mercredi 21 mai 2025

L’évolution de la paroisse Sainte-Anne de Robien à Saint-Brieuc après 1945

Après-guerre, le curé Lemordan va se montrer très impliqué dans l'essor de la paroisse de Robien après un fort développement des œuvres sociales mises en place par l’abbé Le Prévost. La paroisse de Robien est en plein essor, la population augmente.

Des transformations

L'augmentation de la population et la pratique religieuse très régulière dans le quartier de Robien font que l’église a du mal à faire face aux trop fortes demandes, pour les communions par exemple. Cela conduit les autorités ecclésiastiques à créer la paroisse de St Vincent, proche de la Croix St Lambert.

On note par exemple qu’en 1953, la demande pour les baptêmes est très importante puisqu’il y en a  86 dans l’année. Les décès sont au nombre de 37 et les mariages 33.

En octobre 1955, on revoit les limites de la paroisse de Robien pour tenir compte des paroisses de Saint-Pierre de Trégueux et de Sainte-Thérèse de Gouédic.

10 octobre 1955 Ouest-France

Dans les années 60, l’église bénéficie de travaux mais en 1997 vient le temps de la mise aux normes de l’électricité. Bonne occasion pour refaire aussi les peintures intérieures. Tous ces travaux de gros oeuvre sont confiés à des entreprises locales et des bénévoles se chargent des finitions et du nettoyage. L’église s’équipe aussi d’un orgue électronique fin 1996 moins imposant que l’ancien.

Toujours dans les années 60, on note que la fête Dieu ne se passe plus dans l’église mais dans la salle de la Vaillante avant de partir en procession. 

Les prêtres Alexis Colin (vicaire) et Jules Auffray (curé de Robien) se succèdent. Jules Auffray avait la particularité d’avoir eu une vocation tardive après avoir exercé comme serrurier dans la vie civile. Son talent dans le domaine rendit bien des services à la paroisse.

Dans les années 70 et 80, Jean Campion, qui exerce à la suite du curé Auffray, se souvient des célébrations dominicales à Robien et des temps forts de Noël où les veillées étaient très ouvertes, familiales et conviviales. Puis dans les années 90 et 2000, la vie de la paroisse évolue avec une plus grande place donnée à l’animation pastorale par les laïcs. Des partages bibliques se déroulent à Robien autour de la présence très appréciée de Georges Minois, un historien, professeur au Lycée Renan, et auteur de nombreux ouvrages.

Toujours dans ces années 1990 et 2000, l’église de Robien est le lieu où se déroulent beaucoup de cérémonies œcuméniques.

Semaine de l'Unité des chrétiens Ste Anne de Robien. Ouest-France 22 janvier 1996

Semaine de l'Unité des chrétiens Sainte-Anne de Robien. Ouest-France 23 janvier 1998

Semaine de l'unité des chrétiens Ste Anne de Robien. Ouest-France 21 janvier 1999

Semaine de l'unité des chrétiens à Sainte Anne de Robien (à droite la pasteure Caroline Engel). Ouest-France 28 janvier 2002



Aujourd’hui et demain...

La salle du patronage a été revendue, le presbytère aussi, la salle de la Vaillante n’est plus rattachée à la paroisse. Les temps ont changé... Pendant des années, une équipe de bénévoles a continué d’entretenir les lieux et d’accueillir tous ceux qui souhaitaient organiser des cérémonies catholiques. Dans des moments joyeux ou malheureux, c’était une manière de maintenir des liens importants dans le quartier.

En 2019, les célébrations ont quasiment cessé à l’église de Robien. Les cloches ont arrêté de sonner. Plus de baptêmes, de mariages, quelques rares cérémonies d’enterrement. Et puis plus rien...

En 2022 une réflexion collective a commencé sur le devenir de cette église avec des questions cruciales : quel pourrait être le projet novateur qui redonnerait vie à ce bâtiment, du culturel, de l'économique, du logement, une vie de paroisse ? Qui pourrait être le porteur de ce projet ?

La question a fini par être tranchée car un tel bâtiment ne pouvait rester fermé indéfiniment...

La mise en vente

Le journal Le Télégramme dans son édition du mardi 13 mai 2025 livre l'information qui était restée très discrète jusqu'à ce moment : l'église de Robien a été mise en vente. C'est l'agence Espace Atypiques qui en fait la promotion. Les 692 mètres carrés sont proposés au prix de 315 700 euros.

