jeudi 13 octobre 2022

Armor-Bobinage, 41 boulevard Carnot à Saint-Brieuc, 1969-1989

Annonce1971. Le Griffon numéro 23
 

 

En 1969, l'entreprise Armor-Bobinage s’installe au 41 boulevard Carnot dans le quartier de Robien à Saint Brieuc.

Les deux créateurs sont alors Henri Morvan et Serge Leguennic.

 

Les activités de cette entreprise sont la réparation, la vente et l'installation de machines tournantes toutes puissances, de pompes, de ventilateurs, d'alternateurs. L’entreprise assure aussi la maintenance électromécanique, électrotechnique des installations.

 

Annonce 1972. Le Griffon numéro 26

 

Annonce dans Ouest-France 13 décembre 1985

 

L'entreprise cherche un autre emplacement. 1989

 

Armor-Bobinage reste jusqu’en 1989 dans le boulevard Carnot mais déménage ensuite dans la ZAC Anatole France, tout près du stade Fred Aubert, car ses locaux sont devenus trop petits.

 

Armor-Bobinage Saint-Brieuc. Photo du site de l'entreprise

 

Le travail chez Armor-Bobinage

 

En 1993, à l'occasion du départ en retraite de l'un des fondateurs, Bruno Honoré est passé aux commandes de l'entreprise. Le poste de codirigeant a été occupé un peu plus tard par Pierrick Tardivel.

Lors des 30 ans d’Armor-Bobinage, les deux responsables de l’entreprise ont pu rendre hommage aux salariés de l’entreprise.

Bruno Honoré : « La plupart des salariés sont dans l'entreprise depuis les débuts. C'est dire que la maison connaît comme sa poche les moteurs qu'elle installe ou qu'elle remplace dans de nombreuses entreprises du département. L'industrie agroalimentaire principalement, mais aussi les carrières, les collectivités, les travaux publics et les sites industriels en général. Dans chaque entreprise, il y a un moteur. Nous assurons la remise en état de tous les systèmes tournants. Nous faisons beaucoup d'assistance technique sur site. C’est ce qui vaut aux différents membres de l'équipe quelques réveils nocturnes".


Pierrick Tardivel : « Lorsqu'un moteur casse et bloque une chaîne sur laquelle travaillent cinquante personnes, c'est notre capacité à intervenir rapidement qui compte ».

(Extraits de l’article de Ouest-France du 23 septembre 1999)

 

Évolution de l'entreprise

En 2021 L’entreprise Armor Bobinage a été rachetée par le groupe AxFlow.

 

 

Le saviez-vous ?

 

Le 41 boulevard Carnot a disparu tel qu'il existait au moment d'Armor-Bobinage. On trouve maintenant l'entreprise IEL

 

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Sources

 

Recherches dans les archives de Ouest-France

 

Bulletin municipal, Le Griffon, archives municipales

 

Site Armor-Bobinage, cliquer ici

 

L'économie coopérative dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc

Les entreprises sont généralement organisées autour d'un patron qui dirige ses employés ou ouvriers. 

Mais parfois cette organisation est bousculée. C'est l'économie coopérative.

Le quartier de Robien à Saint-Brieuc a été le lieu de plusieurs expérimentations dans ce domaine. Certaines sont toujours en cours...

 

La Briochine, coopérative agricole de blé 1936-1965


La Briochine était une coopérative agricole de blé dont les bureaux et des entrepôts se trouvaient dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc depuis les années 30. Elle possédait une trentaine de magasins dans tout le département où les minotiers allaient chercher le grain.

La Briochine a changé plusieurs fois d'adresse dans les années 30, tout en restant dans le quartier au 21 boulevard Carnot ou au 49 rue Jules Ferry.

La Briochine était une coopérative très puissante. Ainsi, le 31 octobre 1937, se tient l’assemblée générale Salle Berthelot, 158 personnes sont présentes. Le président, Louis Le Vaillant domicilié au bourg de Plérin, se félicite de l’accroissement rapide du nombre de sociétaires qui dépasse les 2000. 

