mercredi 12 mars 2025

Le commerce dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc en 1955

Concernant le commerce à Robien, par rapport à 1949, on constate surtout une grosse chute du nombre d’épiceries, les habitudes changent.

Le cheval est moins utilisé et on assiste donc à la disparition des négociants en fourrage et du Maréchal-ferrant de la rue abbé Garnier. L'époque du marché aux cochons se termine et c'est une grosse perte pour le commerce...

C’est aussi la fin des petites menuiseries artisanales installées autrefois dans le quartier.

Par contre, un nouveau secteur se développe autour des métiers de l’habillement. Le quartier va accueillir un tailleur, un magasin de tissus et bonneterie, une chemiserie.

Du côté des services, un docteur et un dentiste s'installent à Robien.

Jean-François Garnier, évoque un autre secteur commercial, celui des marchands ambulants : 

"Dans les années 50-60, parmi les marchands ambulants, dans notre coin de la rue du Pré-Chesnay et  du chemin du Coucou, passait toutes les semaines, Titine de Cesson qui  vendait les "maquereaux frais", de "Sous la Tour", s'il vous plait, poisson que son marin-pêcheur de mari ramenait dans son filet. 

Titine arpentait le  quartier, assise sur la banquette de sa charrette, tirée par un âne. Sa  corpulence était telle, qu'elle prenait toute la largeur du banc. Les rares  fois que son mari l'accompagnait, il devait se faire tout petit pour  occuper un peu d'espace: faits réels ou souvenirs un peu moqueurs des enfants du quartier ? En tout cas, les poissons étaient frais et on aimait bien Titine de Cesson."

(Un article complet sur Titine de Cesson est à retrouver dans ce blog en cliquant ici)

D'autres anciens habitants du quartier racontent aussi qu’au début des années 60, il y avait aussi un marchand ambulant de poisson qui criait « maquereaux frais » sur sa drôle de mobylette-triporteur.

De son côté, le rémouleur s’installait dans la cour de l’immeuble à côté du Square Barillot, rue Edgar Quinet.

Ces témoignages sont passionnants car les marchands ambulants échappent complètement aux sources d’archives traditionnelles. Les non-sédentaires ne sont répertoriés ni dans l’annuaire téléphonique, ni dans les annonces dans les journaux !


Parole d'habitants

Andrée Quinio est née dans les années 40 à Robien, elle livre quelques souvenirs de l'ambiance commerciale de la rue Guébriant dans les années 50.

"Au milieu des années cinquante, l'essentiel de la rue Guébriant est déjà urbanisé. Elle n'a pas beaucoup changé. Elle a toujours été aussi calme. Mes parents et moi ensuite, nous avons en fait tenu le seul commerce de la rue (un salon de coiffure). Mais nous n'avions aucun problème pour faire nos courses à cette époque. Tout le quartier de Robien était commerçant. 

Comme nos voisins, nous fréquentions la petite épicerie de madame Georgelin, située quasiment à l'angle des rues Guébriant et de Robien. La petite rue calme comptait tout de même trois entreprises : les transports Flageul, Kervégant et les bureaux de Le Bigot. Ces deux dernières s'étaient spécialisées dans la vente en gros de pommes de terre. Ce qui valait souvent à Guébriant le doux surnom de Rue aux Pommes de terre. »

Ouest-France, 23 janvier 1997

 

Beaucoup de données recueillies proviennent d'une recherche effectuée dans l'annuaire 1955.


 

En plus des commerces, les entreprises, les artisans et les services figurent également dans cette liste car tous font partie du "tissu" du quartier.  

 

Si vous avez des documents ou des témoignages à partager, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page.

 

Aciéries

Société des usines Sambre-et-Meuse, 82 rue Jules Ferry

  

Alimentation (particuliers)

Bougeard, épicerie, 34 rue Luzel. 

Les demoiselles Bougeard tenaient cette épicerie proche de la rue du Coucou.

Carrée-Mafart, Alimentation, 47 rue abbé Garnier

Chevalier L, maraicher-épicier, 35 rue Luzel

Corcy Gustave et son épouse Eugénie (née Lecoq), 46 rue Jules Ferry. Sous la marque GAM en 1955 puis sous la marque Végé à partir de 1956. Les enfants du quartier aimaient bien acheter des bonbons dans cette épicerie !

Mme Eugénie Corcy était la soeur de M. Le Coq qui tenait lui aussi une épicerie mais au numéro 35 de la rue Jules Ferry !

Mme Corcy est malheureusement décédée en juillet 1961 à l'âge de 47 ans et c'est peut-être ce qui entraîné un changement de propriétaire de l'épicerie ? (à confirmer). Le pas-de-porte du 46 rue Jules Ferry a ensuite été occupé par des salons de coiffure, juste à côté du traiteur Ferchal.

Annonces 10 janvier 1956. Ouest-France



Georgelin, épicerie, 22 rue de Robien (peut-être une épicerie en gérance dont M et Mme Georgelin étaient les propriétaires?)


Jégard, épicerie, 49 boulevard Hoche, à côté de l'église, à l'angle de la rue Jeanne d'Arc (en 1959). Pierre Jouan tenait à cet endroit un magasin de fruits et légumes avant 1945. 

Fin 2024, des travaux ont été réalisé sur cette maison, laissant apparaitre une enseigne (voir ci-dessous).

49 boulevard Hoche St Brieuc. Photo RF
Au 48 boulevard Hoche, travaux en 2024.

Enseigne de l'ancienne épicerie. Photo RF novembre 2024

Jouannigot Prosper, épicerie, 60 rue Jules Ferry, propriétaires de 1948 environ jusqu'à 1957, puis remplacés par M et Mme Gaston Carré.


Le Chaix, veuve, alimentation, 49 rue abbé Garnier

 

Le Coq, épicerie, 35 rue Jules Ferry, sous la marque GAM en 1955. 

C'est ce pas de porte (proche de la pharmacie) qui est tenu un peu plus tard par Pierre Méheut et qui est cité dans l'article sur le commerce en 1973. Pierre Méheut est déjà mentionné comme tenant cette épicerie dans un article de Ouest-France du 27 février 1958.

Annonce, 25 décembre 1955. Ouest-France


L'Hôtellier Pierre, bar-épicerie, 60 rue Luzel (de 1942 à 1957)


Pécheux, ou "Bar des deux Ponts", 65 rue Luzel.