Notons que Le Télégramme s'appuie d'ailleurs sur le Blog de l'histoire de Robien, en le citant, pour donner des éléments précis sur l'église Sainte-Anne-de-Robien....


 


Sources

Journal paroissial « La famille chrétienne » de 1945 à 1962. Archives départementales, AP 647. AP 648

Blog sur l’histoire des protestants de Saint-Brieuc, article sur l’œcuménisme, cliquer ici

Entretiens téléphoniques avec l’abbé Le Prévost (93 ans) le 27 avril 2020, avec le père Jean Hamon et le père Jean Campion, en avril 2020.

Entretien avec Léon Le Mée, ancien président du CAR de 1995 à 1997 et membre actif de la paroisse de Robien dans les années 90 et après.

Entretien avec Jean-Pierre et Yolande Corouge. Mai 2020.

Le Télégramme, 13 mai 2025, vente de l'église

Annonce sur le site de l'agence Espaces Atypiques, ici

 

Si vous avez des commentaires ou des documents à partager sur l'histoire de la paroisse Sainte-Anne de Robien, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page, en laissant votre adresse mail pour que je puisse vous répondre.



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Autres articles à consulter sur La paroisse Sainte-Anne de Robien (articles non disponibles temporairement en vue d'une publication à venir)




 

 

mardi 20 mai 2025

2024. En images, les 6 visites guidées sur l'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc en 2024.

Une réorganisation des Archives municipales n'a pas permis de proposer autant de visites guidées de Robien que nous aurions souhaité. Mais le début de l'année avait été riche et 6 visites originales se sont tenues. Retour en image, en remontant le temps...

Mercredi 28 août 

 « La Vallée de Gouédic, au fil de l’eau, au fil des siècles ».

Le mercredi 28 août, 30 personnes étaient réunies sur le thème  « La Vallée de Gouédic, au fil de l’eau, au fil des siècles ». Estelle Cunin des archives municipales avait invité Gilles Marjolet de Vivarmor Nature, David Étienne, responsable des milieux aquatiques à Saint-Brieuc Armor Agglomération et Richard Fortat, historien.
Les trois intervenants, très complémentaires, ont fait découvrir les anciens chaos granitiques, les carrières,
la vie dans cette rivière mais aussi l'histoire de cette vallée avec les lavandières, le moulin, la source des eaux minérales...


David Etienne reconnaissable avec son gilet orange.

Sur la gauche, Estelle Cunin et Gilles Marjolet


Vendredi 24 mai

Les cités-jardins 

et les jardins ouvriers de Robien

Dans le quartier de Robien, la cité ouvrière de l'impasse Sergent Béziers-Lafosse et "La Cité des Cheminots", construites dans les années 30, ont eu pour maître d’œuvre l’architecte réputé Jean Fauny.   
Guidés par Richard Fortat, en plus des deux cités, le circuit agrémenté de lectures de témoignages, d'articles de presse de différentes époques et d'extraits littéraires, a permis d’en savoir plus sur l’histoire de ces jardins ouvriers du quartier créés dans les années 30. Rencontre avec des habitants, témoignage d'un participant sur les menaces pesant sur jardins des cheminots de la Ville Berno ou sur le patron des Forges M. Vaucouleur, l'après-midi a été très riche.

La visite s'est terminée dans un petit jardin qui n'en était pas moins tout à fait extraordinaire !

Dans la rue Jules Ferry, 24 mai 2024

Sur le tertre Marie-Dondaine

Sur le tertre Marie-Dondaine

Rencontre avec une sympathique habitante de la cité des cheminots

Dans le jardin extraordinaire

 

Mercredi 22 mai

"Il va y avoir du sport à Robien!"

Le mercredi 22 mai 2024, de 17h à 19H, un circuit dans le quartier a permis de découvrir les lieux où les différentes activités sportives et de détente étaient pratiquées à Robien : Basket, foot, tennis, boxe, boules, palet, cyclisme... Une évocation qui s'étend du début des années 1900 jusqu'à nos jours.