Le nombre de sociétaires passe de 2068 en 1936-37 à  4435 en 1938-39, c’est le double en en deux ans. La progression est spectaculaire.

Pour le bilan 1945-46, toujours au café Berthelot, l’assemblée générale prend des décisions pour les 7490 sociétaires d’une coopérative qui ne cesse de grandir. 

 

 La Coopérative Agricole du Finistère

 

La Coopérative Agricole du Finistère s'est installée dans de vastes bâtiments construits entre en 1946 et 1948, rue abbé Garnier.

 


 



 

Le garage Karr-Arvel

Le garage Karr-Arvel, installé au 17 rue de Trégueux, était spécialisé dans la mécanique, tôlerie, électricité automobile.

 

Karr-Avel en 2008. Image Google

 

Jean-Paul Hérisson, Jacques Girona et Bernard Bark, créateurs du garage Karr-Avel  à l’angle des rues de Bir-Hakeim et de Trégueux. Ce sont les trois associés d’un garage original, à mi-chemin entre l’entreprise traditionnelle et l’association. On pouvait y pratiquer l’auto-réparation dans les années 2000-2010.

 

C'est un lieu qui se prête aussi à des expérimentations comme lors d'un festival de théâtre du Théâtre de la Folle pensée où les pièces sont jouées dans des "maisons-théâtre".


7 juin 2017 Ouest-France


 

 

C.S.A Chauffage Sanitaire d’Armor

 

L’entreprise Chauffage Sanitaire d’Armor (C.S.A) existe depuis 1976. M. Audren en est le responsable à l'origine.

Dans les années 70-80, l’entreprise est spécialisée dans le chauffage central et électrique, la ventilation, l’entretien des chaufferies, les brûleurs à mazout et le ramonage.

En 1976, ses locaux se trouvent rue André Gide, à l'angle de la rue Béziers Lafosse, dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc. C’est dès le départ une Société Coopérative Ouvrière de Production (S.C.O.P).  

Le pari sera gagné par la coopérative qui trouvera son rythme de croisière, au fil des années, dans le paysage économique du secteur de Saint-Brieuc et bien au-delà !

 

Dix ans plus tard, en 1977, C.S.A souhaite s’agrandir et se déplace de quelques centaines de mètres pour intégrer les locaux précédemment occupés par l’entreprise le Comptoir Général de Couleurs et Vernis, 3 rue Robespierre.

 

 

 

La Gambille. 2001

 

L’histoire de la coopérative La Gambille a commencé en avril 1983 où des briochins s’associent pour acheter en gros des stocks de produits bio. Le lieu qu’ils ont trouvé est une salle de danse de la Croix Saint-Lambert, et c’est ce qui les décide à appeler leur coopérative La Gambille, du nom d’une danse bretonne.

Devant l’accroissement des personnes intéressées, ils louent un local rue Saint-Michel où les bénévoles se chargent du bon fonctionnement. Un salarié est bientôt nécessaire, il s’agit de Thierry Mourain et la Gambille déménage Rue Saint-Benoit.

En 2001, la coopérative investit l’ancien magasin Assaut rue de Robien. Une seconde boutique (La Ti Gambille) s’ouvre à Plérin en 2008 puis une autre, avec un restaurant, à Trégueux en 2012 et une quatrième dans le centre-ville, rue Michelet en 2015…

La Gambille à Robien. 24 septembre 2001 Ouest-France

 

 

 

 

 

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Sources

 

Motélec, ateliers de bobinage, 34 rue Emile Zola à Saint Brieuc. 1947

 

Motélec Saint-Brieuc. Le Griffon 1980
 

La finalité d’un bobinage c’est d’obtenir un meilleur rendement en changeant les anciens fils de cuivre par de nouveaux fils de cuivre. 

 

Fils de cuivre dans un moteur électrique

 

Avec le développement des moteurs électriques, de nombreuses entreprises de bobinage ont trouvé des débouchés.

