vendredi 1 mars 2024

Le commerce dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc, entre 1968 et 1975

 

Par rapport à ce que l'on trouvait comme commerces en 1955, on constate des modifications certaines au début des années 70 dans le quartier de Robien.

Des commerces liés au mode de vie rural continuent de disparaitre, le quartier perd son commerce de beurre au détail, son marchand de chevaux...

Le déclin continue de s'opérer du côté des épiceries à cause de la concurrence des grandes et moyennes surfaces (Mammouth, toujours prêt à écraser les prix et les petits commerces, a ouvert à St Brieuc le 19 mars 1970 !).

Les commerçants et artisans de Robien se regroupent pour passer des annonces comme ci-dessous pour le Noël 1968, avec une annonce publicitaire suivie d'une liste de commerçants et artisans du quartier.


Commerces Robien 17 décembre 1968 Ouest-France

Les commerçants et artisans de Robien essaient de tirer profit des animations liées à la Semaine commerciale qui se déroule en automne à Saint-Brieuc.

L'exemple de cette pleine page dans l'édition de Ouest-France du 4 octobre 1969 montre le dynamisme du quartier.

La soirée qui clôture cette semaine commerciale se tient à la salle de Robien, c'est une manière d'attirer la curiosité sur le quartier.


Au début des années 70, Robien fait donc encore preuve de beaucoup de dynamisme sur le plan du commerce mais aussi avec ses entreprises petites ou moyennes, ses artisans, ses services qui forment le tissu du quartier. 

Robien-Lav'omatic. 15 bis Rue Jules Ferry. Photo RF 2021

 

Si vous avez des documents ou des témoignages à partager, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page.

 
 
 
 Commerces, services et entreprises à Robien dans les années 70

 

Aciérie

Sambre et Meuse, 82 rue Jules Ferry

 

Agence immobilière

Robien immobilier, 49 boulevard Hoche (en 1969)



Alimentation

Marche Alain, 49 rue abbé Garnier

Remarque :  L'épicerie tenue par Alain Marche rue abbé Garnier a été aussi tenue par Louis Marche et son épouse Joëlle dans les années 80. Alain Marche a été le premier président du Comité de quartier de Robien en 1983, il a été aussi conseiller municipal puis adjoint au maire. A la place de cette épicerie s'est ensuite installée une auto-école.

 

Guillotin, l’Économique, rue Jules Ferry

L'économique 26 octobre 1972 Ouest-France


Méheut Pierre, libre-service éGé, 35 rue Jules Ferry (en 1969 et encore en 1975). Pierre Méheut avait repris le pas-de-porte de l'ex épicerie Lecoq à la fin des années 50 (voir le commerce en 1955)

Entre 1961 et 1965, on a la trace dans la presse locale de M. Yobé qui tenait L'épicerie générale au 11 rue Jules Ferry...

 

Poirier, épicerie générale au 139-141 rue Jules Ferry tenue par "Le père Poirier" et sa femme (le fils, Paul, était plombier à la même adresse).

Le Moal, 6 rue de Trégueux, années 60-70

 

David Louis, libre-service, 26 rue Aristide Briand (en 1969) 

Une autre épicerie existait au début de la rue Aristide Briand (numéro 6). Mais il reste à trouver le nom des propriétaires et les années où cette boutique était ouverte... (utilisez le formulaire de contact)

6 rue Aristide Briand. Image Google Street


M. Georgelin, épicerie, 22 rue de Robien (dans les années 60 et au moins jusqu'en 1975). L'épicerie était peut-être tenue par une gérante mais M et Mme Georgelin étaient les propriétaires. 

Lorsque l'épicerie a été vendue, avant d'être transformée en maison d'habitation, l'intérieur était resté avec toutes ses étagères le long des murs... 

A noter que les nouveaux propriétaires ont retrouvé des briques estampillées "Briques Le Dû", comme en trouve dans le quartier. 

22 rue de Robien


Une épicerie tenue par M et Mme Gaston Carré a existé au 60 rue Jules Ferry jusqu'en 1966 environ. Après l'épicerie, il y a eu Robien-Presse (ouverture en avril 1970) puis un cabinet d'assurances (photo ci-dessous).

 

Le pas-de-porte du 60 rue Jules Ferry


 

Chez Josiane, bar-épicerie, 60 rue Luzel (de 1969 à 2010)

Bar-Epicerie tenu par M. Quénesson et repris par Josiane L'Hôtellier en 1969.


Chez Théo, bar-épicerie-restaurant, 61 rue Luzel

  

Chez Gicquel, ou "Bar des deux Ponts", 65 rue Luzel.

C'était un bar-épicerie tenu par François Pécheux dans les années 30 et jusqu'au début des années 60.Vers 1965, Francine Gicquel a repris l'affaire.

On y trouvait un peu de tout, de l'épicerie, de la charcuterie, des pointes, des casseroles, des cigarettes etc. Les gens disaient c'est "Le petit Mammouth" (du nom d'une chaine de grandes surfaces de l'époque). 

