lundi 1 juin 2026

Les origines du quartier du Tertre Notre-Dame à Saint-Brieuc



Les origines lointaines du site sur lequel s'est développé le quartier du Tertre Notre-Dame

Saint-Brieuc possède plusieurs points hauts, appelés tertres : le Tertre aux lièvres  au dessus du Gouédic, le Tertre Aubé (proche de Rohannec), le Tertre Marie-Dondaine, dans le quartier de Robien. Pour sa part, le tertre Notre-Dame était appelé autrefois le Tertre Buette (ou Tertre Buet) ou Tertre-Bué. On trouve aussi le terme de "Tertre de Beata".

Cadastre 1814, archives départementales. 3P283

En 1690 le Tertre Buette est mentionné dans un document indiquant qu'un lieu-dit appelé la Caquinerie, se trouvait près du Tertre Buette. Les Caquins étaient des descendants des lépreux du Moyen-Age. Ils étaient isolés de la population et protégés par l’Église. La rue actuelle de la Caquinerie rappelle cette origine. On y a construit un abattoir, une construction, décidée en 1879 et terminée après de longs débats en 1884.

La Caquinerie, Le Tertre Notre-Dame, carte postale ancienne.

La statue de la Vierge. 1866

Dans les derniers mois de l’année 1865, une épidémie de choléra se répand dans la ville de Saint-Brieuc. Avec l’accord de la famille Le Pomellec, propriétaire du terrain, le chanoine Onfroy-Kermoalquin décide d’élever une statue de la Vierge au sommet de ce qui était alors appelé « Le Tertre Buette ». Le vendredi 2 février 1866, la statue est érigée. C’est une œuvre du sculpteur de Saint-Brieuc Pierre-Marie Ogé. Le 8 septembre 1867, cette statue est solennellement consacrée par Monseigneur David, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier. La procession jusqu’à la Vierge du tertre s’est déroulée jusqu’au milieu des années 70.

Le Tertre dans les années 1910-1920 : Notre-Dame des Choux !
André Briand (né en 1909) et Joseph Lavenant (né en 1910) sont nés sur le Tertre. Ils racontent cette histoire du Tertre Notre-Dame un article de Ouest-France du 14 mars 1995. C’est l’histoire d’un coin de campagne qui surplombait la vallée du Gouët et que l’on appelait Notre-Dame des Choux ! Il n’y avait alors que la ferme de la famille Briand et des champs. Les terres appartenaient aux familles de Villeféron, Le Pommelec, du Guiny… A 12 ans André Briand commence à livrer les légumes de l’exploitation familiale aux Halles. 

Le projet bien caché du lotissement Tertre Notre-Dame. 1935

Roger Renaud père avait un projet en tête pour développer ce petit coin de Saint-Brieuc et il mit tout en place pour réaliser son rêve. Tout d'abord il lui fallait racheter les terres du Tertre. Son fils raconte dans un article de Ouest-France en 1995 que lorsque les gens lui demandaient pourquoi il voulait ces terres, il répondait qu’il souhaitait y mettre des biquettes. Mais l’homme avait une toute autre idée celle d’édifier un nouveau quartier à cet emplacement. La famille Renaud se construit une maison imposante avec un belvédère. Dans le quartier on l’appelait "Le château Renaud".

La maison Renaud. 27 février 2026 Photo RF
En 1935, après une délibération du Conseil municipal, il réalise les travaux de viabilité nécessaires pour bâtir un lotissement sur les 10 hectares achetés. Ouest-Eclair publie une première photo du début des travaux dans son édition du 28 février 1936.

Travaux au tertre 28 février 1936 Ouest-Eclair
Avec son entreprise de bâtiment M. Renaud a de quoi répondre à la demande. Il installe aussi les bureaux de sa société (OTRA) à côté de la maison familiale. Les trois fils prendront la suite au décès de leur père dans les années 70.

Annonce de l'entreprise Renaud 9 septembre 1950 Ouest-France

Le Tertre Notre-Dame dans les années 30

Une entreprise s’est installée sur le Tertre en 1938, au 20 boulevard Arago. Il s’agit de l’entreprise Sauer, spécialisée dans les pinceaux qui deviendra l’entreprise Raphaël. Michel Sauer, qui est resté vivre sur le Tertre rue Auguste-Pavie, raconte cette histoire en 1995 pour Ouest-France. En 1949, il entre dans l’entreprise familiale où travaillent une quarantaine de personnes, avec en plus cinq ouvrières travaillant à domicile. La société se développe et déménage au bord de la route express en 1967.

