dimanche 1 octobre 2023

2019. Des habitants du tertre Marie-Dondaine de nouveau réunis



A l'initiative du Comité d'Animation de Robien, une grande fête a été organisée le 30 juin 2019 sur le tertre Marie-Dondaine. De nombreuses animations ont été proposées (concert en plein air, promenade botanique, envol de montgolfières...). 

Un volet était aussi consacré à l'histoire du quartier et des habitants du tertre Marie-Dondaine ont été de nouveau réunis autour d'une exposition de photos et de documents.

Le but était aussi que ce site soit plus largement connu. L'objectif a été atteint comme on le voit sur cette photo.

Plusieurs partenaires ont contribué à la réussite de ce projet sur le tertre :

Le comité de Quartier, avec Alain Le Flohic pour la coordination, Philippe Colas pour la réalisation des profils de cabanes.

Sophie Ehouarne des Archives municipales et Yolaine Coutentin, Conservatrice des Archives municipales.

Mary Simon et Benoit Moisan, des services de l'Urbanisme de la Ville.

La municipalité qui a soutenu le projet et les employés de la Ville qui ont transporté cette cabane sur le tertre, représentant symboliquement les anciennes baraques du tertre.

 

Sophie Ehouarne, des archives municipales, au milieu, avec un sac en bandoulière. Photo RF

 

Sophie Ehouarne, adjointe de direction aux Archives municipales, et Richard Fortat, avaient installé des photos et des documents permettant de faire partager cette histoire du tertre et d'établir une discussion avec le public.

 

Paule Corack, une ancienne habitante du tertre. Photo RF

 

L'intérêt de ce moment était aussi de recueillir des témoignages : sur ce plan ce fut une réussite, surtout quand on a pensé à emporter un bon bloc-notes ! Une autre manière de faire avancer la recherche en histoire...


Mme Marquer au centre et Richard Fortat à droite, prenant des notes.


Dans les habitants du tertre, il y a ceux qui sont restés parce qu'ils avaient des habitations en dur, et ceux qui sont partis. Mais la joie d'évoquer des souvenirs et de se retrouver est la même.

Mme Marquer, son fils Jean-Pierre, Paule Corack, M. Lautru. Photo RF


Ernest Corack en chemise bleue au milieu

 

Un profil de baraque en bois avait été réalisé pour rappeler symboliquement ces constructions sur le tertre.

Profil de cabane. Photo RF

 

Alors oui, l'histoire, ce n'est pas que dans les livres, ce jour-là, ça se passait sur le tertre Marie-Dondaine.

Faire de l'histoire ce jour-là, c'était créer des liens entre les habitants du quartier.

 D'autres articles à lire au sujet du Tertre

Rubrique "La paroisse de Robien", L'histoire du calvaire du Tertre Marie-Dondaine ici

Rubrique "L'habitat à Robien", Logements atypiques (les caravanes) ici

Rubrique "Espaces naturels", Le tertre Marie-Dondaine, un site à découvrir ici

L'habitat ouvrier, les baraques du tertre, ici

 

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L'histoire du Tertre se continue aujourd'hui avec de nombreuses animations et des projets d'avenir. Pour suivre cette actualité sur le site du Comité d'Animation de Robien, cliquer ici

 

 

 

L'histoire de la famille Blivet à Saint-Brieuc

 

Sur le Tertre Marie-Dondaine, il y a eu une quinzaine de baraques des années 30 aux années 80 mais aussi des caravanes dans les années 90 et des constructions légères de gens du voyage sédentarisés de la famille Blivet.  

Signalons que le nom de Blivet est surtout porté dans les Côtes d'Armor.

Auguste Blivet, né en 1900, rémouleur, Le Télégramme 1955

 

Guillaume Blivet (1869)

Guillaume Fernand Auguste Blivet est né le 15 septembre 1869 à Plérin. Au moment de son recensement militaire, on lui attribue le matricule 428 et il est incorporé comme appelé au 115e Régiment d’Infanterie en novembre 1890. Il est mobilisé le 19 avril 1915 comme infirmier militaire puis détaché comme maçon à la Poudrerie nationale d’Angoulême jusqu’au 24 janvier 1916 (il a 47 ans). Il est maçon dans l’entreprise Laurent et habite 18 route du Carpont dans le quartier de Robien. Il se marie avec Françoise Moulin, brossière. (Arbre généalogique de Guillaume Blivet, ici)

 


Auguste Blivet (1900) et Germaine Clochefer

Auguste Blivet, rémouleur, Le Télégramme 1955


Auguste
Élie François Blivet (1900-) est né le 3 septembre 1900 à Saint-Brieuc. Il est le fils de Guillaume Auguste Blivet et de Françoise Moulin.