 

 

 

Bar

Daoulas, 23 boulevard Carnot

Bar de la Petite vitesse, 2 rue Jules Ferry 

Bar de l’Octroi, M. Georgelin,101 rue Jules Ferry (nouveau propriétaire en 1969)


Pavillon bleu, 117 rue Jules Ferry

Le Liboux, café-tabac, 33 boulevard Carnot

Le Tourbillon, bar-restaurant, 31 rue de Robien

 


 

 

Blanchisserie-Pressing.

M. Martin, Robien Lav'omatic, blanchisserie, nettoyage à sec, 15 bis rue Jules Ferry (en 1969).

Le pressing sera racheté à M. Martin par M. Domalain et fonctionnera jusqu'en décembre 2008.



 
Blanchisserie Domalan, 15 bis rue Jules Ferry. Photo André Bougeard.

 

 

 

Bobinage

Motelec, fondé en 1947, 34 rue Émile Zola

 

Le Griffon 1972. n°26

 

 

Bonbons

Des témoignages attestent qu'il y avait un petit comptoir de vente de bonbons rue Jules Ferry, peut-être au numéro 31 où se trouvait avant M. Cabon, le marchand d'oeufs et de volailles.

Tous les renseignements supplémentaires sur ce commerce sont les bienvenus ! 

 

31 rue Jules Ferry

 

 


Boucherie

Beloeil, boucherie, charcuterie, volailles, 28 rue Aristide Briand (en 1969)


Boujeant, 5 rue Anne de Bretagne

 

Le Flochmoine Jean, 9 rue Jules Ferry

Le Moullec Robert, 44 rue Jules Ferry (en 1969)


Rault, 1 boulevard hoche

 

Radenac Jean-Pierre, Matériel de boucherie, bars, matériel de cuisine, 6 impasse Jules Ferry

 

30 octobre 1969 Ouest-France

 

 

Boulangerie-pâtisserie

Boulangerie Cocheril puis Gauvin, 17 boulevard Carnot

Blévin, 37 rue Luzel

Buchon Michel, 23 rue Jean Jaurès (en 1969)

 


Brique

Rivière et Letort, Rue abbé Garnier

 

Carburants

Mobil-Oil française, G. Imbert, 32 rue Zola

Établissements Morin, fuel, essence, gas-oil, charbon, 54 rue Jules Ferry (en 1969)


Pétrole BP, boulevard Hoche prolongé

 

 

Charcuterie

Cagne Jean-Claude, charcuterie, rôtisserie, volailles, 33 bis rue Jules Ferry (en 1969). M. Raymond Salliot a aussi exercé dans cette charcuterie avant J.C Cagne.

Glaharic Gérard tenait cette charcuterie au début des années 70 et il a ensuite ouvert une charcuterie au centre-commercial de la Croix St Lambert le 1er août 1978.


 

Daniel Gérard, Charcuterie de Robien, 11 rue Jules Ferry (en 1968-69 et encore en 1975)


 

Chauffage

Guinard, chauffage et plomberie, 77 boulevard Hoche

SEC OUEST, chauffage, 39 boulevard Paul Doumer

 


 Maurice Hélard, chauffage, installateur gaz, 10 rue Jeanne d'Arc.

Maurice Hélard 18 juin 1973 Ouest-France


Chaussures-Cordonnerie

Le Bret Paul, vente et réparation, 11 rue Jules Ferry (en 1965 et encore en 1975). Paul Lebret avait aussi une autre cordonnerie à Plaintel, sa femme Raymonde et son fils le secondaient dans ses affaires.

Le Bret 14 septembre 1966 Ouest-France


Photo prise après les années 70 mais indiquant l'emplacement de la cordonnerie


Souvenirs, souvenirs...

Témoignage de Françoise Sérandour : "J’ai animé une semaine commerciale dans les années 80 avec Radio-Ravi, une radio libre fondée en 1984 par M. Morice (meubles Morice) et l'Union des commerces de St Brieuc. J’avais 20 ans et les Le Bret tenaient encore leur magasin. On avait mis les installations de la radio dans le hall du garage Fiat qui était situé en face".

 

 

Coiffure

Georges Potiron, salon de coiffure messieurs "Chez Georges", 15 rue Jules Ferry (fermeture officielle en 1985). M. Potiron a pris la suite de M. Brisbard.  

Georges Potiron, né en 1919, marié avec Marguerite Bertho, décédé le 20 décembre 2003, cérémonie en l'église Sainte-Anne-de-Robien.

Renseignements d'état civil supplémentaires sur Georges Potiron avec sa fiche sur le site Généanet en cliquant ici

 

Couraud M.C, coiffure dames, 57 rue Jules Ferry

Mme Jean Le Ray, coiffure dames, 57 rue jules Ferry (en 1969)

 

Mme Le Ray, coiffeuse. 26 avril 1969

 

 

Boucl'Or, couleur, forme, dépositaire "Isabelle Lancray", postiches et perruques "Jeanne Damet", 76 boulevard Hoche (en 1968-69)

Annonce Boucl'Or 26 avril 1969


"Chez Jean", Salon de coiffure dames, 7 rue Guébriant.


