lundi 26 décembre 2022

Les 68 victimes du quartier de Robien à Saint-Brieuc pendant la Guerre 14-18

 
 
Monument aux Morts de la ville Saint-Brieuc. Photo RF

 
 
Voici l'impressionnante liste des victimes des habitants du quartier de Robien à Saint-Brieuc pendant  la Guerre 14-18. 
L'année 1914 est la pire, 23 tués dont 12 pour le simple mois d'août ! L'année 1915 n'est pas plus clémente avec 15 morts, puis les années suivantes il y a 7 tués en 1916, 7 en 1917 et 7 en 1918. Après-guerre, 4 soldats vont succomber de leurs blessures.
 
Mais au total on dénombrera soixante-huit victimes, c'est le triste bilan humain que l'on peut tirer de cette liste, et derrière chaque nom, des familles endeuillées...
 
 
 
En cliquant sur le nom surligné vous trouvez 45 fiches correspondantes
sur le site Mémoire des Hommes.
 
 
 
Autre article à consulter sur le même sujet
 
Le quartier de Robien et la Guerre 14-18, cliquer ici

 

 

Yves Allain, boulevard Hoche, 29 août 1914

Alfred Balavoine, rue Jules Ferry, 30 août 1914

Joseph Becker, 22 rue Guébriant, 10 novembre 1914

Louis Belloeil, rue de Robien, 19 juillet 1919

Paul Benoit, rue de Robien, 9 octobre 1916

Joseph Berouin, Croix-Péron, octobre 1914

Joseph Briand, rue Jules Ferry, 9 mai 1915 Bailleul (né le 10.12.1894 à St Brieuc)

Jules Briand, Pré-Tizon, 18 mai 1916 (né le 29.07.1895 à St Brieuc)

Anatole Brigaud, Croix-Péron, 20 février 1915

Auguste Cadoret,  boulevard Carnot, 3 juin 1916 à Chattencourt dans la Meuse (né le 12.10.1893 à Pléneuf)

François Caroff, rue Luzel. (mention "grand blessé rapatrié à Lyon en juillet 1916" ici)

Jean Carrière, rue Cuverville, 31 octobre 1914 à Souain dans la Marne (né le 28.03.19879 à Cabannes. Ariège)

Auguste Cornon, Croix-Péron, 8 août 1916

Paul Daubas, rue Luzel, 22 mai 1915

Edmond Dieulangard, boulevard Hoche, 5 juin 1918

Pierre Doher, boulevard Carnot, 27 août 1914 à Donchery dans les Ardennes

François Even, rue de Robien, 29 août 1914 à Le Sourd dans l'Aisne.

Jules Feurgard, rue Jules Ferry, 8 octobre 1914

Jean Fichou, rue Guébriant, 26 avril 1915

Lucien Fischer, 20 août 1914

Victor Flageul, vieux château de Robien, 26 août 1918

Paul Geffrain, rue de Robien, 21 août 1914

Ange Godefroy, rue de Guébriant, 9 mai 1915

Émile Gour, rue Luzel, 16 juin 1915

Louis Guennebaud, rue Jules Ferry, 11 mai 1915

Pierre Guyader, Croix-Péron, novembre 1914

Louis Henry, (né le 5 janvier 1983), boulevard Carnot, 25 septembre 1915

Georges Hervé, rue Jules Ferry, août 1914 à Bleid en Belgique (né le 16.10.1894 à Ploufragan)

Pierre Hux, rue Luzel, 26 août 1914

Joseph Landrin, rue Guébriant, 28 septembre 1915 à Souain dans la Marne (né le 16.06.1881 à Bazouges)

Henri Le Bars, rue Jules Ferry, 22 juillet 1917

Joseph Lebastard, boulevard Hoche, 27 avril 1917

Yves-Marie Lebastard, rue Jules Ferry, août 1914

Yves-Marie LeBourhis, rue Jules Ferry, 19 décembre 1914

Albert Lefèvre, rue Cuverville, 21 juillet 1918

Alain Lemoine, Robien, 1er novembre 1918

Nicolas Lemoine, Robien, frère du précédent, 18 janvier 1917

Jean Lemoine, Moulin-au-Chaix, 2 juin 1918

Louis Lemoine, Moulin-au-Chaix, frère du précédent, 25 septembre 1915

Francis Le Pouder, rue de Robien, 29 août 1914

Louis Le Solleu, 54 rue Jules Ferry, 11 janvier 1915 (plaque gare S.N.C.F). Détails de sa mort sur demande par le formulaire de contact (article du bulletin paroissial)

