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dimanche 14 décembre 2025

Des familles de forains en Bretagne : Chira, Drouet, Coéffic, Décamps, Figuier, Mouton, Hoffman, Audrouin

 Cet article est lié au départ à l'histoire des fêtes foraines dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc. Puis par extension aux autres fêtes foraines du secteur de Saint-Brieuc. 

C'est ainsi que des figures du monde forain d'autrefois ont été mises en évidence comme Joseph Mouton, dans les années 30-40 ou Aimé Greneux, très connu dans les années 50. Mais il aurait été dommage de ne pas en profiter pour dresser le portrait de familles d'industriels forains qui se sont toujours déplacés dans toute la Bretagne et ont laissé des traces dans la mémoire collective. 

En complément vous trouverez des articles spécifiques et détaillés sur chaque famille :

La famille Audroin, cliquer ici

La famille Chira, cliquer ici

La famille Coéffic, cliquer ici

La famille Descamps, cliquer ici

La famille Drouet, cliquer ici

La famille Figuier, cliquer ici

La famille Greneux, cliquer ici

La famille Hoffmann, cliquer ici

La famille Watrin, cliquer ici 

La famille Mouton, cliquer ici

L'histoire de Romain Mouton, appelé le Père Mouton, cliquer ici

L'histoire de la famille Lafosse, cliquer ici

 

La famille Chira 

Fête foraine Robien. Sammy et Allan Chira. Le Télégramme 15 juin 2001

Extraits d'un article du Télégramme du 15 juin 2001 : "La fête foraine de Robien mène bon train depuis la semaine dernière. La place Octave-Brilleaud fleure bon la barbe à papa et les gaufres chaudes ! A peine les enfants sont-ils arrivés sur la place, qu'en un coup d'oeil, ils ont repéré les stands sur lesquels ils vont «se jeter». Les auto-tamponneuses pour les plus kamikazes, le tir au fusil pour les as de la gâchette et les p'tits canards pour les enfants. La famille Chira, qui tient le stand loterie, baigne dans cette ambiance festive depuis quatre générations. Mercredi, nous avons rencontré Sammy (20 ans) et Allan (19 ans), les deux petits derniers de la famille". 

Viennent ensuite les souvenirs transmis par les parents et grands-parents qui exerçaient dans les années 1900 : "Dans les années 1900 la fête était plus familiale, avec des bals et des vins d'honneur. Les grands-parents se déplaçaient en carriole tirée par des chevaux, dans la région de Rennes. Les Chira tenaient déjà les stands de loteries où on gagnait surtout des poupées espagnoles, en porcelaine et de la vaisselle. Vers 1950, mes parents ont vendu la carriole et ont acheté un camion, beaucoup plus spacieux et confortable. Ce camion faisait office de stand. De par leur nouvelle mobilité, ils ont pu se déplacer hors du département. Les années 60 ont vu apparaître les premiers manèges d'enfants, sans moteur. Les gens poussaient la machine ".

Notons que Georges Chira s'est marié à Saint-Brieuc le 7 décembre 1939.


  La famille Drouet


Les Drouet : Marcel, le cousin; Steeve, le père; Steeve, le fils, et Louis. Photo Ouest-France

Un article du 2 novembre 2018, en page de Carhaix dans Ouest-France présente la famille Drouet : "Louis Drouet est le doyen des forains sur cette manifestation, il est né en 1934. Si la guerre a marqué une coupure, c'est en force et en famille qu'ils vont revenir dès 1945. Il y a le Papy Roger, décédé depuis quelques années, qui tenait le manège pour enfants. Et Louis de dire : « Avec sa moustache, il avait l'air d'un dur et il savait calmer ce petit monde. » Ce manège, modernisé, est toujours là, à la même place. Louis se souvient de la queue qu'il y avait pour accéder au manège. La quatrième génération des Drouet arrive, et avec eux, c'est l'avenir des fêtes foraines qui est assuré.... Aujourd'hui, on ne peut rater les stands de la famille : la confiserie, un grand camion qui propose nougats fabriqués sur place, berlingots, chichis, barbe à papa...Plus loin, à gauche, le manège enfants. Autour des stands de loterie, de canards à pêcher, de jeux modernes d'aujourd'hui. Steeve Drouet, fait tourner la machine."

Ci-dessous, Georges Drouet qui tenait un stand de tir dans les années 50.


La famille Coéffic

Eugène Coéffic était un industriel forain bien connu dans le pays de Saint-Brieuc dans les années 50-60. Il était marié avec Augustine Névot, employée des postes à Yffiniac, d'ailleurs c'est à Yffiniac qu'est née leur fille Marie-Christine en juin 51.

Des recherches dans l’État civil font apparaitre un certain Eugène Coéffic, né le 20 décembre 1917 à Hennebont et décédé le 24 avril 2003 à Saint-Brieuc. Est-ce la même personne ? On a aussi Jean-Joseph Coéffic, dit "Petit Jean", forain, né en 1901 à Hennebont qui fait parler de lui dans la presse en 1924 en page Saint-Brieuc. Est-il en parenté? Ce dont on est certain c'est que M. Coéffic avait un manège appelé Le Comet qui faisait le bonheur des amateurs de sensations fortes !

Le manège de M. Coéffic à Cesson

Un ticket de ce manège a été conservé par Fabrice Hamon (publié dans le Facebook "Tu sais que tu viens de Saint-Brieuc..." en décembre 2022)

Ticket du Comet à la Fête foraine de Cesson

 

La famille Décamps

Dans les années 50, Mme veuve Décamps, la plus ancienne des patronnes foraines, seconde encore son fils sur toutes les fêtes foraines de la région.

Dans la famille Décamps on est forain de père en fils. Les grands-parents sont venus de l’Anjou, se sont installés en Bretagne. Les enfants ont choisi à leur tour la région guingampaise et briochine et s’y sont fait estimer. Au début 1900, les Décamps voyageaient avec des voitures tirées par des chevaux loués à M. Birien de Binic. Le démontage était difficile mais il y avait des spécialités. Dans les années 50, les fils suivent les traces  du père et du grand-père. Ils ont un matériel moderne, un éclairage électrique qui a remplacé l’acétylène. Dans les années 50, on trouve plusieurs Décamps chez les industriels forains : Raoul Décamps, né en 1928, Jean Décamps et Michel Décamps. Sur une base de généalogie, on a Jean-Baptiste Descamps, né en 1851, marchand forain, nomade, marié à Pabu en 1882, cliquer ici.

Plus tard, un certain Jean-Baptiste Décamps, forain, est décédé à l’âge de 81 ans en novembre 1968. L'origine du nom désigne une personne qui vient d'un lieu-dit le Camp (le champ).

(D'après l'article de Ouest-France du 11 avril 1950

 

La famille Figuier

Lucienne Figuier et son mari Alex ont mené une vie de forains  pendant 45 ans, toujours en Bretagne, de foires en fêtes.