Le groupe a pu rentrer dans deux lieux du quartier : la salle de l'Elan Basket (ex Vaillante) et celle du Sporting Club Briochin (boxe). La rencontre avec Yvon André a constitué un grand moment de partage. Cet éducateur sportif hors pair, au service des jeunes, a su communiquer son amour de la boxe et transmettre les valeurs qui l'animent.

Visite préparée et animée par Richard Fortat en partenariat avec  les archives municipales représentées sur place par
Estelle Cunin.

Au départ du circuit, Estelle Cunin des archives municipales, de dos sur la droite.

Dans l'ex salle de La Vaillante à Robien, devenue salle municipale. Photo RF

Dans l'ex salle de La Vaillante à Robien

Entrainement devant la fresque sur le pignon de la salle de boxe. Photo RF

Yvon André vient à notre rencontre

Yvon André




Yvon André très heureux de la rencontre et de l'article sur la boxe sur le blog


Lundi 4 mars 2024

Architecture

Dans le secteur numéro 1 du circuit architecture, nous allons dans la rue Guébriant, La Croix-Perron, rue de Trégueux, rue Hélary, Béziers-Lafosse...

Ce 4 mars 2024, le temps n'était pas de la partie !

Au départ sous la pluie






Jeudi 7 mars 2024 

Architecture

Secteur numéro 2 dans les rues du Pré-Tizon, Cuverville, Pré-Chesnay, le Coucou, Tertre... Au menu : Art-déco, maisons Néo-bretonnes, maisons contemporaines d'architectes, anciens bâtiments de fermes ou bâtiments industriels...

7 mars 2024


Rue du Pré-Tizon

Rue Cuverville

Au Tertre Marie-Dondaine

Samedi 10 et dimanche 11 janvier 

avec Gilles Marjolet

Géologie et histoire dans la vallée de Gouëdic

Dans le cadre du Festival Natur'Armor, le samedi 10 et le dimanche 11 janvier 2024, deux groupes de plus de 30 personnes ont pu suivre un parcours de découverte sur la géologie et l'histoire de la vallée de Gouédic.

Gilles Marjolet assurait la partie scientifique en s'appuyant sur l'observation directe des roches et Richard Fortat était chargé de la partie historique (lavoirs, moulin, carrières, source...). Les personnes présentes sont maintenant aptes à ne plus confondre le granite (la granodiorite) de Saint-Brieuc et la migmatite (le granitoïde) de Ploufragan !

Au départ du Palais des Congrès. Samedi 10 janvier. Photo RF

A gauche Richard Fortat et à droite Gilles Marjolet. Dimanche 11 janvier.

Au départ du Palais des Congrès. Dimanche 11 janvier. Photo RF


Sur le parcours. Dimanche 11 janvier. Photo RF


 

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Visite-Rencontre 2019, ici

Visites 2020, ici

Visites 2021, ici

Visites 2022, ici

Visites 2023, ici

Merci à Estelle Cunin, des Archives municipales, pour son travail de préparation, de communication et d'accueil des participants. Merci à Adeline pour l'accueil téléphonique au moment des inscriptions.


Pour les visites à venir, s'inscrire auprès des archives municipales au 02 96 62 55 22 

 

 


Histoire du boulevard Paul Doumer à Saint-Brieuc


L'origine du boulevard Paul Doumer. 1932

Le nom de "boulevard Paul Doumer" est issu d'une délibération du Conseil municipal du 22 juillet 1932. L'émotion était alors très présente puisque le Président de la République Paul Doumer venait tout juste d'être assassiné le 6 mai 1932 à Paris.

Localisation du boulevard Paul Doumer. Plan de 1935


Un boulevard en mauvais état !

Dans un article de Ouest-France de 1998, Julia Lavanant raconte le premier goudronnage du boulevard en 1956...

En 1956, la voie se dessinait en nids de poule. « J'ai toujours entendu dire par mon mari qui avait traîné ses guêtres par là quand il était petit, que ce quartier avait été construit sur le mâchefer des Forges et Laminoirs. Les maisons de la fin du boulevard étaient d'ailleurs habitées par des ouvriers de cette usine. » La réalisation proprement dite du boulevard a également marqué la mémoire de Julia. « Mon petit dernier s'est joint aux cantonniers. Il travaillait les pieds nus et revenait maculé de goudron. » 

Julia Lavanant et sa chienne "Gamine". Photo Ouest-France

Le boulevard Doumer dans les années 60

Sur cette vue aérienne du boulevard Paul Doumer (sur la droite de l'image) en 1965, on peut remarquer l'absence totale de constructions en vis à vis du côté de Brézillet. De même, le camping n'existe pas encore, il n'y a qu'une ferme.