Auguste Blivet. Acte de naissance 5 septembre 1900 Saint-Brieuc

En 1918, au moment de son incorporation dans l'armée, Auguste Blivet est inscrit comme "marin d'état". Il est incorporé volontaire dans la Flotte pour faire la guerre le 13 février 1918. Un an plus tard, le 5 mars 1919, il est renvoyé dans ses foyers. Il tient à rester dans la marine et s'engage pour 4 ans le 24 mars 1919 mais il est placé dans la réserve de l'armée le 2 mars 1921. Il rentre à Saint-Brieuc le 6 mai 1921 et habite alors au 30 rue Luzel

Blivet Auguste, recensement militaire. Archives départementales

Il rencontre sa future épouse, certainement à Dinan, Germaine Clochefer dite Palmire (1893-1987). Elle est née le 19 novembre 1893 à Saint-Germain-de-Coulommiers, dans une famille du cirque. Son père est acrobate et elle même va exercer la profession de foraine et acrobate. Comme le veut la tradition dans le monde du cirque, elle avait un surnom, elle était appelée "Palmire". Son père exerce aussi comme "repasseur de couteaux". (Fiche sur Généanet, cliquer ici)

Auguste Blivet et Germaine Clochefer se marient à Dinan le 22 octobre 1923. Ils avaient eu deux enfants avant de se marier, reconnus ensuite : Claude né le 7 juillet 1919 à Dinan et Marcel, né en 1924 à Lorient. 

Registre des naissances, Blivet Claude. Dinan 1919 vue 35. Archives départementales

Auguste Blivet n’est pas sans antécédents judiciaires. Il est d’abord condamné à trois mois d’emprisonnement pour recel après son procès à Saint-Brieuc le 22 septembre 1921. Dans les années 20, Auguste Blivet circule en Bretagne et en particulier dans la région de Lorient. Un triste fait divers, publié dans Ouest-Eclair le 28 décembre 1926, montre à quel point il était dans le dénuement : "C'est un maçon, Auguste Blivet, 27 ans, habitant une roulotte, qui fut tenté par les choux d'un cultivateur voisin. Il en prit six. C'est un pauvre hère, malade, père de trois enfants, qui plus est en chômage. Le tribunal le condamne à 15 jours de prison". Il est enfin condamné à cinquante francs d’amende pour s’être battu le 18 mai 1934 à Saint-Brieuc.

Installé sur le Tertre Marie-Dondaine à Saint-Brieuc en 1927 (son fils parle de 1924 mais ce n'est pas vérifiable), Auguste Blivet parcourait les Côtes-du-Nord pour aiguiser les faux des paysans, les ciseaux et couteaux des fermières. Il était rémouleur de son état mais faisait aussi des petits boulots.

Auguste et Germaine Blivet ont acheté le terrain en haut du Tertre en 1927. Ils ne souhaitaient plus vivre dans leur roulotte et parcourir les routes toute l’année. Dans le recensement de 1936, 7 enfants sont inscrits, Claude, acrobate, né le 7 juillet 1919 à Dinan ; Marcel, né en 1924 à Lorient comme François en 1925, Auguste en 1927 ; Désiré est né en 1929 à Saint-Brieuc comme Germaine en 1931 et Élie en 1933. Plus tardivement, on trouve l'annonce d'autres naissances dans la presse : Françoise Blivet, avril 1948 ; Violette Blivet, mai 1951.

Claude Corack se souvient qu’un tournage de France 3 Bretagne a été diffusé sur ce personnage dans les années 1960. « Pour la petite histoire du Tertre Marie-Dondaine, Auguste nous faisait un exercice de cirque, rien que pour les mômes du tertre. Il était enchainé et réussissait à s'extraire de ses chaines. Ensuite, torse nu, il s'allongeait sur le sol, un bohémien plaçait sur son torse un gros morceau de granit, un autre prenait une masse et cognait pour fendre en deux cette pierre ». 

