vendredi 2 janvier 2026

Les habitants du quartier de Robien à Saint-Brieuc et la guerre d'Algérie.

A partir de 1950, les jeunes appelés, à partir de leur vingtième année, passaient devant « le conseil de révision » et étaient jugés aptes ou inaptes au service militaire pour une durée de 18 mois, d'autres choisissaient de s'engager.

Au moment de la guerre d’Algérie, à partir de 1954 et jusqu’en 1962, certaines classes ont prolongé leur période de service militaire jusqu’à 30 mois. De nombreux jeunes gens du quartier de Robien ont été concernés par cet appel sous les drapeaux à cette époque...

Certains cherchaient des moyens d'y échapper. Alors que la guerre d’Algérie pointe, un copain de Claude, qui était aux pompiers de Paris, lui conseille de tenter les épreuves d’entrée. Claude, ce jeune de Robien, en âge de partir, raconte :  « Il y avait tellement de demandes pour éviter d’être enrôlé en Algérie qu’il fallait être sacrément sportif parce qu’ils pouvaient se permettre de trier parmi les candidats. J’en ai bavé, mais j’ai réussi, grâce à la boxe. Je suis donc entré dans le régiment des sapeurs-pompiers de Paris en 1959. »

En dehors des pages générales dans les journaux, la presse locale publiait régulièrement des photos des soldats en Algérie, éloignés de leurs familles. Ces photos ressemblaient plus à des équipes sportives qu’autre chose et lors des rares permissions, ces jeunes n’étaient pas très bavards. Peu de choses filtraient sur "les évènements d'Algérie" que l'on ne nommait pas encore une guerre. 

22 septembre 1956 Ouest-France


Dans l'article ci-dessus du 22 septembre 1956, on note le nom de Pierre Alleno de Saint-Brieuc.

Dans l'article du 2 septembre 1958, on note le nom de Bernard Bizeul de Langueux.

10 juillet 1959 Ouest-France

Ci-dessus, les aviateurs bretons, on a debout à gauche, Joël Douarin, fils de M et Mme Douarin, cafetiers rue du Port et à droite, Robert Lorand, de Saint-Brieuc, "le sympathique sportif briochin". Et ci-dessous (1960), on a Claude Campeyrot de Saint-Brieuc et Belloeil (1961).

4 novembre 1960 Ouest-France Claude Campeyrot de St Brieuc, en bas à droite

En bas à gauche, Belloeil de Saint-Brieuc. 6 décembre 1961 Ouest-France

L’irruption de la violence de ce conflit apparaissait dans la page de Saint-Brieuc de Ouest-France lorsqu’il y avait un mort au combat.

C'est ce que nous allons découvrir pour ce qui est du quartier de Robien.

 

Des habitants du quartier de Robien ont perdu la vie dans ce conflit.

Yvon Morin

Le décès d'Yvon Morin ne donne lieu qu’à un bref communiqué dans la rubrique des obsèques.

Yvon Albert Alain Morin, né le 19 décembre 1936 à Saint-Brieuc, a été tué à Alger en Algérie le 28 juin 1957 dans sa 21eannée. Yvon Morin était soldat. Ses obsèques ont eu lieu en l’église Sainte-Anne-de-Robien le mercredi 4 septembre 1957. Il a été inhumé au cimetière St Michel à St Brieuc.


Michel Robin

Michel Robin est né le 31 janvier 1935 à Saint-Louis au Sénégal.

Il a été tué le 16 avril 1958 à Afir Azazna en Algérie. Il était sous-lieutenant et entrait dans sa 24e année. Ses obsèques ont eu lieu en mai 1958 en l’église Sainte-Anne-de-Robien. Certainement en raison de son grade, une photo et un texte ont mis en lumière ce décès. 

Obsèques de Michel Robin, 31 mai 1958 Ouest-France

La messe fut célébrée par M. l’abbé Beaurepaire, recteur des Villages, assisté des vicaires Clogensou, aumônier militaire et la conduite au cimetière par M. L’abbé Lemordant, recteur de Robien. Les drapeaux des anciens Coloniaux, de l’Union Nationale des Combattants et de F.F.I rendaient les honneurs. On notait la présence de militaires comme celles du commandant Castel-Barou, représentant le colonel Le Moniès de Sagazan et du commandant Perrin, commandant le 2e bataillon du 38e R.I.T ou encore celle d'officiers de l’état-major. Des représentants des associations patriotiques, de la gendarmerie et de la police assistaient également  à la cérémonie.