Photo 1965. Musée de Bretagne


Le boulevard Paul Doumer pouvait se révéler dangereux en cas de vitesse excessive au volant d'une Simca 1300, comme le montre cet article de Ouest-France daté du 25 juin 1968 !


La vie dans le boulevard Doumer il y a plus de 20 ans.

En 1998, Ouest-France a publié un long reportage sur la vie dans le boulevard Paul Doumer. De nombreux habitants sont interrogés et ces témoignages nous font revivre l'ambiance d'un Robien d'autrefois ! Les photos aériennes présentées ci-dessus permettent de mieux comprendre les récits des habitants.

Voici l'intégralité du texte de cet article du 16 avril 1998.


Le Boulevard Paul-Doumer cache une cité

Situé à la périphérie sud du quartier de Robien, le boulevard Paul-Doumer n'est guère passager. Seuls l'empruntent les automobilistes en provenance de Brézillet qui souhaitent rejoindre la rue de Trégueux, et les habitants de la cité des Cheminots des rues adjacentes. Une cité bien camouflée, qui ne se laisse deviner que par ces cinq maisons en façade sur le boulevard Paul-Doumer. 

"Peu de gens savent que dans les rues Denis-Papin, Louis-Hélary et Anne-de-Bretagne qui forment un carré, existent quinze autres maisonnettes SNCF, identiques aux nôtres », explique Julia Lavanant, la doyenne de ces retraités des cheminots. Les résidents de ce carré de maisons de pierre, isolés du reste de la ville par une circulation complexe de sens unique, vivent à un rythme tranquille. « Ici, nous avons tous les avantages de la ville et ceux de la campagne. Tout le monde va au centre à pied et on profite de Brézillet pour les promenades". Un seul regret chez les personnes âgées. « Avant, nous avions le choix entre cinq épiceries au carrefour de la Croix-Perron, juste en haut du boulevard. Aujourd'hui pour faire les courses du quotidien, il faut aller à pied jusqu'en ville. Cela commence à faire loin pour moi », souligne Henriette Fuhrmann qui avoue une fatigue bien légitime à 83 ans.

Les habitants du boulevard Paul Doumer en 1998. Photo Ouest-France

 

Un quartier idéal pour les enfants

Lorsque Isabelle et Alain Jouanny ont racheté cette grande maison des années trente près du carrefour de Brézillet, ils n'avaient pas encore leurs deux bout'choux, Erwann et Maëva. Aujourd'hui, l'aîné a sept ans et profite avec joie des aménagements de Brézillet. Les terrains de football, les poneys du centre équestre, l'aire de jeux « avec le toboggan », la piscine et le mini-golf... 

Le parc de Brézillet n'a plus de secret pour Erwann et Maëva, 3 ans, les enfants Jouanny. « Dès qu'il fait beau, nous y allons le soir, pendant les vacances scolaires et le mercredi bien sûr », explique Isabelle, leur maman. A chaque match de basket disputé dans la salle Steredenn, les concerts de klaxon annoncent la victoire ou la défaite (c'est selon) de l'équipe locale. « Nous nous disons souvent avec mon mari que nous n'en profitons pas suffisamment. Mais ici nous sommes vraiment au coeur de tout. Nous avons en plus la chance de ne pas avoir de vis-à-vis et nous n'en aurons jamais. » 

Un peu seuls parfois, les soirs de semaine, Erwann et Maëva retrouvent les copains du mercredi, « Les petits-enfants de nos voisins. Nous avons fait connaissance. C'est un quartier où l'on se parle facilement entre voisins. » Le biais des enfants facilite d'autant plus le contact.

Photo ci-dessous : Isabelle Jouanny et ses enfants, Erwann et Maëva, ne regrettent pas leur grande maison perchée au bord du parc de Brézillet. 