La société Motélec, spécialisée dans le bobinage a commencé d’exister en 1947.

 

 

Mais la première annonce publiée par Motélec est parue dans Ouest-France le 11 avril 1949.  Le titre est Bobinage-Cuivre et la société installée alors au 38 rue du 71e à Saint-Brieuc propose ses services pour la réparation et la transformation de machines électriques. Le nom de l'entreprise est encore approximatif : "MOT-ELEC"


Motélec 1949 Ouest-France


 

Le 3 avril 1950, une annonce légale indique que les membres de la Société à responsabilité limitée Motélec ont décidé d’augmenter la capital et d’admettre comme nouvel associé M. Guillaume Bourriguen, ingénieur de l’Ecole Supérieure d’Electricité.

 

Le 17 juin 1957, une annonce décrit les nouvelles possibilités offertes par l’entreprise avec la construction de postes de soudures électriques statiques.

 


 

En 1959, Motélec devient constructeur de chargeurs d’accumulateurs Celtelec que l’on trouve en vente chez les électriciens.

 

Motélec 2 février 1959 Ouest-France

 

En 1960, les ateliers Motélec s’installent dans le quartier de Robien au 3 rue Jules Ferry.

 

Motélec 19 décembre 1960

 

Dans les nouvelles compétences de Motélec, on trouve la construction d’autotransfos et de débecqueurs.

 

Un autotransformateur

 

 

Déménagement rue Émile Zola

 

En 1972, une annonce parue dans le journal municipal Le griffon numéro 26 fait état d’un déplacement de l’entreprise au 34 rue Emile Zola, toujours dans le quartier de Robien.

 

Motélec Saint-Brieuc. Le Griffon 1972

 

Une annonce d’emploi du 27 avril 1974 indique que Motélec recherche alors un électromécanicien et un bobinier.

 


 

Printemps 1978 Le Griffon

 

Changement de quartier

 

Plus tard, l'entreprise Motélec s'est installée 7, Rue Auguste Lumière à  Saint Brieuc. Son activité est toujours la fabrication de moteurs électriques, la fabrication, l'installation et la réparation de pompes et de matériels électriques professionnels.  

 

Le saviez-vous ?

 

Dans le quartier de Robien, entre 1954 et 1958, on trouve le nom d'une autre entreprise de bobinage : les Établissements Deplanque, au 9 rue Danton

Mais il y a une énigme ! En effet, Paul Deplanque aurait donc ouvert un atelier de bobinage et réparation de moteurs électriques, rue Danton. Il publiait régulièrement des annonces pendant ces années-là, puis plus rien, ce qui fait penser que son activité s'est arrêtée.
M. Deplanque avait une fille, Claudie, et il était marié avec Émilienne du Bois, décédée en septembre 1957 (cérémonie le 4 septembre 1957 en l'église de Robien). Mais Paul Deplanque était lui même décédé depuis juillet 1954 (annonce passée le 19 août 1954 dans Ouest-France) ! Pourquoi a-t-on alors des annonces avec le nom des Établissements Deplanque de 1954 à 1958 ? L'énigme reste entière à ce jour...

Deplanque 2 octobre 1954 Ouest-France

Deplanque 10 mai 1955 Ouest-France

Deplanque 24 novembre 1958 Ouest-France



 

A lire sur le même sujet :  Histoire d'Armor-Bobinage, cliquer ici



 
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Sources

 

Recherches dans les archives de Ouest-France

 

Bulletin municipal, Le Griffon, archives municipales

 

lundi 10 octobre 2022

Histoire de l'entreprise Tirvit, 5 rue Jules Ferry à Saint-Brieuc

 

Logo de Tirvit en 1997.