Au départ, ils avaient fait l’achat d’une affaire foraine : un stand de tir et un vieux manège de bois, à courroie, avec montagnes russes et voitures vintage. Lucienne préférait rester toute la saison dans sa caravane, plutôt que de profiter de sa maison à Saint-Brieuc Décédé en 1980, Abel Figuier était une figure du monde forain. Il était le cousin par alliance du célèbre clown Achille Zavatta. Il avait acheté un manège pour son fils Guy qui n'avait pas encore choisi ce métier. Lucienne et Guy Figuier ont continué à travailler sur les fêtes foraines jusqu'en 2013. (D'après Le Télégramme 30 juillet 1999)

Manège Figuier à Erquy vers 1975. Photo du site Mémoire d'Erquy

Guy Figuier recevant la médaille de la ville d'Erquy. Photo du site Mémoire d'Erquy
 
 
La famille Mouton

Dans le livre Profession ? Forain, l'auteure Annie Lorenzo, s’entretient en 1984 à St Brieuc avec plusieurs personnes de la famille Mouton, en particulier deux sœurs célibataires : Georgette (45 ans en 1984) qui tient un stand de tir et Betty Mouton (40 ans) avec un stand de confiserie. Ces informations ont été mises en ligne sur son site par Joseph Lohou, un passionné de l'histoire de Callac.

Betty Mouton dans sa confiserie

Betty et Georgette Mouton dans le stand de tir.

La famille Mouton se déplace uniquement en Bretagne dans le Finistère et les Côtes du Nord. Les deux soeurs suivent une tournée établie à l'origine par leurs parents : Loudéac à Pâques, Callac en mai, Tréguier pour la Saint-Yves, Saint-Brieuc en juin, Guingamp en juillet, puis des petites fêtes à Goudelin, Pontrieux, Huelgoat, Rostrenen, Châteauneuf, Châteaulin, Landivisiau, Lesneven, Morlaix, Concarneau. Carhaix est la dernière étape en novembre. De novembre à mars, elles posent la caravane près d’une maison familiale à La Roche-Maurice. 

Annick Mouton

Dans cet entretien les sœurs Mouton ne cachent pas que toutes les fêtes ne se valent pas et Saint-Brieuc n’est pas la meilleure en 1984 car les marchands forains sont éloignés du centre-ville depuis quinze ans. En périphérie les boutiques sont
seulement ouvertes l'après-midi car dans la matinée il n’y aurait personne.
La famille voyage dans plusieurs caravanes : celle de l’oncle, des parents, celle des deux soeurs et  celle de la grand-mère qui est centenaire et  suit toujours partout.

L'aïeule de la famille, centenaire.

Les Mouton ont un livret de circulation et leur commune de rattachement est Carhaix. Au moment de cet entretien, Georgette et Betty pensaient abandonner le métier, ainsi que leurs parents qui avaient 74 ans. Elles envisageaient de faire les marchés...

La loterie de M et Mme Mouton


La famille Hoffman, dans la presse

1948-2017

 La famille Hoffman demeurait à Paimpol (dans les années 40 et peut-être bien avant). Ces industriels forains avaient un manège de radio-skooters au début des années 50.

Dans Ouest-France du 18 juin 1948, on voit l’installation de la fête foraine de la Saint-Jean à Lannion, sur le quai d’Aiguillon. Et  "A tout seigneur, tout honneur, nous avons d’abord remarqué M. Hoffman qui est tout à fait chez lui à Lannion…et qui présente à nouveau sa couleuvre qui assure, avec les émotions du mouvement, des montées et des descentes vertigineuses, l’intimité fort heureusement limitée, sous la peau de son fantastique reptile… avec son grand cousin le monstre du Loch Ness qui se lancent l’un derrière l’autre dans une course folle…" On sait aussi que chez les Hoffmann, on ne compte plus les passages aux Fêtes patronales de Châteaulin depuis la fin des années 40. 

Comme cela se pratiquait régulièrement dans le monde forain, on apprend qu’en 1956 à Plestin, "Charles et Louis Hoffman, propriétaires des autos-tampons et chenille, ont fait don au Bureau d’aide Sociale des sommes de deux mille et mille francs". En octobre 1969, une messe dite par l’abbé Bidault est célébrée à Morlaix pour les industriels forains et leurs employés sur la piste des autos-tampon du radio-skooters Hoffman. L’abbé Bidault s’est adressé aux forains en louant leur action de "semeurs de joie dans une société parfois si triste". (Ouest-France 22 octobre 1969)

Dans les années 70 à Landerneau, M. Hoffman et son gendre M. Hervagault stationnent sur le quai de Léon avec leur « Modern Scooter ». Landerneau est aussi une ville où l’on peut confier à des usines locales du matériel forain à réparer.(Ouest-France 29 juillet 1974). Dans l'édition du Télégramme du 15 août 2002, nous sommes avec William et Romuald Hoffmann, deux représentants de cette famille qui vient à Rostrenen depuis quatre générations, pas moins. William explique certains aspects du métier : «Pour monter un manège comme les autos-tampons, il nous faut trois jours, en travaillant normalement. En été, nous parcourons la Bretagne, de pardon en pardon et souvent, montage-démontage, nous prennent cinq jours alors que nous n'avons que deux ou trois jours de fête effective». Quand on parle de famille chez les Hoffmann, ce n'est pas un vain mot, sur la fête de Rostrenen, pas moins de six attractions appartiennent aux frères, aux filles, aux neveux, à la cousine. Mais ils ne sont pas toujours ensemble, chacun peut travailler de son côté et sur certaine fête, ils se retrouvent pour leur plus grande joie.

Autos-tamponneuses à Rostrenen 15 août 2002 Le Télégramme

L'article se termine avec le portrait de Mme Hoffmann une figure de la fête foraine à Rostrenen : "Du haut de ses 80 ans, elle est toujours fidèle à ces rassemblements, même si on ne la voit plus beaucoup du côté des manèges. Beaucoup de Rostrenois, qui, très jeunes lui ont acheté quelques jetons, sont devenus des amis et ne manquent pas d'aller saluer «Gaby» à chacun de ses passages. Elle en a fait rêver des enfants et aujourd'hui, le flambeau est passé, ses propres enfants font maintenant rêver la nouvelle génération. Industriel forain, plus qu'un métier, une passion qui n'est pas prête de s'éteindre."

Plus tard, en 2006, William Hoffman (troisième génération de forains) est en photo, avec son équipe, au moment du montage de son stand d’autos tamponneuses qui nécessite dix-sept tonnes de matériel.

William Hoffman, au montage de son stand à Guingamp 28 juin 2006 Le Télégramme

Le 1er juin 2012, Jerôm Fouquet de Ouest-France s'entretient avec Nessy Hoffmann, aux commandes du Magic Dance : « Dans la famille, nous avons toujours le manège de mon arrière-grand-père appelé''chenille Couleuvre Paimpol'' », sourit Nessy Hoffmann, 24 ans. L'histoire de cette famille de forains est intimement liée à la ville depuis sept générations, soit près de deux siècles. Cette année, Nessy a posé son attraction sur le quai Neuf, à côté des auto-tampons qui appartiennent à son oncle. L'un de ses deux frères tient un manège pour enfants, l'autre un magasin de peluches. Quant à ses parents, ils font tourner le Water... où les familles, « emprisonnées » dans une bulle, peuvent marcher sur l'eau. Les Hoffmann sont forains de père en fils ou en filles (Nessy est père d'une petite fille d'un mois) environ huit mois de l'année, surtout en Bretagne. Les mois d'hiver sont consacrés à l'entretien du manège.

William et Nessy Hoffman. 1er juin 2012 Ouest-France

Pour chaque fête foraine, Nessy fait deux voyages pour amener le Magic Dance sur place. Deux semi-remorques, deux remorques et un camion sont indispensables, plus la caravane familiale. Deux grosses journées sont nécessaires au montage du manège contre cinq heures pour le démontage. Cela s'explique par le fait qu'il faut tout mettre de niveau pour le bon fonctionnement de la structure. « Souvent, des gamins donnent un coup de main, précise son ami William Ferrand. Pour les remercier, on leur donne une poignée de tickets pour qu'ils s'amusent sur le manège. »

En 2013, la presse évoque le nom de Charley Hoffman, gérant de la confiserie qui s’installe tout le mois d’août à Locmaria pour la fête foraine, et ce depuis 40 ans. En septembre 2014, Ouest-France s'intéresse à Charlotte Hoffman et son mari, William Ferrand, qui s'occupent de la confiserie sur la fête foraine de Chateaulin.