Paul Le Tacon, Moulin-au-Chaix, 24 mai 1916

Jean-Baptiste LeTexier, Moulin-au-Chaix, 5 décembre 1915

Alexis Ligné, rue Jules Ferry, 29 janvier 1915

Jean-Baptiste Liscouet, Pré-Tizon, 22 avril 1915

Jean-Marie Louineau, rue de Robien, 25 septembre 1915 (plaque gare S.N.C.F)

Georges Mallet, boulevard Carnot, 25 mai 1917

Auguste Merel, Croix-Péron, 20 octobre 1915

Georges Merel, Croix-Péron, frère du précédent, 10 octobre 1918, "mort au domicile familial après une maladie contractée au service de la Patrie" (D'après le bulletin paroissial)

Louis Michel, rue Luzel, 27 avril 1915, premier-maître à bord du "Léon Gambetta" torpillé dans l'Adriatique.

Alphonse Morin, boulevard Hoche, 18 novembre 1914 à Cambrai, capitaine au 71e RI, chevalier de la légion d'honneur, blessé à Margatel dans la Marne (né le 02.11.1880 Orne)

Jean-Marie Morvan, rue abbé Garnier, soldat du 50e d'artillerie, 3 juillet 1916 (mention dans le journal "La Recherche des disparus" 27 août 1916, "Rapatrié du camp allemand de Sennelager et dans la liste des grands malades internés en Suisse, Morvan Jean-Marie, 3e Artillerie", ici )

Ernest Moulin, rue Jules Ferry, caporal du 41e RI, mort en captivité le 1er avril 1917

Francis Moulin, rue Jules Ferry, frère du précédent, tué le ?

Pierre-François Moulin, Pré-Tizon, frère du précédent, soldat au 110e d'artillerie lourde, 21 novembre 1917, mort de ses blessures.

Jules Neveu, Croix-Péron, caporal du 118e RI, Saconin le 20 juillet 1918

Auguste Nivet, Moulin-au-Chaix, soldat du 25e RI 6 octobre 1914 à Arras

Auguste Pansart, boulevard Hoche, 26 septembre 1914

Guillaume Pleven, rue Jules Ferry, mort dans sa famille des suites d'une maladie contractée en captivité, 19 septembre 1919

Paul Poindessault, Croix-Péron, adjudant au 271e RI, 4 octobre 1914 à St Hilaire-le-Grand

Auguste Poudoulec, boulevard Hoche, 30 août 1914 aux environs de Sedan

Eugène Quinio, rue Luzel, mort de ses blessures le à Vitry le François le 11 juin 1915

Henri Robert, boulevard Hoche, sergent-major au 154e RI, juin 1917

Jean Roussel, rue du Coucou, 21 août 1914 à Arsimont (Belgique)

Joseph Ruellan, boulevard Hoche, sous-lieutenant au 71e RI, 4 octobre 1914

Louis Toqué, Moulin-au-Chaix, marin mort à son domicile après une maladie contractée en Orient, 5 mars 1919

Émile Trécherel, rue Jules Ferry, mort dans sa famille après une maladie contractée au service de la Patrie, 23 septembre 1919

Jean Trécherel, 10 rue Jules Ferry, frère du précédent, 2 septembre 1916 (plaque gare S.N.C.F), né le 16 juillet 1894 à Yffiniac.

 

Des noms sont ajoutés car les familles ne s’étaient pas manifestées assez vite. Il s’agit de : 
 
Jean-Baptiste Liscouet, Pré-Tizon
Alexis Ligné, rue Jules Ferry, 29 janvier 1915 à Vienne le Château dans la Marne (né le 15.09.1880 à Cavan)
 
 
 
 
 
Monument collège Le Braz 
 
 
Ange Godefroy, habitant la rue de Guébriant et tué le 9 mai 1915 figure sur le monument des anciens élèves du collège Le Braz morts en 14-18.

 

Une plaque pour François Clairon

En juin 1920, une plaque va être posée à l'école en mémoire de M. Clairon, instituteur-adjoint à l'école Guébriant et tué en 14-18.


