dimanche 8 décembre 2024

Les cirques sur la place de Robien à Saint-Brieuc, 1933-1961


La tradition des cirques est très ancienne à Saint-Brieuc mais concernant le quartier de Robien, c'est le Cirque Pinder en 1933 qui est le premier cirque à s'être installé sur la Place du Champ de Foire de Robien. Il sera suivi par tous les grands cirques durant les décennies à venir. 

La place avait été aménagée peu de temps avant pendant l'année 1932, c'est ce qui avait manqué pour que les cirques viennent à Robien plus tôt.

 

1933

Une première trace dans la presse fait état d'une Fête foraine sur la place de Robien durant trois jours les 10, 11 et 12 juin 1933, avec un bal le 11 et quelques jours plus tard, le 18 juin, la venue du Cirque Pinder. Dans la programmation annuelle des fêtes, le cirque Amar avait été pressenti dans un premier temps.

Dans les années 30, d'autres cirques viennent certainement sur la place de Robien sans que l'on puisse citer leur nom avec précision car on peut lire en 1937 un portrait de M. Mouton qui évoque la présence de cirques : "Avez-vous remarqué, dès l'arrivée d'un cirque place de Robien, un bon vieux briochin, toujours souriant, toujours aimable, saluant les artistes forains ? Avez-vous remarqué près de la gare, ce vieillard que l'on appelle le Père Mouton?

M et Mme Mouton 23 janvier 1937 Ouest-Eclair

Il est le troisième de neuf enfants élevés dans le cirque où il a exercé pendant plus de cinquante années comme directeur d'une troupe d'acteurs. Âgé de 87 ans, il connait parfaitement ce milieu et c'est ce qui fait dire au journaliste : "Notre interlocuteur nous témoigne sa joie de voir les cirques, de saluer les enfants de ceux qu'ils a connus jadis et de bavarder avec eux, en rappelant le succès de leurs grands-pères et grands-mères". 

Le portrait complet du Père Mouton est à retrouver dans un article qui lui est entièrement consacré en cliquant ici


1934

En 1934, le Cirque Figuier s'installe sur la Place de Robien. Plusieurs représentations sont données le 15 avril en matinée et soirée, puis en automne, les 21, 22 et 23 octobre.


1937

Le 25 mars 1937, Ouest-Eclair signale dans son agenda du jour  "Au terrain de Robien, en matinée et soirée : représentation du Cirque Amar."

 

1938

Le 3 août 1938 dans Ouest-Eclair, on apprend la venue à Robien du Cirque Bureau dirigé par M et Mme Glasner, "le cirque sans bluff".


Cirque Bureau 1934. Image Cirk75


En octobre 1938, le cirque Pinder avait prévu de donner une représentation mais le chapiteau sera déchiré à cause d'un ouragan.

Pinder à Robien 4 octobre 1938 Ouest-Eclair

 

1939

Une annonce dans Ouest-Eclair fait savoir que le cirque Amar donnera deux représentations le 1er juin 1939 à Saint-Brieuc, place de Robien. Le public peut aussi visiter "le parc zoologique" du cirque avec en particulier un bassin aménagé où l'on peut voir un hippopotame !





Pendant la guerre 39-45

 

Les cirques ambulants ont les pires difficultés pour continuer leur activité pendant la Seconde guerre mondiale. Localement, des forains ambulants stationnent en octobre 1940 à Robien, près du Pavillon Bleu, au 117 rue Jules Ferry.

Un journaliste de Ouest-Eclair passe un long moment à discuter avec "ces travailleurs". Il tient à montrer que ces forains « ont droit à leur place comme tous les Français. Ce sont de braves gens. »

Des enfants reviennent de l’école :« Moi, je ferai du cirque, je sais faire l’équilibre, dit un garçonnet bien dégourdi pour son âge, comme papa et mes oncles… »

 


La visite du camp de Robien se poursuit :

« La guerre pour ces gens a été encore plus pénible que pour d’autres. Il n’y a plus d’essence pour circuler, et d’ailleurs, à quoi bon s’en aller de la région où les évènements les ont surpris…

Voici une famille qui avait deux voitures, elle en a perdu une et il faut vivre à onze dans deux roulottes. Une bombe a coupé un jour, pendant l’exode, l’un des véhicules en deux et on se demande comment les parents n’ont eu aucun mal.