Confiserie Hoffman 2014 Ouest-France

En juin 2017, Le Télégramme publie une photo de Delia Hoffman, 36 ans, dans son stand de confiserie sur la fête foraine de la place du Vally à Guingamp.

Delia Hoffman, devant son stand à Guingamp 29 juin 2017 Le Télégramme
Et, toujours en 2017, Ouest-France, dans sa page de Saint-Nazaire, évoque le Dragon, tenu de père en fils par les Hoffman.

 

La famille Audrouin

M. Aristide Audrouin est né à Vitré le 12 avril 1857. A la fête foraine de Dinan, où il se trouve alors pour effectuer son service militaire, il fait la rencontre de Léonie Hodemon qui possède un manège de chevaux de bois et une confiserie. Il l’épouse le 29 juin 1878 à Vitré. Pendant quelques années, les Audrouin sont sur la route pour présenter leurs attractions sur les fêtes foraines. Mais Aristide Audrouin est passionné par le théâtre. Il fonde Le Théâtre de l’espérance qui se déplace dans toute la France avec la roulotte tirée par des chevaux. Aidés par leurs enfants, leurs décors et leurs costumes font merveille dans La Nativité et la passion de notre seigneur Jésus Christ, une grande fresque théâtrale qui s’inscrit dans les spectacles joués depuis le Moyen-Age. 

Mais le cinéma commence à attirer le public et les Audrouin vont s’équiper à Paris pour présenter du cinéma ambulant et leur fils Amédée (né en 1883 à Dinan) dirige l’affaire : ce sera en 1901 l’Impérial Bioscope, une salle magnifique de vingt-cinq mètres de long, transportée par train ! 

Amédée Audrouin épouse Marie-Anne Bellec (née à Pontivy le 15 février 1886), rencontrée sur la fête foraine de Châteaulin et le couple fait tourner ce cinéma jusqu’en 1919 où Amédée meurt dans un accident.  A noter que le cinéma de Dinard possède un ancien projecteur de l’Impérial Bioscope daté de 1913. Revenons à Aristide Audroin : il a reçu les Palmes académiques pour sa carrière dans le théâtre et le cinéma et Léonie Audrouin a reçu deux médailles d’or du président Poincaré pour l’éducation qu’elle donna à ses 13 enfants. Ils sont décédés tous les deux en 1953 à Morlaix à l’âge de 94 ans. De son côté, Aristide Audrouin fils, élevé dans cette famille de 13 enfants, est né en 1881 à Dinan et il a épousé à Rennes le 17 juin 1904, Mlle Léa Elisabeth Perrot, née le 25 janvier 1884 à Chartres. Pendant quarante ans, leurs chevaux de bois ont amusé les enfants à la fête foraine du Champ-de-Mars à Saint-Brieuc. Aristide et Léa Audrouin habitent Dinan où ils sont en retraite et ils sont bien connus dans toute la Bretagne. Ils fêtent leurs noces de diamant à Dinan en 1938 et choisissent de fêter leurs noces d’or dans la chapelle de Nazareth à Saint-Brieuc en juin 1954 en compagnie de tous leurs amis du monde forain.

Noces d'or Audrouin 19 juin 1954 Ouest-France

Les amis forains aux noces d'or Audrouin


Aristide est décédé le 8 avril 1972 à Dinan à l’âge de 91 ans et son épouse en août 1977 à Morlaix. Notons aussi que Dominique Audrouin, ancien industriel forain, grand blessé de la Guerre 14-18, en retraite à Dinan, sera décoré de la Légion d’honneur en 1960 au titre militaire. 


Légion d'honneur Dominique Audrouin 27 août 1960 Ouest-France

Dominique Audrouin et son épouse ont fêté leurs noces d'or à l'église Saint-Melaine de Morlaix en octobre 1961

Noces d'or Audrouin. 25 octobre 1961 Ouest-France

Les amis forains aux noces d'or de M et Mme Audrouin.

Le fils de Dominique Audrouin, Marcel, également industriel forain, est né à Guingamp, sur la place du Vally le 26 avril 1916 là où ses parents vendaient des frites à la fête foraine ! Il était surnommé « Le marquis du Vally » et sa générosité était connue de tous. On le voit en photo en 1969 avec des jeunes de Grâces qui ont profité de plusieurs « demi-heures » sur ses manèges.

Marcel Audrouin au milieu des enfants. 24 janvier 1969 Ouest-France
 

Robert Audrouin, né à Morlaix en 1928, forain, a fait parler de lui en 2018 dans un article où sont révélés ses talents de poète et musicien autodidacte. Dominique Audroin a eu la possibilité d’aller à la même école pendant les années de Guerre à Vannes. Il a pu ainsi obtenir son Certificat d’études.

 « Je m’efforce de capter la beauté où elle se trouve et de lui rendre hommage dans un poème. » 

Robert Audrouin 10 avril 2018 Ouest-France

Mais dans les années 50, on trouve déjà la trace dans la presse de Robert Audroin, déclamant une poésie de son cru. L'histoire se déroule en janvier 1953, les forains rassemblés à Brest ont eu l’excellente idée d’organiser une rencontre de football sur le stade de Ménez-Paul au profit du Bureau d’Aide Sociale de la ville. L’équipe des vétérans des forains était opposée à une formation de commerçants du quartier de Bouguen. Ensuite, une sélection des forains de l’Ouest affronta une sélection d’anciennes gloires de l’Association Sportive Brestoise. 

Dominique Audroin récita quelques couplets de sa composition, sur l’air d’une chanson en vogue à la gloire du football forain et de l’A.S.B. Lors du vin d’honneur servi à l’hôtel Vauban, on pouvait noter la présence de M. Bettencourt, doyen des industriels forains, M. Janselme, président du football forain, M. Motard, directeur sportif, M. Tricoire et M. Le Tallec, organisateurs. Les joueurs forains étaient ce jour-là : Figuier (Rosporden), Audroin (Lamballe), Lanos (Lamballe), Le Bigot (Rennes), Le Moine (Rennes), Cronier et Bozec (Angers), La Fosse-Chevaland (Lorient), Hoffman (Brest), Meudec (Morlaix), Audroin (Dinan) et les vieux Brestois Musset, Malmanche, Le Tallec (goal) Amalfi, Bugny, Pérès, Vincent, Tamic (D’après un article du 13 janvier 1958)

Sources :

Articles de Ouest-France

Article de Yannick Boulain dans Le Pays de Dinan, année 2019

 

Si vous avez des documents ou des témoignages à apporter sur les familles d'industriels forains de Bretagne, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page.

 

Pour lire l'article sur les Fêtes foraines à Robien et dans le secteur de Saint-Brieuc, cliquer ici

Pour retourner au sommaire du blog, cliquer ici

 

A lire en complément

Les fêtes dans le quartier de Robien avant 1945, cliquer ici

Les cirques sur le Champ-de-Foire de Robien, cliquer ici

L'histoire du Père Mouton, une figure du monde forain et des cirques, cliquer ici 

Sources

Nombreuses recherches dans les archives de Ouest-France et du Télégramme.