 

 

Couvreur

Davy, 3 boulevard Carnot

 


 

 

Crêperie 

Crêperie Moderne, Colette Briand, 28 rue Aristide Briand (établissement ouvert en 1959)

 

Mme Boulan, Crêperie-Pâtisserie (en 1968-69)

 

Mme Couderc, Crêperie-confiserie, 12 rue Jules Ferry (en 1969)


 

Cycles-cyclomoteurs

Michel Chaufour, marques Peugeot, Boréal, Flandria, 95 rue Jules Ferry.

L'histoire des magasins de cycles Chaufour commence à Saint-Brieuc à la fin des années 20, avec Joseph Chaufour qui ouvre un commerce de cycles et réparation au 18 rue de Gouédic. Les deux fils, Georges et Michel vont travailler dans l'atelier de leur père, comme Jean Landel, un ouvrier.

Joseph Chaufour. 17 juin 1961 Ouest-France

Stéphane Le Roux se souvient de ce magasin mais surtout d'une publicité : "Dans les années 70, dans la rue de Gouédic, il y avait, sur un pignon, une publicité pour le magasin de cycles Chaufour. On y voyait un motard des années 20, tout encapuchonné, qui fonçait bien recroquevillé sur sa moto".

A la fin des années 60, Michel Chaufour décide d'ouvrir son propre magasin et de s'installer au bout de la rue Jules Ferry, au numéro 95. 

Le magasin bénéficie des annonces du réseau Peugeot dont les mobylettes sont beaucoup vendues à cette époque.

Chaufour en bas à droite de cette liste. Ouest-France 4 décembre 1969


Guylaine Quéméner qui habitait le quartier a gardé un souvenir de ce magasin : "Chez Chaufour, il y avait un mainate qui disait "Bonjour" ou "Eh ben, c'est pas rien! ".

"Les Cycles Chaufour, 95 rue Jules Ferry" était une adresse bien connue dans le quartier et à Saint-Brieuc.


 

Déménagement

Flageul, 1 rue Jules Ferry

Le Bail Yves, 11 boulevard Carnot


Francis Henry, bureaux, 29 rue Jean Jaurès

Le Rigoleur, 2 boulevard Hoche (annonce passée en 1969)

 

Annonce 7 juin 1969

  

Dentiste

Poidevin, 64 rue Jules Ferry, cabinet au rez-de-chaussée de la maison d'habitation de la famille Poidevin à l'angle de la rue Jean Giraudoux.

64 rue Jules Ferry


 

Docteur

Docteur Bardon, 28 rue Jean Jaurès

28 rue Jean Jaurès

 

 

Droguerie

Mme Rioche tenait une droguerie, au 58 rue Jules Ferry, à côté du magasin de journaux. Le mari de Mme Rioche était peintre.

 

Ebéniste

Le Helloco J, ébéniste, agencement, 14 rue Luzel

 

 

Électricité

 

M. Castel, électricité générale (1968-69)

 

Comptoir du Sud-Ouest, électricité, radio, Tv, 25 boulevard Carnot

 

Catalogue du Comptoir du Sud-Ouest

Ci-dessous, on voit que le rez-de-chaussée du 25 boulevard Carnot a été certainement été modifié. Un local commercial accessible au public a été fermé et équipé de deux fenêtres à mi hauteur avec des volets roulants.

Ancien pas de porte du 25 boulevard Carnot. Image Google street

 

 

Fer et métaux, tôles

Établissements Méheut, 81 rue Jules Ferry

Ludovic Le Gall, récupérateur de tôles, 21 rue Jules Ferry et rue Lemonnier.

 

Le Gall, la tôle d'occasion, 21 rue Jules Ferry

 

 

Fleurs

Bouhezza, 3 rue abbé Garnier

 


 

 

Forges

Forges-et-Laminoirs, boulevard Carnot

 

1969 Le Griffon n° 14

 

 

Garage

Jicquel, 21-23 rue Jules Ferry (mais aussi aux numéros 19 et 31 rue Jules Ferry)

 

Garage Jicquel, 23 rue Jules Ferry

 


Concession BMW 19 bis rue Jules Ferry

Ouest-auto, voitures neuves et occasions, Georges Boscher, 103 rue Jules Ferry (déjà en 1969)

Bouteloup, 43 boulevard Carnot

Générale automobile, garage et location de voiture, 16 rue Jules Ferry

Laurent Jean, mécanique, boulevard Hoche

 

Le Bouler Joseph, station ELF

 

Le Bahezre, lavage, graissage, station Elf, accessoires auto, 34 rue Jules Ferry
(en 1969)


Établissements Morin, 54 rue Jules Ferry

26 avril 1969

Ker-auto, fournitures, accessoires, outillage, électricité,1 boulevard Carnot (en 1969)

 


 

 

 

Glaces

Compagnie du Froid Alimentaire, surgelés, glaces Motta, rue Cuverville

 

 

Graineterie

Graineterie de Robien, M et Mme Rowland, 39 rue Jean Jaurès. Ils ont pris la suite de M et Mme Longin.