C'était un bar-épicerie tenu par François Pécheux dans les années 30 et jusqu'au début des années 60.

Poirier, épicerie générale au 139-141 rue Jules Ferry tenue par "Le père Poirier" et sa femme (le fils, Paul, va devenir plombier à la même adresse avant les années 60). "La famille Poirier possédait le seul téléphone accessible au sud de Robien dans les années 50 jusqu'à l'installation d'une cabine publique le long du Champ-de-Foire de Robien".(Témoignage de  Dominique Soufflet)

 

Rouallan, bar-épicerie-restaurant, 61 rue Luzel

 

Ruellan Henri et Josette, bar-épicerie, 28 rue de Trégueux.

 

Thomas, épicerie, 11 ou 13 rue Jules Ferry

Epicerie Thomas rue Jules Ferry. Photo transmise par Jean-Yves Thomas.
 

Sur cette photo, une partie de la famille Thomas est réunie devant l'épicerie rue Jules Ferry. La photo date des années 40 et montre cette devanture avant qu'elle ne soit transformée par la suite. L’enfant au premier plan au milieu est François Thomas, né en juin 1937. François Thomas après avoir vécu dans le quartier de Robien est resté très attaché à la ville de Saint-Brieuc et à son histoire. Il était le fondateur et directeur de l’Imprimerie briochine, implantée par le passé au 36, rue Saint-Guillaume, un établissement qu'il avait dirigé de 1965 à 1999 (fermé en 2009). Ce grand collectionneur possédait des milliers de documents, dont plus de 30 000 cartes postales sur sa ville d’origine. Il laisse derrière lui plusieurs ouvrages illustrés de cartes postales, comme Saint-Brieuc il y a 100 ans. Il avait aussi beaucoup contribué au travail de l’association Les Bistrots de l’Histoire. Il est décédé en février 2023, il avait 85 ans. (Eléments biographiques réunis à partir de l'article de Ouest-France lui étant consacré au moment de son décès)

François Thomas. Photo Ouest-France


Alimentation (en gros)

Établissements Blin et Daigneau, 3 rue Jules Ferry

Gautier-Pinson, alimentation pour volaille, 3 rue de Robien (annonce dans Ouest-France du 22 mars 1957, ci-dessous)

 


Mayola, boulevard Carnot

Ci-dessous, photo de 1959. Le magasin Mayola est en bas de l'image, le long du boulevard Carnot, à côté de la quincaillerie en gros Le Tinier-Morin.


 

Ci-dessous, photo prise en 2021. Publicité peinte sur un pignon d'immeuble au début de la rue de Robien pour le magasin Mayola situé boulevard Carnot.

 

Rue de Robien, publicité pour le magasin Mayola du boulevard Carnot. Photo RF 2020



Appareil et jeux pour cafés

Poilane Ferdinand, 8 rue Guébriant

 

1952. Ouest-France


 

Auto-école

J. Bourdé, auto-école, tourisme, poids-lourds et transport en commun, 12 rue Anne-de-Bretagne (en 1959).

 

28 octobre 1959 Ouest-France

 

Bâches imperméables

Rigot-Stalars, bâches, ficelles, 80 rue Jules Ferry

 

Publicité dans le livret du Concours agricole 1955

 

Beurre (détail)

Cabon Jean, œufs, beurre, volailles. 31 rue Jules Ferry.

Jean Cabon était agent du contentieux, il avait aussi la fonction de conseiller municipal. Avec sa femme, il élevait des poules à l'arrière de leur maison de la rue Jules Ferry et vendaient leurs produits dans leur boutique. 

 


Lamandé, beurre et œufs, rue du Pré Chesnay (de 1953 à 1958)

 

 

Bières (dépôt)

Le Ray et Fils, 59 rue Jules Ferry

 

Biscuiterie

Rabin P, biscuiterie, 17 boulevard Carnot

 


 

Bobinage, moteurs électriques

Déplanque Paul, réparation et bobinage, rue Danton

 

Bois de construction

Le Cornec Jean, négociant en bois, 40 rue Émile Zola

Roy Ernest, bois, impasse Jules Ferry

S.C.A.C, 12 boulevard Carnot

 


 
S.C.A.C 29 août 1958 Ouest-France

 

Boucherie

Boucherie Boujeant J, 5 rue Anne de Bretagne

Boucherie-charcuterie Boschat, 28 bis rue Aristide Briand

Boucherie-charcuterie, Le Moulec, 46 rue Jules Ferry

Boucherie Rault Marc, 1 boulevard Hoche

Boucherie Rault. Photo RF

 

Boulangerie

Boulangerie Buchon Francis, 23 rue Jean Jaurès (prend la suite de Gelgon), M. Buchon faisait la tournée quotidienne des rues éloignées pour la vente avec sa voiture.

Radenac Jean, 20 boulevard Hoche, en descendant sur la gauche du boulevard. A partir de 1946.

Un article complet sur la boulangerie Radenac (Jean et son fils Jean-Claude) est à lire en cliquant ici

 

Un autre article sur l'incendie du fournil en 1957 est à retrouver dans la page sur les catastrophes à Robien, en cliquant ici

Pierre Radenac

 

M. Dugué (en 1956) puis Rabin Pierre, boulangerie au 17 boulevard Carnot (Toutes les personnes qui ont tenu cette boulangerie sont mentionnées dans l'article sur le commerce en 1980-1990, ici)


Parole d'habitants

Au début des années 60, le patron de la boulangerie-pâtisserie du 17 boulevard Carnot s'appelait Cocheril et il faisait la tournée  quotidienne des rues éloignées pour la vente "au cul de la 2CV".