Un acte héroïque pendant l'Occupation

En 1940, alors que la ville de Saint-Brieuc est occupée par les troupes allemandes, Mme Briand dépose un drapeau tricolore sur le haut de la statue de la Vierge du Tertre. Son fils André se souvient de cet acte patriotique : « Ce jour-là elle a bien failli se faire embarquer par les Allemands » déclare-t-il à Ouest-France le 14 mars 1995.

Un article de Ouest-France, daté du 9 septembre 1948, rappelle ce fait de résistance : les habitants du quartier du tertre à la Vierge (Tertre Notre-Dame) « n’ont pas hésité pendant l’Occupation à aller prier la Vierge et à planter à ses pieds, le jour de sa fête le 8 septembre, le drapeau tricolore, même sous les yeux de l’occupant... »

La statue de la Vierge. 27 février 2026 Photo RF

Le développement du Tertre Notre-Dame, les lotissements. Années 40 et 50

D’après un article de Ouest-France du 4 janvier 1958, on apprend que les premières familles à habiter le Tertre sont les familles Briand et Le Restif. Après on a la famille Morcet, le père Feutren, facteur, appelé familièrement "Le Roi du Tertre", les familles Louis Poisson et Lefaucheur, d’autres encore comme M. Mathurin Bertho en 1940.

Le 3 décembre 1946 Ouest-France publie une photo qui fait belle impression avec ces "maisons modernes du Tertre à la Vierge".

Ouest-France dans son édition du 29 juin 1949 informe que le conseil municipal a donné l'autorisation de construire trois immeubles sur le tertre qui seront vendus en appartements.

Ci-dessous, on découvre un plan d'un café-restaurant au Tertre-Notre-Dame réalisé par l'architecte Jean Fauny. Le projet n'est pas daté mais pourrait se situer dans les années 30-40. (Archives départementales 142J 213/343)


Dans les années 50, on trouve de quoi se ravitailler sur le Tertre : cafés, alimentation, boulangeries, épiceries, pâtisserie, boucherie… mais les habitants souhaitent alors voir s’installer un médecin, un bureau de tabac et un pharmacien. Les habitants disposent d’une fontaine. On dit ici que c’est « de l’eau excellente pour les enfants et les malades, de l’eau filtrée par les rochers, de l’eau minérale».


Le 3 janvier 1951, on peut voir dans Ouest-France une intéressante photo montrant le développement du quartier.
Le 4 janvier 1958, le quartier est mis en valeur dans Ouest-France avec deux grandes photos et un reportage complet qui fait le tour des souhaits des habitants en ce début d'année.

En 1961, la question qui se pose est celle de l'escalier qui pourrait permettre aux habitants d'accéder plus facilement au Tertre. Le sentier qu'on appelait "La grimpette" est beaucoup trop dangereux par temps de pluie pour la population toujours plus nombreuse qui l'emprunte. ( dans Ouest-France du 19 septembre 1961).

L'escalier en 2026. Photo RF
Le Pardon de Notre-Dame de la Fontaine, années 40 et 50

Le 9 septembre 1949, Ouest-France publie un article sur le Pardon de Notre-dame-de-la-Fontaine. On y apprend que le Tertre est décoré par les habitants sous la direction de M. Briand "avec des branches, des fleurs, des guirlandes bleu et blanc et un arc de triomphe". Pour l'occasion, la Vierge a son drapeau tricolore à croix de Lorraine qui fut hissé dès la Libération.

L'année suivante, le 9 septembre 1950, Ouest-France publie un nouvel article sur le Pardon de Notre-dame-de-la-Fontaine conduit par le chanoine Auffray, curé-doyen de Saint-Michel.

Le 9 septembre 1954, deux photos dans Ouest-France pour illustrer le pardon avec de nombreuses fillettes portant des bannières, encadrées par les congrégations religieuses.