 

L'origine des bâtiments de l'entreprise Tirvit


Les bâtiments occupés de nos jours par l'entreprise Tirvit appartenaient autrefois à la famille Laguitton, des négociants en grains et pommes qui avaient pignon sur rue depuis 1899 (article complet en cliquant ici)

En 1933, M. Laguitton (fils), fait construire un magasin de gros à l'entrée de la rue Jules Ferry, proche de la gare de marchandise. Il fait appel à l'architecte Eugène Faure(1914-1958), spécialiste dans les constructions en béton armé. L'entreprise H. Conti est chargée de la réalisation.

Le bâtiment est tout en longueur avec une entrée pour le public dans la rue Jules Ferry et une entrée pour les camions par le boulevard Carnot. 


Tirvit 5 rue Jules Ferry à St Brieuc. Photo RF

Au décès de Georges Laguitton le 18 février 1980 (né à St Brieuc le 17 novembre 1899),  les biens de la famille Laguitton situés dans le quartier de Robien (27 ter boulevard Carnot et 5 rue jules Ferry) sont vendus à M. Jacques Chauleur.

Le 27 ter boulevard Carnot est composé d’une maison d’habitation en pierres et briques, de deux étages et d’une longère donnant sur le boulevard Carnot avec deux petits magasins dotés d’une porte cochère donnant accès sur une cour intérieure qui dessert un entrepôt en tôle relié à un entrepôt en pierre.


Années 70. Photo aérienne. Archives municipales

Cet entrepôt tout en longueur donne sur le numéro 5 de la rue Jules Ferry et il est composé d’un rez-de-chaussée, d’un étage et d’un grenier sur tout le long.



 


La structure de l'entreprise Tirvit

L’activité de l'entreprise repose sur la vente de papier héliographique (images photographiques), calque polyester, dessins, tirages de plans et photocopies.

Georges Laguitton (né le 17 novembre 1899 à St Brieuc) décède le 18 février 1980. Les héritiers vendent les immeubles du 5 rue Jules Ferry et du 27 ter boulevard Carnot à M et Mme Chauleur qui ont créé une Société Civile Immobilière appelée « Nord-Bretagne immobilier ».


M. Chauleur, à la tête de la société Tirvit, exploite le fonds de commerce depuis 1986. En 2003, il ouvre un autre atelier de reprographie à Dinan. 

Jacques Chauleur en 2003. Photo Ouest-France

 
 

En 1991, la S.C.I signe un bail de location avec la société d’exploitation des établissements Tirvit. Ce bail est renouvelé en 2002.

 

Ci-dessous, l'annonce légale de la S.C.I publiée le 27 avril 1991 dans L'Hebdomadaire d'Armor. 

Annonce légale 1991



En 1991, des travaux sont entrepris pour donner une meilleure visibilité de l'entreprise sur la rue Jules Ferry. L'architecte Thierry Laville est chargé des plans. 

Façade Tirvit, 5 rue Jules Ferry. Plan 1991. Architecte Thierry Laville, St Brieuc


M. Chauleur rappelle qu'il existait un grand portail très peu pratique qu'il a fait enlever car l'ouverture se faisait sur l'extérieur de la cour donnant dans le boulevard Carnot.

 

Entrée Tirvit Boulevard Carnot. En 2008. Image Google

En 2002, les salariés sont au nombre de 4 : Servane Blanchard, Véronique Bothorel, Jacques Le Guyader et Franck Duguet.


L'entreprise Tirvit est reconnue dans son domaine et n'a cessé de faire évoluer les techniques utilisées pour s'adapter et rendre de meilleurs services aux usagers.


Le numéro 5 rue Jules Ferry à Saint-Brieuc. Photo RF

 

Si vous avez d'autres renseignements ou des questions sur  l'entreprise Tirvit, merci d'utiliser le formulaire de contact.  


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Prolongements

 

L'entreprise Laguitton, négociants en grains et pommes, cliquer ici


 

Sources

 

Actes notariés communiqués par M. Chauleur, novembre 2021

 

Photo aérienne. Archives municipales 

 

Article Ouest-France avec photo, 16 mars 2004

 

 

 

 

 

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