François Clairon 22 juin 1920. La Dépêche de Brest.
 
 
 
Cheminots tués en 14-18
 
Les noms de trois cheminots du quartier Robien, tués au combat pendant la Guerre 14-18 figurent sur la plaque que l'on peut voir sur le quai A de la gare S.N.C.F de Saint-Brieuc.
Il s'agit de Louis Le Solleu, Jean-Marie Louineau et Jean Trécherel.
 
 
Guerre 14-18. Plaque sur le quai A de la gare S.N.C.F de Saint-Brieuc. Photo RF


 
 
 
Article à consulter sur le même sujet
 
Le quartier de Robien et la Guerre 14-18, cliquer ici
 
 
 
 
Retour au sommaire, cliquer ici
 
 
 
 
 
Sources
 
Bulletin paroissial de Sainte-Anne de Robien, 1920, disponible aux Archives départementales 22
 
Base de données du site Mémoire des Hommes 
 
 
 
 
 
 

 

dimanche 25 décembre 2022

La société Revimex, 24 boulevard Carnot à Saint-Brieuc. 1972-1979

 

 

La société Revimex est un négociant et distributeur en matériel électrique industriel, électroménager, radio, télévision. Elle s'était installée dans le quartier de Robien, à Saint-Brieuc, en 1972, à l'emplacement qui est de nos jours le 24 boulevard Carnot.

24 boulevard Carnot à Saint-Brieuc

La société Revimex est une filiale de la CDME (Compagnie de Distribution de Matériel Électrique). Elle a été fondée en 1948 à Nantes où on trouvait son siège social. En 1974, Revimex compte 12 agences implantées dans l'Ouest et le Centre de la France.

Publicité Revimex 1972 Ouest-France

 

 

L'incendie de Revimex en 1979


1979 Incendie de Revimex, 24 boulevard Carnot. Archives des Pompiers
 

L'entreprise Revimex avait été immatriculée le 27 juin 1967 et officiellement radiée le 16 mai 2001. Ce négociant en matériel électrique industriel et électroménager aura eu une courte existence dans le quartier de Robien.

En effet, un violent incendie s'est produit en février 1979 dans les locaux de l'entreprise, située au 24 boulevard Carnot. Les pompiers de Saint-Brieuc en ont conservé une photo dans leurs archives.


Le 20 février 1979, Ouest-France a publié un long compte-rendu de ce sinistre avec plusieurs photos car les fumées étaient impressionnantes et elles étaient bien visibles de différents endroits de Saint-Brieuc. 

 

De nombreuses personnes observent la scène dans le boulevard Carnot.

L'immense colonne de fumée dans le boulevard Carnot


La grande échelle des pompiers.

 

La suite de Revimex 

Suite à l'incendie les bâtiments ont été réhabilités et une charpente anti-incendie a remplacé l'ancienne qui avait été détruite. Révimex s'appelle maintenant Rexel et est installé rue Chaptal.

En 2008. Image Google

En 2022 Image Google

 

Si vous avez d'autres renseignements sur l'entreprise Revimex, merci d'utiliser le formulaire de contact. 

 

 

Retour au sommaire ici

 

Sources  

Ouest-France 20 février 1979

Livre souvenir "Histoire du corps des Sapeurs-pompiers de Saint-Brieuc. 1719-2000. Christophe Lucas". Merci à  Lucien Morin pour avoir transmis ces informations et à Christophe Lucas pour l'autorisation de publier la photo.



 

samedi 19 novembre 2022

L'histoire du Foyer L'igloo, 9 rue de Robien à Saint-Brieuc

 

Un premier article de Josiane Guéguen dans l'édition de Ouest-France du 12 janvier 1994 présente le projet de construction de quarante logements et de salles pour le centre de formation. De très larges extraits sont reproduis ci-dessous : 

 

Au centre, la façade de l'Igloo. Projet de l'architecte Bruno Coycault


En janvier 1994, le foyer de l'Igloo dépose un dossier d'extension devant le comité régional de l'organisation sanitaire et sociale (CROSS). Le lieu choisi pour cet agrandissement est la rue de Robien où un bâtiment de 40 logements, ainsi que de nouveaux locaux pour le centre de formation du foyer, sont prévus.