On entend de la musique ; c’est un jeune qui s’exerce voulant à tout prix reprendre le cirque plus tard. Les siens faisaient du cirque et du cinéma dans la région…

Celui-ci a fermé sa loterie, ses balançoires, cessé ses bonbons et son casse-boite ; celui-là a eu le chapiteau de son cirque enlevé et sa tente repliée, le matériel a été perdu, usé, et il faudrait une installation nouvelle, couteuse ». (Extraits de l'édition du 27 octobre 1940 de Ouest-Eclair)

 

Ainsi va la vie pour les gens du cirque et des fêtes foraines en cette fin d'année 1940 à Saint-Brieuc.

 

Après-guerre

Après-guerre, les années 50 et 60 représentent la grande période des cirques et Robien a accueilli tous ceux qui effectuaient leurs tournées dans l'Ouest de la France : Radio-Télé Circus en 55 et 56 et le cirque Amar en 56 et 58, avec son grand chapiteau à 6 mats, ses attractions et "la plus grande ménagerie du monde" !

 

 

1946

L'Aube nouvelle 4 mai 1946

 

1952

Le dimanche 31 août 1952, le cirque Bureau est à Saint-Brieuc sur la place de Robien pour deux représentations.


30 août 1952 Ouest-France

 

1953 

Le jeudi 6 août 1953, le cirque Pinder est sur la place de Robien  "Le plus beau chapiteau du monde"


Les riverains ont peut-être entendu les rugissements des lions géants de l'Atlas, des tigres du Bengale, des panthères noires ou des panthères des Neiges !

Ouest-France 6 août 1953

Le 11 août 1953 dans Ouest-France :
"Le grand cirque est passé. Il ne reste plus sous le chapiteau disparu que les traces de la ville flottante dont le règne fut éphémère sur la place de Robien.
Ainsi va la vie et le cirque lui-même subit l’évolution des temps modernes ; aux flonflons cuivrés de l’orchestre qui faisaient danser les chevaux en ronds, c’est une musique digne des plus grands music-hall qui souligne avec virtuosité les moindres gestes de l’éminent prestidigitateur…et les lions se plient aux exigences du dompteur sous la caresse d’un tango à la mode
".


1954

Le 16 août 1954, le cirque Amar, est à Robien : 12h, la parade de Buffalo-Bill ; 15h et 21h, représentations.

 

 

1955

Le 5 août 1955, Radio-Circus, patronné par Radio-Luxembourg, débarque à Robien. 

L'histoire de ce cirque peut être retrouvée en cliquant ici

 

Image du bloc-notes de Cirk75


5 août 55. Ouest-France

 

1956

Le 5 mai 1956, c'est le cirque Amar qui s'installe place de Robien et il va recueillir un gros succès, devant même refuser des places le samedi : "Le soir, la direction dut refuser des places et de nombreux spectateurs (en puissance) venus par cars ou voitures particulières s'en retournèrent "gros-Jean" comme devant..." (Ouest-France 7 mai 1956)


5 mai 1956. OF

7 mai 1956 Ouest-France


Au début du mois d'août 56, Télé Radio-Circus revient mais avec sa cavalerie anglaise, "son authentique tribu de peaux-rouges", ses acrobates, clowns, otaries, chimpanzés...

Les vedettes de la radio et de la télévision, Roger Lanzac, Marcel Lefort et Zappy Max, assurent l'ambiance. 

Zappy Max, image Cirk75

Pour retrouver l'histoire de Zappy Max, un article sur le blog de Cirk75, cliquer ici




31 juillet 1956. OF

1957

En 1957, la place de Robien va voir s'installer les cirques des Frères Bouglione, Pinder, Bostock Circus, Les trois frères Amar, Télé Radio-Circus et le cirque-zoo Jean Richard !

