lundi 5 janvier 2026

Le commerce dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc, entre 1968 et 1975

Par rapport à ce que l'on trouvait comme commerces en 1955, on constate des modifications certaines au début des années 70 dans le quartier de Robien. Des commerces liés au mode de vie rural continuent de disparaitre, le quartier perd son commerce de beurre au détail, son marchand de chevaux... Le déclin continue de s'opérer du côté des épiceries à cause de la concurrence des grandes et moyennes surfaces (Mammouth, toujours prêt à écraser les prix et les petits commerces, a ouvert à St Brieuc le 19 mars 1970 !).

Les commerçants et artisans de Robien se regroupent pour passer des annonces comme ci-dessous pour le Noël 1968, avec une annonce publicitaire suivie d'une liste de commerçants et artisans du quartier.

Commerces Robien 17 décembre 1968 Ouest-France

Les commerçants et artisans de Robien essaient de tirer profit des animations liées à la Semaine commerciale qui se déroule en automne à Saint-Brieuc. L'exemple de cette pleine page dans l'édition de Ouest-France du 4 octobre 1969 montre le dynamisme du quartier. La soirée qui clôture cette semaine commerciale se tient à la salle de Robien, c'est une manière d'attirer la curiosité sur le quartier.

Au début des années 70, Robien fait donc encore preuve de beaucoup de dynamisme sur le plan du commerce mais aussi avec ses entreprises petites ou moyennes, ses artisans, ses services qui forment le tissu du quartier. 
Robien-Lav'omatic. 15 bis Rue Jules Ferry. Photo RF 2021

Si vous avez des documents ou des témoignages à partager, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page.

  
 Commerces, services et entreprises à Robien dans les années 70

 

Aciérie

Sambre et Meuse, 82 rue Jules Ferry

Agence immobilière

Robien immobilier, 49 boulevard Hoche (en 1969)


Alimentation

Marche Alain, 49 rue abbé Garnier

Remarque :  L'épicerie tenue par Alain Marche rue abbé Garnier a été aussi tenue par Louis Marche et son épouse Joëlle dans les années 80. Alain Marche a été le premier président du Comité de quartier de Robien en 1983, il a été aussi conseiller municipal puis adjoint au maire. A la place de cette épicerie s'est ensuite installée une auto-école.


Guillotin, l’Économique, rue Jules Ferry

L'économique 26 octobre 1972 Ouest-France


Méheut Pierre, libre-service éGé, 35 rue Jules Ferry (en 1969 et encore en 1975). Pierre Méheut avait repris le pas-de-porte de l'ex épicerie Lecoq à la fin des années 50 (voir le commerce en 1955)

Entre 1961 et 1965, on a la trace dans la presse locale de M. Yobé qui tenait L'épicerie générale au 11 rue Jules Ferry...

 

Poirier, épicerie générale au 139-141 rue Jules Ferry tenue par "Le père Poirier" et sa femme (le fils, Paul, était plombier à la même adresse).

Le Moal, 6 rue de Trégueux, années 60-70

 

David Louis, libre-service, 26 rue Aristide Briand (en 1969) 

Une autre épicerie existait au début de la rue Aristide Briand (numéro 6). Mais il reste à trouver le nom des propriétaires et les années où cette boutique était ouverte... (utilisez le formulaire de contact)

6 rue Aristide Briand. Image Google Street

M. Georgelin, épicerie, 22 rue de Robien (dans les années 60 et au moins jusqu'en 1975). L'épicerie était peut-être tenue par une gérante mais M et Mme Georgelin étaient les propriétaires. 

Lorsque l'épicerie a été vendue, avant d'être transformée en maison d'habitation, l'intérieur était resté avec toutes ses étagères le long des murs... A noter que les nouveaux propriétaires ont retrouvé des briques estampillées "Briques Le Dû", comme en trouve dans le quartier. 

22 rue de Robien


Une épicerie tenue par M et Mme Gaston Carré a existé au 60 rue Jules Ferry jusqu'en 1966 environ. Après l'épicerie, il y a eu Robien-Presse (ouverture en avril 1970) puis un cabinet d'assurances (photo ci-dessous).