Le Bigot, 6 rue Jules Ferry

 


 
Rowland 26 mars 1975 Ouest-France

 

Hôtel-Restaurant

Georgelin M.  Bar-restaurant de l'Octroi, 101 rue Jules Ferry (en 1969)

Hamon, Hôtel-restaurant, 6 rue Luzel

Le Saint Georges (hôtel), angle boulevard Canot et 1 ter rue de Robien (en 1969)


Au Bon coin (restaurant), angle boulevard Carnot et rue de Robien (en 1969)

Tout va bien, 113 rue Jules Ferry

Le tout va bien. 26 avril 1969
 

 

Linge-vêtements, nouveautés

Madame Le Blanc, 39 rue Jules Ferry (déjà en 1968) 

"On trouve tout" Nouveautés, 39 rue Jules Ferry (en 1975)

 

Magasin Sermo, 28 rue Aristide Briand (en 1975) 

 

 

Location de voitures

Bollore ouvre des bureaux pour son entreprise de locations de voitures au 29 boulevard Carnot (annonce le 25 janvier 1972)

 

Bollore 25 janvier 1972 Ouest-France

 

Maison de la Presse

 

Au 60 rue Jules Ferry se trouvait une épicerie. Ensuite il y a eu Robien-Presse avec M. Lucas qui a ouvert en avril 1970. La fermeture approximative est l'année1990. Un cabinet d'assurance a pris la suite.

 

 

Matériaux du bâtiment

Bolloré, 29 boulevard Carnot, matériaux

Établissements Gaudu, matériaux, ciment, explosifs, 18 rue Jules Ferry

 


 

Menuiserie

Caro et Blivet, 45 rue Luzel

Macé, menuiserie et charpentes, Chemin des Eaux minérales

 

  

Mercerie-bonneterie

Jeanne Huet, 28 rue Aristide Briand (déjà en 1969)

 

Nouveautés

Madame Le Blanc, 39 rue Jules Ferry (déjà en 1968)

Annonce 4-5 octobre 1969 Ouest-France


 

Peinture-Décoration

Bougeard René

Morvan L, 15 rue Jean Jaurès

Peinture Gauthier, 109 rue Jules Ferry

Rioche H, entreprise et droguerie, 58 rue Jules Ferry

Annonce 4-5 octobre 1969 Ouest-France

1970 Le Griffon n°18

 

Comptoir Général des Couleurs et Vernis, fournitures pour peintres, 3 rue Robespierre

 

 

Pharmacie

Tirel, 41 rue Jules Ferry

 

Plombier

Poirier Paul, 139 rue Jules Ferry (son père et sa mère tenaient une épicerie au numéro 141. René Poirier est mentionné comme chauffagiste en 1960 à l'âge de 17 ans, il est aussi de la même famille)

Stéphan G, 31 rue du Pré Chesnay

 

Pneus

Desserey-Pneus, rue Émile Zola

 

Poissonnerie

M. Crocq. Poissonnerie de Robien, 28 rue Aristide Briand (en 1969)

Annonce 4 octobre 1969. Ouest-France


 

Produits du sol

Kervégant, 8 boulevard Hoche

 

 

Quincaillerie

Le Tinier-Morin, 1 bis boulevard Carnot

Catena, Hélard Charles, 13 boulevard Hoche (annonces en 1965,1969)

   
Annonce 12 mai 1965

 

Récupération chiffons et peaux

Méheut E,  35 rue Jules Ferry

Pradat, 47 rue Jules Ferry

 

Restaurant

Le Sympatic, 9 boulevard Carnot

Annonce 4-5 octobre 1969. Ouest-France

 

 

Serrurier-ferronnerie

Touzé, 75 boulevard Hoche

Corack Henri, serrurier et ateliers de soudure, 10 rue Danton (en 1969) 


 

Scierie

Aubin Jean, bois du Nord, du pays, exotiques, parquets et panneaux, rue André Gide (en 1969)


 
La scierie se trouve au centre de l'image. Au premier plan l'avenue des Tilleuls.

 

Tailleur

Henri Curtil, 66 rue Jules Ferry (en 1969). Joseph Henri Curtil était né le 17 juillet 1907 à Luzy dans la Nièvre et il est décédé le 10 mars 1979 à Saint-Brieuc. En dehors de son métier, il faisait partie du conseil d'administration de la caisse artisanale bretonne d'assurance vieillesse. (Information de Ouest-France 1er avril 1960)

Maison du 66 rue Jules Ferry. Image Google




Tapissier-décorateur

Au Nid douillet, P. Reux, 89 rue Jules Ferry.

Pierre Reux était déjà rue jules Ferry en 1934 et en1955.

Ci-dessous, on voit encore la trace de l'enseigne "Au nid douillet. P.Reux. Tapisserie" sur le haut de la maison du 89 rue Jules Ferry.

 

Au Nid douillet, 89 rue Jules Ferry. Photo RF 2021

 
Au Nid douillet, 89 rue Jules Ferry. Photo RF 2021

 

 

Téléphonie

Compagnie Atlantique de Téléphonie, 29 boulevard Carnot

 

 

Tôles ondulées et récupérations industrielles

Ludovic Le Gall, rue Lemonnier

 


 

Torréfaction

Des habitants du quartier se souviennent qu'au numéro 7 de la rue de Robien, se trouvait une torréfaction. On y entrait par une porte qui menait au sous-sol. D'autres informations sont bienvenues sur ce commerce...