Palmire est décédée le 1er août 1987 à Saint-Brieuc à l'âge de 93 ans.

 

Marcel Blivet

Marcel Blivet (1924) est né le 12 avril 1924 à Lorient, il n’avait que trois ans quand ses parents se sont installés sur le Tertre. Marcel ira à l’école du quartier, l’école Guébriant.

Dans sa jeunesse, Marcel Blivet commet de menus écarts comme cette fin de Foire Saint-Michel un peu trop arrosée en 1953 !

29 septembre 1953. Ouest-France


Au début des années 90, il n'y avait plus que trois caravanes en haut du Tertre. La plupart des Blivet étaient partis, il faut dire qu’ils étaient nombreux, Marcel Blivet a eu 16 enfants ! Seuls sont restés dans les caravanes sa fille, son fils, deux de ses frères et les neveux et nièces.

Les trois caravanes ont dû bouger un tout petit peu plus loin en 1991 pour tenir compte des projets de l’époque de la municipalité, le reste du tertre ayant été alors complètement rasé des baraques. Avec la famille Blivet, la Ville a procédé à un échange de terrains et il a été question à un moment de construire une petite maison, ce qui aurait ravi Mme Blivet, prête à troquer sa caravane pour une habitation de plain-pied. « En tout cas, maison ou pas, hors de question qu’on aille dans une H.L.M ! A notre âge, on ne bougera plus d’ici », déclara M. Blivet au journaliste de Ouest-France qui l’interrogeait en mai 1991. 

 Sur la photo ci-dessous, on aperçoit une baraque qui tient encore debout et la caravane de la famille Blivet.

Les élus en visite sur le tertre, sous l'oeil attentif du comité de quartier. 1985

Plus tard, son fils et sa nièce achètent également une parcelle de terrain. Marcel Blivet améliore le confort de son espace de vie : autour du mobil-home, ils construit une aile qui sert pour la cuisine et la machine à laver. Il bitume lui-même l'entrée du terrain.

M et Mme Blivet en 1991 dans leur caravane sur le Tertre. Ouest-France mai 1991


Portrait de Marcel Blivet dans Ouest-France. 1995

 
Marcel Blivet et son épouse reposent au cimetière de l'Ouest à Saint-Brieuc. On reconnait facilement la tombe familiale car c'est un monument de marbre qui abrite différents objets et souvenirs, à la manière des "gens du voyage".

Tombeau de la famille Blivet. Cimetière de l'Ouest à Saint-Brieuc. Photo RF 2021

Les descendants de la famille Blivet habitent toujours sur une partie du Tertre sur un terrain dont l’accès principal a longtemps été la rue François Merlet.
A gauche Patricia Blivet et à droite Flavie Blivet, fille. Photo 26 février 2014

Aladin, un descendant de la famille Blivet

Un descendant de la famille Blivet du Tertre Marie-Dondaine est devenu un pasteur évangélique de renom. Aladin Blivet est né en 1970 à Saint-Brieuc, il est allé à l'école Hoche dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc. Mais c'est avec ses parents, sur la route, qu'il continue sa vie. A la fin des années 80, il s'engage dans le mouvement Vie et Lumière et devient pasteur. Aladin Blivet, organise des réunions pour les gens du voyage sur le terrain de Douvenant à Saint-Brieuc. Le rôle des pasteurs est important dans cette communauté. Plus tard, il s'installera à Marseille.


Aladin Blivet
 
 
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 Autres documents
 
16 mai 2005 Auguste Blivet, fils de Marcel Ouest-France

Sources 

Histoire du Tertre Marie Dondaine. Claude Corack 

Site Généarmor, fiche matricule militaire Guillaume Blivet (né en 1869) ici

Site Généarmor, fiche matricule militaire Auguste Blivet (né en 1900), ici

Recensement 1936. Archives départementales.