 

La recherche ne fait que commencer sur ce sujet, alors si vous avez des éléments pour compléter cet article  (photos, témoignages...) merci d'utiliser le formulaire de contact en haut à droite. 

 

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"Il est important de se souvenir, pas uniquement pour les appelés qui prennent de l’âge mais aussi et surtout pour leurs familles, enfants et petits-enfants, qui doivent connaître l’Histoire".

Armelle Bothorel, fille du général de la Bollardière. Ouest-France, Hillion, 18 mars 2022


Sources

Site Mémoire des Hommes, Yvon Morin, cliquer ici

Ouest-France, 3 septembre 1957, Yvon Morin

Site Mémoire des Hommes, Michel Robin, cliquer ici

Ouest-France, 31 mai 1958, Michel Robin

Ouest-France, 4 novembre 1960

Ouest-France 19 octobre 2021. Témoignage de Claude Corack sur la boxe.

 

 

 

 

jeudi 1 janvier 2026

Les fêtes foraines de Cesson (22). 1906-1970

Les fêtes foraines se déroulaient traditionnellement dans le pays de Saint-Brieuc à partir du printemps. La fête de Pordic commençait, suivie par celle de Cesson le dimanche et lundi de Pâques. Les marchands forains se déplaçaient ensuite au Légué, puis à Robien pour terminer avec une grande fête foraine qui durait un mois entier sur la Place du Champ de Mars à Saint-Brieuc. La fête foraine de Cesson correspondait au pardon depuis les années 1900 et peut-être bien avant... Une carte postale ancienne de Cesson en 1906 atteste de la présence d'un manège devant l'église au moment du pardon...

Carte postale du pardon de Cesson 1906.
 

1911

Un article de Ouest-Eclair daté du 18 avril 1911 fait mention de la fête foraine en parallèle du pardon de Cesson : "Quantités de baraques foraines étaient installées sur la place publique et firent de superbes recettes". On apprend aussi que pour la journée du pardon, le public avait été admis à pénétrer dans le parc de la "ruine historique de la Tour".

18 avril 1911 Ouest-Eclair

 

1939 la Fête foraine de Cesson

Fête à Cesson 10 avril 1939 Ouest-Eclair

Comme en 1936, 1937 et 1938, pour se rendre à la Fête de Cesson, des trains partent de la gare de Saint-Brieuc toutes les 15 minutes à partir de 13h30 et de Cesson, toutes les 15 minutes aussi de 13h30 à 19h. Une réduction de 50% est appliquée pour  les enfants de 4 à 10 ans. 

"Cesson est le point d’attraction des briochins le jour de Pâques…Cette année nous avons remarqué à l’arrivée au bourg par les chemins de Ginglin, de Toupin et de Langueux, une foule de promeneurs qui profitaient du beau temps…Puisque le temps était superbe et les attractions nombreuses, il y eut évidemment de la gaité..." Extraits de Ouest-Eclair, 10 avril 1939.

Bertrand Gicquel se souvient : "Mes grands parents se sont rencontrés à la fête foraine de Cesson dans les années 30, sur les chevaux de bois". (Forum facebook Cesson, 22 novembre 2024)

1940 à Cesson, l'inquiétude plane. Et quelle plume ce correspondant de Ouest-Eclair !

« La Fête de Cesson, le Pardon comme on dit encore, quoique cette assemblée ne soit plus qu’une fête profane et tout uniquement une fête foraine, la fête de Cesson donc a battu son plein, c’est bien de le dire, le dimanche et le lundi de Pâques, selon une tradition lointaine. C’est en tout cas une tradition qui n’est pas près de se perdre. Que de monde dans le bourg ! On eut dit que tous voulaient saisir cette occasion de s’amuser qui paraissait un  fruit rare en notre époque sévère, devant un avenir voilé.

Le temps fut un peu de la partie : le soleil fut l’après-midi vainqueur des nuages sombres du matin. Aussi les forains ne firent jamais tant d’affaires, surtout dimanche. Tout tournait sans arrêt. On faisait la queue interminablement aux chenilles pour attendre son tour. Il en était de même aux balançoires tournantes dites « casse-gueule ». Le vieux et pathétique manège mixte de cochons, de chevaux, de voitures avait lui-même un honorable succès avec sa clientèle de bambins. Les cochons en avaient l’air tout fiers et ils « rosissaient » avec éclat.