Article Wikipédia, American Luna Park, ici

Site Généanet, famille Chira, cliquer ici 

Entretien avec Samy Courteaux, organisateur de American Lunapark à Saint-Brieuc, le 29 novembre 2022. 

Facebook de l'American Lunapark Saint-Brieuc, cliquer ici 

L'histoire du cirque Figuier, cliquer ici 

Site Mémoire d'Erquy, famille Figuier, cliquer ici 

Facebook "Forain d'autrefois", cliquer ici 

Article complet de Joseph Lohou, à propos de la famille Mouton, sur son site de l'histoire de Callac, cliquer ici 

 

 

samedi 28 décembre 2024

Les Fêtes foraines sur la Place de Robien et à Saint-Brieuc. 1933-2004

 

Mai 1939 Fête foraine sur la place de Robien à Saint-Brieuc

Les fêtes foraines se déroulaient traditionnellement dans le pays de Saint-Brieuc à partir du printemps. La fête de Pordic commençait, suivie par celle de Cesson le dimanche et lundi de Pâques. Les marchands forains se déplaçaient ensuite au Légué, puis dans le quartier de Robien, pour terminer avec une grande fête foraine qui durait un mois entier sur la Place du Champ de Mars à Saint-Brieuc

La fête foraine de Cesson correspondait au pardon depuis les années 1900 et peut-être bien avant... Une carte postale ancienne de Cesson en 1906 atteste de la présence d'un manège devant l'église au moment de ce pardon...

Carte postale du pardon de Cesson 1906.
 

Un peu plus tard, un article de Ouest-Eclair daté du 18 avril 1911 fait mention de la fête foraine en parallèle du pardon de Cesson : "Quantités de baraques foraines étaient installées sur la place publique et firent de superbes recettes". On apprend aussi que pour la journée du pardon, le public avait été admis à pénétrer dans le parc de la "ruine historique de la Tour".

18 avril 1911 Ouest-Eclair

Dans le quartier de Robien, à partie de 1904, se tient une fête de quartier mais qui n'est pas appelée "fête foraine". Les attractions et divertissements sont organisés par les habitants du quartier eux-mêmes et des forains y participent. Cela est confirmé dans un article de Ouest-France de 1955 où M. Greneux, doyen des forains, affirme : "J'ai débuté il y a trente ans à Saint-Brieuc pour l'inauguration de la Fête de Robien" ; M. Greneux était donc présent en 1925.

A partir de 1932, le Champ-de-Foire de Robien est opérationnel pour accueillir différentes manifestations comme des foires et des marchés. Une Fête foraine va s'y installer à partir de 1932 chaque début du mois de juin et pendant une cinquantaine d'années. Dans cette même période des années 30, la fête foraine de Robien précèdera de quelques jours la Fête du Champ de Mars qui se tenait dans le centre de Saint-Brieuc.

 

1933 Robien

Une première trace dans la presse fait état de la Fête foraine sur la place de Robien durant trois jours les 10, 11 et 12 juin 1933, avec un bal le 11 juin et quelques jours plus tard, le 18, la venue du Cirque Pinder. 

 
13 juin 1933 Ouest-Eclair

On ne trouve pas toujours de traces explicites d'une fête foraine dans la presse des années 30. Cela peut s'expliquer parce que le terme "fête foraine" n'est pas toujours utilisé. Il est plus souvent question en juin de "la fête de Robien", sans plus de précision. Mais derrière cette fête de Robien se trouvait bien entendu une fête foraine.


1934

L'article de Ouest-Eclair ne détaille malheureusement pas les attractions de la fête forain, préférant rendre compte du concert, des concours de boules et de tir, de la course cycliste et des bals.

1er juin 1934 Ouest-Eclair
 

1935

Annonce. L'écho briochin 1935

 

1936

Un entrefilet annonce simplement le début de la Fête foraine le 6 juin à Robien.

 

1937

Dans l'édition de Ouest-Eclair du 14 juin, on lit qu' "Après la fête foraine de Robien, voici venir celle du Champ de Mars." L'article précise que « Certains établissements se sont modernisés, étendus, d’autres, hélas ! ont été touchas par la crise ». Et la description qui suit permet de connaitre les attractions que l'on trouvait alors. Un bon nombre devait être à Robien avant de "descendre" au Champ-de-Mars :

 « La grande roue, les poupées, les manèges d’enfants, les balançoires, avionnettes ont évidemment leur succès habituel... Les confiseries, les berlingots et le nougat de Montélimar attirent encore les petits enfants sages…La jeunesse recherche les attractions : les chenilles multicolores, l’autodrome, le palace-japonais, le petit Casino, les jeux divers, les loteries, les gondoles bretonnes, les boites en fer blanc, les cages d’oiseaux, les étalages de petits poissons rouges t vont visiter l’une des nombreuses voyantes qui attendent patiemment les clients. Quant aux ménagères, elles consultent leur bourse et tentent leur chance devant les loteries où s’entassent des objets utiles, de la quincaillerie, des lainages, des objets d’art.
Les messieurs s’intéressent aux tirs à la carabine, à « l’homme-accu », au Rocher noir et aussi aux loteries.
En résumé, de la variété, de l’entrain, de la musique de pick-up…
»

1938

Les fêtes de Robien 1938 commencent par un concert de l'Harmonie municipale le vendredi 4 juin, suivi le dimanche par des concours de boules, palets, tir à la carabine, jeux divers et fête foraine. Une course cycliste et trois bals sont également prévus.

Fête foraine à Robien 4 juin 1938 Ouest-Eclair

Fête foraine à Robien 6 juin 1938 Ouest-Eclair

1939 à Cesson

Fête à Cesson 10 avril 1939 Ouest-Eclair

 

Pour se rendre à la Fête de Cesson, des trains partent de la gare de Saint-Brieuc toutes les 15 minutes à partir de 13h30 et de Cesson, toutes les 15 minutes aussi de 13h30 à 19h. Une réduction de 50% est appliquée pour  les enfants de 4 à 10 ans. 

"Cesson est le point d’attraction des briochins le jour de Pâques…Cette année nous avons remarqué à l’arrivée au bourg par les chemins de Ginglin, de Toupin et de Langueux, une foule de promeneurs qui profitaient du beau temps…

Puisque le temps était superbe et les attractions nombreuses, il y eut évidemment de la gaité..." Extraits de Ouest-Eclair, 10 avril 1939

 

1939 

En mars 1939, Ouest-Eclair annonce par avance toutes les fêtes qui se déroulent dans le pays de Saint-Brieuc à Pordic, à Cesson , au Légué et  "les grandes Fêtes foraines de Robien et du Champ-de-Mars. "(24 mars 1939).

En effet, la Fête de Robien qui se déroule au mois de mai 1939 est une immense réussite. La fête bat son plein tant à l'extérieur sur le Champ-de-Foire, qu'à l'intérieur (mais on ne sait pas dans quel bâtiment) où plus de mille personnes sont réunies pour un gala. Toutes les autorités locales sont présentes au vin d'honneur offert par le comité des fêtes : le sénateur M. Bouguen, le député M. Duault, le maire et conseiller général M. Brilleaud.

La description de la fête dans l'édition de Ouest-Eclair du 29 mai montre que plusieurs lieux étaient investis comme par exemple l'école Guébriant où se déroulait un concours de tir et un bal le dimanche soir ou le café Ruellan rue de Trégueux pour le concours de belote coinchée. Une course cycliste partait du café Rio, rue Jules Ferry.

La fête regroupe des jeux divers, un mât de cocagne, "des ciseaux?", des casse-pots, des chenilles ainsi que des loteries foraines.