Souvenirs de Marie et Marcel Blivet, recueillis dans un article de Ouest-France, 3 mai 1991

 
 
 
 


vendredi 22 septembre 2023

Les ateliers municipaux de la Ville de Saint-Brieuc. Boulevard Hoche. 1936

 

Partie sud des ateliers municipaux 52 boulevard Hoche. Photographie aérienne 1978-79. Archives municipales


Ci-dessus, il faut se figurer à gauche de la photo le boulevard Hoche et l'église Sainte-Anne de Robien en vis-à-vis de l'entrée du chantier que l'on devine derrière la maison blanche et, à droite de la photo, la rue Guébriant et son école.

 

Le projet des ateliers municipaux. 1935

En 1935 sous la Municipalité d’Octave Brilleaud, la Ville fait l’acquisition d’un terrain et de bâtiments le 11 juillet 1935 pour établir  le chantier dit « de Robien », situé entre le boulevard Hoche et la rue Guébriant. 

Une annonce passe dans la presse concernant cette vente le 7 juillet 1935.

Annonce. La Dépêche de Brest 7 juillet 1935

La description établie par le Service des travaux mentionne un ensemble de maison, bureaux et chantier d’une surface de 2 700 mètres carrés et d’une autre parcelle de 1 000 mètres carrés. Le tout appartient à Yves Laurent, entrepreneur, boulevard Hoche, au lieu dit « Les quartiers de Robien » à St Brieuc (section D, numéros 510 P et 511 P).

 

Dossier. Archives départementales


Le plan général du chantier de Robien fait apparaitre que le terrain est assez enclavé.

 

Plan. Archives départementales

 

Plan. Archives départementales

 

 

Des écuries pour les ateliers municipaux

La Ville envisage de construire des écuries et ce qui convient avec, à savoir des fosses à fumier !

Les chevaux sont les outils précieux des employés de la Ville comme on le constate avec la photo ci-dessous, prise dans la cour des ateliers municipaux après guerre.

Le service de ramassage des poubelles, avec les tombereaux, était entièrement localisé à Robien.


Photo. Dossier Archives municipales



Ramassage des poubelles à St Brieuc avec le tombereau.


Ci-dessous, on voit Honoré Le Hesran, un habitant de l'impasse du Pré-tizon qui travaillait avec les chevaux aux ateliers municipaux. Il était conducteur de chevaux au ramassage des ordures avec une charrette tirée par un cheval qu'on appelait alors "le tombereau". Les deux chevaux dont il était le titulaire s'appelaient Comique et Rapide. 

Honoré Le Hesran à côté du cheval "Comique" aux ateliers municipaux

 
Honoré Le Hesran à côté du cheval "Comique" aux ateliers municipaux

Honoré Le Hesran à côté d'un cheval des ateliers municipaux. Vers 1959

 

Honoré Le Hesran a été remarqué en 1956 par la Société Bretonne de Protection aux animaux pour l'attention qu'il portait aux chevaux dont il avait la charge.



De nos jours il reste encore un anneau qui servait à accrocher les chevaux. 

Anneau pour les chevaux. Photo RF 2021

 

Un chantier plus long et plus coûteux que prévu.

L’entreprise Balzarini remporte le marché du chantier des ateliers municipaux. Elle doit effectuer différents travaux concernant aussi l’électricité, la peinture, l’installation de WC.

En 1936 les travaux commencent mais ils sont suspendus à la suite des importants mouvements de grève de juin et de juillet 1936.

Le 23 octobre 1936, le Conseil municipal doit revoir la facture présentée par l’entreprise. Une augmentation de 12 % est acceptée par la Ville.

Les toits en dents de scie sont caractéristiques de l'architecture industrielle du XIX et début du XXe siècle, ils sont appelés toits en shed (hangar). Ils permettent d'amener de la lumière dans les usines ou ateliers avec une partie vitrée qui permet de limiter l'éclairage électrique.

 

Ateliers municipaux. Photo aérienne, détail. Années 40.


Albert Goupil, un artisan complémentaire des ateliers. 1937

 

Alors que les ateliers viennent à peine d'ouvrir, Albert Goupil, un sellier-garnisseur installé juste à côté au 40 boulevard Hoche va être amené à rendre de nombreux services.

Tout au long de l'année 1937, Albert Goupil travaille beaucoup avec les ateliers municipaux pour l'entretien des accessoires des chevaux : colliers, brides, courroies, selles, dossier de siège...

D'autres factures des années 40, conservées aux archives municipales, ne font que confirmer l'importance de son travail dans le domaine concerné. 