Le pas-de-porte du 60 rue Jules Ferry


Chez Josiane, bar-épicerie, 60 rue Luzel (de 1969 à 2010)

Bar-Epicerie tenu par M. Quénesson et repris par Josiane L'Hôtellier en 1969.

Chez Théo, bar-épicerie-restaurant, 61 rue Luzel

Chez Gicquel, ou "Bar des deux Ponts", 65 rue Luzel.

C'était un bar-épicerie tenu par François Pécheux dans les années 30 et jusqu'au début des années 60.Vers 1965, Francine Gicquel a repris l'affaire.

On y trouvait un peu de tout, de l'épicerie, de la charcuterie, des pointes, des casseroles, des cigarettes etc. Les gens disaient c'est "Le petit Mammouth" (du nom d'une chaine de grandes surfaces de l'époque). 

 

Auto-école

En 1972 au 7 rue de Trégueux se trouvait le bureau de l'auto-école Renault. Plusieurs annonces sont parues dans Ouest-France à l'ouverture de cette auto-école. Après cette activité commerciale, la maison a gardé la trace de la vitrine.

22 mars 1972 Ouest-France

6 mai 1972 Ouest-France

Le 7 rue de Trégueux à Saint-Brieuc. Photo RF
Bar

Daoulas, 23 boulevard Carnot

Bar de la Petite vitesse, 2 rue Jules Ferry 

Bar de l’Octroi, M. Georgelin,101 rue Jules Ferry (nouveau propriétaire en 1969)


Pavillon bleu, 117 rue Jules Ferry

Le Liboux, café-tabac, 33 boulevard Carnot

Le Tourbillon, bar-restaurant, 31 rue de Robien


Blanchisserie-Pressing.

M. Martin, Robien Lav'omatic, blanchisserie, nettoyage à sec, 15 bis rue Jules Ferry (en 1969).

Le pressing sera racheté à M. Martin par M. Domalain et fonctionnera jusqu'en décembre 2008.



 
Blanchisserie Domalan, 15 bis rue Jules Ferry. Photo André Bougeard.

Bobinage

Motelec, fondé en 1947, 34 rue Émile Zola

Le Griffon 1972. n°26

Bonbons

Des témoignages attestent qu'il y avait un petit comptoir de vente de bonbons rue Jules Ferry, peut-être au numéro 31 où se trouvait avant M. Cabon, le marchand d'oeufs et de volailles. Tous les renseignements supplémentaires sur ce commerce sont les bienvenus !

31 rue Jules Ferry

Boucherie

Beloeil, boucherie, charcuterie, volailles, 28 rue Aristide Briand (en 1969)


Boujeant, 5 rue Anne de Bretagne

Le Flochmoine Jean, 9 rue Jules Ferry

Le Moullec Robert, 44 rue Jules Ferry (en 1969)

Rault, 1 boulevard hoche

Radenac Jean-Pierre, Matériel de boucherie, bars, matériel de cuisine, 6 impasse Jules Ferry

 

30 octobre 1969 Ouest-France

Boulangerie-pâtisserie

Boulangerie Cocheril puis Gauvin, 17 boulevard Carnot

Blévin, 37 rue Luzel

Buchon Michel, 23 rue Jean Jaurès (en 1969)



Brique

Rivière et Letort, Rue abbé Garnier


Carburants

Mobil-Oil française, G. Imbert, 32 rue Zola

Établissements Morin, fuel, essence, gas-oil, charbon, 54 rue Jules Ferry (en 1969)


Pétrole BP, boulevard Hoche prolongé

Charcuterie

Cagne Jean-Claude, charcuterie, rôtisserie, volailles, 33 bis rue Jules Ferry (en 1969). M. Raymond Salliot a aussi exercé dans cette charcuterie avant J.C Cagne.

