lundi 1 décembre 2025

Histoire de la rue Emile Zola dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc

Les origines de la rue Émile Zola

La rue Zola se situe entre la rue Jules Ferry et la rue Luzel. Elle s’est autrefois appelée « chemin du Carpont ». On le note dans le document ci-dessous daté de 1928 où M. Bernard demande l'autorisation de construire une maison d'habitation dans un terrain lui appartenant et situé en bordure du chemin allant de la rue Jules Ferry au Carpont.

2T12 archives municipales. Permis de construire

Ce chemin a été nommé Rue Zola suite à une délibération du Conseil municipal du 18 juillet 1932. Cette nouvelle désignation est aussitôt intégrée comme on le constate avec cette autre demande, mais du 13 mai 1933 où M. Daniel demande l'autorisation de construire une maison rue Émile zola.

2T24 Archives municipales


Un plan de 1935 mentionne cette rue traversée alors par une dérivation de la voie de chemin de fer pour desservir l’aciérie de M. Epivent qui sera reprise par  Sambre-et-Meuse en 1936.

Plan 1935 5Fi188 archives municipales
Les rails toujours visibles en septembre 2025. Photo RF

Les caractéristiques de la rue Émile Zola

C'est une rue avec peu d'habitations particulières. Certaines sont un peu coincées entre la rue et le mur de l'usine.

Le côté sud de la rue est occupé aux trois quarts par l'arrière de l'usine Sambre-et-Meuse, devenue Saint-Brieuc Fonderie.

La rue Émile Zola en 1962. Archives 22

La partie Ouest de la rue, toute occupée par l'usine. Photo RF
Cette rue peu fréquentée, et à la lisière de la ville, est peu entretenue comme on peut le découvrir dans cet article de la revue communiste L'Aube nouvelle du 21 avril 1945.


"La rue des essences"

Rue Emile Zola. Fonds Henrard, archives 22  image 15 cote 26FI

De nombreux dépôts d'essence et garages s'y sont installés on citera les noms de M. Desmarais et frères ; M. Pierron ;
Société Mobiloil ; Société Cotelle et Foucher...

8 rue Émile ZOLA
Louis BERGES, artisan carrossier, de 1957 à 1980. 

Monsieur Bergès avait fait le Tour de France des compagnons charrons. Il s'était installé juste après la guerre dans la rue du Coucou avant de se déplacer à l'angle de la rue Béziers de Lafosse et de la rue Zola (renseignements fournis par sa fille).

28 rue Émile Zola
Armor peinture (de 1970 à 1999, Fabrication et/ou stockage (sans application) de peintures, vernis, encres et mastics ou solvants), peinture et Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.), COTELLE et FOUCHER (de 1959 à 1970), Dépôt et fabrique de chlore, SHELL-BERRE (de 1945 à 1959), SHELL (de 1928 à 1945), Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.) et régénération d'huile de stockage.

La Société Cotelle et Foucher dépose une demande pour installer un dépôt de chlore liquéfié, 28 rue Emile Zola. Le dossier est étudié le 25 mai 1959 par le Conseil départemental d’hygiène publique et de Santé, un service dépendant de la Préfecture des Côtes-du-Nord.
L’entreprise possède déjà sur ce site un local de fabrication de l’eau de javel et d’hypochlorite, un atelier de mise en bouteille d’eau de javel et de détergents.

Dépôt de chlore. Cotelle et Foucher. 27 juillet 1959

En hachuré, Entreprise Cotelle et Foucher, rue Émile Zola

32 rue Émile Zola
Elec Auto (de 1975 à 1985), P.E.N. (en 1935), Société des carburants et d'entretien automobile des Côtes-du-Nord (de 1929 à 1935), garage et Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.)

32 rue Émile Zola, ancien garage.

34 rue Émile ZOLA
BEL Pétrole France (de 1929 à 1934), Compagnie industrielle des pétroles (de 1934 à 1949), Mobil Oil France (de 1949 à 1971), IMBERT SA (de 1971 à 1990), GRIMAUD SA (1990), Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.)

38 rue Émile ZOLA
PIERRON Alphonse, Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.), de 1926 à 1960.
40 rue Émile ZOLA
MOTELEC SRL, Réparation de moteurs électriques, fin en 1980.
42 rue Émile ZOLA
TOTAL, DESMARAIS Frères, Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.), de 1930 à 1980.