 

1937. Albert Goupil. Facture 3 L 137. Archives municipales

17 novembre 1946. Albert Goupil. Facture 3 L 137. Archives municipales


Goupil. Officier du Mérite artisanal 30 janvier 1960 Ouest-France


 

 

Les équipements des ateliers municipaux

Dans un courrier du 6 novembre 1941, le capitaine Etesse, des Sapeurs-pompiers, signale qu'un camion-citerne est localisé dans le chantier municipal (une borne incendie restera d'ailleurs dans la cour des ateliers jusque dans les années 2000).

A la fin des années 40, les employés municipaux disposent déjà, en plus des chevaux, de six camions.

Photo Fonds Salaün. Archives départementales

Différentes machines sont installées dans les ateliers, comme cette scie à ruban dans l'atelier de menuiserie.

Scie à ruban. Photo Archives départementales.


Tout en bas de la photo aérienne, ci-dessous, on reconnait le clocher de l'église Sainte-Anne de Robien. 

 

Photo aérienne. Fonds Henrard. Archives départementales
 

 

Une technique rare pour l'atelier de menuiserie.

Sol de l'atelier de menuiserie. Saint-Brieuc.

Le sol de l’atelier de menuiserie est fait selon une méthode très particulière : le bois est découpé en pavés rectangulaires. Ils sont ensuite posés à la verticale alors que des lattes de parquet seraient posées à plat.

Cette technique du bois debout permet en particulier d’amortir le rebond des outils quand ils échappent des mains et favorise ainsi la sécurité des menuisiers. C'est aussi un sol très résistant aux chocs.

Cette technique est également utilisée pour faire des billots de boucher ou des pavés de rues en bois. 


Sol de l'atelier de menuiserie. Saint-Brieuc.


L'agrandissement du chantier. 1967

Dans sa séance du 10 novembre 1967, le Conseil municipal décide de faire l’acquisition de la propriété de la Société coopérative La Briochine, représentée par son président, M. Gustave Perrot, au 18 rue Guébriant. La propriété est contigüe aux chantiers de la Ville du boulevard Hoche et permettra d'effectuer des entrées et sorties du côté boulevard Hoche ou Guébriant. 

La photo ci-dessous, de la fin des années 70, montre le chantier tel qu'il était à cette époque.


1.Entrée boulevard Hoche

2.Ancienne conciergerie, transformée en bureaux en 2018

3.Accueil, bureaux

4.Atelier de menuiserie

5.Menuiserie, dans la partie de gauche ; salle de repas-cafeteria, dans la partie centrale ; atelier de couverture, à droite (ancienne écurie)

6.Magasin

7.Locaux de stockage démolis en 2015

8.Réserve et stockage ; atelier serrurerie.

9.Ateliers plomberie-peinture-électricité ( sur le terrain donnant rue Guébriant)

10. Atelier maçonnerie et réserves diverses. Entrée rue Guébriant (entrée fermée par sécurité).


Un déménagement envisagé en 1985

Plan. Rapport d'étape PACT-ARIM. 1985 Archives départementales

On a reparlé des ateliers municipaux en 1985 au moment où un projet de quartier pour Robien a été remis à la municipalité. C’était un « rapport d’étape » connu sous le nom de PACT-ARIM.

Ce rapport contenait certainement le projet qui aurait totalement changé la physionomie de ce quartier et lui aurait donné un air de village en créant une place sur les terrains dits des "chantiers de la ville". 

Cette place devait donner du côté du boulevard Hoche, sur l'église, et de l'autre sur l'école publique rue Guébriant. Un bureau de poste et une maison de quartier devaient se retrouver à deux pas de la rue Jules Ferry.

Mais rien n'a été fait pour créer une place et les ateliers municipaux n'ont pas bougé !

 


L'évolution des ateliers municipaux

Quand on cherche à voir l'évolution des ateliers municipaux depuis leur création, tout d'abord, on note tout ce qui n'a pas changé ! Par exemple, l'entrée est identique, la maison du gardien sur le côté droit en entrant a juste été transformée en bureaux. 


Entrée et cour des ateliers municipaux, boulevard Hoche. Photo RF 2021

Un magnifique blason de Saint-Brieuc, visible sur le pignon Nord, a été restauré car il devait dater des années de construction.