Ce qui est appelé "Fête foraine" ne débutera que le 4 juin, après la fête du quartier et après le passage d'un grand cirque...



Fête de Robien. 29 mai 1939 Ouest-Eclair

1940 à Cesson, l'inquiétude plane...

« La Fête de Cesson, le Pardon comme on dit encore, quoique cette assemblée ne soit plus qu’une fête profane et tout uniquement une fête foraine, la fête de Cesson donc a battu son plein, c’est bien de le dire, le dimanche et le lundi de Pâques, selon une tradition lointaine. C’est en tout cas une tradition qui n’est pas près de se perdre. Que de monde dans le bourg ! On eut dit que tous voulaient saisir cette occasion de s’amuser qui paraissait un  fruit rare en notre époque sévère, devant un avenir voilé.

Le temps fut un peu de la partie : le soleil fut l’après-midi vainqueur des nuages sombres du matin. Aussi les forains ne firent jamais tant d’affaires, surtout dimanche. Tout tournait sans arrêt. On faisait la queue interminablement aux chenilles pour attendre son tour. Il en était de même aux balançoires tournantes dites « casse-gueule ». Le vieux et pathétique manège mixte de cochons, de chevaux, de voitures avait lui-même un honorable succès avec sa clientèle de bambins. Les cochons en avaient l’air tout fiers et ils « rosissaient » avec éclat.

Les confettis eux-mêmes étaient là, malgré la cherté du papier, mais c’était sans doute des vieux stocks qu’on liquidait. Quoi qu’il en soit, ils voltigeaient un peu partout, par petites pincées, et non plus à bonnes poignées comme autrefois : c’est l’ère de la vie chère et des restrictions !

Cela n’empêchait pas les demoiselles d’en être parsemées…

Il y avait là aussi des tirs, des loteries, des boutiques de jouets, de friandises et des clients pour tout le monde ! Les auberges et cafés regorgeaient de buveurs car, je vous le demande, peut-il y avoir une fête sans gosiers altérés ?

Une vieille Cessonnaise fuyait les bousculades en filant dans une rue plus calme.

-Non, non, j’irai pas à leur fête ! disait-elle à un passant, qué qu’j’irais faire là ? Regarder quoi, les machines qui tournent ? Ça m’étourdit ! C’est bon pour les jeunes… »

 

 

Les Fêtes foraines. 1940-1945


Les fêtes disparaissent pendant la période de l'Occupation sur le Champ-de-foire de Robien en raison de la situation politique mais aussi parce que la place n'est plus disponible car des baraquements sont installés dans la partie basse. En ville par contre, aux Grandes Promenades, une fête foraine se déroula par exemple le 6 juin 1941.

Après-guerre à Robien, une fête du quartier se déroule le 16 septembre 1945. Par contre, la fête foraine du mois de juin ne semble pas recommencer avant 1948, la raison principale réside dans le fait que la place de Robien conserve encore ses baraquements en 46 et 47.

Sur le Champ-de-Mars, la fête foraine a repris en juin 1945 : "Il y avait foule sur le Champ-de-Mars. Peu de loteries évidement, en raison des circonstances. Nombreux jeux d'adresse qui doivent faire une bonne recette à en juger par le petit nombre de gagnants". (13 juin 1945 Ouest-France)

 

1948, au Légué

La fête foraine au Légué 7 avril 1948 Ouest-France



1948

En 1948, une attraction foraine fait sensation sur la place de Robien, il s'agit de "L'homme tronc" ! La presse en fait une description qui choque aujourd'hui : "Cet homme travaille sans bras et vit depuis 65 ans. L'homme tronc est accompagné de son père, âgé aujourd'hui de 93 ans. Il fume, parle comme tout le monde et répond à toutes les questions posées".

Cette "attraction" a été présentée, avec d'autres, à la fête foraine de Robien, puis elles sont déplacées une semaine après sur la fête foraine du Champ de Mars. (Ouest-France 9 juin 1948)

 


1950, sur le Champ-de-Mars

Les samedi 3, dimanche 4 et lundi 5 juin se déroule la fête foraine sur la place du Champ-de-Foire de Robien. La municipalité fixe les règles de cette foire : par exemple, pas de musique gênante pour les riverains après 22h, fin de la fête à minuit. La municipalité invite les industriels forains choisis à venir sur le Champ-de-Foire dès le mardi 30 mai pour que les places leur soient attribuées et toutes les installations devront être enlevées pour le 6 juin.

En survolant le Champ-de-Mars. 13 juin 1950. Ouest-France

Manège sur le Champ-de-Mars. 13 juin 1950. Ouest-France


 

1950 à Cesson

Les préparatifs de la fête pascale de Cesson se déroulent toujours dans une grande effervescence : les industriels forains montent les manèges, les électriciens vérifient les lignes, les enfants se donnent rendez-vous sur la place du bourg, les cafés s'approvisionnent en boissons fraiches, en charcuterie fine et sandwiches. Le père Liscouët, l'un des doyens de la place et M. Jouyaux, dépositaire de Ouest-France, retrouvent les forains habituels comme les Décamps (voir le portrait en fin d'article). 

"Les promeneurs ont défilé sans arrête à la fête en écoutant la musique des pick-up, les chants en vogue, les boniments des uns et des autres, pour soulever les éclats de rire, sympathiser avec le public, faisant oublier quelques instants nos soucis, au milieu de la poussière et du vent. La fête de Cesson reste, malgré la crise financière, la grande fête des familles briochines, celle de la jeunesse, et des commerçants du bourg et aussi celle des marins-pêcheurs qui ne manquent pas de choquer le verre de l’amitié".

(Ouest-France du 11 avril 1950)


 

Ci-dessous, Mme veuve Derrien, la doyenne des foraines briochines, vend des confettis à la jeunesse. Mme Derrien est bien connue avec ses jeux, son bazar, sa confiserie. Elle est accompagnée par ses filles.

 

Fête foraine à Cesson, Mme Derrien au centre. 11 avril 1950 Ouest-France

1951 à Cesson

Autour du manège à Cesson. 27 mars 1951 ouest-France
 
"Ce jour-là, la population du centre et de tous les faubourgs se rend à pied, en car, à bicyclettes, pour respirer l'air pur de Cesson, goûter la délicieuse saucisse chaude, le pâté incomparable dans les cafés du bourg, les brioches chaudes du pays, le bon cidre tel que l'aiment les Cessonnais.
Jusqu'au soir, la jeunesse a défilé devant les balançoires, les chenilles, les loteries, les boutiques de bonbons, de gâteaux, de délicieux berlingots, les petits bazars, les manèges d'enfants, les loteries et tirs, envahissant les autos-tamponneuses, s'engouffrant au dancing ambulant, lançant  les balles de sciure et les confettis, tout cela dans une atmosphère de fête foraine, dans le bruit des pick-up et divers manèges".
 

1951


Le 2 juin 1951 s'ouvre la grande fête foraine de Robien sur le Champ de Foire : "Ce sera le rendez-vous de la jeunesse et le but de promenade dominicale de tout Saint-Brieuc." (Ouest-France 2 juin 1951)

Quand la fête foraine débute sur le Champ de Mars, "les voitures de transport descendent de Robien et l'installation commence aussitôt. Le soleil chauffe, les forains sont heureux et nous leur souhaitons une bonne recette. La fête foraine est leur gagne-pain et chaque année nous les revoyons avec plaisir." (Ouest-France 7 juin 1951)


1952


En 1952, la Fête foraine débute le 31 mai dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc jusqu’au 8 juin inclus. Ce qui se passe alors à Robien donne un avant-goût de ce qui aura lieu au centre-ville...