Le cirque-zoo Jean Richard retient l'attention de Ouest-France dans son édition du 5 juin : "Tout y est ordonné, propre, d'un goût incontestable souvent même marqué d'élégance... Si selon Mahomet, le paradis est sur le dos d'un cheval, Philippe Gruss et Alexis Gruss, doivent se trouver chaque soir au septième ciel... Numéro de grâce aérienne avec Hélène de Vernon... Et c'est après l’entracte, la présentation des fauves, les panthères félines et sournoises de Philippe Gruss ; les lionnes d'Abyssinie. Jean Richard lui-même pénètre dans la cage où sont introduits quatre lions du Soudan. Il nous présente avec la même autorité un groupe de quatre jeunes éléphants... "

 

1958 


Le 15 mai 1958, c'est au tour du cirque Amar de dresser son chapiteau sur la place du Champ de Foire de Robien.


« Le cirque Amar dressera son chapiteau géant à six mâts, sur la place de Robien… Des milliers de personnes se rangeront autour de la piste fleurant bon la sciure pour assister à ce merveilleux spectacle où le courage, l’habileté, l’audace se marient avec l’harmonie pendant que les vagues d’applaudissements déferlent des gradins et montent en vacarme vers la toile du chapiteau.

Cirque Amar 14 mai 1958 Ouest-France

Amar a réussi le tour de force de réunir des numéros que, sans exagération, on peut qualifier d’extraordinaires, les phoques savants de Sautevich, les poneys de Willy Méyer, les zèbres dressés de Otto Suskov, des éléphants dont l’un monté sur un tabouret tournant exécute sur une seule patte un numéro unique au monde.

Tigres et lions adultes feront parcourir des frissons dans l’assistance… »

Deux sportifs font aussi partie du spectacle : Halimi, l’ancien champion de boxe rejoue son combat et Jean Robic, l’ancien vainqueur du Tour de France dans un numéro sur « cycles Roll ».



C’est aussi sans compter sur le formidable numéro de Zavatta, « Le roi des clowns », qui n’est pas un inconnu à Saint-Brieuc car il était déjà venu il y a quelques années. Mais il a aussi vécu à Paimpol pendant l’Occupation allemande. Avec la famille Figuier, il s’était installé à Tournebride où il exploita lui-même un café-restaurant. Zavatta se livrait chaque jour à des pitreries avec son partenaire Jean Figuier. La guerre terminée, Zavatta redevint un grand clown alors que son beau-frère retrouvait son métier de dresseur de chevaux.

(D’après Ouest-France du 13 mai 1958)


Zavatta, photo Cirk75

Le cirque Amar, ce sont 400 personnes avec 120 véhicules (camions, tracteurs, voitures d’habitation, bureaux, fourgons…).

Notons enfin que la visite de la ménagerie est gratuite pour les vieillards et les enfants du Bureau de Bienfaisance.

 

1958

Le jeudi 17 juillet 1958, le cirque Bouglione est à Robien pour deux représentations, une à 15h et l'autre à 21h. Les amateurs de beau cirque ont la chance de voir réunis le cirque Bouglione, Radio-Luxembourg et Radio-Monte-Carlo. Le jeu "Le quitte ou Double" et le radio-crochet seront animés par des présentateurs vedettes.

 


1959


En juillet 1959, pour sa première exhibition en Bretagne, la troupe allemande Traber-Reuz, de renommée mondiale, avec ses quinze funambules, se produit sur la Place de Robien. Leurs pylônes sont installés sur le Champ de Foire de Robien car la Place Saint-Michel n’est pas suffisamment ample. Deux heures de spectacle avec ces spécialistes de l’auto et du moto-rodéo. Leur programme comporte des sauts au tremplin, des passages dans des cercles en feu. Ils évoluent sur un fil à 28 mètres au dessus du sol puis sur un grand pylône de 72 mètres de haut. Des clowns font aussi partie du spectacle et détendent l’atmosphère… 

 

En août, le public peut découvrir une attraction du cirque Amar, dix minutes de fou-rire avec Emilio, le vagabond funambule, l’une des 25 attractions du vrai cirque présenté par les frères Amar et qui a obtenu à Bordeaux l’Oscar du Cirque.(Ouest-France, 6 août 1959)


Cirque à Robien. Ouest-France, 6 août 1959


 

1960

Cirque Amar à Robien 4 juillet 1960. Ouest-France

 Encore une soirée "féérique"...