Dominique Soufflet, ancien habitant de Robien

 

Brique

Rivière-et-Letort, briquetier, 5 rue abbé Garnier

 

Cafetiers (et restaurants) 

voir aussi les articles sur les bistrots classés par rues à partir du sommaire


Bauchat André, bar, 33 boulevard Carnot

Bernard, café-restaurant, 23 boulevard Carnot

Bougeard, café-restaurant à l'angle de la rue de Robien et du boulevard Carnot 

 " La plupart des grossistes faisaient une pause au milieu de la nuit et venaient au bar Le Bon Coin pour le casse-croûte" 

 

Bougeard, 10 rue Jules Ferry (restaurant)

Hamon, café, 14 rue Luzel

Jouéo veuve, café-restaurant, Le tout va bien,113 rue Jules Ferry

Le Mée Jean, café-restaurant, 2 rue Jules Ferry

Poinsignon, café, 49 rue Jules Ferry

Ruellan, Henri et Ernestine, 28 rue de Trégueux

 

Publicité dans le livret du Concours agricole 1955

 


Caoutchouc

Glémot, rue du Pré Chesnay (M Glémot, 49 rue Luzel)

 

 

 

Caravanes (fabrication)

Le Feuvre, fabrique de caravanes, 6 impasse Ferry

 

Charcutier

Cado, 11 rue Jules Ferry

Salliot Raymond, charcutier, 33 bis rue Jules Ferry (déjà en 1950 et jusqu'en 1965 au moins).

 

Chemises

Morin, tissu, chemiserie, 39 rue Jules Ferry

 

Chevaux (Marchand de)

Gicquel, boulevard Carnot

 

Cidre en gros

Morin, 54 rue Jules Ferry

 

Chiffons

Thomas Jean,  21 rue Jules Ferry

 

Cimentier

Zochetti, ciment, fabrication d’agglomérés, 32 rue Jules Ferry

 

 


Coiffeur

Le Bail Annick, coiffeuse, 14 rue Albert Thomas (Le prénom de Mme Le Bail nous donne l'explication de la plaque de marbre rose bien visible au dessus de la porte de la maison "Ker-Annick")

Maison 14 rue Albert Thomas. Ker Annick. Photo RF

 

 Brisbard Robert, 15 rue Jules Ferry

Ci-dessous, dans cet article de Ouest-France du 22 janvier 1957, on reconnait Robert Brisbard, coiffeur rue Jules Ferry, tout à fait sur la droite. Il fait partie des membres du bureau de l'association des artisans coiffeurs.

M. Brisbard à droite avec son manteau et son écharpe, et au centre François Thomas, coiffeur à St Brieuc. Photo Ouest-France, 22 janvier 1957

 

M. Jean Mérienne, 4 rue du Pont Chapet, on peut encore voir sa devanture qui n'a pas beaucoup changé (à partir de 1953 et au moins jusqu'en 1958). Le lavoir public se trouvait juste à côté du salon de coiffure.

Jean Mérienne était très actif dans le comité des fêtes de Robien. 

 

Salon de coiffure Mérienne, 4 rue du Pont Chapet.


Ancien salon de coiffure. Etat actuel. Photo RF


Lucien Mounier, coiffeur, 41 boulevard Carnot.

L'annonce de Ouest-France, ci-dessous, du 29 septembre 1956 indique la date précise de l'ouverture du salon de coiffure de M. Mounier le 2 octobre 1956. Ce pas-de-porte a disparu (Résidence Carnot).

 


Georges Potiron, salon de coiffure, 15 rue Jules Ferry (fermeture officielle en 1985). M. Potiron a pris la suite de M. Brisbard.  

Georges Potiron, né en 1919, marié avec Marguerite Bertho, décédé le 20 décembre 2003, cérémonie en l'église Sainte-Anne-de-Robien.

Renseignements d'état civil supplémentaires sur Georges Potiron avec sa fiche sur le site Généanet en cliquant ici

 

Ci-dessous, M. Potiron vu par l'écrivain Christian Prigent

"Coiffeur Potiron en nylon vert d’eau, chef colle Gomina et peigne sur l’oreille après le balai du soir du cheveu et poil de pratiques chus sur le carrelage, jauge nouvelle enseigne peinte de frais en rose : Si un pote y va, tous les potes iront".

 


Conserves (fabricants de)

Conserverie Porcher et frères, boulevard Carnot (prend la suite de Dandicolle et Gaudin)

 

Papier à en-tête.

 

Constructions métalliques

Forges et Laminoirs

 

 

Cordonnerie

Dans les années 50-60, dans un simple garage, entre le numéro 5 et le numéro 7 de la rue Anne de Bretagne, un cordonnier avait son magasin (Au n°5 il y a eu une boucherie).

Garage du milieu, ancien atelier du cordonnier de la rue Anne de Bretagne.

Au 37 boulevard Hoche, à l'angle de la rue Jean Jaurès, Francis Mercier ouvre une cordonnerie en 1957 qu'il tiendra jusqu'en 1962. Les lieux ne ressemblaient pas à ce que l'on voit aujourd'hui puisqu'un grand terrain vague descendait le long du boulevard Hoche, vers la Croix Perron. C'est sur ce terrain qu'a été construit un immeuble de 4 étages en 1969 (article en cliquant ici)

Boulevard Hoche. Image Google Earth

 

La famille Mercier habitait au 2ème étage de la maison. 

Un article de Ouest-France daté du 26 novembre 1958 nous montre le cordonnier "Francis Mercier, que l'on voit ici au banc de finissage de son échoppe". Mais il s'agit dans cet article d'honorer ses exploits sportifs : "Huit victoires, quatre places de second, cinq de troisième etc. ont hissé le cordonnier de la rue de Robien au premier plan du cyclisme briochin." Le champion du V.S.B ne se risquera pas dans le cyclo-cross car il confesse "avoir les jetons sur les pentes savonneuses" !

L'article se termine ainsi : "Culture physique, sérieux constant et travail soigné sont, pour l'heure, ses seules préoccupations"

Francis Mercier, rue de Robien 26 novembre 1958

Par la suite Francis Mercier ouvre un magasin en 1962, rue du Maréchal Leclerc à Saint-Brieuc (où son fils Jean-Jacques travaillera jusqu'en décembre 2021, article ici) et un atelier de fabrication de pantoufles, également dans les années 60, dans la zone industrielle de Chaptal. Il va y employer jusqu'à 25 salariés.

Ci-dessous, photo de l'atelier avec au premier plan à droite Francis Mercier et derrière lui, son père, Pierre Mercier.

