un peu trop fort, on sort du travail et avant de rentrer à la maison, le petit tour au bar est incontournable.


Les activités au café étaient bien différentes au cours de la journée : petit café le matin, apéro le midi, jeux de cartes l’après-midi, verre de rouge, concours de belote. Quand on est à la retraite ou au chômage c’est aussi un moyen de continuer à avoir une vie sociale.  

Michel le Borgne, depuis longtemps dans le quartier nous fait aussi un petit rappel.

« Les bistrots assuraient du lien social, les yeux dans les yeux, mais aussi avec parfois ou souvent des bagarres liées à l'alcool et en particulier avec petits rouges de Dom José ! "Si tu bois tu meurs, si tu ne bois pas tu meurs quand même, alors bois mais du DJ !"


Aujourd’hui, avec la baisse de l’activité industrielle, ce temps est révolu et le seul qui subsiste aujourd’hui, sans activité de restauration, est le bar de la Passerelle. Dans une série d’articles publiés par Ouest-France à la fin des années 90, on trouve quelques portraits des personnes du quartier qui ont tenu ces bars. 


C’est l’occasion de faire un petit retour en arrière et d’en appeler aussi à vos souvenirs pour compléter cet article avec le formulaire de contact à droite de chaque page du blog (lieux précis, année d’ouverture et de fermeture...).


 

Vous pouvez nous aider à compléter cet article sur les bistrots en utilisant le formulaire de contact, merci.

 

 

La tournée des bistrots de Robien continue ici...

 


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dimanche 25 septembre 2022

Les frères Laurent, scierie mécanique et entreprise de construction, rue Jules Ferry à St Brieuc

 

 


 

Les frères Laurent. 

 

La société « A et H. Laurent frères » (Alphonse et Henri-Marc Laurent) est établie au 14 de la rue Jules Ferry mais on trouve aussi l'adresse de l'impasse Jules Ferry. 

C’est une scierie mécanique où l'on transforme les bois du pays et où on fabrique des parquets en chêne et en châtaignier.

Les frères Laurent prennent la suite des anciennes maisons Mafart Aîné et Jean Laurent.

 

L'article ci-dessous de 1911 évoque un accident s'étant déroulé dans la scierie tenue alors par Jean Laurent.

28 octobre 1911. Ouest-Eclair

 

 

Alphonse Laurent est né le 27 août 1893 à Saint-Brieuc. Au moment du recensement militaire en 1913 (matricule 2399), il est déjà mentionné comme "marchand de bois et exploitant forestier".  Il part sur le front puis est mis en sursis en 1919 et exerce en tant que "entrepreneur de menuiserie, 22 rue Gourien" jusqu'au 30 juin 1919.

 

Fiche matricule d'Alphonse Laurent


Henri Laurent est né le 4 juillet 1899 à Saint-Brieuc. Au moment du recensement militaire en 1919 (matricule 2082), il est mentionné comme "exploitant forestier".  Arrivé aux armées le 4 octobre 1918, il combat jusqu'en octobre 1919 et il est affecté dans les troupes d'occupation en Rhénanie (Allemagne) jusqu'au 15 juin 1921. Il est "renvoyé dans ses foyers le 19 juin 1921 (2 frères tués)".

A partir du 26 juin 1928, il est domicilié au 23 rue Jules Ferry puis en 1934, il déménage à Plérin.

 

Recensement 1931 St Brieuc.
 

 


Les frères Laurent sont aussi des entrepreneurs connus dans les années 30. En 1933, ils réalisent le Lotissement LAURENT : 28 lots en contrebas du Tertre Marie-Dondaine.


En 1935-1936, il n'y a ni rue ni construction dans le secteur qui deviendra l'avenue des Tilleuls. C’est la société « A et H. Laurent frères » qui fait entreprendre les travaux dans cette rue à l’occasion de la création du lotissement.

 

 

 


Louis Laurent, le successeur. 1930

 

En 1930, Louis Laurent est le successeur de ses deux frères, il est installé au 18 rue Jules Ferry. Il étend notablement la gamme des services et des produits vendus.

Bien entendu il conserve le secteur des matériaux de construction : chaux, ciment, plâtres, briques, carrelages, céramiques, poteries, tuyaux de ciment et.  Et aussi tout ce qui est nécessaire pour les couvreurs : ardoises, clous et crochets

Mais Louis Laurent devient aussi marchand de bois et de charbon, et même de pommes à cidre !

 

Facture 3 L 137. Archives municipales

 

On peut établir le rapport de parenté entre Yves, Louis, Henri, et Alphonse Laurent (autre entreprise de bâtiment) avec Jean Laurent, leur père, successeur de Mafart Aîné, le fondateur de l'entreprise installée boulevard Hoche, propriétaire de la carrière Laurent (Tertre de Robien).



18 novembre 1937 Ouest-Eclair


Les successeurs

 

Facture adressée à la mairie. 3L142
 

Comme l'indique son papier à en-tête, Jean Le Cornec est le successeur de l'entreprise des frères Laurent au 16 rue Jules Ferry. Cette facture est réglée pour des travaux effectués pour les troupes d'Occupation en septembre 1940.

 

A lire

Yves Laurent, entreprise boulevard Hoche, ici

Les carrières de granit dans le quartier de Robien, cliquer ici

 

Si vous avez d'autres renseignements sur l'entreprise ou sur la famille Laurent, merci d'utiliser le formulaire de contact. 

 

 

 

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Sources

 

Recensement 1931. Archives départementales.

 

Recensement militaire Alphonse Laurent, 1913. Site Généarmor, cliquer ici

 

Recensement militaire Henri Marc Laurent, 1913. Site Généarmor, cliquer ici

 

Factures 1937. Dossier 3 L 137. Archives municipales

 

 

 

L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

Le quartier de Robien à Saint-Brieuc s’est vraiment peuplé il n’y a pas plus d’un siècle, mais son histoire présente de multiples intérêts ...