Le dompteur Maurice Cherey et ses lions. Ouest-France 2 août 1960

Les éléphants équilibristes. Ouest-France 2 août 1960


 

1961

Dans la presse locale, la dernière trace indiquant la présence d'un cirque sur la Place de Robien est celle du 6 août 1961 avec le cirque Amar. Ouest-France précise que le chapiteau à huit mâts permet d'accueillir 5000 spectateurs : "Trois heures de vrai cirque avec fauves, Jerry Landry, équilibriste au trapèze, Les Beppos, cascadeurs comiques, Joy Kay, célèbre contorsionniste, le jongleur Guy Bells". La ménagerie peut également être visitée avec des lions, tigres, panthères, loups, hyènes, bisons, yacks etc.

 

Ensuite les cirques seront localisés Place de la Liberté où un vaste espace peut également les accueillir. Pourtant Stéphane Le Roux en a des souvenirs dans les années 70 : « Avec l’école maternelle Guébriant, on allait voir la ménagerie des cirques sur la place de Robien. On était impressionnés par les fauves. »


Dessin d'André Coupé. 3 avril 1973 Ouest-France

 

Anecdote

"Il est arrivé un jour que la procession religieuse qui se déroulait dans le quartier se passait au même moment que celui où les animaux du cirque devaient aller se mettre au vert. Ils allaient boire et se reposer au bord du Gouédic. Et on a vu alors des éléphants traverser la procession ! ".  

Incroyable mais vrai ! Une anecdote de Jean-Pierre Corouge.

 

Si vous avez des documents ou des témoignages à apporter, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page.

 

 

Retour au sommaire ici

 

 

A suivre :

Portrait de Romain Mouton, directeur de cirque, cliquer ici

Des caravanes pour le monde du cirque et forain, l'entreprise Lefeuvre à Saint-Brieuc, cliquer ici

 

Sources

Archives municipales, dossier de presse des années 90 avec des articles de Ouest-France. 

L'histoire de Radio-Circus est à retrouver sur le très bon blog cirk75, mis en ligne par un passionné de cirque, cliquer ici

L'histoire de Zavatta, blog cirk75, cliquer ici

L'histoire du cirque Bureau, blog de cirk75, cliquer ici

Circus parade, un site dédié au cirque et aux arts de la piste, cliquer ici  

 

 Les cirques à Saint-Brieuc

 

Les cirques ont toujours trouvé des endroits pour s'installer à Saint-Brieuc : Place du Théâtre, Place de Robien, Place de la Liberté, Place Poulain-Corbion...

 

Un cirque place du Théâtre à Saint-Brieuc. Carte postale des années 1900

La Place de la Liberté a toujours été un endroit de choix pour les cirques à Saint-Brieuc, deux exemples en 1933 avec le Cirque Bureau et en 1972 avec le Cirque Bouglione.

Le cirque Bureau à Saint-Brieuc 13 août 1933 Ouest-Eclair

17 juillet 1972 Ouest-France

Dans le cadre de "L'été en fête" en juillet 1995, le cirque nu s'installe Place Poulain-Corbion pour présenter deux heures de musique, de cirque et d'art dramatique. Le Cirque nu évoque une multitude de sentiments et d'émotions et le public peut passer de la gravité au rire...

 

En août 2015, le cirque Fratellini plante son chapiteau sur le parking du Géant Casino dans le quartier des Villages à Saint-Brieuc. Lors des quatre représentations, le public a pu y voir des numéros avec une douzaine d'animaux, des jongleurs, des clowns, de la magie et des prestations acrobatiques...


Le cirque Fratellini aux Villages à Saint-Brieuc, 16 août 2015 Ouest-France


Bien des cirques se sont installés au Parc des expositions à Brézillet, juste un exemple parmi tant d'autres avec le Cirque Médrano en février 2016.