Photo de la famille Mercier.
Jean-Jacques Mercier, photo Ouest-France 2021

Couvreur

Davy François, 1 rue de Robien

 

Crêperie

Une crêperie a été tenue au 17 boulevard Carnot de 1960 jusqu'en décembre 1963 par Monique Mahé, fille de M et Mme Le Coidic (pension de famille au 7 boulevard Carnot). La crêperie a ensuite était tenue par Simone Aubin au milieu des années 60.(Renseignements fournis sur Facebook par Patricia Alland qui a passé sa petite enfance dans cette crêperie)
Crêperie avec la devanture verte

 

Déménagements et transports

Le Bail transport, boulevard Carnot

Transports Flageul, 26 boulevard Hoche

 

Dentiste

Poidevin, chirurgien-dentiste, 60 boulevard Hoche

 

Docteur

Docteur Bardon, 28 rue Jean Jaurès

Docteurs Garnier et Taillanter, clinique rue abbé Garnier

 

Droguerie

L'économique, Mme Le Hénaff, 19 rue Jules Ferry 



 

Électricité

Electro-Entreprise, 53 boulevard Carnot

 

Entreprises générales de bâtiment

Rideau, entreprise, boulevard Hoche

Société Commerciale d’Affrètement et de Commission ; charbon, bois, matériaux de construction, 12 boulevard Carnot

Gélard François, entrepreneur de bâtiments, rue de Tréfois

 

Entreprise de travaux publics

Le Moullec, travaux publics, 36 rue Aristide Briand

 

Garages

Garage Gicquel (Buisset un peu plus tard), 21 Jules Ferry

Lorand Jean, mécanique, électricité, auto, boulevard Hoche prolongé

Luisetti, garage, rue Jean Jaurès

Travadon, garage, 131 rue Jules Ferry

 

Hôtel

Tout va bien (1étoile), Mme Jouéo, 113 rue Jules Ferry


Huiles (voir Pétrole)

Albéric, boulevard Carnot

Publicité dans le livret du Concours agricole 1955

 

Laiterie

Laiterie, rue Jules Ferry, à côté du garage Gicquel

 

Machine-outils

Ranjouan et Masse, machine outils, 4 rue du Pré Chesnay

 

Matériaux de construction

Gaudu matériaux, 18 Jules Ferry

Hervé R, 24 rue Jean Jaurès

Le Cornec, 16 rue Jules Ferry

Rideau, boulevard Hoche

Rivière et Letort, 5 rue abbé Garnier

S.C.A.C, 12 boulevard Carnot

 

Publicité dans le livret du Concours agricole 1955

 

Matériel de pâtisserie

Chaumet, rue Bir-Hakeim


Meubles de cuisine

Meubléco, meubles de cuisine, 34 rue Émile Zola (ce magasin sera détruit en 1964 par un incendie, voir l'article sur les catastrophes à Robien, cliquer ici)


Peaux récupération

Pradat, peaux brutes, 47 rue Jules Ferry

 

Peinture (entrepreneur)

Sylvain Robic, 71 rue Jules Ferry

6 juin 1958 Ouest-France

 

Peintures (fabrication ou dépôt)

Comptoir général des couleurs et vernis, dépôt rue Émile Zola et magasin rue Houvenagle.

Société bretonne pour la fabrication de peintures, rue Émile Zola

 

Pharmacie

Pharmacie Tirel, 41 rue Jules Ferry, a repris l'officine de Georges Mahuzier.

 

Pétrole, huiles et essences

Pétrole Shell Berre (société des), district et dépôt, 28 rue Émile Zola

Socony Vacuum Française (carburant qui deviendra la Mobil Oil Française), 32 rue Emile Zola

 

Plants de légumes

Conan-Poulain, plants de légumes, 49 rue du Pré-Chesnay

Coopérative agricole du Finistère, 7 rue abbé Garnier

 

Plombier

Guinard, chauffage et plomberie, 77 boulevard Hoche

Mélard, plombier, 13 boulevard Hoche

Cette maison au numéro 13 du boulevard Hoche date de 1956, elle est bâtie sur cave. Il y avait alors M. Mélard, un plombier et s’y trouvait également son magasin. Les camions pouvaient rentrer par le côté. Sur la rue on voyait la porte du magasin et la porte de la maison.
Dans les années 90 cette maison  a été rénovée. Les propriétaires se sont inspirés de la façade du grand magasin Eurodif dans la rue Saint-Guillaume pour faire une façade en grès céramique au lieu du crépi habituel. On peut noter qu’un autre bâtiment est revêtu avec la même technique, il se situe au début de la rue de Robien (longtemps siège de l’entreprise de construction C.L.G).

Début des années 90 avant la rénovation de la maison du 13 boulevard Hoche.

 
Maison du 13 boulevard Hoche, ex magasin Mélard.


Poissonnerie

Poissonnerie :  M et Mme Nachez, 28 rue Aristide Briand (commerce repris par M. Crocq dans les années 60)

Annonce 19 décembre 1960

Pommes de terres en gros ou semences

Le Bigot, légumes, engrais, 6 Jules Ferry

Deschamps J, pommes de terres, semences, 4 rue Guébriant

Fédération nationale des producteurs de plans de pommes de terre, 19 rue de Robien

 

Primeurs

Ramio, fruits et primeurs, 31 rue de Robien

M et Mme Ramio en 1971 devant "Le Tourbillon"

 

Produits du sol

Kervégant, produits du sol, 8 boulevard Hoche

 

Représentant de commerce

Guyonnet Émile, pulvérisateur, produits insecticides, 9 boulevard Hoche.

Émile Guyonnet, marié avec Eugénie Boscher, était ingénieur agricole, Chevalier du Mérite agricole et représentant de commerce. Après avoir combattu en 14-18, il était spécialisé dans la protection des végétaux depuis 1920.

Au commencement de son activité à Saint-Brieuc (au moins) en 1939, il était situé au 46 boulevard Hoche et déménagera ensuite en 1941 au 9 boulevard Hoche. Il vendait des pulvérisateurs, des insecticides et fongicides pour le traitement des plantes et la destruction des parasites animaux et végétaux. C'était l'époque où on utilisait sans problème le DDT, présenté comme un produit "sans poison" !

Émile Guyonnet remporta de nombreuses récompenses à des concours et expositions agricoles.

Après son décès le 18 juillet 1950, "la maison Guyonnet" a continué ses activités dans le quartier de Robien.

Stand de présentation des produits de M et Mme Guyonnet

1939. Papier à en-tête. Archives municipales 3L140

Publicité dans le livret du Concours agricole 1955

 

Serrurier

Touzé, boulevard Hoche, après le carrefour de la rue Jules Ferry.