C'est en face du magasin Assaut, à l'époque (Magasin La Gambille plus tard) sur un espace de 2 350 m2 occupé aujourd'hui par un petit immeuble et par les hangars désaffectés des anciens établissements Brossette, que cette extension de l'Igloo est prévue. Un immeuble de quatre étages sera construit dans l'alignement de l'immeuble voisin. Y seront aménagés 40 logements (type T 1 ou T 1 bis) pour jeunes, jeunes couples ou jeunes femmes seules avec enfant, et des équipements collectifs tels que cafeteria, salle d'études, bibliothèque, etc. Un porche donnera sur la cour arrière où un bâtiment, adossé à la salle de Robien, accueillera sur deux niveaux les salles du centre de formation de l'Igloo. L'addition : 14,5 millions de francs, tout compris. 


Un premier Igloo en 1947 à Saint-Brieuc

Il est bien loin le petit bâtiment où le foyer de l'Igloo a vu le jour en 1947. 

Première extension dans les années 1970 avec la construction d'un bâtiment rue Waldeck-Rousseau. Puis, en 1990, réhabilitation et restructuration de cet immeuble et des ajouts successifs, qui avaient permis de faire face aux besoins exprimés, tant en accueil, qu'en restauration ou en formation, les trois secteurs d'activité de l'Igloo, « entreprise sociale au service des jeunes et de la cité », comme aime à le qualifier Michel Guernion, son directeur. Mais cela est loin de suffire, constate-t-il : « Chaque semaine, nous recevons plusieurs demandes de jeunes qui souhaitent être hébergés chez nous et que nous ne pouvons satisfaire. De plus, nous ne pouvons plus du tout assumer d'accueil d'urgence. » Une étude globale sur le logement des jeunes, réalisée en 1989 sur la ville, faisait état d'un besoin de 400 places en foyers de jeunes travailleurs. A ce moment-là, il en existait environ 250. « Mais l'étude avait mal pris en compte la présence étudiante sur la ville qui a pour effet de rendre encore plus tendue la recherche pour les jeunes de notre public (travailleurs ou stagiaires). Et depuis, il y a eu la fermeture de Paul-Bert. » 

Le chantier pourrait démarrer à la fin du premier semestre 1994. Pour une ouverture un an plus tard.

En projet, une entreprise d'insertion

Depuis 15 à 18 mois, l'association du foyer l'Igloo réfléchit à la possibilité de créer une entreprise d'insertion pour prolonger le travail mené depuis plusieurs années auprès de ses stagiaires.

« Le stage remet sur pied mais il faut quelquefois plus de temps à certaines personnes pour acquérir ou retrouver un savoir-faire et un savoir-être », explique Michel Guernion. D'où le désir de créer une entreprise d'insertion. « A condition qu'elle soit économiquement viable, que ce soit une entreprise à part entière. » Le créneau choisi : les matériaux composites (l'un des formateurs de l'Igloo est passionné et compétent dans le domaine).



Décembre 1994


En décembre 1994, titre choc dans Ouest-France !

 

Michel Guernion sur le chantier : "Ouverture prévue fin juin 1995"




1995


"L'Igloo : une année charnière", titre Ouest-France dans un article du 4 juin 1995, extraits :

"Ouverture du restaurant universitaire, baisse des crédits formation, ces événements auront des répercussions sur le fonctionnement du foyer l'Igloo en 1995...

Le changement important dans la vie de l'Igloo, c'est l'ouverture d'un nouveau bâtiment, rue de Robien. Rendue nécessaire par la saturation du foyer rue Waldeck-Rousseau, cette extension devrait ouvrir le 1er juillet prochain. Elle compte 42 appartements, principalement des studios.

Partenaires de l'Igloo et élus ont participé à l'assemblée générale du foyer (photo ci-dessous).



 

En 1995, les jeunes ont leur nouveau Igloo et ils peuvent compter sur un lieu de vie avec cafétéria, buanderie, bibliothèque, salle de musculation, salle de jeux avec ping-pong, billard, amphithéâtre pouvant accueillir des animations et conférences... L'inauguration officielle a eu lieu en octobre mais le foyer était déjà ouvert depuis deux mois. (Article de Ouest-France, 28 octobre 1995)

Michel Guernion et Raymond Foudrinier, président de l'association




Les cinquante ans de l'Igloo

Depuis le premier foyer de jeunes filles en 1947 jusqu'au foyer de jeunes travailleurs (FJT) d'aujourd'hui, cinquante ans d'histoire ont été écrits. L'Igloo fête cet anniversaire le samedi 15 novembre 1997. 