Dans les années 30, l'entreprise Desmarais frères était inscrite boulevard du Carpont quand le rue Émile Zola n'était pas encore nommée. On peut mentionner aussi dans l'histoire de cette entreprise qu'en 1909 les frères Desmarais, industriels à Paris adressent une demande au préfet pour établir un dépôt de pétrole dans le boulevard Carnot à Saint-Brieuc. (Annonce dans Ouest-Eclair, 2 mars 1909)

2 mars 1909 Ouest-Eclair

Rue Émile Zola en 1962. Fonds Henrard, archives 22

La discothèque Le Palace puis Le Triangle

La discothèque rue Émile Zola
Située loin de la ville, la rue Émile Zola a constitué en 1993 un emplacement de choix pour l'ouverture d'une discothèque appelée Le Palace puis devenue Le Triangle.

La municipalité affirme qu'on lui a présenté le projet à l'origine comme "l'installation d'un club rétro qui ne devait fonctionner que le samedi et le dimanche". (article de Ouest-France du 21 novembre 1994). Il est vrai que dans les premières années, les activités relevées dans la presse sont plutôt bon enfant : les étudiants se retrouvent à la discothèque Le Palace, pour la remise de lots (6 avril 1996 O.F)... Défilé de mode des BTS force de vente du Lycée du Sacré-Coeur (9 décembre 1998 O.F).

En 1999, le Palace devient le Triangle. David Floury en est le propriétaire. Le 1er mai 1999 les locaux sont inaugurés dans un décor à l'égyptienne avec une copie de statues du temple d'Abou-Simbel de 6 mètres de haut réalisées par le sculpteur David.

Le Triangle, rue Zola. 5 mai 1999 Ouest-France
L'affaire tourne bien alors que les riverains ne voient pas d'un bon oeil ce développement. Le quartier était opposé à cette ouverture mais le maire de l’époque, Claude Saunier, tenait à offrir à la jeunesse briochine un lieu de fête de proximité.(D'après un article publié le 27 juin 2001 dans Le Télégramme). N'ayant rien pu faire pour empêcher l'installation, petit à petit les habitants alertent à intervalle régulier les pouvoirs publics car chaque week-end à partir du jeudi se répètent des nuisances. En juillet 2000, une tragédie se produit à la sortie de la discothèque : 2 morts. Ce drame a pour conséquence la fermeture de la discothèque Le Triangle.

4 juillet 2000 Ouest-France

Mais les propriétaires effectuent des travaux tout l'été et lance la publicité pour la rentrée, la saison est prête à redémarrer "On s'apprêtait à travailler avec les associations étudiantes", déclarent les propriétaires à Ouest-France le 5 octobre 2000.. Mais c'est une nouvelle catastrophe qui leur tombe dessus : la discothèque est ravagée par un incendie d'origine criminelle. L'intérieur est entièrement détruit. Il ne fait guère de doute de l'intention des incendiaires : sept départs de feu différents, un liquide inflammable versé un peu partout et des palettes entassées près d'une petite porte. Des questions restent : "Y a-t-il un lien avec le drame du mois de juillet ? S'agit-il d'un acte de délinquance, d'une vengeance ou des suites d'un litige?" Les propriétaires ne se remettront pas financièrement de ce sinistre mais la structure du bâtiment n'a pas été affectée... Cela permettra à La Poste d'y installer un entrepôt, c'est là que les publicités étaient triés au début des années 2000.

Incendie 5 octobre 2000 Ouest-France

Incendie 5 octobre 2000 Ouest-France

Les années passent et en janvier 2013, des travaux débutent dans les anciens locaux du Palace, le propriétaire souhaitant rentabiliser son investissement. Mais les riverains voient ressurgir le spectre d’une boîte de nuit. La Ville assure qu'une négociation est en cours pour une possible cession des locaux aux Nouëlles, une association œuvrant dans l’insertion. L'association cherche effectivement un local permettant de transférer une partie de l’activité de collecte et de tri textile actuellement implantée rue Chaptal... Le transfert ne se fera pas et c'est la fin de cette discothèque transformée dans les années qui suivront en lieu de stockage.

Les restos du coeur

En 2009, les Restos du coeur ouvrent un centre de stockage et d'accueil dans la rue Émile Zola, environ 150 à 200 familles fréquentaient ce lieu. A partir de 2013, le nombre de bénéficiaires n'a cessé d'augmenter pour atteindre 450 à 500 familles. L'association cherchait un nouveau local qui a finalement été trouvé en 2023 au 39 rue de Penthièvre. (d'après un article de Ouest-France du 4 septembre 2023)

Sport 2000 a eu un magasin juste à côté des restos du coeur, on voit encore en 2025 une trace de son enseigne.