Ancienne torréfaction 7 rue de Robien. Image Google-street 2019


L'entrée de l'ancienne torréfaction 7 rue de Robien. Image Google-street 2014


 

Transports

STEF, rue Cuverville

Sernam, boulevard Carnot

SOTRAB, Gare de marchandise SNCF et 10 rue de Robien

 


 

 

Vêtements

Au Trouve Tout, nouveautés, 39 rue Jules Ferry (en 1975)

 

Vins

Guével et Rio, 14 rue Jules Ferry

 


 

 

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Sources 

 

Annuaire téléphonique 1973. Archives municipales de Saint-Brieuc. 

Page spéciale de Ouest-France pour la semaine commerciale du quartier de Robien le 4-5 octobre 1969

Archives du Comité d'Animation de Robien (Blog et Journaux) 

Archives Ouest-France, 2 octobre 1975 (Dizaine commerciale)

Et avec des contributions de Marie-Claire Moisan, Jeanne Le Prioux, Françoise Langlois, Valérie Sérandour et Françoise Sérandour sur le forum Facebook de "Tu es de Saint-Brieuc si..." en janvier 2022.

 


 





samedi 17 février 2024

Marie Bouguereau-Botrel (1873-1937). Légion d'Honneur 1931

Mme Bouguereau-Botrel est une personne du quartier de Robien dont la vie mérite d’être mise en valeur. Avec son mari, M. Gaston Bouguereau, né en 1869 au Mans, agent d’assurance et conseiller municipal, elle habitait la maison du 49 de la rue Luzel. 


Une carrière exemplaire

Marie-Ange-Françoise Botrel est née le 4 août 1873 au Mans. Elle se marie avec Gaston Bouguereau le 10 septembre 1895 au Mans d’où ils sont originaires tous les deux. 

En 1907, on trouve une première trace dans les archives de la Croix-Rouge de Saint-Brieuc de la présence de Mme Bouguereau-Botrel lorsqu'elle devient infirmière diplômée. "Déjà vingt infirmières ont obtenu leur diplôme, certifié par le comité central". 

Registre contenant les archives de la Croix-Rouge de Saint-Brieuc

 
Première page du registre ouvert le 23 février 1887. Archives départementales


Mention de Mme Bouguereau

En 1908, Mme Bouguereau est citée dans le bulletin de la société de secours aux blessés militaires : Le dimanche 2 août 1908 est organisé une grande fête sportive à Saint-Brieuc et sous une tente, décorée du drapeau de la Croix-Rouge, se tiennent prêtes de nombreuses personnes du service médical dont  Mme Bouguereau-Botrel.

Lors de l'assemblée générale du comité de la Croix-Rouge de Saint-Brieuc, elle intègre "les 24 membres devant composer le Conseil des Dames". (Registre des archives de la Croix-Rouge, page 44)

 

Pendant toute la guerre 14-18 

Archives de la Croix-Rouge de Saint-Brieuc. Archives 22

Madame Bouguereau va rendre de grands services à Saint-Brieuc pendant la Première guerre mondiale. Elle sera particulièrement active  au sein de l'Hôpital complémentaire numéro 7 et va se dévouer sans compter, malgré une santé fragile, à toutes les œuvres de guerre. Son action peut être mesurée à la lecture des archives de la section de la Croix-Rouge de Saint-Brieuc pendant toute cette période.

Le 24 mars 1920, un bilan est dressé (page 209) : "Au moment de la mobilisation, le comité de Saint-Brieuc avait pour mission le fonctionnement de deux hôpitaux auxiliaires, l’un inscrit en première série, l’autre en deuxième, ainsi que d’une infirmerie de la gare.
L’infirmerie de la gare installée dans les bâtiments de la gare était prête à fonctionner dès le quatrième jour de la mobilisation
. (page 212). Le personnel est composé de M. Le Docteur du Bois Saint-Seurin, vice-président du comité, médecin chef ; de M le commandant le Vallois, administrateur ; de Mme Bouguereau, vice-présidente, surveillante générale qui avait sous sa direction cinq infirmières diplômées  auxquelles venaient se joindre pour les ravitaillements des infirmières de l’hôpital annexe 3…

Archives de la Croix-Rouge de Saint-Brieuc. Archives 22

Le premier train de blessés est arrivé en gare de Saint-Brieuc le 25 août 1914 à 4h26 du matin (600 hommes venant de Maubeuge). Pendant les cinq années qu’ont duré les hostilités, le nombre de blessés évacués sur Saint-Brieuc a été de 20 000 français, 762 Belges et 786 Allemands.
…Médecins, administrateur, surveillante générale, infirmières et brancardières se sont dépensés sans compter de jour comme de nuit pour ravitailler les blessés, les recevoir, les transporter dans les voitures d’ambulances qui les conduisaient dans les hôpitaux de la ville
". 