Les confettis eux-mêmes étaient là, malgré la cherté du papier, mais c’était sans doute des vieux stocks qu’on liquidait. Quoi qu’il en soit, ils voltigeaient un peu partout, par petites pincées, et non plus à bonnes poignées comme autrefois : c’est l’ère de la vie chère et des restrictions ! Cela n’empêchait pas les demoiselles d’en être parsemées…

Il y avait là aussi des tirs, des loteries, des boutiques de jouets, de friandises et des clients pour tout le monde ! Les auberges et cafés regorgeaient de buveurs car, je vous le demande, peut-il y avoir une fête sans gosiers altérés ? Une vieille Cessonnaise fuyait les bousculades en filant dans une rue plus calme.

- Non, non, j’irai pas à leur fête ! disait-elle à un passant, qué qu’j’irais faire là ? Regarder quoi, les machines qui tournent ? Ça m’étourdit ! C’est bon pour les jeunes… » 26 mars 1940 Ouest-Eclair

La fête de l'année 1946 est également marquée par un grave bagarre...

Cesson 26 mars 1940 Ouest-Eclair

1941

Un article du 19 mars 1941 dans Ouest-Eclair nous apprend que la fête foraine de Cesson se déroule le dimanche et le lundi de pâques "comme avant-guerre". Une autorisation ayant été obtenue par la mairie auprès du colonel allemand en charge de cette question. La venue d'un cirque pour les 5 et 6 avril est également annoncée.

Fête à Cesson 19 mars 1941 Ouest-Eclair

 
Cesson 11 avril 1941 Ouest-Eclair

1945

La fête foraine se déroule le lundi 2 avril (calendrier des fêtes).

1946

La fête foraine se déroule le 21 avril.

1947

La fête foraine se déroule les 6 et 7 avril (calendrier des fêtes)

 

1948

La fête foraine s'est bien passée contrairement à celle du Légué perturbée par le temps. "C'est Cesson qui était le gros point d'attraction de la foule briochine...La jeunesse s'y donna de tout coeur et l'âge mûr y prit bien aussi sa petite part, tant à l'occasion des réjouissances traditionnelles qu'auprès des établissements forains qui avaient placé leurs tentes en ce faubourg éloigné où la population elle-même est réputée pour son enthousiasme naturel. Aussi les manèges, loteries, tirs et autres attractions connurent-ils la faveur d'un public nombreux et joyeux." Ouest-France 30 mars 1948

Fête à Cesson 30 mars 1948 Ouest-France

 

5 avril 1948 Ouest-France

 

1950 à Cesson

Les préparatifs de la fête pascale de Cesson se déroulent toujours dans une grande effervescence : les industriels forains montent les manèges, les électriciens vérifient les lignes, les enfants se donnent rendez-vous sur la place du bourg, les cafés s'approvisionnent en boissons fraiches, en charcuterie fine et sandwiches. Le père Liscouët, l'un des doyens de la place et M. Jouyaux, dépositaire de Ouest-France, retrouvent les forains habituels comme les Décamps (voir le portrait en fin d'article). 

"Les promeneurs ont défilé sans arrête à la fête en écoutant la musique des pick-up, les chants en vogue, les boniments des uns et des autres, pour soulever les éclats de rire, sympathiser avec le public, faisant oublier quelques instants nos soucis, au milieu de la poussière et du vent. La fête de Cesson reste, malgré la crise financière, la grande fête des familles briochines, celle de la jeunesse, et des commerçants du bourg et aussi celle des marins-pêcheurs qui ne manquent pas de choquer le verre de l’amitié".

(Ouest-France du 11 avril 1950)


Ci-dessous, Mme veuve Derrien, la doyenne des foraines briochines, vend des confettis à la jeunesse. Mme Derrien est bien connue avec ses jeux, son bazar, sa confiserie. Elle est accompagnée par ses filles.

Fête foraine à Cesson, Mme Derrien au centre. 11 avril 1950 Ouest-France

1951 à Cesson

Autour du manège à Cesson. 27 mars 1951 ouest-France
 
"Ce jour-là, la population du centre et de tous les faubourgs se rend à pied, en car, à bicyclettes, pour respirer l'air pur de Cesson, goûter la délicieuse saucisse chaude, le pâté incomparable dans les cafés du bourg, les brioches chaudes du pays, le bon cidre tel que l'aiment les Cessonnais.

Jusqu'au soir, la jeunesse a défilé devant les balançoires, les chenilles, les loteries, les boutiques de bonbons, de gâteaux, de délicieux berlingots, les petits bazars, les manèges d'enfants, les loteries et tirs, envahissant les autos-tamponneuses, s'engouffrant au dancing ambulant, lançant  les balles de sciure et les confettis, tout cela dans une atmosphère de fête foraine, dans le bruit des pick-up et divers manèges".
 