La société Bati Renov service- C.R.A - Shark Sécurité 46 rue Émile Zola

Les Établissements Bati Renov Services : Vitrier, Serrurier, Reproduction de clés, Réparation de volets roulants, Décapage de persiennes, de volets était installée au 46 rue Emile zola jusqu'en 2021. Puis la société C.R.A (carrelage) s'était installée au même emplacement. C.R.A est entreprise spécialiste du revêtement de sols et de murs qui existe depuis 1961. Elle a laissé la place en 2025 à Shark Sécurité (une société qui existe depuis 2007).


 

Le saviez-vous ?

En 2002 les protagonistes du crime de juillet 2000 doivent être présentés devant le juge d'instruction. Une quarantaine de policiers et d'hommes du GIPN sont présents devant le Palais de Justice en raison de fortes tensions. En 2003, c'est le médiatique avocat Maitre Collard qui a défendu l'accusé du double meurtre commis à la sortie de la discothèque de la rue Émile Zola.

Fait divers

12 août 1953 Ouest-France
Des photos aériennes 1962
Photo Musée de Bretagne 1962, la rue Emile Zola

Photo Musée de Bretagne, Sambre-et-Meuse au premier plan, la rue Zola au second
Photos aériennes 1965

Photo Musée de Bretagne, 1965 rue Emile Zola

Photo Musée de Bretagne
La gaffe !
Repéré par Ouest-France le 7 février 2019 !

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Sources

Archives municipales et départementales

Dossiers des installations classées. Archives départementales. Série M. 5M89 et série W, 1473W 001, 1473W 004, 1473W 011, 1473W 014, W9. 1382

Ouest-France et Le Télégramme

Inventaire historique de sites industriels et activités de service. Basias 

Journal municipal Le Griffon, à partir du numéro 1 en 1966.

Journaux du C.A.R

Site du Musée de Bretagne 




Silhouette Center, 80 rue Jules Ferry à Saint-Brieuc 1984-1999

L’entreprise Silhouette Center était une SARL spécialisée dans la gymnastique et la remise en forme.

Photo Google Earth 2008

Les origines de Silhouette Center. 1984

Créée le 1er mars 1984, Silhouette Center, a commencé ses activités sous la forme d’un club de gymnastique installé 42 rue Émile Zola. Elle partageait les locaux avec le club de squash. Pour mémoire, en juin 1986, la SARL « Armoricaine des sports et loisirs » avait monté 3 cours de squash, rue Emile Zola. Le « Squash club briochin » avait bien recruté plus de 500 joueurs mais à cause de difficultés financières il fut obligé de mettre la clé sous la porte. L'association de type Loi de 1901 intitulée "Body building-Silhouette Center" a été créée officiellement le 25 février 1987. L'association avait pour objet le "développement du body building, la musculation, l'haltérophilie et le culturisme".

19 mai 1990. Ouest-France

Silhouette Center s’installe au 80 rue Jules Ferry. 1990

Le 8 mai 1990, Silhouette Center déménage quelques centaines de mètres plus loin, dans l’ancienne entreprise Rigot-Stalars, 80 rue Jules Ferry, toujours dans le quartier de Robien. L’édition de Ouest-France du 19 mai 1990 explique que Silhouette Center y a installé  « ses haltères, salles de gym et saunas ».

Photo Google Earth 2008

En septembre 1990, un nouveau service est proposé avec de la « Gym santé vertébrale », avec un kinésithérapeute.

28 septembre 1990. Ouest-France

En 1996, Silhouette center proposait des tarifs préférentiels aux étudiants, avec une activité au choix  pour 99 Francs par mois et quinze activités à volonté pour 130 francs par mois. Un troisième club de boxe anglaise (après le SC briochin et le CO briochin) créé à Saint-Brieuc avec le Boxing-Club de Saint-Brieuc, axé surtout sur la boxe éducative, s’est installé le 1er septembre 1998 dans les locaux de Silhouette Center. (Le Télégramme 15 juin 1998)

Création d'une section boxe chinoise. Ouest-France. 20 janvier 1998

La fin de Silhouette Center. 1999

Malheureusement, l’expérience s’arrête en septembre 1999 où la SARL Silhouette Center est mise en liquidation judiciaire.
Une vente aux enchères publiques est organisée, on y trouve : du matériel de cafétéria, un important matériel de musculation et remise en forme (barres, haltères, tapis de sol, médecine balls, trampoline, 35 appareils de musculation, banc rameur, baignoire balnéothérapie, sauna finlandais…)

De nos jours il reste des panneaux peints visibles le long de la rue Jules Ferry.