Glaharic Gérard tenait cette charcuterie au début des années 70 et il a ensuite ouvert une charcuterie au centre-commercial de la Croix St Lambert le 1er août 1978.


Daniel Gérard, Charcuterie de Robien, 11 rue Jules Ferry (en 1968-69 et encore en 1975)


Chauffage

Guinard, chauffage et plomberie, 77 boulevard Hoche

SEC OUEST, chauffage, 39 boulevard Paul Doumer

 


Maurice Hélard, chauffage, installateur gaz, 10 rue Jeanne d'Arc.

Maurice Hélard 18 juin 1973 Ouest-France

Chaussures-Cordonnerie

Le Bret Paul, vente et réparation, 11 rue Jules Ferry (en 1965 et encore en 1975). Paul Lebret avait aussi une autre cordonnerie à Plaintel, sa femme Raymonde et son fils le secondaient dans ses affaires.

Le Bret 14 septembre 1966 Ouest-France

Photo prise après les années 70 mais indiquant l'emplacement de la cordonnerie


Souvenirs, souvenirs...

Témoignage de Françoise Sérandour : "J’ai animé une semaine commerciale dans les années 80 avec Radio-Ravi, une radio libre fondée en 1984 par M. Morice (meubles Morice) et l'Union des commerces de St Brieuc. J’avais 20 ans et les Le Bret tenaient encore leur magasin. On avait mis les installations de la radio dans le hall du garage Fiat qui était situé en face".

 

Coiffure

Georges Potiron, salon de coiffure messieurs "Chez Georges", 15 rue Jules Ferry (fermeture officielle en 1985). M. Potiron a pris la suite de M. Brisbard. Georges Potiron, né en 1919, marié avec Marguerite Bertho, décédé le 20 décembre 2003, cérémonie en l'église Sainte-Anne-de-Robien.

Renseignements d'état civil supplémentaires sur Georges Potiron avec sa fiche sur le site Généanet en cliquant ici

Couraud M.C, coiffure dames, 57 rue Jules Ferry

Mme Jean Le Ray, coiffure dames, 57 rue jules Ferry (en 1969)

Mme Le Ray, coiffeuse. 26 avril 1969

Boucl'Or, couleur, forme, dépositaire "Isabelle Lancray", postiches et perruques "Jeanne Damet", 76 boulevard Hoche (en 1968-69)

Annonce Boucl'Or 26 avril 1969

"Chez Jean", Salon de coiffure dames, 7 rue Guébriant.


 

Couvreur

Davy, 3 boulevard Carnot

 


 

Crêperie 

Crêperie Moderne, Colette Briand, 28 rue Aristide Briand (établissement ouvert en 1959)

Mme Boulan, Crêperie-Pâtisserie (en 1968-69)

Mme Couderc, Crêperie-confiserie, 12 rue Jules Ferry (en 1969)


Cycles-cyclomoteurs

Michel Chaufour, marques Peugeot, Boréal, Flandria, 95 rue Jules Ferry.

L'histoire des magasins de cycles Chaufour commence à Saint-Brieuc à la fin des années 20, avec Joseph Chaufour qui ouvre un commerce de cycles et réparation au 18 rue de Gouédic. Les deux fils, Georges et Michel vont travailler dans l'atelier de leur père, comme Jean Landel, un ouvrier.

Joseph Chaufour. 17 juin 1961 Ouest-France

Stéphane Le Roux se souvient de ce magasin mais surtout d'une publicité : "Dans les années 70, dans la rue de Gouédic, il y avait, sur un pignon, une publicité pour le magasin de cycles Chaufour. On y voyait un motard des années 20, tout encapuchonné, qui fonçait bien recroquevillé sur sa moto". A la fin des années 60, Michel Chaufour décide d'ouvrir son propre magasin et de s'installer au bout de la rue Jules Ferry, au numéro 95. Le magasin bénéficie des annonces du réseau Peugeot dont les mobylettes sont beaucoup vendues à cette époque.