 

Tailleur

Tanguy Joseph, tailleur, 30 rue de Robien

 

Tapissier

Reux Pierre, tapisserie, literie, 89 rue Jules Ferry

 


 

Télévision-radio

Comptoir Armoricain Electrarmor, 29 boulevard Carnot. Des publicités sont publiées dans Ouest-France du 3 mai 1957 au 24 avril 1959.

Socradel17 mai 1957 Ouest-France

Publicité 7 décembre 1957 Ouest-France

 
28 juin 1957 Ouest-France

 

Tissus

Rolland, tissus, bonneterie, 11 rue Jules Ferry

 

Transports

Lamy Roland, transporteur, rue Condorcet

Ricard, transports, 100 (ou 109) rue Jules Ferry

Le Brun (Manche-Océan), rue Jean Macé

 

Vins en gros

Guével et Rio, vin en gros, 14 Jules Ferry (prend la suite de Buvat)

 

 

Paroles d'habitants

Dans un article de Ouest-France daté du 18 avril 1995, Pascal Monchoix patron du restaurant « Au bon coin », ainsi que plusieurs habitants témoignent de l'évolution de la rue de Robien autrefois si vivante.


« Au bon coin » témoin de l'évolution du quartier 

depuis quinze ans

La rue de Robien, située dans le quartier du même nom, est une artère de l'arrière-gare SNCF qui rejoint le boulevard Carnot et le boulevard Hoche. Elle longe également le haut de la place Octave Brilleaud, plus communément appelée place de Robien. Depuis une vingtaine d'années la diminution de l'activité économique et commerciale a changé les habitudes des riverains.

« Avant, il y avait une super-ambiance dans cette rue », explique Paulette Jouan, 49 ans, employée du bar-hôtel-restaurant « Au bon coin » depuis 22 ans. 

« Plus haut sur la place il y avait le marché aux cochons ». C'était juste après la seconde guerre mondiale. Alain Laudren, retraité, résident dans la rue se souvient : « La place n'était pas bitumée. C'était un champ. Le marché aux cochons s'est arrêté dans le milieu des années 50 ». Dès lors les cochons ont laissé place au marché de gros. « Je ne travaillais pas encore au restaurant », explique Paulette Jouan. « J'étais employée chez un détaillant de fruits et légumes. Avec mon patron nous venions chaque jour faire nos provisions. C'était super. Chaque grossiste avait son emplacement. Tout le monde se connaissait ».

Le marché de gros débutait vers une heure du matin, pour se terminer vers huit heures. « Le bon coin ouvrait ses portes à quatre heures », souligne Paulette. « Il était tenu par la famille Bougeard. La plupart des grossistes faisaient une pause au milieu de la nuit et venaient au bar pour le casse-croûte ». Alain Laudren se rappelle surtout des matins où il quittait la rue pour rejoindre son travail. « On enjambait les cagettes pour sortir de la maison. Le plus agréable c'était les odeurs de fruits et légumes qui se dégageaient de la place ».

A partir de la fin des années 60, la vie de la rue a commencé à changer. Le marché de gros s'est installé à Brézillet, enlevant à la place l'âme qui la caractérisait depuis l'époque du marché aux cochons. « A partir de là, l'activité du quartier a baissé », précise Pascal Monchoix, le patron de restaurant.

 

Retour au sommaire, ici


Liens

Les bars sont classés par rues et font l'objet d'articles spécifiques que l'on peut retrouver à partir du sommaire.

Les entreprises citées font aussi l'objet d'articles spécifiques.

Ci-dessous, liste par ordre alphabétique de tous les commerces de Robien dans l'annuaire 1955.

 

Sources

Annuaire 1955, mais l'annuaire n'indique que les commerces qui ont le téléphone et tous ne l'ont pas, l'annuaire n'est qu'un indicateur... 

Annonce Ouest-France,12 décembre 1953. Poilane

Concours agricole, 1955 Place de Robien

Témoignages sur les marchands ambulants (années 60) de Sylvie Lamy et Marc Vazel dans un forum Facebook en Janvier 2022 ("Tu sais que tu viens de St Brieuc").

Souvenirs de Dominique Soufflet sur Jean Cabon, la pharmacie Tirel...

Souvenirs de M. Jouéo à propos du cordonnier de la rue Anne-de-Bretagne.

Christian Prigent, page 348 Grand-mère Quéquette. Editions P.O.L, extrait à propos du coiffeur M. Potiron. 

 

LISTE ROBIEN ANNUAIRE 1955

Bauchat André, bar, 33 boulevard Carnot

Bernard, café restaurant, 23 boulevard Carnot

Etablissements Blin et Daigneau, aliments en gros 3 rue Jules Ferry

Boucherie Boujeant J, 5 rue Anne de Bretagne

Boucherie-charcuterie Boschat, 28 bis rue Aristide Briand

Boucherie-charcuterie, Le Moulec, 46 rue Jules Ferry

Bougeard, café rue ferry

Coiffeur Brisbard Robert 15 rue Jules Ferry

Boulangerie Buchon Francis, 23 rue Jean Jaurès

Cabon Jean, œufs, beurre, volailles. 31 rue Jules Ferry

Charcuterie, Cado 11 rue Jules Ferry

Carrée-Mafart Alimentation, 47  rue abbé Garnier

Chevalier L, maraicher-épicier, 35 rue Luzel

Conan-Poulain, plants de légumes, 49 rue du Pré Chesnay

Conserverie Porcher et frères, boulevard Carnot

Comptoir général des couleurs et vernis, dépôt rue Emile Zola

Coopérative agricole du Finistère, 7 rue abbé Garnier

Déplanque Paul, réparation et bobinage moteurs électriques, rue Danton

Deschamps J, pommes de terres, semences, rue Guébriant

Docteur Bardon, 28 rue Jean Jaurès

Electro-Entreprise 53 boulevard Carnot

Fédération nationale des producteurs de plans de pommes de terre, 19 rue de Robien

Forges et laminoirs

Garage Gicquel 21 Jules Ferry

Gaudu matériaux 18 Jules Ferry

Gautier-pinson, aliments en gros, 3 rue de Robien

Geoffroy Constant, représentant en sacherie, 100 bis boulevard Hoche

Gélard François, entrepreneur de bâtiments, rue de Tréfoix

Gicquel, chevaux

Glémot, rue du Pré Chesnay (M Glémot, 49 rue Luzel)