"Le quartier va être au rendez-vous des promeneurs briochins qui y trouveront les distractions de toutes sortes et donneront déjà une idée des grandes fêtes foraines du Champ de Mars".

 

1952 à Cesson

 

A Cesson. Le Télégramme. 1952

En 1952, Le Télégramme évoque la fête foraine de Cesson : 


"Un soleil d'été, une chaleur douce, un dimanche de Pâques, avaient incité les Briochins à se rendre en foule, à la traditionnelle fête de Cesson qui obtint un succès considérable. On se pressait, on se bousculait sur la petite place du bourg entre les manèges, les tirs et les loteries que dominait placidement le clocher de l’église. La jeunesse joyeuse a pris d'assaut les casse-gueule, les chenilles, les auto-tampons, tenté sa chance à la roue de la fortune, rivalisé d'adresse au tir à la carabine. Après s'être grisés de tours de manèges, les promeneurs s'évadaient vers la vieille Tour ou vers les grèves, fuyant le bruit de la foule".

Ce texte et cette photo ont été retrouvés par Pierre Perrin et oubliés dans le Facebook Cesson et la baie de Saint-Brieuc.

 

1953, sur le Champ-de-Mars

Le public très dense atour des attractions.18 juin 1953 Ouest-France


1953 à Cesson

 

"Les balançoires près du Pont de Cesson", 7 avril 1953 Ouest-France

 

Monique Tanghe se souvient


"A l'époque ce manège avec des balançoires on l'appelait " Le casse-gueule ". A Cesson, Il était situé près de l'église, ce manège me fascinait mais j'étais trop jeune pour monter dessus".

Ce casse-gueule était placé Rue de la République et ensuite derrière l’église.

 

« A l’arrivée du bourg, sur un terrain ayant appartenu autrefois aux Chemins de fer des Côtes-du-Nord, il y avait le manège des balançoires et les autos-tampons de M. Décamp , nécessitant un vaste emplacement, étaient installées sur la route du cimetière ».

Sur la place de l’église on retrouve les tourniquets-loteries, les roues de la fortune, les bouteilles de vin, les étalages d’ours en peluche et de poupées bretonnes, les chanteurs ambulants, les diseuses de bonne aventure, la charmeuse de vipères, les étalages de cocardes et d’objets souvenirs.  

D'après l'édition du 7 avril 1953 de Ouest-France



La course de petits chevaux. 7 avril 1953 Ouest-France


1954 à Cesson


Des jeunes de Ginglin à la fête de Cesson. 20 avril 1954 Ouest-France

1955 à Cesson
 
Une attraction à la fête de Cesson. 12 avril 1955 Ouest-France

 
La foule dans la rue de la République à Cesson.12 avril 1955 Ouest-France
 
On vient de très loin à la fête de Cesson pour "humer l'air salin, passer agréablement l'après-midi et la soirée en compagnie des sympathiques Cessonnais, faire les cent pas dans la grande rue du bourg et tourner autour des attractions foraines. Il n'y a plus de marchands de farine comme autrefois, mais des marchands de brioches, de saucisses roulées dans des galettes, des marchandes de frites, de berlingots, de caramels, de nougats et de chewing-gum. Le "mazout" ne manque pas dans les cafés : il coule dans les verres, remplaçant la bolée d'autrefois...
L'acrobate, les chiens savants, le monstre des mers,  la voiture d'Hitler formaient les principales exhibitions de la fête et la salle de bal ambulante attirait la jeunesse désireuse d'évoluer sur la piste et se dégourdir les jambes. Pendant ce temps, la musique de pick-up lançait ça et là des airs en vogue, créant l'ambiance de la fête foraine. " Ouest-France 12 avril 1955

 

 

1955, sur le Champ-de-Mars

Fête foraine à Saint-Brieuc 17 juin 1955 Ouest-France

Fête foraine à Saint-Brieuc 17 juin 1955 Ouest-France

 Un groupe de jeunes gens à la fête foraine. 24 juin 1955 Ouest-France

1956 à Cesson

A la fête foraine de Cesson. Une loterie particulièrement bien achalandée retient l'attention d'un nombreux public. 6 avril 1956 Ouest-France
  

1956

La fête foraine dans le bourg de Plérin. 4 mai 1956 Ouest-France

 

 

1956, sur le Champ-de-Mars

Un manège sur la fête foraine sur le Champ-de-Mars.15 juin 1956 Ouest-France

Fête foraine sur le Champ-de-Mars à St Brieuc. 15 juin 1956 Ouest-France. La loterie de la famille Jeandemange.

Ci-dessus, en partant de la droite le clown Tito, 1ère danseuse Josiane  Jeandemange 2e, Christiane Minet-Velge 3e, Gigitte Jeandemange, 4e Zézette Jeandemange et leur frère Jean. Ce sont les costumes de parade du couturier Vicaire à Paris.

Grosse affluence à la Fête foraine sur le Champ-de-Mars. 20 juin 1956 Ouest-France


1957 à Cesson

A la fête foraine de Cesson 23 avril 1957 Ouest-France

Devant l'église, à la fête foraine de Cesson 23 avril 1957 Ouest-France


Édition de Ouest-France du 23 avril 1957 : "Favorisé par les vacances pascales et un temps printanier d'une douceur exceptionnelle, la fête foraine de Cesson a connu une affluence record".

 

1957 Robien


Un aperçu de la Fête sur le haut de la place.11 juin 1957 Ouest-France

Au moment de la Pentecôte, les manèges forains s’installent sur le Champ de Foire de Robien. Voilà comment Ouest-France décrit cette fête dans  son édition du 8 juin 1957 : auto-tampon, stands de tir, loteries, du bruit, de la musique. Animation traditionnelle et sympathique.

Manège à la Fête foraine de Robien.11 juin 1957 Ouest-France

La fête de 1957 est terminée, c’est le moment du bilan : « Les loteries et tirs dominaient sur le Champ de Foire : loteries aux poupées principalement et loterie aux pigeons qui ont fait des heureux… Le manège des enfants a été pris d’assaut par les petits désireux d’obtenir un tour supplémentaire avec l’arrachage du « pompon », sous l’œil attentif des parents.

L’attraction à succès était celle qui consistait à monter sur une plate-forme à l’aide d’un tapis roulant et à descendre assez rapidement en toboggan, jeu amusant pour les « victimes », mais aussi pour les spectateurs qui suivent les faux pas et glissades des débutants sur le tapis ».(Ouest-France 11 juin 1957)


Notons que M. Greneux (voir son portrait plus bas), le délégué du syndicat des forains et doyen, tient avec ses enfants, une grande partie du Champ de Foire avec ses stands de tirs et boutiques de confiseries.

Après la Fête sur le Champ de Foire, les attractions se reportent sur le Champ de Mars pour « La quinzaine de Juin », une autre fête très prisée par le public.(photo ci-dessous)

La foule au milieu des attractions sur le Champ-de-Mars. 18 juin 1957 Ouest-France



1958 

Pour qu'une fête foraine se passe bien, il faut que tous les emplacements soient attribués avec la fête. C'est le travail des services municipaux et de M. Greneux, le doyen des forains. En juin 1958, on voit M. Greneux en photo sur la place de Robien avec les placiers MM Rumen et Kerharo.