Chaufour en bas à droite de cette liste. Ouest-France 4 décembre 1969

Guylaine Quéméner qui habitait le quartier a gardé un souvenir de ce magasin : "Chez Chaufour, il y avait un mainate qui disait "Bonjour" ou "Eh ben, c'est pas rien! ".

"Les Cycles Chaufour, 95 rue Jules Ferry" était une adresse bien connue dans le quartier et à Saint-Brieuc.

Déménagement

Flageul, 1 rue Jules Ferry

Le Bail Yves, 11 boulevard Carnot


Francis Henry, bureaux, 29 rue Jean Jaurès

Le Rigoleur, 2 boulevard Hoche (annonce passée en 1969)

Annonce 7 juin 1969

 Dentiste

Poidevin, 64 rue Jules Ferry, cabinet au rez-de-chaussée de la maison d'habitation de la famille Poidevin à l'angle de la rue Jean Giraudoux.

64 rue Jules Ferry

Docteur

Docteur Bardon, 28 rue Jean Jaurès

28 rue Jean Jaurès

Droguerie

Mme Rioche tenait une droguerie, au 58 rue Jules Ferry, à côté du magasin de journaux. Le mari de Mme Rioche était peintre.


Ebéniste

Le Helloco J, ébéniste, agencement, 14 rue Luzel

 

Électricité

M. Castel, électricité générale (1968-69)

Comptoir du Sud-Ouest, électricité, radio, Tv, 25 boulevard Carnot

 

Catalogue du Comptoir du Sud-Ouest

Ci-dessous, on voit que le rez-de-chaussée du 25 boulevard Carnot a été certainement été modifié. Un local commercial accessible au public a été fermé et équipé de deux fenêtres à mi hauteur avec des volets roulants.

Ancien pas de porte du 25 boulevard Carnot. Image Google street

Fer et métaux, tôles

Établissements Méheut, 81 rue Jules Ferry

Ludovic Le Gall, récupérateur de tôles, 21 rue Jules Ferry et rue Lemonnier.

 

Le Gall, la tôle d'occasion, 21 rue Jules Ferry

 

Fleurs

Bouhezza, 3 rue abbé Garnier


 

Forges

Forges-et-Laminoirs, boulevard Carnot

1969 Le Griffon n° 14

 

Garage

Jicquel, 21-23 rue Jules Ferry (mais aussi aux numéros 19 et 31 rue Jules Ferry)

 

Garage Jicquel, 23 rue Jules Ferry

 


Concession BMW 19 bis rue Jules Ferry

Ouest-auto, voitures neuves et occasions, Georges Boscher, 103 rue Jules Ferry (déjà en 1969)

Bouteloup, 43 boulevard Carnot

Générale automobile, garage et location de voiture, 16 rue Jules Ferry

Laurent Jean, mécanique, boulevard Hoche

Le Bouler Joseph, station ELF

Le Bahezre, lavage, graissage, station Elf, accessoires auto, 34 rue Jules Ferry
(en 1969)


Établissements Morin, 54 rue Jules Ferry

26 avril 1969

Ker-auto, fournitures, accessoires, outillage, électricité,1 boulevard Carnot (en 1969)

 


 

Glaces

Compagnie du Froid Alimentaire, surgelés, glaces Motta, rue Cuverville

 

Graineterie

Graineterie de Robien, M et Mme Rowland, 39 rue Jean Jaurès. Ils ont pris la suite de M et Mme Longin.

Le Bigot, 6 rue Jules Ferry


 
Rowland 26 mars 1975 Ouest-France

 

Hôtel-Restaurant

Georgelin M.  Bar-restaurant de l'Octroi, 101 rue Jules Ferry (en 1969)

Hamon, Hôtel-restaurant, 6 rue Luzel

Le Saint Georges (hôtel), angle boulevard Canot et 1 ter rue de Robien (en 1969)


Au Bon coin (restaurant), angle boulevard Carnot et rue de Robien (en 1969)

Tout va bien, 113 rue Jules Ferry

Le tout va bien. 26 avril 1969
 

Linge-vêtements, nouveautés

Madame Le Blanc, 39 rue Jules Ferry (déjà en 1968) 