Blason de Saint-Brieuc, ateliers municipaux. Photo RF 2021

Sur le côté gauche, un atelier n'a pas beaucoup changé et son horloge donne toujours l'heure exacte d'entrée aux ateliers ! L'horloge a été remplacée il y a quelques années mais on a conservé son entourage.


Atelier de menuiserie. Photo RF 2021


L'horloge à l'entrée. Photo RF 2021

En 2015-2016, un grand bâtiment a été détruit car il présentait des signes de fragilité. Il a été remplacé par un autre atelier avec un étage; on l'aperçoit de l'entrée dans le boulevard Hoche.

Bâtiment neuf des ateliers municipaux, boulevard Hoche. Photo RF 2021.

Au fond de la grande cour se trouve toujours l'atelier de menuiserie qui bénéficie maintenant d'une aspiration des poussières. C'est sur la droite du bâtiment que se trouvaient les écuries. Au-dessus des ateliers, sous la toiture, des greniers permettent de ranger de nombreux matériaux.

A gauche, les ateliers de menuiserie et, au centre, une salle de repas.

Dans les changements notables, il faut signaler que les ateliers municipaux ont gagné beaucoup de place quand, en 1967, la Ville a acheté le terrain voisin donnant sur la rue Guébriant. Une percée dans le mur permet de rejoindre l'autre terrain.

 


Le passage vers le terrain donnant sur la rue Guébriant. Photo RF 2021

Terrain donnant sur la rue Guébriant. Photo RF 2021

Au niveau des effectifs il y a beaucoup de changements, les effectifs sont passés de 80 à 40, des années 80 jusqu'à nos jours. On comptait jusqu'à 29 menuisiers en 1985.

Tous les corps de métiers sont représentés : serrurerie, peinture, plomberie, électricité, maçonnerie, menuiserie, couverture.

Il existe aussi un service de maintenance, un magasin pour les livraisons, des bureaux d'études et un accueil-secrétariat. 

Une impressionnante photo avec une cinquantaine d’employés des ateliers.

 

 

Des exemples de chantiers menés par les ateliers municipaux

Les employés des ateliers de la Ville font de nombreux chantiers en intérieur mais aussi quelques petites extensions de bâtiments, le remplacement des fenêtres bois par exemple sur l'Hôtel de Ville (fabrication à l’atelier) et tout remplacement de fenêtres bois dont la fabrication est réalisée en régie.

Beaucoup de réalisations concourent à la réussite de diverses manifestations culturelles, sportives ou citoyennes comme pour les élections.

Un autre type de chantier plus exceptionnel peut être cité en exemple, celui du remplacement du vieux campanile (petit clocher) sur la toiture de l'Hôtel de Ville. Il a été entièrement refait à l'identique dans les ateliers municipaux.

 

État du campanile après le remplacement. Photo J.M Pouder

Travail de l'atelier de menuiserie. Photo J.M Pouder



 


 

Le campanile sort des ateliers pour être replacé sur le toit de l'Hôtel de Ville. Photo J.M Pouder


 

Les ateliers municipaux continuent de s'adapter et de rendre de très nombreux services à la population. La qualité de leur savoir-faire est garante de la conservation du patrimoine briochin.

 

 

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Autres articles à consulter sur le blog

 

Tous ces projets qui n'ont pas vu le jour à Robien, ici

La place du cheval dans le quartier de Robien, ici

 

Dans l'atelier de peinture, on prépare les chaises pour les écoles. Photo Ouest-France. 1997


 

Sources

 

Dossier 2 O 278-18. Archives départementales

 

Fonds Salaün 95 J. Archives départementales

 

Photographie aérienne. Fonds Henrard. Archives départementales

 

Photographie aérienne en couleurs. Archives municipales.


Photographies Honoré Le Hesran avec son cheval blanc (Comique) des ateliers municipaux. Document transmis par son petit-fils Stéphane Le Roux.

 

Acquisition de terrain. Délibération du Conseil municipal  du 10 novembre 1967. 

 

Merci à l'accueil, aux précisions apportées par Jean-Marie Pouder, responsable adjoint du service Patrimoine bâti de la Ville de Saint-Brieuc, et aux précisions de Gwendal Monnier.

 

 

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