Rappel des dates importantes.

1947 : création d'un foyer de jeunes filles par la Congrégation des saints coeurs de Jésus et Marie, lié à un cours de sténotypie, était déjà installé au 56 boulevard Waldeck-Rousseau. 

1970 : l'association Igloo est créée. C'est l'époque de la construction du grand bâtiment qui donne sur le boulevard. 

1980-1981 : une autre maison est achetée à côté

1991-1992 : tout le foyer est réhabilité et s'étend. 

1994-1995 : installation rue de Robien avec 40 logements et un centre de formation pour permettre aux jeunes de voir plus clair en leur avenir. »

En 1997, l'Igloo affiche un chiffre d'affaires de huit millions de franc par an, emploie 26 salariés et a accueilli 430 jeunes en 1996.


Pour ses 50 ans l'Igloo ne souhaite pas se contenter d'une fête.  La journée du samedi 15 novembre commence par une célébration eucharistique présidée par Monseigneur Fruchaud à la cathédrale de Saint-Brieuc. 

A 10 h 15 au Club 6 le Père Henri Madelin anime une conférence intitulée "Du travail de chacun vers l'activité de tous. Peut-on vivre et travailler autrement ?". Ce jésuite est rédacteur en chef de la revue Etudes. 

Tout l'après-midi est consacrée à des ateliers sur des thèmes aussi variés que le logement, la santé, la formation ou citoyenneté et spiritualité. 

A 17 h, au CMB rue Voltaire, Jean-Claude Dumoulin, directeur de l'Union des FJT anime une autre conférence. Enfin, une soirée dansante clôture cette journée.

 "Nous essayons d'être une entreprise sociale au service des jeunes et de la cité".

Michel Guernion, directeur de l'Igloo

Ouest-France du 18 octobre 1997



 Les locaux de l'Igloo

Façade de l'Igloo, rue de Robien

Vue arrière du bâtiment

Vue arrière du bâtiment. Photo site de l'URHAJ




L'Igloo en 2011



Un taux d'occupation de 88 %. C'est le chiffre à retenir de l'assemblée générale de l'Igloo en ce mois de juin 2011. Sur ses trois sites (Waldeck-Rousseau, Robien et celui de Lamballe), davantage de repas ont été servis.
« Le principe d'une restauration sociale comme la nôtre est de vendre plus de repas aux personnes extérieures qu'à nos résidents, car le prix n'est pas le même. Ce n'est pas le cas et on va tenter d'améliorer ce point », rappelle la présidente Évelyne Bot. Mais la trésorerie reste fragile et l'État reverse 50 % de moins en 2010, un désengagement qui n'est pas nouveau.  Afin de rétablir l'équilibre, trois personnes ont été licenciées. La structure tourne désormais avec 23 salariés.
Faute de pouvoir rénover les bâtiments de Waldeck-Rousseau, ils vont être vendus à la SA Les Foyers.
 

Évelyne Bot cède sa place de présidente en 2012 après neuf années de bons et loyaux services.

L'association gère trois foyers de jeunes travailleurs, dont deux à Saint-Brieuc (boulevard Waldeck-Rousseau et rue de Robien) et un à Lamballe. Elle est propriétaire des deux premiers et locataire du troisième.


L'Igloo en chiffres (2011)

26 salariés
26 salariés travaillent à l'association, dont cinq au centre de formation.
450 jeunes accueillis chaque année.
1,5 million d'euros de budget.

(Informations de Ouest-France du 16 juin 2011)

Photo ci-dessous, la présidente Évelyne Bot, à gauche ; le secrétaire Gérard Bourgeon  le trésorier Gérard Thys et la directrice de l'Igloo, Stéphanie Bethelot.

Les responsables de l'Igloo. 16 juin 2011. Photo Ouest-France


 

L'Igloo à Robien continue de proposer aux jeunes des chambres et des studios équipés de connexions Internet, un parking, un local pour les deux roues, une cuisine collective ou une kitchenette dans les studios et T2 et offrant des espaces de vie.