"On trouve tout" Nouveautés, 39 rue Jules Ferry (en 1975)

Magasin Sermo, 28 rue Aristide Briand (en 1975) 

 

Location de voitures

Bollore ouvre des bureaux pour son entreprise de locations de voitures au 29 boulevard Carnot (annonce le 25 janvier 1972)

 

Bollore 25 janvier 1972 Ouest-France

 

Maison de la Presse

Au 60 rue Jules Ferry se trouvait une épicerie. Ensuite il y a eu Robien-Presse avec M. Lucas qui a ouvert en avril 1970. La fermeture approximative est l'année1990. Un cabinet d'assurance a pris la suite.

 

Matériaux du bâtiment

Bolloré, 29 boulevard Carnot, matériaux

Établissements Gaudu, matériaux, ciment, explosifs, 18 rue Jules Ferry

 


 

Menuiserie

Caro et Blivet, 45 rue Luzel

Macé, menuiserie et charpentes, Chemin des Eaux minérales

 

Mercerie-bonneterie

Jeanne Huet, 28 rue Aristide Briand (déjà en 1969)

Nouveautés

Madame Le Blanc, 39 rue Jules Ferry (déjà en 1968)

Annonce 4-5 octobre 1969 Ouest-France


Peinture-Décoration

Bougeard René

Morvan L, 15 rue Jean Jaurès

Peinture Gauthier, 109 rue Jules Ferry

Rioche H, entreprise et droguerie, 58 rue Jules Ferry

Annonce 4-5 octobre 1969 Ouest-France

1970 Le Griffon n°18

 

Comptoir Général des Couleurs et Vernis, fournitures pour peintres, 3 rue Robespierre

 

Pharmacie

Tirel, 41 rue Jules Ferry

Plombier

Poirier Paul, 139 rue Jules Ferry (son père et sa mère tenaient une épicerie au numéro 141. René Poirier est mentionné comme chauffagiste en 1960 à l'âge de 17 ans, il est aussi de la même famille)

Stéphan G, 31 rue du Pré Chesnay

Pneus

Desserey-Pneus, rue Émile Zola

Poissonnerie

M. Crocq. Poissonnerie de Robien, 28 rue Aristide Briand (en 1969)

Annonce 4 octobre 1969. Ouest-France

Produits du sol

Kervégant, 8 boulevard Hoche

 

Quincaillerie

Le Tinier-Morin, 1 bis boulevard Carnot

Catena, Hélard Charles, 13 boulevard Hoche (annonces en 1965,1969)

   
Annonce 12 mai 1965

Récupération chiffons et peaux

Méheut E,  35 rue Jules Ferry

Pradat, 47 rue Jules Ferry

 

Restaurant

Le Sympatic, 9 boulevard Carnot

Annonce 4-5 octobre 1969. Ouest-France

 

Serrurier-ferronnerie

Touzé, 75 boulevard Hoche

Corack Henri, serrurier et ateliers de soudure, 10 rue Danton (en 1969) 


 

Scierie

Aubin Jean, bois du Nord, du pays, exotiques, parquets et panneaux, rue André Gide (en 1969)


La scierie se trouve au centre de l'image. Au premier plan l'avenue des Tilleuls.

Tailleur

Henri Curtil, 66 rue Jules Ferry (en 1969). Joseph Henri Curtil était né le 17 juillet 1907 à Luzy dans la Nièvre et il est décédé le 10 mars 1979 à Saint-Brieuc. En dehors de son métier, il faisait partie du conseil d'administration de la caisse artisanale bretonne d'assurance vieillesse. (Information de Ouest-France 1er avril 1960)

Maison du 66 rue Jules Ferry. Image Google


Tapissier-décorateur

Au Nid douillet, P. Reux, 89 rue Jules Ferry.

Pierre Reux était déjà rue jules Ferry en 1934 et en1955.

Ci-dessous, on voit encore la trace de l'enseigne "Au nid douillet. P.Reux. Tapisserie" sur le haut de la maison du 89 rue Jules Ferry.