Cirque Médrano à Saint-Brieuc, février 2016, photo Ouest-France



 

Enseignes et inscriptions en train de disparaitre. Quartier de Robien à Saint-Brieuc.


On les voit encore, presque plus, parfois plus du tout ! Alors circulez, il n'y a rien à voir !

Au contraire, prenons le temps de scruter ces enseignes et ces inscriptions qui disparaissent, elles en disent beaucoup sur l'histoire du quartier...


Magasin Mayola, boulevard Carnot

Ci-dessous, photo prise en 2021. Publicité peinte sur un pignon d'immeuble au début de la rue de Robien pour le magasin Mayola situé boulevard Carnot.

 

Rue de Robien, publicité pour le magasin Mayola du boulevard Carnot. Photo RF 2020

 
Le dessin est celui de la boite de cirage Mayola que l'on peut voir dans cette publicité de 1959.

 
Publicité pour le cirage Mayola. Photo RF 2024

 

L'ancien café Daoulas, boulevard Carnot

Ci-dessous, l'enseigne de l'ancien café Daoulas, boulevard Carnot, proche de l'école Diwan.


 
LE CHÊNE DORÉ, 9 rue Jules Ferry
Au numéro 9 de la rue Jules Ferry, il y avait un bar-restaurant dont on voit à peine l'enseigne de nos jours. L'établissement a ouvert dans les années 30.

L'enseigne du Chêne Doré, à peine visible de nos jours. Photo RF

 

Restaurant Le Manguier, 10 rue Jules Ferry

Le O saveurs a replacé Le Manguier. Photo RF 2021

Sous la superbe enseigne de O Saveurs se dévoilent à peine les dernières lettres de l'enseigne du restaurant Le Manguier qui avait eu aussi ses heures de gloire dans la gastronomie briochine.

 

Le garage Le Bahezre, 59 rue Jules Ferry

Garage Honoré Le Bahezre

 

Selon la lumière, les traces apparaissent plus ou moins...


Garage Honoré Le Bahèzre

 
En 2008. Ancien garage Le Bahezre, 59 rue Jules Ferry

 

Rigot-Stalars-Vandesmet, 80 de la rue rue Jules Ferry

L’entreprise Rigot-Stalars s’est installée dans les bâtiments de l’ancienne minoterie Epivents en 1932. L'entrée des bâtiments se situe au numéro 80 de la rue rue Jules Ferry à Saint-Brieuc mais aussi du côté de la rue Emile Zola.

Le nom de l’entreprise Rigot-Stalars, vient du mariage de Justine Stalars, née en 1824 à Lille, 59, Hauts de France et décédée le 3 septembre 1910, à l'âge de 86 ans ; et de Prosper Rigot, né le 5 mai 1818 à Avesnes-sur-Helpe, 59, Hauts de France et décédé en 1886, à l'âge de 68 ans.

En 1967 la filature Vandesmet bien connue dans le Nord de la France s’associe avec les établissements Rigot-Stalars pour donner naissance à la société "Rigot-Stalars & Vandesmet".

Mais l'entreprise finira par fermer, probablement dans les années 70 (la filature Vandesmet a fermé en 1977).

Initiales Rigot-Stalars-Vandesmet. Photo 2020 RF



Le Mont-Carmel, 39 rue du Pré-Chesnay

La dernière trace extérieure, que l’on trouve encore de la présence de l’entreprise Le Mont-Carmel, est cette inscription sur une plaque, 39 rue du Pré-Chesnay.

Photo RF 2021



"Le Pont Henri Martin"

Vers 1965, Francine Gicquel a repris le bistrot au 65 rue Luzel, un peu après le petit pont de chemin de fer qui passe au dessus de la route. Roger Gicquel, le fils de la maison se souvient : "Quand les gens parlaient du bar de mes parents, on disait "Le bar des deux Ponts" et au début des années 50 sur le pont, c'était écrit avec du goudron "Pont Henri Martin" du nom d'un militant communiste, opposé à la Guerre d'Indochine, condamné à cinq années d'emprisonnement pour avoir distribué des tracts hostiles à la guerre..Dans toute la France des manifestants vont demander sa libération. (ci-dessous image du film ciné-archives, visionnage en cliquant ici)


On voit encore des deux côtés du pont ces inscriptions peintes en rouge.