1952 à Cesson

A Cesson. Le Télégramme. 1952

En 1952, Le Télégramme évoque la fête foraine de Cesson :
"Un soleil d'été, une chaleur douce, un dimanche de Pâques, avaient incité les Briochins à se rendre en foule, à la traditionnelle fête de Cesson qui obtint un succès considérable. On se pressait, on se bousculait sur la petite place du bourg entre les manèges, les tirs et les loteries que dominait placidement le clocher de l’église. La jeunesse joyeuse a pris d'assaut les casse-gueule, les chenilles, les auto-tampons, tenté sa chance à la roue de la fortune, rivalisé d'adresse au tir à la carabine. Après s'être grisés de tours de manèges, les promeneurs s'évadaient vers la vieille Tour ou vers les grèves, fuyant le bruit de la foule".

Ce texte et cette photo ont été retrouvés par Pierre Perrin et oubliés dans le Facebook Cesson et la baie de Saint-Brieuc.

 

1953 à Cesson

"Les balançoires près du Pont de Cesson", 7 avril 1953 Ouest-France

 

Monique Tanghe se souvient

 "J'ai connu les fêtes foraines de 1954 à 1960. Que de bons souvenirs ! Une année ma mère a gagné à la loterie une belle poupée bretonne. Cette poupée a trôné sur le lit de mes parents en déco pendant des années et nous enfants avions l'interdiction de jouer avec.
Un autre souvenir : Ma mère ne voulait pas que j'aille dans les "casse gueule " trop dangereux vu mon jeune âge, aussi je devais me contenter des avions comme mon frère et ma sœur ; le forain avait bien repéré que nous étions 3. J'attrapais souvent le pompon donnant droit à un tour gratuit du coup ma mère repayait un tour à mon frère et ma sœur. Au bout de plusieurs tours ma mère m'a demandé de ne plus prendre le pompon ! 
 

A l'époque le manège avec des balançoires on l'appelait " Le casse-gueule ". A Cesson, Il était situé près de l'église, ce manège me fascinait mais j'étais trop jeune pour monter dessus".

Ce casse-gueule était placé Rue de la République et ensuite derrière l’église.

« A l’arrivée du bourg, sur un terrain ayant appartenu autrefois aux Chemins de fer des Côtes-du-Nord, il y avait le manège des balançoires et les autos-tampons de M. Décamp , nécessitant un vaste emplacement, étaient installées sur la route du cimetière ».

Sur la place de l’église on retrouve les tourniquets-loteries, les roues de la fortune, les bouteilles de vin, les étalages d’ours en peluche et de poupées bretonnes, les chanteurs ambulants, les diseuses de bonne aventure, la charmeuse de vipères, les étalages de cocardes et d’objets souvenirs.  

D'après l'édition du 7 avril 1953 de Ouest-France


La course de petits chevaux. 7 avril 1953 Ouest-France


1954 à Cesson

Des jeunes de Ginglin à la fête de Cesson. 20 avril 1954 Ouest-France

1955 à Cesson
 
Une attraction à la fête de Cesson. 12 avril 1955 Ouest-France

La foule dans la rue de la République à Cesson.12 avril 1955 Ouest-France
 
On vient de très loin à la fête de Cesson pour "humer l'air salin, passer agréablement l'après-midi et la soirée en compagnie des sympathiques Cessonnais, faire les cent pas dans la grande rue du bourg et tourner autour des attractions foraines. Il n'y a plus de marchands de farine comme autrefois, mais des marchands de brioches, de saucisses roulées dans des galettes, des marchandes de frites, de berlingots, de caramels, de nougats et de chewing-gum. Le "mazout" ne manque pas dans les cafés : il coule dans les verres, remplaçant la bolée d'autrefois...
L'acrobate, les chiens savants, le monstre des mers, la voiture d'Hitler formaient les principales exhibitions de la fête et la salle de bal ambulante attirait la jeunesse désireuse d'évoluer sur la piste et se dégourdir les jambes. Pendant ce temps, la musique de pick-up lançait ça et là des airs en vogue, créant l'ambiance de la fête foraine. " Ouest-France 12 avril 1955

 

1956 à Cesson

A la fête foraine de Cesson. Une loterie particulièrement bien achalandée retient l'attention d'un nombreux public. 6 avril 1956 Ouest-France

  

1957 à Cesson

A la fête foraine de Cesson 23 avril 1957 Ouest-France

Devant l'église, les avions Descamp à la fête foraine de Cesson 23 avril 1957 Ouest-France

Édition de Ouest-France du 23 avril 1957 : "Favorisé par les vacances pascales et un temps printanier d'une douceur exceptionnelle, la fête foraine de Cesson a connu une affluence record".

