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| Lucie et Emmanuel Chuberre le jour de leurs noces de Palissandre en 1992 |
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| 11 janvier 1960 Ouest-France |
Pourtant cette
télévision posée sur le rebord de leur fenêtre attirait au début les habitants
émerveillés devant cette image venant de si loin. Ils se souviennent que le
jour du mariage de la reine d’Angleterre, leur salle à manger était pleine de
monde…
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| La maison de la famille Chuberre, rue Ferdinand Buisson |

La même maison de nos jours.
Une rue du lotissement Weill

La rue Ferdinand Buisson, et celles autour, se situent dans le cadre du Lotissement Weill, dont le projet est présenté au Conseil municipal en 1927. C’est le véritable commencement de l’urbanisation du cœur de Robien. Il est constitué par un immense quadrilatère, bordé au sud par le ruisseau du Gouédic, à l’ouest par la rue Jean Jaurès, à l’est par la rue Anne de Bretagne, et traversé en son milieu par la rue du Pont Chapet. L’ensemble est morcelé en 188 lots. Le 19 février 1927, le Conseil municipal se saisit de la demande Monsieur Jules Weill qui projette donc de faire un lotissement de 7 hectares à Robien. Le Conseil fait quelques remarques : « Il y a lieu de ménager une place dans la partie basse de l’ancienne avenue de Robien, les arbres étant conservés… La rue de Robien prolongée ira jusqu’à la rue Jules Ferry… La rue partant du square devra se raccorder à la rue Jules Ferry. Lorsque la Ville aura installé un collecteur d’eau, le lotisseur devra installer à ses frais des égouts dans toutes les voies du lotissement ».
La question des
égouts posant problème, le Conseil remet à plus tard la décision d’imposer
cette contrainte à M. Weill.
La suite se passe le 19 mars 1927 et un accord est trouvé selon
lequel le lotisseur prendra l’engagement de construire des égouts dans les
voies du lotissement, si la Ville construit un collecteur dans les trois ou
quatre ans. Le temps que les
travaux soient finis, le nom de la rue Ferdinand Buisson est donné
officiellement par une délibération du Conseil municipal du 22 juillet 1932. Ferdinand Buisson est à cette époque une personnalité très connue et appréciée de tous les défenseurs de l'enseignement public. Il conçut les programmes qui suivirent les lois de Jules Ferry. Et d'ailleurs, la rue Ferry n'est pas loin, comme la rue Jean Macé, fondateur de la Ligue de l'enseignement.
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| Ferdinand Buisson. Photo du site de l'Assemblée Nationale. |
Beaucoup d’autres rues proches sont également nommées en 1932 dans le cadre de l’extension du quartier de Robien : Rue Anne de Bretagne, Rue Jeanne d’Arc, rue Denis Papin, Rue Aristide Briand, Rue Condorcet, Boulevard Paul Doumer, Rue Louis Hélary, Rue Jean Jaurès, Rue de la Paix, Rue Denis Papin, Rue Albert Thomas, Rue Emile Zola.
Le plan ci-dessous daté de 1935 montre bien par exemple que, dans les rues Aristide Briand ou Ferdinand Buisson, tous les terrains ne sont pas construits...
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| Plan 1935, densité de la population. Archives municipales 5Fi188 |
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| Vue aérienne de la rue Ferdinand Buisson et de ses alentours. Image Google |
Les premiers habitants de la rue Ferdinand Buisson
Dans le recensement de 1936, on trouve la liste des premiers habitants de la rue Ferdinand Buisson :
Côté impair
Au 3, famille Mathurin Jamet
Au 5, famille Morin, veuve Marie
Au 7, famille François Hamon
Au 9, famille Emmanuel Chuberre (né en 1904 à Noyal), Lucie son épouse (née en 1907 à Yffendic), Madeleine (née en 1928 à St Brieuc) et Jeanine (née en 1934 à St Brieuc)
Au 11, familles Yves Jégo, Arsène Léauté, Francis Bérel
Au 13, famille Louis Le Pape
Au 15, famille Eugène Gabriel
Côté pair
Au 4, famille Jean Guillerm
Au 8, famille François Le Tressoler
Au 10, famille François Gouézigou
Au 12, famille Lucien Minec
Du côté impair, au numéro 17, la famille Rondeau va bietôt s'installer puisqu'un permis de construire est déposé le 21 mars 1936. L'entreprise d'Hooghe est chargée de la réalisation. M. Rondeau est chef de gare à Flers dans l'Orne au moment où il envisage de faire construire rue Ferdinand Buisson. 
Plan joint à la demande du 21 mars 1936. Archives municipales 2T38.350
M et Mme Chuberre ont fait l'objet d'articles à plusieurs reprises
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| Noces d'Or de M et Mme Chuberre, 14 février 1977 Ouest-France |
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| Noces de Diamant Chuberre, 60 ans de mariage. Ouest-France 16 février 1987 |
| Noces de Palissandre, 65 ans de mariage. Article Ouest-France 17 février 1992 |
Des curiosités de la rue Ferdinand Buisson
Le saviez-vous ?
La rue Ferdinand Buisson fait 170 mètres de long !
Paroles d'habitants
"En cas de panne de télé, on appelait Monsieur Chuberre. Je me rappelle très bien ; et le soir on regardait "la Piste aux étoiles" réjouis ! " Guylaine Quéméner
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| Lucie et Emmanuel Chuberre |
Délibérations du Conseil municipal. Le 19 février 1927, 19 mars 1927 (vue 257), 22 juillet 1932. Documents en ligne sur le site des Archives municipales
Journal du
Comité d’Animation de Robien. Archives. Mars 1991
Articles de
Ouest-France, 14 février 1977, 16 février 1987, 17 février 1992
Plan 1935, densité de la population. Archives municipales 5Fi188
Recensement de
1936, Vues 154-155. Archives départementales
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| Rue Ferdinand Buisson |












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