MM Rumen, Kerharo et Greneux place de Robien. 5 juin 1958 Ouest-France



Fête foraine de Robien. 9 juin 1958 Ouest-France

 
1959 à Cesson
 
Fête foraine de Cesson. 31 mars 1959 Ouest-France
 
"Malgré un temps pluvieux (du moins le dimanche), la fête foraine de Pâques a connu à Cesson son traditionnel succès". Ouest-France 31 mars 1959
 
Ce n'est pas à Cesson mais c'est le même manège...Photo publiée par Dominique Majean sur le Facebook Forains d'autrefois



1959

En 1959, la Fête foraine du Champ de Foire de Robien se déroule du 6 au 8 juin et celle sur le Champ de Mars du samedi 13 au dimanche 28 juin.

 

1960 à Cesson


Les manèges des avions en cours de montage à Cesson. 15 avril 1960 Ouest-France

 

1960


Fête foraine à Robien 7 juin 1960 Ouest-France

La fête foraine de 1960 qui s'est déroulée sur trois jours début juin n'a pas eu le même succès que les années précédentes. Les industriels forains peuvent encore se rattraper sur le Champ de Mars dans les jours qui vont suivre...

1960, sur le Champ-de-Mars 

Le 10 juin 1960, Ouest-France publie cette photo de la fête foraine qui se déroule comme chaque année à Saint-Brieuc, sur le Champ de Mars, "avec la même ambiance et la même sympathie entre le public et les industriels forains". Au premier plan on voit le Loch-Ness et peut-être Le Comet d'Eugène Coéffic?  La belle époque !

Fête foraine Saint-Brieuc 10 juin 1960 Ouest-France

 

1961, au Légué

Après Cesson, la fête se déplace sur les quais du Légué. 19 avril 1961 Ouest-France

 

1961, sur le Champ-de-Mars

Fête foraine sur le Champ-de-Mars.10 juin 1961 Ouest-France

Ici on gagne "les plus belles poupées d'Europe" ! 13 juin 1961 Ouest-France

Témoignage de M. Yvon Gautier, la fête foraine en 1963.

"J'ai toujours été attiré par la fête foraine et les forains, au point que je regrette de ne jamais avoir été moi même de ce monde. Mes souvenirs de cette fête sont à Saint-Brieuc, sur le Champ de Mars, toujours à la première quinzaine de juin. Je garde un souvenir intarissable de la loterie Jean-Paul, qui n'était pas qu'une loterie mais aussi un petit music-hall.  
Je revois Mademoiselle Josiane avec son tutu orange en paillettes et ses bas résille, je revois son frère "Chocolat" en costume violet bordé de jaune, ils interprétaient "Milord" de Édith Piaf. Je revois Monsieur Jean-Paul en costume gris et J'entends encore la voix aigüe de Madame Jean-Paul qui annonçait la vente des billets, pour gagner, parfois de la vaisselle ou encore des peluches. Que de souvenirs, j'avais environ 9/10 ans, c'était en 1963".

Texte transmis le 12 novembre 2024

 

1965

Du samedi 5 au lundi 7 juin se déroule la fête foraine mais seulement sur le partie sud de la place.

1965, c'est l'année où la Fête foraine vient s'installer pour la première fois Place de la Liberté après Robien. Les forains n'ont pas quitté le Champ-de-mars de gaité de coeur mais ils n'avaient pas le choix. Le nouvel emplacement proposé par la municipalité était leur seule chance de continuer de venir à Saint-Brieuc pour une fête foraine d'ampleur. 

Une nouveauté est proposée : un auto-strade (voir la photo ci-dessous)

Fête foraine Place de la Liberté. 12 juin 1965 Ouest-France

1967. Les industriels forains à Robien

En 1967, la fête foraine se déroule à Robien du 28 mai au 5 juin. La municipalité établit un plan pour indiquer la place à chacun le long de la rue Guébriant. Nous retrouvons des familles dont il a déjà été question dans cet article : famille Mouton, avec Édouard Mouton et la famille Tricoire. Mais nous avons aussi les familles Figuier, Hoffmann, Noël, Grangier, Jeffroy, Le Moine, Deschamps et Watrin.

(Dans les années 2020, on a Meryl Watrin et son père Eric, fabriquant de confiserie sur les fêtes foraines, une affaire créée par l'arrière-grand-père de Meryl. Ils sont en avril-mai sur la Foire du Trône.)

 


 
Emplacements des forains à Robien en 1967. Archives municipales 3Fi279

 Un accident à la fête de Robien. 1967

Une voiture qui circulait entre les manèges de la Fête foraine de Robien heurte et blesse Mme Annick Cordrie, née Bourdet, demeurant 110 rue Jules Ferry.

Arrêté, le conducteur a passé la nuit au commissariat de police.

 

10 juin 1967 Ouest-France

 
1968 à Cesson
 
Fête foraine à Cesson 16 avril 1968 Ouest-France

 

1969

Fête foraine à partir du 2 juin à Robien.

 

1970 à Cesson

Fête foraine à Cesson 31 mars 1970 Ouest-France

 
"Les manèges modernes ont détrôné les chevaux de bois et leur musique métallique, mais les enfants ont la facilité d eprendre l'avion, de tourner sur place et de voir le public d'un peu plus haut que sur la murette voisine". 
Ouest-France 31 mars 1970
 

1972

La fête foraine a lieu du samedi 27 mai au lundi 5 juin mais seulement dans la partie sud de la place de Robien. La municipalité avertit les industriels forains par voie de presse que leurs appareils amplificateurs devront être utilisés sans que le bruit ne trouble les riverains. Les amplificateurs devront être placés à l’intérieur des stands et orientés vers le sol.

 

1973 Place de la Liberté

Sur la Place de la Liberté, la fête ouvre le 10 juin et se poursuit jusqu'au 25 juin au soir. Quarante industriels forains sont présents et certaines familles de forains viennent depuis trois générations et plus.

 

Montage du Bully-Gully. Place de la Liberté. 10 juin 1973 Ouest-France
Bully-Gully en action 12 juin 1973 Ouest-France

Industriels forains 20 juin 1973 Ouest-France

 

Les représentants du syndicat des forains tiennent leur assemblée générale au Collège Racine en juin 1973 en présence de M. Moulary, président national; M. Watrin, administrateur national ; M. Paton délégué départemental et M. Pérez, délégué de Quimper. Sur le plan des revendications locales, le syndicat souhaite l'aménagement de la Place de la Liberté avec des postes d'eau et d'électricité. Ils souhaitent aussi rester sur ce lieu et non déménager à Brézillet comme on leur propose...

 

1974

La fête foraine se déroule du 1er au 10 juin à Robien, avant de s'installer Place de la Liberté du 15 au 30 juin...Les forains font de la résistance car on leur propose déjà depuis 1973 de déménager à Brézillet.

 

1976. Place de la Liberté  

Ci-dessous, voici une image arrêtée d'un petit film publié par "Prince Sokhura" sur le Facebook "Forain d'autrefois". On y voit le manège de P'tit Louis et Solange Lafosse, en septembre 1976, sur la Place de La Liberté à Saint-Brieuc. La famille Leseigneur aidait au montage

Photo Prince Sokhura

Ci-dessous, une autre image arrêtée d'une vidéo publiée par "Prince Sokhura" avec le manège "Le Monstre" de la famille Lemoine, en septembre 1976, sur la Place de La Liberté.


Photo Prince Sokhura

Enfin, toujours publié par "Prince Sokhura" le "casse-gueule" de P'tit Louis et Solange Lafosse, en 1976, à la braderie de Saint-Brieuc.