Madame Bouguereau se sera occupée des grandes choses comme des petites. Ainsi lorsque le café doit être servi aux permissionnaires du front qui arrivent en gare, les dames infirmières en sont chargées. Le Président de la Croix-Rouge et Mme Bouguereau vont visiter les commerçants et hôteliers et ils obtiennent la garantie d’avoir chaque mois 27 kilos de café (page 195).

Elle sait aussi reconnaitre les mérites des personnes qui travaillent dans son domaine. Ainsi tient-elle à ce que Mlle Bulhière, dévouée responsable du dispensaire, soit félicitée pour son action. (page 207)


 

Après la guerre

La paix revenue, Madame Bouguereau prend la direction du Foyer du Soldat dès sa création. Puis elle est successivement vice-présidente de la Société de secours aux Blessés militaires (Croix-Rouge), animatrice de l’école d’infirmières.

On lui confie plus tard la direction de l’école d’infirmières à l’Hospice de Saint-Brieuc pour la préparation au diplôme d’état et elle devient administratrice du Bureau de Bienfaisance.

Le registre des archives de la Croix-Rouge détaille ces différentes missions :

Page 214 : « À l’heure actuelle, bien que la guerre soit terminée depuis dix-huit mois, une de nos infirmières les plus distinguées, Madame Bouguereau, Vice-présidente de notre comité, continue chaque jour de donner aux blessés, du centre de Réforme de Saint-Brieuc, les soins les plus dévoués et les plus éclairés. »

Le Président du comité explique qu’à la fin de la guerre c’est la lutte contre la tuberculose qui devient une priorité pour la Croix-Rouge au sein de « l’œuvre antituberculeuse ».
Existant depuis 1904, un dispensaire situé rue Renan prolongée demande à être intégré officiellement pour cette lutte en juin 1919.

Au sein du comité de la Croix-Rouge, elle a toujours bénéficié d'une grande confiance, pour preuve lors de l'assemblée générale du 21 septembre 1915, c'est elle qui avait obtenu le plus de voix à l'élection du comité des dames et elle avait été élue pour 5 ans. (page 153, registre de la Croix-Rouge

En mars 1920, au moment du renouvellement des membres, Mme Bouguereau est réélue dans ses fonctions de vice-présidente de la Croix-Rouge jusqu’en 1925. Elle est aussi membre de cinq commissions : dispensaire, propagande, matériel et lingerie, fêtes et Foyer du soldat.(Page 220)

Commissions Croix-Rouge 1920. Archives 22

Après l’élection des responsables, le comité se réunit le 19 juin 1925 sous la présidence de M. Perrio pour le comité des Hommes et de Madame de Verchère pour le comité des Dames. Madame Bouguereau reste à la vice-présidence qu’elle partage avec deux autres dames, mais elle se recentre sur une seule commission, celle du dispensaire.

Élection Croix-Rouge 1925. Archives 22

Le 15 mars 1929 Madame Bouguereau est réélue à son poste de vice-présidente. Elle s’occupe toujours du dispensaire et en plus du Foyer du soldat.(
Page 247)

Élection Croix-Rouge 1929. Archives 22

Un très bel hommage lui est rendu dans un discours du Président de la Croix-Rouge de Saint-Brieuc en 1930 : « Nous avons de brillantes recrues : Mme Bouguereau s’est révélée tout de suite de haute valeur et ses devoirs de composition ont fait l’étonnement du jury. Dans ce temps d’avant-guerre, elle s’est formée pour les grands services qu’elle rendrait à la Croix-Rouge dans les années qui devaient donner aux infirmières bien formées une si tragique raison d’être". ( pages 255 et 256)
 

Les distinctions

Mme Bouguereau-Botrel va recevoir différentes distinctions au cours de sa carrière. Notons en particulier :

Médaille de Bronze de la Reconnaissance française, en octobre 1919 (La dépêche de Brest, 6 octobre 1919)

Médaille d'honneur des épidémies (médaille d'argent), par décision ministérielle du 30 septembre 1919. Publication le 1er janvier 1920 dans le Bulletin de la société française de secours aux blessés militaires. 

1er janvier 1920

Brevet de Capacité professionnel d'infirmière, publication dans le
bulletin de la société française de secours aux blessés militaires du 1er janvier 1925.

Pour ses 28 années de collaboration dévouée aux œuvres d’assistance et d’hygiène publique, elle est décorée Chevalier de la Légion d’honneur en 1931. Publication au Journal Officiel du 17 mai 1931.

Mme Bouguereau-Botrel. Légion d'honneur 1931.

La disparition de Mme Bouguereau-Botrel. 1937
Mme Bouguereau-Botrel décède en juin 1937 à l’âge de 63 ans.

Mme Bouguereau-Botrel 10 juin 1937 Ouest-Eclair

Recensement rue Luzel à Saint-Brieuc, famille Bouguereau-Botrel.

L'avis de décès et un article nécrologique paraissent le même jour dans Ouest-Eclair.