Guével et Rio, vin en gros, 14 Jules Ferry

Guinard, chauffage et plomberie, 77 boulevard hoche

Guyonnet, pulvérisateur, produits insecticides, 9 boulevard hoche

Hamon, café, 14 rue Luzel

Jiquel, garage 21 rue ferry

Jouan, entreprise Zocchetti 32 Jules Ferry

Jouéo veuve café-restaurant, Jules Ferry

Kervégant, produits du sol, 8 boulevard Hoche

Lamandé, beurre et oeufs, rue du Pré Chesnay

Lamy Roland, transporteur, rue Condorcet

Le bail Annick, coiffeuse, 14 rue Albert thomas

Le Bail transport, boulevard Carnot

Le Bigot, légumes, engrais, 6 Jules Ferry

Le Bihan directeur Guébriant

Le Chaix, veuve, alimentation, 49 rue abbé Garnier

Le Charpentier, Rigot-Stalars 80 Jules Ferry

Le Cornec Jean, négociant en bois, 40 rue Emile Zola

Le Feuvre, fabrique de caravanes, 6 impasse Ferry

Le Mée jean, café-restaurant, 2 Jules Ferry

Le Moullec, entreprise de travaux publics, 36 rue Aristide Briand

Lorand jean, mécanique, électricité, auto, boulevard Hoche prolongé

Luisetti, garage, rue Jean Jaurès

Meubléco, meubles de cuisine, 34 rue Emile Zola

Morin, cidre en gros, 54 rue Jules Ferry

Morin, tissu, chemiserie, 39 rue Jules Ferry

Pétrole Shell Berre (société des), district et dépôt, 28 rue Emile Zola

Pharmacie Tirel, 41 rue Jules Ferry

Poidevin, chirurgien-dentiste, 60 boulevard Hoche

Poilane F, appareil et jeux pour cafés, 8 rue Guébriant

Poinsignon, café, 49 rue Jules Ferry

Pradat, peaux brutes, 47 rue Jules Ferry

Rabin P, biscuiterie, 17 boulevard Carnot

Radenac Jean, boulanger, 20 boulevard Hoche

Ramio, fruits et primeurs, 31 rue de Robien

Ranjouan et Masse, machine outils, 4 rue du Pré Chesnay

Rault marc, boucher, 1 boulevard Hoche

Reux, tapisserie, literie, 89 rue Jules Ferry

Ricard, transports, 109 rue Jules Ferry

Rideau, entreprise, boulevard Hoche

Rigot-Stalars, bâches, ficelles, 80 rue Jules Ferry

Rivière-et-Letort, briquetier, 5 rue abbé Garnier

Rolland, tissus, bonneterie, 11 rue Jules Ferry

Roy E, bois, impasse Jules Ferry

Salliot, charcutier, 33 bis rue Jules Ferry

Société bretonne pour la fabrication de peintures, rue Emile Zola

Société commerciale d’affrètement et de commission, charbon, bois, matériaux de construction, 12 boulevard Carnot

Société des usines Sambre-et-Meuse, 82 rue Jules Ferry

Socony Vacuum Française (carburant qui deviendra la Mobil Oil Française), 32 rue Emile Zola

Tanguy Joseph, tailleur, 30 rue de Robien

Thomas Jean, chiffons, 21 rue Jules Ferry

Transports Flageul, 26 boulevard Hoche

Travadon, garage, 131 rue Jules Ferry

Zochetti, ciment, fabrication d’agglomérés, 32 rue Jules Ferry

 


 

 


Les bistrots de Robien, boulevard Carnot à St Brieuc

 
 
 
La Passerelle, un bar encore ouvert au 33 Boulevard Carnot !

 
En fait, le seul bar qui continue d’assurer la fonction d’un bar de quartier à Robien est « Le bar de la Passerelle », un bar-tabac-loto-journaux qui résiste bien. Il est situé 33 boulevard Carnot. C'est un lieu où se retrouvent les habitués et les passants de plus en plus nombreux avec le déplacement de la gare routière du côté Robien. Ce bar a une existence plus longue qu’on peut le croire à priori, aux environs de 1900…
 
Dans les années 30, c'était le café de Aimé et Victorine Lainé. Ils étaient inscrits comme "cafetiers" mais faisaient aussi les chambres et la vente du tabac.

Pendant les années d'occupation, c'est Marguerite Bauchat qui tenait le "Café-Tabac-Chambres". Elle s'est particulièrement distinguée par son action dans la Résistance. Son histoire est racontée dans un autre article consacré à "Robien pendant la Seconde Guerre mondiale".
 
Jusque dans le milieu des années, l'endroit était connu son le nom de "Chez Bauchat" ou "Hôtel Bauchat".
 
Le café de la Passerelle. Carte postale ancienne (années 30?)

 
En 1956, Ludovic et Marguerite Le Liboux ont pris la succession de Mme Bauchat.

Années 70. Bar de la Passerelle à Saint-Brieuc. Photo Ville de Saint-Brieuc.

Et dans les années 90, c'est Marcel Daniel qui tenait le Bar de la Passerelle puis Didier Bebin (autour de 1998). 
Philippe et Lydie Robert ont repris l'affaire en 2005 et ils l'ont tenue jusqu'en 2021.
 


 
Les débitants de boissons dans le boulevard Carnot avant 1900
En 1891, dans le recensement de la population on a déjà la liste des débitants mais il est difficile de les situer car les indications ne sont pas précises. Notons, Jean-Marie Durand et sa femme Louise Guégan, Aimée Hamon (épouse du forgeron Louis Dilly), Brieuc Le Dily et sa femme Marie-Anne Audrain.
En 1896, dans le recensement de la population les débitants sont mentionnés avec peu de précisions sur la localisation. On retrouve Jean-Marie et Louise Durand, Brieuc et Marie-Anne Dily ; En plus il y a Marie Mesléard.
En 1901, on apprend le nom de quatre propriétaires de débits de boissons dans la rue Carnot : au début de la rue Marie-Anne Dily, née Audrain;  Jean-Marie Busson ; Guy Michel et plus loin, Marie-Françoise Maffart née Jean. 
En 1905, la presse relate un fait divers qui ne met pas en valeur la sécurité dans cet endroit de Saint-Brieuc mais cette histoire aurait très bien pu arriver en centre-ville !
 