Superposition d'enseignes 80 rue Jules Ferry. Photo RF 2021

Pignon nord du bâtiment 80 rue Jules Ferry Photo RF 2021

 Souvenirs, souvenirs

Silhouette Center était un lieu où se croisaient beaucoup de gens.  Un forum ouvert sur un réseau social a permis de recueillir quelques souvenirs : Jules se souvient de Guy Hervé, maître et professeur émérite de Viet Vo Dao qui proposait déjà cette activité en 1984 rue Émile Zola puis dans le cadre de Silhouette Center. Pierre s'était inscrit pour l'année mais complètement coincé après une séance, il ne pouvait plus bouger, ce qui était délicat pour communiquer en langue des signes dans son métier d'éducateur à l'Institut des Sourds...Il n'est jamais retourné au cours, sans même chercher à se faire rembourser, et garde un excellent souvenir de l'accueil et de l'équipement sportif. Colette évoque les cours de Rock en 84 et une autre personne n'a pas oublié que l'on pouvait y croiser Anaclet Wamba, le champion de boxe...

 

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Voir d’autres articles sur les entreprises qui ont occupé le bâtiment du 80 rue Jules Ferry

L’histoire de la minoterie Epivent, ici

L’entreprise Rigot-Stalars, ici

Sources

Articles de Ouest-France : 19 mai 1990, 28 septembre 1990, 4 avril 1999

Le Télégramme 15 juin 1998

Réactions recueillies sur le Forum du groupe Facebook  "Tu sais que tu viens de Saint-Brieuc". Décembre 2021

 

 

 

L' école Diwan depuis 1986 dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc

  

Entrée de l'école Diwan, boulevard Carnot St Brieuc



L'équipe enseignante de Diwan St Brieuc en 1991. Photo 27 septembre 91. Ouest-France

 

Les débuts de l’école Diwan. 1979

C’est principalement à l’énergie de Claudette Le Guellec, que l’on doit les débuts de l’école Diwan à Saint-Brieuc.

Claudette Le Guellec est originaire de Plévin (22), ses parents sont bretonnants.  A 38 ans elle obtient sa licence de breton. En parallèle de l'idée de Claudette Le Guellec, le projet de créer une école Diwan fait son chemin collectivement : une première réunion est organisée en février 1979, puis une seconde en avril où le "Komite Diwan Sant Brieg" se met en place. Le groupe constitué préfère dans un premier temps opter pour une formule de l'école du samedi "Skol ar Sadorn" pour ne pas rompre avec les habitudes scolaires déjà mises en place et avec le milieu familial dont la langue dominante est le français.  

Claudette Le Guellec commence à dispenser des cours pour les enfants à Saint-Brieuc à la Maison des Jeunes et de la Culture du Point du Jour pour l'année scolaire 1979-1980. Elle reçoit l’aide de la municipalité de l’époque, avec le maire Yves Le Foll et son adjoint à la culture, Yves Dollo.


Le Comité s'emploie à réunir l'argent nécessaire pour la rentrée suivante en organisant quatre Fest Noz, une Marche Diwan et collecte des dons mensualisés. Des locaux provisoires sont tout d’abord attribués dans le quartier de la gare, au Rocher-Martin. C'est alors la deuxième école du département avec celle de Lannion.

Claudette Le Guellec passe devant une commission de l'association Diwan et se voit confier la classe de St Brieuc. Neuf enfants sont au rendez-vous de la rentrée 1980-1981. 

Le Comité de soutien ayant toujours besoin de ressources financières continue d'organiser des fest Noz, deux spectacles (Julos Beaucarne et Dan ar Braz). Des organisations extérieures à Diwan contribuent également au financement en proposant d'ajouter le fameux "1 franc pour Diwan" à l'entrée de leurs manifestations festives. Puis l'école s'installe dans des locaux au premier étage de l’ancien Lycée Curie de 1981 à juin 1986.  Ces locaux n’étaient ni pratiques pour les enseignants, ni pour les élèves.


L’école Diwan dans le quartier de Robien. 1986

En septembre 1986, l'Ecole Diwan s'installe dans des bâtiments occupés auparavant par l'école Guébriant au 19 Boulevard Carnot, dans le quartier de Robien .  