 

Si vous avez des documents ou des témoignages à partager à propos de l'Igloo, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page.  


 

Retour au sommaire, ici

 

 

Sources

Site de l'Igloo, cliquer ici 

Nombreuses recherches dans les archives de Ouest-France 

Article du blog de l'histoire de Robien, Bruno Coycault, architecte ayant conçu l'Igloo, cliquer ici

 



samedi 12 novembre 2022

Jean Radenac, boulanger 20 boulevard Hoche à St Brieuc. 1946-1968

 

Jean Radenac, était connu dans le quartier de Robien car il tenait une boulangerie au 20 boulevard Hoche, en descendant sur la gauche du boulevard vers la Croix-Perron. 

Jean Radenac est  né le 10 juin 1912 à Grâce-Uzel où il a tenu d'abord un commerce qu'il a transformé en boulangerie. Marie, née Guiguen, était son épouse (elle était appelée Maria) et elle tenait la boulangerie avec lui. Ils se sont mariés le 26 mai 1936 à Plessala et ils auront 7 enfants.

 

Jean Radenac, boulanger à Saint-Brieuc

 

Arrivé à St Brieuc, Jean Radenac a demandé une autorisation de travaux qui lui a été délivrée le 26 novembre 1946 afin qu'il puisse construire un four et un magasin d'une vingtaine de mètres carrés attenant à son habitation. L'inspecteur départemental de l'urbanisme trouvait au départ que la boulangerie semblait insuffisamment éclairée et que la construction du four obstruait un soupirail. Mais les services de l'hygiène ont déclaré conforme cette demande de travaux. (dossier des archives municipales 2T59)

 


 

Au début des années 60, M. Radenac avait un jeune ouvrier d'une vingtaine d'années qui s'appelait Bernard Baron.

La boulangerie aurait fermé après 1965, d'après d'anciens habitants du quartier et différentes annonces parues dans la presse...

A partir de différents articles parus dans la presse locale on peut tenter de reconstituer l'histoire de cette boulangerie. Le long récit d'un incendie s'étant déclaré dans la boulangerie est ainsi rapporté dans un article de Ouest-France du 20 avril 1957. On apprend que Jean-Claude, le fils, travaille déjà avec son père mais doit partir effectuer son service militaire.

 

Le 20 boulevard Hoche à St Brieuc. Photo RF 2022

Demande de permis de construire de M. Radenac.1946. 2T59

Demande de permis de construire de M. Radenac.1946. 2T59


Quelques années plus tard, dans l'édition de Ouest-France du 21 mars 1960, on apprend que c'est M. Lucas qui est mentionné comme boulanger au 20 boulevard Carnot. Mais cela n'est que temporaire puisque dans le compte-rendu d'un petit accident de la route ( le 12 avril 1961) est mentionné "Jean-Claude Radenac, 23 ans, boulanger-pâtissier, 20 boulevard Hoche". C'est donc que le fils a poursuivi l'activité de son père dans la boulangerie.

Enfin, un autre article du 20 décembre 1966 parle de "Mme Marie-Thérèse Radenac (née Morzadec), 21 ans, boulangère, 20 boulevard Hoche"... (Elle se faisait appeler "Marité")

Sans doute ce jeune couple a-t-il repris une affaire autre part dans les années après 1968... 

On trouve deux annonces dans la presse, au moment de la Foire-exposition où M. Radenac tient un stand. La première annonce, en 1966, invite tous les boulangers à venir prendre un apéritif ou un digestif chez lui, afin de présenter son nouveau four. La deuxième annonce invite de nouveau les boulangers à une démonstration de son four le dimanche 15 septembre 1968 dans sa boulangerie.

Radenac 9 septembre 1966

 
Radenac 13 septembre 1968


Jean Radenac, boulanger représentant, ancien combattant, ancien prisonnier de Guerre, est décédé le 31 décembre 1992 à Saint-Brieuc. Il a été enterré au cimetière de l'Ouest le 4 janvier 1993. 

 


 

Jean-Claude Radenac, le fils né en 1937 qui avait aussi exercé la boulangerie, est décédé en septembre 2003, il est inhumé au cimetière de St Herblain (44).

 

 

Le saviez-vous ?

 

C'est à quelques mètres de l'ancienne boulangerie Radenac qu'est installé le fournil d'Emmanuel de Bressy, boulanger bio qui avait à un moment proposé de mettre en place une boulangerie participative !