10 juin 1937 Ouest-Eclair


Son décès provoque beaucoup d’émotion et Ouest-Eclair publie le 10 juin un portrait posthume, retraçant la carrière de Mme Bouguereau-Botrel, et exprimant le sentiment commun de reconnaissance : "La défunte était la providence des déshérités, particulièrement dans le quartier de Robien. Le milieu des employés de chemin de fer éprouva, lui aussi, ses qualités inlassables de dévouement. Bref, c’est une femme de grand cœur qui disparaît emportant avec elle les regrets unanimes.

C’est l’abbé Lhotellier, recteur de Robien qui procède à la levée du corps le 11 juin à l’église Sainte-Anne-de-Robien.

Dans le cortège qui mène au cimetière, derrière le char recouvert de gerbes et de fleurs, on note la présence de très nombreuses personnalités du monde religieux,  civil et militaire : des enfants du Bureau de Bienfaisance, une délégation de soldats du 71e, le Maire M. Brilleaud et ses adjoints, les médecins de l’hospice, les directeurs d’établissements scolaires, des délégations de la gendarmerie, de la police, des pompiers…
Au cimetière, M. Fromentin, président de la Fédération des retraités de chemin de fer prend la parole car Mme Bouguereau était leur bienfaitrice, Mme Étienne s’exprime aussi au nom de l’Association pour le Suffrage des Femmes de France, ce qui laisse à penser que Mme Bougereau-Botrel devait militer pour que les femmes puissent avoir accès au vote, au moins était-elle de ce courant de pensée.

 

Gaston Bouguereau, conseiller municipal, décède en octobre 1938 à l’âge de 68 ans, peu de temps après son épouse. Les obsèques ont lieu le 12 octobre 1938 à l’église de Robien.

12 octobre 1938 Ouest-Eclair

 

Le saviez-vous ?

Une biographie de 52 pages de Mme Bouguereau-Botrel a été éditée à l'imprimerie Moderne de Saint-Brieuc, en 1938.



Si vous avez des remarques à partager ou des renseignements à communiquer sur Mme Bouguereau-Botrel, merci d'utiliser le formulaire de contact. 

  

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Sources

Ouest-Eclair : 19 mai 1931, 11 septembre 1933, 10 juin 1937, 12 juin 1937, 12 octobre 1938.

Archives du Mans, acte de naissance de Anne Botrel, vue 162, acte 703.(image ci-dessous)

Recherches dans le Bulletin de la société de secours aux blessés militaires. 

Archives départementales des Côtes d'Armor. Dossier contenant les archives de la Croix-Rouge de Saint-Brieuc. 1J250

Recensement de 1931 et 1936 à Saint-Brieuc, Archives 22

Site Généanet, famille Botrel, cliquer ici

L'histoire de Mme Étienne, militante pour le droit de vote des femmes, est à retrouver dans ce blog en cliquant ici

Acte de naissance Marie Botrel. Archives de la Sarthe

 

 

vendredi 9 février 2024

Les problèmes du commerce à Robien entre 1940 et 1945

 

1943. Annonce publiée dans Le Moniteur des Côtes-du-Nord 7 août 1943


Un commerce en berne

En juillet 1940, beaucoup de petites entreprises et de commerces subissent le choc de la défaite militaire car de nombreux hommes sont faits prisonniers. Quand c’est le patron qui est prisonnier, l’entreprise ou le commerce ferment définitivement. 

Les commerces sont confrontés à une paralysie des moyens de transport, à des difficultés de trésorerie et à la rareté de certaines denrées, parfois réquisitionnées. Le marché noir est aussi un handicap pour les commerces ayant pignon sur rue.

Autre problème, le pouvoir d'achat diminue dans le quartier pour tous les ouvriers qui sont licenciés comme aux Forges-et-Laminoirs (une centaine en 1941).

 

Des autorisations obligatoires

De plus, pendant l'Occupation allemande, le commerce est l'objet de nombreuses restrictions. Tout est soumis aux autorisations de l'administration. Il faudra quelques temps après la fin de l'Occupation pour que tout, ou presque, rentre dans l'ordre.

La liste qui suit est établie au regard des demandes de commerçants et artisans pour maintenir, agrandir ou reprendre leur activité entre 1940 et 1945 :

Mme Allié, 11 boulevard Hoche

Jean Barbey, 13 rue Albert Thomas, alimentation générale, 27 octobre 45

M. Bazin boucher, rue Jules Ferry, veut ajouter une activité de charcuterie, 1940

M. Bougeard, 10 rue Jules Ferry, se voit refuser de rouvrir son commerce de cidre, août 43.

Pierre Jouan, 49 boulevard Hoche, fruits et légumes, est autorisé à reprendre son activité le 12 mars 45.

Emmanuel Chuberre, 9 rue Ferdinand Buisson, artisan bobineur, 21 août 45

Yves Hellio, 24 rue de Robien, est autorisé à reprendre son activité dans le commerce de chevaux en juillet 45.