 

Au Nid douillet, 89 rue Jules Ferry. Photo RF 2021

 
Au Nid douillet, 89 rue Jules Ferry. Photo RF 2021

 

Téléphonie

Compagnie Atlantique de Téléphonie, 29 boulevard Carnot

 

Tôles ondulées et récupérations industrielles

Ludovic Le Gall, rue Lemonnier


 

Torréfaction

Des habitants du quartier se souviennent qu'au numéro 7 de la rue de Robien, se trouvait une torréfaction. On y entrait par une porte qui menait au sous-sol. D'autres informations sont bienvenues sur ce commerce...

Ancienne torréfaction 7 rue de Robien. Image Google-street 2019


L'entrée de l'ancienne torréfaction 7 rue de Robien. Image Google-street 2014

Transports

STEF, rue Cuverville

Sernam, boulevard Carnot

SOTRAB, Gare de marchandise SNCF et 10 rue de Robien



 

 

Vêtements

Au Trouve Tout, nouveautés, 39 rue Jules Ferry (en 1975)

 

Vins

Guével et Rio, 14 rue Jules Ferry

 


 

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Sources 

 

Annuaire téléphonique 1973. Archives municipales de Saint-Brieuc. 

Page spéciale de Ouest-France pour la semaine commerciale du quartier de Robien le 4-5 octobre 1969

Archives du Comité d'Animation de Robien (Blog et Journaux) 

Archives Ouest-France, 2 octobre 1975 (Dizaine commerciale)

Et avec des contributions de Marie-Claire Moisan, Jeanne Le Prioux, Françoise Langlois, Valérie Sérandour et Françoise Sérandour sur le forum Facebook de "Tu es de Saint-Brieuc si..." en janvier 2022.

 


 





dimanche 4 janvier 2026

Tous ces projets qui n'ont pas vu le jour dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc. 1936-2025


1936, une salle de spectacle pour l'Institution des Sourds-muets

Le Département des Côtes-du-Nord se propose d’annexer à l’Institution départementales des Sourds-muets, un bâtiment comprenant une salle récréative où puissent être présentées des séances de cinéma ou artistiques avec une petite scène et une cabine de projection. Dans les combles se trouveraient deux ateliers avec une réserve de matériel, l’étage serait accessible par un escalier extérieur. Le terrain appartient au département le long de la rue abbé Garnier.

1936. Archives départementales.

Le projet est envoyé au Préfet le 16 novembre 1936 par l’architecte départemental Jean Fauny.


Une note manuscrite en bas de ce courrier indique l’intérêt de la préfecture porté à ce projet mais n’envisage pas sa réalisation de suite en raison de difficultés budgétaires sur l’exercice 1937. La situation politique et économique en 38-38 finira sans doute par faire passer ce projet aux oubliettes car rien de tel ne sera construit par la suite… 

1960, des projets d'espaces verts et de rues qui ne se feront pas...

Le journal Ouest-France dans son édition du 20 janvier 1960 nous informe de l'abandon d'un projet : "Un espace vert était prévu en bordure de la rue Emile Zola, sur un terrain indispensable à l'usine Sambre-et-Meuse. Le principe de sa création n'est donc pas maintenu, d'autant qu'avec la proximité de la campagne, il ne se révèle pas nécessaire".

Un autre espace vert, en bordure du boulevard Paul Doumer est aussi réduit aux limites du terrain appartenant à la Ville.

Un projet de rue "ayant la forme d'un Y doit déboucher rue Emile Zola en partant du Tertre Marie-Dondaine. Le raccord avec la rue Emile Zola tombe sur les voies ferrées qui desservent différents établissements mais le projet est malgré tout maintenu à ce moment-là puis finalement abandonné...

 

1965-1970. Un équipement sportif et un groupe scolaire au Tertre Marie-Dondaine.