Photo Prince Sokhura

 

Les dernières fêtes foraines à Robien

La fête foraine s'est encore déroulée dans les années 80 et jusqu'au début des années 2000 sur la place Octave Brilleaud.

Elle sera suivie des fêtes sur Place de la Liberté puis à Brézillet, dans la continuité de celle de Robien. La fête foraine de Robien disparaitra définitivement vers 2004 (à préciser). 

 

Inauguration de l'American Lunapark 1983 Brézillet 6Fi9704 Archives municipales

 

1983 American Lunapark Brézillet Archives municipales 6Fi9703

Ci-dessous, Jean-Christophe le Goff est arrivé à identifier sans peine la date de cette photo de cette fête foraine Place de la Liberté à Saint-Brieuc :  "C'était en 1985. Je m'en souviens comme si c'était hier ; le bateau pirate et le shakers venait à la fête à Guingamp où j'habite. Le propriétaire c'est la famille Lemoine, ils ont toujours eu des jolis métiers ; je me souviens du Monstre, du Husky bob, du New dream, toujours bien entretenus et magnifiques..." (Forum Forain d'autrefois décembre 2024).

1985 Fête foraine place de la Liberté St Brieuc 11Fi2017 Archives municipales

1985 Fête foraine place de la Liberté 11Fi2018 Archives municipales

 

Une nouvelle génération d'industriels forains, entrainée par Marc Courteaux, a pris le relai avec un nouveau concept Luna Park, au début des années 80, devenu American Luna Park. Luna Park s'est d'abord installé au Parc des expositions puis pendant trois ans sous le skate-parc au niveau du petit parking Pierre de Coubertin. Quand le marché de gros a fermé au début des années 2000, les attractions ont pris place autour du marché de gros. Samy Courteaux, le fils, continue de relever le défi d'organiser et de perpétuer à Saint-Brieuc, chaque année, une très grande fête foraine.(Renseignements pris auprès de Samy Courteaux le 29 novembre 2022)

 

Samy Courteaux. American Lunapark. Photo Ouest-France

 

Portrait, "Le père Greneux"

Aimé Greneux en 1960. Photo Ouest-France
 
Aimé Greneux était la figure du monde forain en Bretagne et son porte-parole dans les années 50-60. Il était le doyen des industriels forains de Bretagne « dont il était aussi la figure la plus sympathique », peut-on lire dans l’édition de Ouest-France du 27 avril 1960. Il était connu sous le nom du « père Greneux » et propriétaire du « Grand stand de tir. Idéal Stand ».

Aimé Greneux fréquentait la fête foraine de Saint-Brieuc depuis 1922. Plus tard, il continua de venir avec sa fille et son gendre, M. Tricoire.

Aimé Greneux et toute sa famille. 24 juin 1955 Photo Ouest-France

 

Il avait son franc-parler comme on peut le lire dans un entretien à Ouest-France du 13 juin 1957 où il souhaite qu’on s’adresse à lui comme « industriel forain », pour éviter d’être comparé aux forains nomades et « romanichels ».

A. Greneux 13 juin 1957 Ouest-France

Au mois d’octobre 1958, on lui remet la Croix d’Honneur de Chevalier de l’éducation civique. 

 

Remise de médaille A. Greneux. 6 octobre 1958 Ouest-France

M. Greneux est décédé subitement en 1960 à l’âge de 79 ans, à Douarnenez où il est enterré. Son décès et ses obsèques ont donné lieu à plusieurs articles élogieux, accompagnés de photos, dans Ouest-France.


Obsèques A. Greneux. 27 avril 1960 Ouest-France


 Le monde forain de St Brieuc en 1957

Les forains sont connus et reconnus car d'une année sur l'autre le public les retrouve à Saint-Brieuc sur le Champ de Mars et sur le Champ de Foire de Robien. En juin 1957, Ouest-France a la bonne idée de réaliser des "Interviews-Express" autour des fêtes foraines briochines. A travers les personnes interrogées, c’est le monde des industriels forains qui se dévoile un peu. On retrouve en premier Aimé Greneux dont il a été question plus haut, mais aussi trois autres personnes.

Georges Drouet 13 juin 1957
Georges Drouet, Brestois, dirige un stand de tir et vient à Saint-Brieuc depuis 1944. Il est très satisfait du règlement établi par la municipalité car les forains savent exactement à quoi s’en tenir.
François Rumen.
M. François Rumen est employé municipal, placier sur les foires et marchés. Il précise que les forains conservent leur place d’une année sur l’autre, l’ancienneté jouant dans la mesure du possible.

Mme veuve Dauvier
 
Mme veuve Dauvier, vendéenne, depuis 50 ans sur les Champs de foire, toute jeune elle faisait fonctionner les manèges de chevaux de bois. Ses enfants, M et Mme Briand sont propriétaires d’un stand de tir et d’une boutique ambulante de confiserie. Elle évoque les enfants qui sont accueillis dans les écoles où leurs parents séjournent et la chapelle de Nazareth, dédiée aux forains où les familles fêtent les évènements religieux à Saint-Brieuc. L’aumônier national, le Révérend Père Magnien visite les familles la veille des cérémonies de communions ou confirmations.
Fêtes religieuses chez les forains de Saint-Brieuc. 24 juin 1959 Ouest-France

Communions 24 juin 1959 Ouest-France
 

 "On ne devient pas forain, on naît forain"

Samy Courteaux, organisateur de Lunapark


Si vous avez des documents ou des témoignages à apporter sur les fêtes foraines à Robien, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page, en laissant votre adresse mail pour que je puisse vous recontacter, merci.

 

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A lire en complément

Les fêtes dans le quartier de Robien avant 1945, cliquer ici

Les cirques sur le Champ-de-Foire de Robien, cliquer ici

L'histoire du Père Mouton, une figure du monde forain et des cirques, cliquer ici 

Sur la Place de Robien, les foires aux bestiaux et comices agricoles, cliquer ici

Les fêtes foraines à Cesson, cliquer ici

D'autres familles d'industriels forains en Bretagne :

La famille Audroin, cliquer ici ; La famille Chira, cliquer ici ; La famille Descamps, cliquer ici ; la famille Coéffic, cliquer ici ; La famille Drouet, cliquer ici ; La famille Figuier, cliquer ici ; La famille Greneux, cliquer ici ; La famille Hoffmann, cliquer ici ; La famille Mouton, cliquer ici ; Romain Mouton, appelé le Père Mouton, cliquer ici ; la famille Tricoire, cliquer ici  ; la famille Watrin, cliquer ici

 

Sources

Nombreuses recherches dans les archives de Ouest-France. 

Articles du Télégramme : 30 juillet 1999, 15 juin 2001

Article Wikipédia, American Luna Park, ici

Entretien avec Samy Courteaux, organisateur de American Lunapark à Saint-Brieuc, le 29 novembre 2022. 

Facebook de l'American Lunapark Saint-Brieuc, cliquer ici 

L'histoire du cirque Figuier, cliquer ici 

Site Mémoire d'Erquy, famille Figuier, cliquer ici 

Facebook "Forain d'autrefois", cliquer ici 

Article complet de Joseph Lohou, à propos de la famille Mouton, sur son site de l'histoire de Callac, cliquer ici 

Merci à toutes les personnes qui ont participé au forum dans "Tu sais que tu viens de Saint-Brieuc" en décembre 2022 au moment de la publication de cet article sur Facebook.

Ci-dessous, ce document des archives municipales de Saint-Brieuc atteste de la présence d'une attraction foraine en 1802 dans la ville.

Archives municipales de Saint-Brieuc 1J48


 

 


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