Morin Léon, 28 rue Aristide Briand, réparation de cycles, décembre 44

Le Bihan, 54 rue Jules Ferry, fournitures industrielles et agricoles, novembre 44

Daden François, 55 rue Jules Ferry passe au 2 rue du Pré-Chesnay, janvier 44

 

Annonce publiée en 1935 dans le bulletin paroissial de Robien

 

Poirier Barthélémy, 139 rue Jules Ferry, atelier plombier zingueur

Marcoletti, rue Louis Hélary, commerce de fabrication de menuiserie de bâtiment, août 44

Sévin Gaston, 12 rue Jules Ferry, photographe

Émile Lonangant, 60 rue Jules Ferry, fabrication pantoufles, octobre 45

Renouard, photographe

Flageul, boulevard Carnot, épicerie, conserves, charcuterie

Ranjouan Etienne, 19 rue de Robien, est autorisé à effectuer le montage de gazogènes sur automobiles, le 30 septembre 1940 (voir l'article sur les garages et sur Sambre-et-Meuse)

Louis Berges, 62 rue Jules Ferry, artisan menuisier-carrossier,  3 octobre 45


Joseph Redon, 32 route de Trégueux, 23 septembre 41, mécanique réparateur de cycles  et motos.

A noter que peu après 1945, Pierre Le Henaff, habitant 43 rue Alsace Lorraine,  est autorisé à construire une baraque en bois dans le boulevard Carnot afin d'y installer son atelier de menuiserie. (Permis de construire 2Mi, boite 1, archives municipales)

1943. Annonce publiée dans Le Moniteur des Côtes-du-Nord 7 août 1943


 

Les autorisations pour les ateliers de couture.

Quatre personnes du quartier de Robien ont obtenu de pouvoir travailler à leur domicile entre 1940 et fin 1944. Pour cela elles ont dû sollicité une autorisation.

Atelier Marguerite Amisse , 51 boulevard Paul Doumer, atelier de couture à façon, 1944


Atelier Marie Le Gall , 24 rue Zola, atelier artisanal, travail à façon octobre 44

Atelier de Mlle Jouan, rue Jules Ferry, décembre 44

Atelier Givord, 41 rue abbé Garnier, 21 mai 40.

H. Givord était l'ex-Maître tailleur du 71e Régiment d'Infanterie.

 
H. Givord. Archives municipales. 3L147

 

H. Givord. Archives municipales. 3L147

 

La Pharmacie Mahuzier, rue Jules Ferry

 

C'est vers 1945 que Georges Mahuzier va créer la première pharmacie du quartier de Robien, rue Jules Ferry.

Yves Georges Mahuzier est né le 30 juin 1905 à Saint-Brieuc, dans une famille où son père était parvenu à faire une belle carrière dans les impôts et il était devenu Receveur général des contributions directes à Rennes.

A St Brieuc, dès 1934, on trouve la trace dans Ouest-Eclair de

"Danet et Mahuzier, pharmaciens". Sans doute est-ce la première pharmacie tenue par Georges Mahuzier...

Plus tard, Georges Mahuzier ouvre sa pharmacie à l'angle de la rue Jules Ferry et du boulevard Hoche, dans le quartier de Robien mais décède, alors qu'il n'a que 40 ans, le jeudi 13 décembre 1945. Il est inhumé au cimetière Saint-Michel à St Brieuc.

La pharmacie Mahuzier est malgré tout mentionnée comme pharmacie de garde jusqu'en juillet 1946.

Le pharmacien Tirel  va reprendre, certainement fin 46 ou début 1947, l’officine de Georges Mahuzier, rue Jules Ferry. Jean Tirel est mentionné comme pharmacien à Rennes au moment où il se marie à St Brieuc avec Jacqueline Mury (publication du 13 juin 1946 dans Ouest-France). Ce mariage va coïncider avec son déménagement à St Brieuc et avec la reprise de la pharmacie.


Le fils du pharmacien de Robien, également nomme Georges est né en 1934. Il a fait des études de pharmacie à Rennes à partir de 1953 et a mené une brillante carrière, notamment au Liban de 73 à 75 puis comme professeur de chimie à la faculté de Pharmacie de Châtenay-Malabry jusqu'en 2001 où il prit sa retraite (sur l'île de Bréhat). Il avait une soeur nommée Josette. Il est décédé le 10 juillet 2014.

A noter que dans la famille Mahuzier, on trouvait Albert Mahuzier, né à Saint-Brieuc, célèbre explorateur, conférencier ayant fait les beaux jours des premières séances de Connaissances du Monde dans de nombreuses villes en France.


 

Sources

Autorisations pour les ateliers de couture et autres commerces : Archives municipales

Ouest-Eclair 1934

Ouest-France, 25 août 1945

Généanet, fiche sur Mahuzier père né en 1877, cliquer ici

Témoignage de Dominique Soufflet, habitant du quartier de Robien.

 

 

Ci-dessous l'emplacement de la pharmacie rue Jules Ferry

 

Photo des années 80-90

 


 

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Sources

 

Archives municipales St Brieuc, sous-série F commerce et industries

2F10.1 fonds de commerce, création, extension, transferts et autorisation 1865 ; 1939-1945

 

Le choc des années 20. Thèse. Christian Bougeard. Archives départementales 

 

Annonce publiée dans Le Moniteur des Côtes-du-Nord, 7 août 1943, dans le Fonds Salaün, 95 J 4 Archives départementales









 


L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

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