Le tertre a été occupé au XXe siècle mais pas par des habitations en dur. Si ce tertre est toujours à l’état naturel c’est parce que les différents projets d’aménagement de cet espace n’ont pas abouti. Pour commencer, en 1965, Edouard Quemper l'adjoint au Maire de l'époque chargé des sports prévoit de créer des installations sportives sur le Tertre.

Plan paru dans le journal municipal Le Griffon. 1966 numéro 4.

Puis, en 1970, un projet de groupe scolaire est conçu par la ville de Saint-Brieuc, mais rien ne sera fait...

1970 Projet de groupe scolaire. Plan des archives municipales

1970 Projet de groupe scolaire. Plan des archives municipales


1970.  La Résidence des Forges, 400 logements et une école.

Un projet de résidence a failli voir le jour avant celui de la C.P.A.M, des plans sont déposés dès le mois de février 1970 par l’architecte F. Gross-Quélen, installé 2 rue Chateaubriand à Saint-Brieuc. Il s’agit d’un ensemble de 400 logements appelé « Résidence des Forges », avec 165 places de parking au sol et 400 en sous-sol. Une école maternelle est même prévue !

Projet de la Résidence des Forges. 1970. Archives départementales.

Projet de la Résidence des Forges. 1970. Archives départementales.

 


S’il s’était réalisé, ce projet aurait occupé tout l’espace entre la rue Paul Le Flem et le boulevard Vauban où se trouvent actuellement la C.P.A.M et la résidence Espace composée des trois bâtiments, de 21 mètres de haut, nommés Concorde, Comète et Mirage.

 1985.  La Place de Robien.

Plan. Rapport d'étape PACT-ARIM. 1985 Archives départementales

En mars 1985, un projet de quartier pour Robien est remis à la municipalité. C’est un « rapport d’étape » connu sous le nom de PACT-ARIM. Ce rapport contient certainement le projet qui aurait totalement changé la physionomie de ce quartier et lui aurait donné un air de village.

Il faut modifier en profondeur la physionomie urbaine : création d’une place sur les terrains dits des « chantiers de la ville ». 

Les symboles étaient forts : 

une place donnant d'un côté sur l'église du côté boulevard Hoche, et de l'autre sur l'école publique rue Guébriant.

Une place avec un bureau de poste et une maison de quartier à deux pas de la rue Jules Ferry qui aurait été reliée par un passage entre les deux immeubles de la Résidence du Clos de Robien.

Petit retour en arrière

L’étude a commencé en octobre 1984, placée sous la responsabilité de la Ville de Saint-Brieuc. Toutes les semaines un « groupe technique » s’est réuni avec des élus (M. Fraboulet, adjoint à l’urbanisme), un conseiller municipal du quartier (M. Hélard), des représentants des services techniques et administratifs, des représentants du Comité d’Animation de Robien, et l’équipe d’étude du PACT-ARIM deux urbanistes, un architecte et une spécialiste des questions sociales liées à l’habitat. Tous les mois le « groupe de pilotage », avec le député M. Dollo, a traité un thème précis : circulation, commerce, industries, habitat…

Le constat

Le constat posé sur le quartier de Robien en 1985 est très juste : un quartier bien équilibré jusqu’au début des années 60, commençant à présenter des signes de vieillissement de la population, d’abandon de ses activités traditionnelles. Dans les années 70, les zones industrielles et commerciales ont amplifié ce phénomène. Une population en déclin : en 1968, 4284 habitants et en 1982, 3169 habitants

Les solutions

Le développement de l’habitat est une nécessité, les créations d’emplois et le développement d’une offre de commerce de proximité aussi. La rue Jules Ferry est une sortie de ville qui doit être beaucoup plus attractive. Les entrepôts et ateliers vacants sont recensés et visités par des services qui peuvent aider une reprise (avec des aménagements)

L’habitat

Presque la moitié des habitations ont été achevées avant 1914, la même proportion entre 1914 et 1948 et entre 2 et 5 % après 1948. La rénovation de l’ancien et des logements qui seront créés, devra être adaptée à tous les publics (handicapés, personnes âgées) 

Développement des services et de nouveaux commerces

L’étude met en évidence les besoins d’une maison de quartier, d’une salle polyvalente, d’une bibliothèque et d’un bureau de poste. Du côté commerce, malgré l'arrivée prochaine et annoncée de grandes surfaces sur Ploufragan et Trégueux, certains commerces auraient toute leur place.