 

1959 à Cesson
 
Fête foraine de Cesson, les avions Descamp. 31 mars 1959 Ouest-France
 
"Malgré un temps pluvieux (du moins le dimanche), la fête foraine de Pâques a connu à Cesson son traditionnel succès". Ouest-France 31 mars 1959
 
Ce n'est pas à Cesson mais c'est le même manège...Photo publiée par Dominique Majean sur le Facebook Forains d'autrefois


1960 à Cesson

Les manèges des avions en cours de montage à Cesson. 15 avril 1960 Ouest-France

"Dans les années 60 dimanche et lundi de Pâques, la fête foraine drainait les jeunes des alentours, beaucoup venaient à vélos ou en mobs.
Dans la rue de la République la famille Quinio tenait pour l'occasion un garage à vélos. Monnayant quelques pièces on pouvait y laisser son 2 roues, alors sous bonne garde.
On allait faire un tour d'auto-tampon, de balançoire, s'exercer au tir à la carabine ou prendre un ticket à la loterie Toto... sans oublier la barbe à papa où la pomme d'amour. Le lundi c'était le grand prix cycliste de la corniche cher à Monsieur Dupoirier. Une époque sym
pa ! " Jean-Yves Houron (Forum Cesson, 22 novembre 2024)
 
1968 à Cesson
 
Fête foraine à Cesson, les avions Descamp 16 avril 1968 Ouest-France

 

1970 à Cesson

Fête foraine à Cesson 31 mars 1970 Ouest-France

 
"Les manèges modernes ont détrôné les chevaux de bois et leur musique métallique, mais les enfants ont la facilité de prendre l'avion, de tourner sur place et de voir le public d'un peu plus haut que sur la murette voisine". 
Ouest-France 31 mars 1970.

La fête foraine de Cesson existait encore à la fin des années 90 et se déroulait sur le grand parking devant le bar Le cessonnais.
 

  

Souvenirs, souvenirs

 

"C'était le bonheur ! "  

Aude Briens

 

Les petites autos Figuier. Photo de Noël Briens, avec sa soeur et ses parents au second plan. Photo publiée dans le Facebook de Cesson, 22 nov 2024
 

Souvenirs des petits coups de main...

"Nous allions toquer aux portes des caravanes afin de leur de mander s'ils voulaient de l'eau que nous allions chercher au niveau du café de la place Jules Verne afin d'avoir des tickets pour la fête. Je me souviens d'un jerricane plus lourd que moi, arrivé un peu usé à l'arrivée". Christian Lugrezi


"Nous on allait chercher des boulets de charbon sur la ligne de chemin de fer au niveau du tunnel pour vendre à M. Langlais qui habitait rue de la Tour et on pouvait s’acheter des tickets pour le casse-gueule". Yvonne Hervé.


"On aidait à monter ou démonter les manèges. Démonter c'était mieux, on trouvait quelques pièces à terre". Blaise de Tartos

Souvenirs des familles de forains

"La famille Décamp était très généreuse, elle nous laissait des tickets gratuits en compensation du stockage de quelques pièces de dépannage dans un grenier de la ferme de mes parents. C’était la fin des années 40". Maurice le Vaillant

 
"Madame Deschamps était sympa, outre le paiement, elle nous donnait des tickets de manège. Ils en avaient plusieurs : chenille, auto-tampons (casse-gueule ?)... Avec ma sœur, on n’y avait pas le droit ! Pas assez sécurisé, et pas convenable pour des jeunes filles !
Dans mon souvenir, la chenille était devant l'église à droite, les auto-tampons, devant "La Providence", et le casse-gueule devant "L'économique", le manège des enfants à gauche de l'entrée de l'église
".
Christiane Gaillard

"La Loterie Toto attirait un monde fou à côté de la confiserie qui faisait ses nougats et bonbons sous nos yeux ébahis". Noël Briens

"Avec le casse-gueule, tu pouvais t’envoyer les pieds dans la pancarte de l’épicerie : il fallait la plier !" Christian Robert


Témoignages publiés sur les forums Facebook Cesson et le baie de Saint-Brieuc.

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L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

Le quartier de Robien à Saint-Brieuc s’est vraiment peuplé il n’y a pas plus d’un siècle, mais son histoire présente de multiples intérêts ...