 

Dans le bas de la rue Luzel à Saint-Brieuc. Photo RF


La discothèque Le Triangle, rue Émile Zola

La première discothèque ouverte dans la rue Émile Zola en 1993 avait pour nom Le Palace et sa proximité des habitations avait causé bien des soucis de voisinage. Les riverains n'ont pas plus gardé un bon souvenir de l'implantation de la discothèque renommée Le Triangle et en particulier du double meurtre qui eut lieu à l'été 2000.


Le bâtiment de l'entreprise Flageul, 3 rue Jules Ferry

De nos jours le bâtiment de chez Flageul existe toujours au début de la rue Jules Ferry.

L'emplacement des établissements Flageul. Photo RF 2021

Et si on observe très attentivement on peut encore distinguer l'enseigne peinte : Les fils d'A.Flageul

 

Photo et légende RF 2021.


Un négociant en chevaux : Auguste Gicquel, boulevard Carnot.

L'enseigne effacée du négociant de chevaux, boulevard Carnot



Auguste Gicquel est né le 3 octobre 1860 à St Donan, marié le 13 février 1898 à Plédran avec Thérèse Rouxel. Dans les recensements, il était mentionné comme "courtier en chevaux" ou "négociant en chevaux". 

 

Une ancienne crêperie-restaurant, boulevard Carnot


Pendant les travaux de ce qui allait devenir en 2022 L'arche du Temps,  l'escape game Arche du Temps, la façade sur le 27 bis boulevard Carnot a laissé apparaitre une ancienne inscription "Crêperie restaurant".

 

Un café-restaurant 6 rue Luzel

Au 6 de la rue Luzel, il y a eu un café-restaurant depuis le début du XXe siècle et différents propriétaires ont fait vivre ce commerce. Une légère trace subsistait encore sur la façade dans les années 2020 où l'on pouvait distinguer "Café-Restaurant"...   

 


21 octobre 1989 Ouest-France

Un transporteur, Etesse et Frères, rue François Ménez 

Etesse. Rue François Ménez.

Etesse, arrière du bâtiment visible boulevard Carnot

 

Tapissier-décorateur Au Nid douillet, P. Reux, 89 rue Jules Ferry

Pierre Reux était déjà rue Jules Ferry en 1934 et en 1955.

Ci-dessous, on voit encore la trace de l'enseigne "Au nid douillet. P.Reux. Tapisserie" sur le haut de la maison du 89 rue Jules Ferry.

Au Nid douillet, 89 rue Jules Ferry. Photo RF 2021

 
Au Nid douillet, 89 rue Jules Ferry. Photo RF 2021

 

 

Serrurier Touzé, 42 rue Jean Jaurès

Enseigne de l'atelier de serrurerie Touzé, 42 rue Jean Jaurès. Photo RF 2020


 

 

Café du Champ de foire, 2 rue de Trégueux

Avant les années 1940, à la Croix Perron, au numéro 2 de la rue de Trégueux, il y avait un bar. Cet établissement a été tenu par M et Mme Rault en attendant que leur boucherie-charcuterie finisse d'être construite juste en face, en 1940.
Dans les années 50 et jusqu'au début des années 70, le bar était tenu par M et Mme Mahé. C'était le rendez-vous des boulistes.

Le bar s'est appelé "Café du Champ de foire", comme on le voit sur la photo ci-dessous, à l'occasion de travaux en 2020 qui ont fait apparaitre une partie de ce qui était écrit.

 

Ancien Café du Champ de foire, rue de Trégueux. Photo RF 2020




Retour au sommaire du blog de l'histoire de Robien  ici

 

Si vous avez des renseignements ou des témoignages à apporter sur ces enseignes en train de disparaitre, merci d'utiliser le formulaire de contact...

 

 

 

 

 

 


L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

Le quartier de Robien à Saint-Brieuc s’est vraiment peuplé il n’y a pas plus d’un siècle, mais son histoire présente de multiples intérêts ...