E. de Bressy. Photo Ouest-France


On nous signale

 

Les RADENAC auraient eu aussi une épicerie boulangerie rue Reine Astrid, en haut de la rue F. Bienvenue à Beauvallon... Qui en a le souvenir?

 

 

Sources  

Articles de Ouest-France : nombreuses mentions indiquant le commerce de M. Radenac comme boulangerie de service dans les années 45 à 50, 20 avril 1957 incendie (article complet ci-dessous),  12 avril 1961, 20 décembre 1966.

Sur le site Généanet, fiche conçue par André Vigne (accessible ici)

 

Si vous avez des documents ou des témoignages à partager à propos de la boulangerie et de la famille Radenac, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page.  

 

 

Retour au commerce en 1955, ici 

Retour au sommaire, ici

 

 

 

Article du 20 avril 1957 dans Ouest-France.

 

Le feu dans le fournil d'un boulanger boulevard Hoche

 


 

Hier soir, M. Radenac, boulanger, 20 boulevard Hoche, commençait, vers 21 h. 45, le travail qui devait lui prendre toute la nuit car, en prévision des deux journées complètes de fermeture pour Pâques, il fallait un nombre important de fournées.

M. Radenac devait œuvrer pendant plusieurs heures puis son fils, Jean-Claude, qui est sur le point de partir au service militaire devait le rejoindre, aussi son fils aîné s’était-il couché de très bonne heure et dormait au moment où le feu éclata.

M. Radenac utilise pour son four le mazout mais seulement pour l’entretien de la chaleur, le premier coup de feu étant donné à l’aide d’une flambée de copeaux. Chaque soir un tas de ces copeaux est donc amoncelé devant le four.


Hier soir, M. Radenac emplit le foyer puis remonta achever son repas en compagnie de la famille dans la salle a manger qui se trouve au-dessus du fournil.

M. Radenac a six enfants, depuis Jean-Claude, 20 ans, jusqu’au dernier-né 6 mois. Tout allait bien quand, soudain, Marguerite, une des fillettes, âgée de 9 ans, qui s’était dirigée vers le Foyer- heureuse curiosité ! –cria : «Les copeaux ont pris feu ».

Ce fut une émotion générale : tandis que Marie-Hélène, la plus grande des jeunes filles, âgée de 18 ans, se rendait téléphoner aux pompiers chez M. Ramio, le café le plus proche, les enfants plus jeunes, sortaient dans la nuit en criant à tous les échos : « Le feu ! le feu ! » 

Alertés par ces cris, les voisins, M. Hélard, d’une part, M. Jolly d’autre part, puis M. Ramio arrivèrent sans retard avec chacun l’extincteur de leur maison.

M. Hélard nous a lui-même déclaré : « Le feu, mis sans doute par une étincelle tombée du foyer avait gagné le tas de copeaux ; quand M. Radenac puis nous-mêmes nous attaquâmes ce feu, il avait déjà de l’avance.

Cependant, il ne s’était pas propagé dans le tas de copeaux aussi vite que je l'aurais à priori pensé. Mais, quelle fumée ! Elle sortait par la petite fenêtre qui donne sur la cour de la maison et, lorsque nous entrâmes, un violent courant d’air activa et le feu et la fumée. J’étais loin d’avoir vidé mon extincteur et déjà j'étouffais, je pleurais, J’étais au bord du vomissement quand, fort heureusement, les pompiers arrivèrent. »

Il faut féliciter les sauveteurs qui, par leur prompte intervention ont ainsi sauvé le matériel de travail de M. Radenac. Car, en définitive, seul le pétrin, rempli d’ailleurs de pâte, fut noirci par les flammes et un peu d’eau fut jetée tout autour de la salle.

Mais, quand nous quittâmes M. Radenac, à 22 h. 20, il parlait déjà de rallumer son four. Il vérifiait les fournées toutes préparées et murmurait : « Heureusement tout s’est assez bien passé. Il n’y aura pas de dégâts mais seulement un retard. Nous allons rattraper cela. »

 

 

 


 

 

L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

Le quartier de Robien à Saint-Brieuc s’est vraiment peuplé il n’y a pas plus d’un siècle, mais son histoire présente de multiples intérêts ...