Dans le numéro 77 du journal municipal Le Griffon, on peut lire alors : « A la rentrée, Diwan a enfin pu s’installer dans une vraie école avec des salles de classes bien sûr, mais aussi préau et cour de récréation…Ainsi l’école peut désormais fonctionner dans des conditions normales et a pu aussi ouvrir une section supplémentaire ».

22 mars 1987 Ouest-France

29 juin 1987. Ouest-France

 

Deux structures gèrent l’école au quotidien. L’AEP (Association d’Education Populaire) s’occupe de la partie pédagogique et administrative. Le Skoazel (comité de soutien) organise toutes les animations.

L'entrée de l'école Diwan, boulevard Carnot St Brieuc

La magnifique glycine à l'entrée de l'école Diwan, boulevard Carnot St Brieuc. Photo RF

Des locaux qui évoluent. 1991

Dans les années 90 l’école Diwan doit faire face à un fort développement avec une vingtaine d’enfants en primaire et soixante enfants dans les trois sections de maternelle. L’équipe pédagogique dispose de six instituteurs et de deux aides-maternelles en 1991.

Une partie de l'équipe municipale (M. Bougault, Mme Le Flohic, Didier Le Buhan) vient constater les travaux nécessaires à l'école Diwan de St Brieuc en avril 1991. Les services municipaux avec M. Le Borgne, M. Sylvestre et M. Blanchevoy, sont également présents pour trouver des solutions pratiques concernant les normes d'hygiène et de sécurité.

 Elus et services techniques à l'école Diwan. Article et photo de Ouest-France du 11 avril 1991

Après la création d’une seconde classe en primaire, la Ville met à disposition de l’école, une salle dans un bâtiment qui servait de logement de fonction. Pour cette rentrée 91-92, Thierry Lemoine (CP et grande section) vient renforcer l’équipe en primaire et Véronique Jannes en maternelle. Garmenig Thuellou continue d’assurer le français en primaire, Claudette Le Guellec, en moyenne et grande section est la directrice ; Marijo Le Roux s’occupe des petits et moyens ; Dominique Jolivet du CE1 au CM2.

Ouest-France du 26 septembre1991
 
25 mars 2000 Ouest-France

 Le 1er septembre 2000, Ouest-France évoque le fait que Diwan avait ouvert la voie pour l'enseignement du breton à Saint-Brieuc mais qu'il restait à l'enseignement public d'ouvrir une classe bilingue. Un jeune enseignant fait ses débuts, s'accompagnant d'une harpe celtique, il s'agit de Yannick Kerlogot, le futur député des Côtes d'Armor de 2017 à 2022.

L'année charnière. 2001

Deux raisons expliquent l'importance de cette année 2001.

Diwan Saint-Brieuc scolarise 115 élèves depuis septembre. L'ouverture d'une sixième classe a donc été nécessaire mais les locaux du boulevard Carnot étaient trop exigus. A la rentrée dernière, une annexe provisoire a été ouverte dans des locaux désaffectés de l'école Hoche. L'avenir des locaux de l'école est très lié à la ville, car 56 % des familles mettant leurs enfants à Diwan sont de Saint-Brieuc (47 % en 1999). La ville donne d'ailleurs une subvention de 40 000 F à l'école et lui permet d'occuper des locaux pour un loyer symbolique.

L'autre raison, c'est l'année d'intégration de Diwan dans le statut de l'école publique. « Tout le monde pense qu'on est public, en fait c'est une période pas évidente parce que nous avons des frais. Sur les six enseignants, cinq sont payés par l'Éducation nationale, le sixième l'est par l'association », explique Myriam Niel, présidente du Comité de soutien de l'école.

 « L'avenir que l'on souhaite, c'est s'intégrer dans le public, tout en gardant un bon esprit associatif ».

Marie-Claire Le Batard, secrétaire de l'APE en 2001.


De gauche à droite, Marie-Claire Le Batard, Marie-Hélène Le Nédellec, Philippe Le Doaré (président), Myriam Niel (présidente du comité de soutien). Photo Ouest-France 29 octobre 2001


L'assemblée générale de Diwan en 2002. Photo Ouest-France 18 novembre 2002

En 2002, Diwan Saint-Brieuc participe au carnaval...