22 Mai 1905 Ouest-Eclair

Nous présentons ci-dessous les bars que l'on peut encore localiser facilement de nos jours.


 
AU BON COIN, LE MAT'XANDRA, Caramel et compagnie, numéro 3
Dans le boulevard Carnot au numéro 3, en 1931 on trouve Rosalie Le Coq comme restauratrice. Et en 1936 il y avait le restaurant de Marcel et Rosalie Le Bras (née Lecoq).
Plus tard, au moins dans les années 50, on trouvait à cet emplacement le bar « Au Bon coin ».
Ce bar avait autrefois comme propriétaires les soeurs Bougeard qui avaient aussi un bar au 10 de la rue Jules Ferry.
Au bon coin. 1960. Document André Bougeard
 
Publicité dans le livret du Concours agricole, place de Robien 1955

En 1955, la fanfare du C.O.B vient célébrer la Fête des rois au restaurant du Bon-Coin, tenu alors par M et Mme Bougeard.
Restaurant Le Bon-Coin, boulevard Carnot. 10 janvier 1955 Ouest-France

4 novembre 1957 Ouest-France

Publicité dans le journal Le Griffon. 1966


La reprise du Bon coin par Pascal Monchoix

Pascal Monchoix était bien connu dans le quartier de Robien dans les années 80-90 pour avoir tenu le bar-hôtel-restaurant Le Bon Coin, à l’angle du boulevard Carnot et de la rue de Robien à Saint-Brieuc, à partir de 1981. Puis il avait transformé l’établissement en pizzéria en lui donnant le nom de Mat’Xandra en 1999.
Le nouveau nom, le Mat’Xandra était formé à partir des prénoms des enfants, Mathieu et Alexandra.  

Pascal Monchoix était né à Saint-Brieuc, puis avait suivi une formation à l’école hôtelière de Plésidy de 1975 à 1978. 
Pascal Monchoix en 2011, archive de Ouest-France
 
Travaillant pendant la saison touristique au Val-André et Erquy, il part ensuite aux Etats-Unis une année en Floride. Revenu en Bretagne, il exerce son métier à Rennes au Duguesclin, un restaurant étoilé. Et c’est ensuite qu’il s’installe dans le quartier de Robien avant de relever un nouveau défi, avec son épouse Chantal, en 2006, à l’Hôtel du Parc et au restaurant La Cotriade puis en 2015 à Lannion avec la Brasserie Le Ro An.
Pascal Monchoix était aussi très impliqué dans l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) dont il était adhérent depuis 1984 et élu vice-président en 2014.
Il est décédé en avril 2024, âgé seulement de 64 ans.
(d’après un article de Nadia Le Saux dans l’édition de Ouest-France du 27-28 avril 2024) 

En 2008. Image Google street

En 2008, Jérôme Jégo, jusque-là pizzaïolo avec les anciens propriétaires, a repris le restaurant-pizzeria Le Mat'Xandra, un bar-restaurant pouvant accueillir jusqu'à soixante couverts.
Le Mat'xandra en 2014. Photo André Bougeard
 
Dans les années 2010-2020, cet établissement continue de fonctionner et sous le nom de "Caramel et Compagnie".
Jérôme Jégo, repreneur du Mat'Xandra en 2008

 
A LA DESCENTE DES MARCHANDS, LE CAFÉ DES CHEMINOTS puis LE SYMPATIC, LE ZEN, numéro 7- 9
Café-Hôtel Mahoudo. Photo Famille Mahoudo, transmise par Jimmy Tual.

Mathurin Mahoudo, est né en 1866 à Hémoustoire (22). Il est inscrit dans le recensement de 1906 comme débitant au 9 boulevard Carnot.

Le bistrot s'appelait "A la descente des marchands". Cet établissement faisait aussi "Chambres et écuries" comme l'indique l'enseigne. 

Marcel Honoré Mahoudo naît le 2 septembre 1907 à Saint-Brieuc. Il est le fils de Mathurin Mahoudo et d’Éléonore HAMONIC (née en 1879 à St Gonnery). Il passe son enfance à Saint-Brieuc. Ses parents tiennent le café hôtel situé à Robien au 7 boulevard Carnot face à la gare de Saint-Brieuc

Il épouse Maria Darcel (1911-2007) le 29 juin 1931 à Saint-Brieuc. Le couple a deux garçons. Il décède le 21 février 1961 à Saint-Brieuc. Il est inhumé au cimetière communal Saint-Michel à Saint-Brieuc.

(D’après le témoignage de Jean-Claude Mahoudo, recueilli par Jimmy Tual lors d’un entretien le 19 avril 2016).

 

Mahoudo, boulevard Carnot (erreur du journal qui indique boulevard Hoche) 20 juin 1925 Ouest-Eclair
 
En 1931, le nouveau propriétaire est René Leroy, mentionné comme "cafetier". En 1936, c'était le restaurant de Rosalie Tréhorel. Monsieur Tréhorel était très connu dans le quartier parce qu'il avait un car appelé "L'Hirondelle de Robien". Il emmenait les gens du quartier au bord de la mer, juste au dessus de la plage du Valais.

1940. Facture. Dossier 3 L 140 Archives municipales

Les propriétaires suivants s'appelaient Le Coidic. Le Café Coidic est mentionné en 1957 dans Ouest-France mais Joseph et Aline Le Coidic ont tenu l'établissement de 1953 à 1963. La petite fille des Coidic précise dans un courriel que "beaucoup d'ouvriers venaient dans cette pension de famille". Les Coidic avaient quatre filles dont l'aînée, Monique Mahé, a tenu la crêperie avant que la boulangerie Rabin s'installe boulevard Carnot.
Plus tard, à cet emplacement, on avait "Le Café des Cheminots". Il était appelé aussi "Chez Pincemin". 
L'établissement est devenu ensuite Le Sympatic, ouvert dans les années 70. Les clients de l'époque appréciaient particulièrement les grillades avec des sarments de vigne dans la cheminée. Les fagots restaient sur le trottoir quand ils étaient livrés.
Le Sympatic en 2008. Image Google street

Le Sympatic, photo Eric Bergeronne

Ce café-restaurant a changé ensuite de style et de nom et il a pris pour nom « Le Zen ».
Ouest-France 26 septembre 1995

Ouest-France 26 septembre 1995


Publicité dans Le Griffon, 1970, numéro 17.