Aménagements urbains et paysagers

Les rues passantes (Jules ferry et boulevard Hoche) doivent être élargies, plantées d’arbres, avec des ravalements de façades… L’arrivée du TGV en 1989 doit permettre de changer le côté gare de marchandise. Les espaces verts sont à développer du côté du tertre Marie Dondaine et de l’étang de Robien.

 

La résidence du Clos de Robien dans la rue Jules Ferry construite en 1999 : un passage

Les architectes Bruno Coycault et Jean-François Colleu ont conçu un immeuble en deux parties rue Jules Ferry en 1999-2000. On parlait encore de ce projet de Place de Robien et l'immeuble a été pensé en fonction de cette idée : « Le terrain jouxte les jardins municipaux où à terme une ZAC est projetée. Nous avions la contrainte de créer un désenclavement grâce à un passage qui reliera plus tard la rue Jules Ferry à cette nouvelle zone d'activité. D'où l'idée de construire la résidence en deux bâtiments. Ce porche devra être le signal de cette liaison piétonne. De plus, il nous a permis de créer une faille lumineuse pour éclairer les appartements ».

Conclusion :  Finalement rien ne sera fait mais avec le recul, on se rend compte que cette étude était assez remarquable. Elle portait en germe une transformation globale du quartier de Robien. On parlerait de nos jours "d'intelligence collective".

 

1988, 1995 puis 2004, un lotissement au Tertre Marie-Dondaine.

Plusieurs équipes municipales ont eu pour projet d'aménager le Tertre Marie Dondaine et en particulier pour y faire construire un lotissement. 

Dans son édition du 28 octobre 2004, Ouest-France, dans l'article qui suit, rappelle les faits et présente le dernier projet en date. Précisons que ce projet n'aboutira pas !

"La zone d'aménagement concerté est rédigée depuis 1980 ! Sans doute un record pour cette zone de près de quatre hectares, dont la propriété se partage entre la ville et des privés. Depuis 1980, la zone située près de l'ancienne usine du Mont-Carmel, à l'ouest du quartier de Robien, est toujours en friche. Les champs n'ont jamais été viabilisés par la société Prima Opéra, de la Côte-d'Azur. Celle-ci avait annoncé la réalisation de cinquante maisons de ville en 1988, qui sont restées à l'état de plans dans le fond d'un carton à dessins. Le promoteur de Plérin, BC Partner's, vient de reprendre la maîtrise du site et va présenter un projet d'une centaine de logements qui se répartiront entre immeubles collectifs et maisons de ville. 

« La commercialisation ciblera le marché de l'accession à la propriété et celui des investisseurs. Ce qui permettra d'avoir des logements occupés indifféremment par des propriétaires ou des locataires », souligne Gilles Cadoudal, PDG de la société immobilière. Le calendrier de l'opération est déjà fixé. Dépôt du permis de construire en mars 2005, début des travaux en octobre 2005 et livraison des logements, dix-huit mois plus tard".

Le projet de lotissement de 1995. Archives municipales


 2019-2025. Le projet d'immeuble boulevard Carnot, cliquer ici

 

Ainsi va l'action municipale, des projets naissent puis restent dans des cartons, d'autres se réalisent alors que l'on n'y pensait plus... Et on se plait à refaire l'histoire : Et si le Tertre Marie-Dondaine avait été urbanisé dans les années 70, il n'y aurait pas de moutons aujourd'hui ! Et si la Résidence des Forges avait apporté 400 logements de plus, des commerces en auraient profité. Et si on avait fait la Place de Robien, les habitants auraient pu s'y retrouver pour des fêtes. Avec des si, on aurait même pu mettre Robien en bouteille !


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