22 mars 2002 Ouest-France

Un hommage à Claudette Le Guellec en mars 2003

Claudette Le Guellec, pionnière de l’école Diwan à Saint-Brieuc où elle enseigna jusqu’en 1995, a malheureusement disparu à 58 ans, en 2000. Elle a reçu un hommage public quelques années plus tard, en mars 2003. Une plaque commémorative a été dévoilée par ses deux filles, Marine et Sandrine, à cette occasion à l’école, en présence d’une centaine de personnes.

Marine et Sandrine Le Guellec. Photo Le Télégramme mars 2003

17 mars 2003. Ouest-France


Ouest-France rend compte de l'hommage à Claudette Le Guellec, dans ses colonnes le 17 mars 2003. On note sur la photo la présence de Jean-François Aubry, président de l'association des parents ; Yves Dollo, député. 


"Samedi matin, des dizaines de personnes ont pris possession de la cour de l'école Diwan. Un grand rassemblement afin de rendre hommage à Claudette Le Guellec, première institutrice Diwan de Saint-Brieuc, décédée il y a un peu plus de deux ans. Parmi les nombreuses personnalités, on pouvait reconnaître dans la foule samedi matin, Yves Dollo, Louis Bocquenet qui a « débuté » aux côtés de Claudette, Joëlle Le Gagne, adjointe aux affaires sociales et bien d'autres amis et parents. Puis les discours ont débuté. D'abord Marine et Sandrine, les filles de Claudette, puis anciens parents d'élèves et des élèves qui ont côtoyé d'une façon où d'une autre « l'institutrice souriante qui a transmis son enthousiasme aux parents » comme aime le rappeler Louis Bocquenet. 

Un hommage émouvant pour remercier encore « celle qui a été, pendant 15 ans, l'âme de l'école Diwan de Saint-Brieuc. » Premiers élèves et premiers parents ont pu se remémorer des souvenirs de l'époque de Claudette. « Comme Spontus, son chien, (devenu au fil des mois, la mascotte de l'école) qui cherchait les souris sous le plancher de la classe. (Une classe, qui, en réalité n'était qu'une cabane en bois, au fond de la cour de Curie près de la voie ferrée) mais aussi de « Soazig » la voiture de l'école qui emmenait les écoliers en ballade au Bois Boissel ou encore à la Ville Oger".

Mobilisation. 2004

Le 11 juin 2004, l'école fait parler d'elle dans les colonnes de Ouest-France avec une centaine de manifestants devant l'inspection académique pour garder un poste d'enseignant.

L'école reçoit ce jour-là le soutien de Patrick Brigant et Bernard Landousies, les deux administrateurs lannionnais de l'association Diwan qui ne comprennent pas l'attitude de l'Inspection académique visant à supprimer un poste d'enseignant à Saint-Brieuc. L'école de Saint-Brieuc compte aussi sur la présence de parents et enfants des autres écoles primaires Diwan costarmoricaines (Guingamp, Lannion, Paimpol et Dinan) et des sonneurs de biniou et bombarde !

Photo Ouest-France

L’école Diwan dans le quartier de Robien

Le comité de soutien à Diwan organise régulièrement des manifestations dans le quartier. En particulier, le traditionnel fest-noz dans la salle de Robien a toujours fait venir beaucoup de monde et bénéficie d’une solide réputation.

Diwan St Brieuc. Article de presse. 2014

Ouest-France 30 mai 2014

Les directrices Véronique Jannes, puis Nadine Le Vourc'h avec les équipes pédagogiques et les parents qui se succèdent depuis 1986, restent très ouvertes sur le quartier et sur la ville de Saint-Brieuc.

Cet article permet de faire un point sur les racines et le développement de cette école mais l'histoire de Diwan à Saint-Brieuc se continue au présent, il n'y a aucun doute là-dessus !

Cet article est loin de retracer toute l'histoire de l'école Diwan dans le quartier de Robien.

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Autres articles à lire dans ce blog

Visites historiques de Robien avec l'école Diwan, en novembre 2021, cliquer ici

La création de l'école Guébriant. ici

Les traces de l'identité bretonne dans le quartier de Robien. ici


A lire sur d'autres sites

Le site officiel de l'école Diwan de Saint-Brieuc, ici

L'actualité de l'école Diwan sur le site du Comité de quartier, ici

Sources

Article dans Le Télégramme du 16 mars 2003

Le Griffon, numéro 17, 1981 ; numéro 77, septembre 1986

Recherches dans les archives de Ouest-France : 27 mars 1987, 29 juin 1987, 11 avril 1991, 26 septembre 1991, 29 octobre 2001, 18 novembre 2002

 

 



L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

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