Isabelle Jouanny. Photo Ouest-France 1995

 

Yves et Yvette au coeur de Robien

Les habitants du boulevard Paul-Doumer se retrouvent au sein de leur comité de quartier, celui de Robien. Yves et Yvette Simon le fréquentent depuis 20 ans et voient d'un bon œil la réhabilitation des anciennes maisons. « Il était temps que Robien rajeunisse. On commençait tous à tourner en rond, ici entre personnes âgées », sourit Yves qui n'en est pas vraiment une, surtout d'esprit. Avec Yvette, il ne loupe aucune réunion du comité de quartier de Robien et postule naturellement à quelques activités proposées par son dynamique bureau. 

Yves et Yvette sont arrivés il y a vingt ans, sur un boulevard déjà vieillissant. Aujourd'hui à droite comme à gauche, ils regardent les jeunes couples aménager. « Ils arrangent bien les maisons et on voit enfin à nouveau des gamins jouer dehors. » Quand Cédric, 9 ans et demi, et son petit frère Kévin, 6 ans et demi, deux de leurs petit-fils viennent leur rendre une visite, ils profitent désormais d'une compagnie du même âge.

Yves et Yvette Simon et deux de leurs petit-fils, Cédric et Kévin. Photo Ouest-France


Les doyennes des Forges

Henriette Fuhrmann et Françoise Ras représentent la dernière génération du second volet ouvrier du boulevard Paul-Doumer : le monde des Forges et Laminoirs. Leurs maris y ont passé leur carrière professionnelle contre une petite maison de fonction. 

Henriette et Françoise sont deux voisines que la profession commune de leurs maris, ouvriers aux Forges et Laminoirs (sur le boulevard Carnot, puis dans la zone des Châtelets), a rapprochées. L'une est arrivée en 1939. Henriette s'en souvient comme si c'était hier. « Ah, les vaches de monsieur Le Rigoleur, le petit ruisseau qui leur servait de frontière et le lavoir dans le fond de la vallée. C'était vraiment la campagne ! »

Comme les époux Ras, Henriette et son mari avaient opté pour les petites maisons que leur proposaient les Forges et Laminoirs. « C'était pourtant l'époque où les jeunes couples construisaient à n'en plus finir. Les Ras ont fait le même choix que nous il y a quarante ans. Aujourd'hui, nous sommes les deux seules survivantes. Les autres maisonnettes ont bien été vendues un couple de fois chacune. » Aucun regret chez ces deux voisines. « C'est un quartier très calme qui nous convient bien. La jeunesse rachète et rénove. En face nous avons la verdure et le camping. Il nous manque plus que la santé pour en profiter », sourit Henriette.

Henriette Fuhrmann et Françoise Ras, les deux voisines et doyennes des Forges et Laminoirs. Photo Ouest-France 1998

 

                  Le saviez-vous ?

A la fin des années 40, bien avant que le centre équestre soit installé au dessus du camping, on trouvait  le stade hippique dans le vallon du Gouédic en contre-bas du boulevard Paul Doumer. "Les Amis de l'Arbre" y avaient fait une plantation symbolique. La Société Hippique Urbaine y organisait des concours (annonce du 7 juin 1947 dans Ouest-France). 


Souvenirs

"Boulevard Paul Doumer, il y avait vers 1955 une décharge. Les jeunes du quartier faisaient de la luge avec des façades de chauffe eau de l’usine Chaffoteaux. La décharge allait presque jusqu'à la rivière." Claude Le Sayec

 

Souvenirs

Le 29 juillet 1939, M. Ciret a déposé un permis de construire pour une maison conçue par l'architecte M. Lesaux, au 21 boulevard Paul Doumer.

Permis de construire 2T52 Archives municipales


Souvenirs

Le 7 décembre 1953, Ouest-France a fait le portrait de Jules Le Floch dont les parents résidaient toujours au 25 boulevard Paul Doumer. Ce pilote d'aviation avait combattu pendant la guerre d'Indochine et il est décédé accidentellement aux États-Unis le 6 novembre 1953. Sa disparition a suscité une forte émotion à cette époque.



Pour prolonger cet article, à lire sur ce blog : La cité des cheminots, cliquer ici

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Sources
Articles de Ouest-France : 7 décembre 1953, 16 avril 1998...

Les rues de Saint-Brieuc. J.B Illio

Plan de 1935. Référence 5 Fi 188. Archives municipales

 

 


L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

Le quartier de Robien à Saint-Brieuc s’est vraiment peuplé il n’y a pas plus d’un siècle, mais son histoire présente de multiples intérêts ...