Publicité dans le journal du CAR. Juin 2009

 

LE BAR DU 15 BOULEVARD CARNOT 
En 1906, on a Caroline Busson, née Le Bras, comme débitante au numéro 15

 
DAOULAS, L'EXPRESS ou CHEZ COLETTE,  CHEZ JACKY, numéro 23
Mais, en 1906, dans le boulevard Carnot au numéro 23, il y avait aussi le bar de Marie-Françoise Louargant, débitante. Puis ce sont Jean et Marie Perron, recensés en 1931. Ensuite, Louis et Sidonie Lorant, sont recensés en 1936. 
Dans les années 50-60 c'est monsieur Bernard qui tenait ce café. Ensuite, dans les années 60, les patrons habitaient rue de Robien. C'est Antoinette qui tenait l'établissement, elle était mariée avec Claude Daoulas. C'est ce qui explique  ce que l'on voit encore sur l’enseigne peinte "DAOULAS". Au dessus, "Dom Rémy", c'est une marque de vin bon marché. 
 
Café Daoulas. Photo André Bougeard, juin 2011

 
D'après les souvenirs de Jean-Claude Le Chevère, dans les années 70, le patron devait faire du basket, ou il avait quelques liens avec La Vaillante. 
Le 10 avril 1974, ouvre l'Ely-Bar. L'établissement fait aussi snack-restaurant.
L'Ely-Bar 10 avril 1974 Ouest-France


Le bar a changé de nom bien plus tard et s'est appelé "Chez Colette" dans les années 90" quand Colette Troadec tenait l'établissement puis "Chez Jacky" car le patron était Jacky Troadec.  
Ensuite on l'a connu sous le nom de l’Express et cet établissement a fermé en 2009. 
 
L'Express en 2008. Photo Google street
  

Le Daoulas est l'avant dernier bistrot de Robien ayant résisté à toutes les fermetures !
23 bld Carnot. Café Daoulas. Photo RF





Au 29, une crêperie-restaurant
Une crêperie-restaurant (qui faisait peut-être bar?) a existé au 29 boulevard Carnot comme le prouve cette partie d'enseigne découverte (et très vite recouverte!) en 2021.
Qui connaît encore son histoire ?
 
29 Boulevard Carnot Photo RF. 4 Novembre 2021

 

Bar de M et Mme Hellio, numéro 31
 
En 1931 et 1936, on trouvait au numéro 31 Yves et Marie Hellio, inscrits comme "débitants". 
Le 31 boulevard Carnot à St Brieuc


 

La tournée des bistrots de Robien continue ici...
 

Bistrots boulevard Hoche
Bistrots rue de Trégueux

 
Et pour Mme Bauchat, toute son histoire dans   "Robien pendant la Seconde Guerre mondiale".


 

Si vous avez des commentaires ou des documents sur l'histoire de Robien, vous pouvez utiliser le formulaire de contact en haut à droite de la page. Merci d'avance.

 

 
 
Retour à la maison (le sommaire) ICI
 
 
 
 
Sources
 

Archives municipales, dossier de presse des années 1996 et 1998 avec des articles de Ouest-France. 

Archives départementales en ligne. Recensement de la population 1901, 1906, 1911, 1936.

Site internet, greffe du tribunal de commerce. 

Souvenirs de Guy Flageul, André Bougeard, Jean-Claude Le Chevère





samedi 8 mars 2025

Richy et ses copains, un groupe de rock à Robien. 1988

Le 24 février 1988, dans Le Télégramme, Pierre Fenard fait le portrait d’un groupe de rock de Saint-Brieuc qui répétait boulevard Carnot « dans le local étroit de l’arrière-cour des vieilles écoles de Robien ».
Cette bande de copains n’avait pas encore de nom mais
ils comptaient s'appeler Trashtub ou Toxique-West. On y trouvait Jean-Noël Loncle (guitare), Marc Roussel (guitare), David Alain de Brest (batterie)et Jean-Yves Guinamant (chanteur), alias Richy. 

Tout d'abord il faut préciser que le groupe avait fini par se trouver un nom : "Trash tube on TV"La formation du groupe a été de courte durée, 2 ans et demi tout au plus, sans concert. Avant plusieurs membres de ce groupe avaient déjà constitué une autre formation du nom de Die grunderen.

En mars 2025, en demandant sur deux Facebook locaux si des gens se souvenaient de ce qu'étaient devenus ces jeunes rockeurs, nous avons eu des réponses !

Le Télégramme, portrait de la semaine, 28 février 1988

Les membres du groupe, 37 années plus tard

Marc Roussel : « Après Saint-Brieuc, je suis parti habiter sur Rennes. J’ai joué dans d’autres groupes dont les Slumlords, Les Mass Murderers et les Trotskids. Alain le batteur est à Rennes et a joué avec les Porto pack. »
Précisons que Mass Murderers est l'un des plus grand groupe Français de Punk hardcore. Il a été formé à Saint-Brieuc début 1994 avant de partir sur Rennes.

Marc Roussel (Marco sur la photo) sur le site Massprod, ici

Jean-Noël Loncle est toujours dans la musique et dans le secteur de Saint-Brieuc. Il s'étonne de voir resurgir cet article après tellement d'année et précise : "Marc Roussel et moi, nous sommes de vieux amis et nous sommes retrouvés il y 5/6 ans, peut-être 7... On a quelques nouvelles d'Alain par moments, nous nous voyons très rarement malheureusement, quand a Richy, plus aucun contact depuis 1989". 



Si vous avez des renseignements pour compléter cet article sur ce groupe de rock, merci de laisser un message sur le formulaire de contact, avec vos coordonnées mail pour que je puisse vous répondre.

 

Retour au sommaire du blog de Robien ici 

 

Sources

Le Télégramme 28 février 1988, un article de Pierre Fenard

Site de Massprod, ici

Correspondances et témoignages de Jean-Noël Loncle et Marc Roussel à partir du groupe Facebook "Tu es de Saint-Brieuc si..."  



 

L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

Le quartier de Robien à Saint-Brieuc s’est vraiment peuplé il n’y a pas plus d’un siècle, mais son histoire présente de multiples intérêts ...