Le 11 septembre 1956, une photo de Ouest-France montre la foule au moment du Pardon de Notre-dame-de-la-fontaine.

Des habitants du Tertre Notre-Dame dans la presse

M. Le Tintinnier, habitant de la rue Colbert, est présent le 7 mars 1957 dans Ouest-France où il répond à des questions sur le jardinage...


M. Roger Guégan, habitant de la rue Arago, est interrogé le 21 octobre 1959 dans Ouest-France au sujet du Bricol-Club-Briochin ...


Des enfants du Tertre sont pris en photo en train de danser dans l'édition du 29 juin 1965 de Ouest-France pour les feux de la Saint-Jean.

Le 25 août 2009, Jean-Jacques Renaud évoque les origines du quartier, son développement et ses transformations.

Toujours le 25 août 2009, c'est au tour de Jean Flageul, né en 1935, de parler de la Guerre 39-45, des processions...

Le développement du Tertre Notre-Dame, les lotissements. Années 60
Yvonne et Joseph Carlo sont les deux premiers habitants de la rue Auguste-Pavie. En 1966 ils se sont installés dans la maison que Joseph a construite lui-même, il en avait les compétences : 37 ans employé en menuiserie dans l’entreprise Renaud. Autour de leur maison il n’y a à l’époque que des maraichers qui cultivent. Dans les années 80, ils construisent une deuxième maison boulevard Arago. (D’après un article du 14 mars 1995)

Documents

Le projet de lotissement de M. Renaud est présenté au Conseil municipal de 1935 pour un vote.

 

Documents sur les origines du quartier du Tertre Notre-Dame

Un article du 12 septembre 1912 nous apporte de nombreux renseignements historique sur les origines de la statue du Tertre et en fin d'article sur le paysage que l'on pouvait observer il y a plus d'un siècle...




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Sources de cet article mis en ligne en décembre 2025 par Richard Fortat

Archives départementales, cadastre

Archives de Ouest-France

Bernadette Lemarchand 2019, blog, cliquer ici

Pierre-Marie-François Ogé, cliquer ici

Compte-rendu du Conseil municipal. Documents en ligne sur le site des Archives municipales

Une imposante maison en granite du quartier Notre-Dame. Photo RF

 


dimanche 31 mai 2026

Les maisons de l'octroi dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc

Quand on parle de l’octroi, il s’agit du droit octroyé (accordé) aux villes pour lever certaines taxes, notamment celles perçues à l’entrée des agglomérations sur des denrées déterminées. Par la suite le mot octroi a désigné la taxe elle-même, l’administration chargée de la recevoir et le local où on s’en acquittait.

Initiales SB (St Brieuc) sur la maison d'octroi 78 rue Jules Ferry

L'octroi à Saint-Brieuc

La question de l’octroi n’est pas récente. Un document très ancien sur les octrois en Bretagne date de 1579. Dans un mémoire du 21 juillet 1608, la ville de Saint-Brieuc s’adressa au roi Henri IV pour obtenir l’établissement d’un octroi. En fait, la ville le pratiquait déjà…Louis XIII accepta officiellement l’établissement d’un octroi en 1617. Cette taxe constitue alors l’unique ressource dont la ville dispose  alors pour ne plus dépendre totalement de l’évêque.

En 1743, on plante des bornes à distance d’un quart de lieue sur les routes allant à Rennes, Moncontour, Quintin, Paimpol et Brest. Plus tard, le 20 juin 1791, l’Assemblée Nationale vota la suppression des octrois, considérés comme des taxes injustes. Le Directoire les fit rétablir sous le nom « d’octrois de bienfaisance ».

En 1833 la ville de Saint-Brieuc possède dix bureaux d’octroi aux entrées de la ville.

En 1833, en ce qui concerne le quartier de Robien, le huitième bureau d'octroi, sur les dix que possède la ville, est situé sur le chemin de Ploufragan, un peu au-delà de la maison du Pré-tison, le neuvième est sur la Grand’route de Quintin. En 1863, un autre bureau d'octroi est installé sur la route de Lorient. Ce bureau se trouvait au lieu-dit « la Croix Hingant », au débouché du chemin d’Yffignac (rue François Ménez) et de la rue Gourien.

Plan de 1867, archives municipales 3Fi 303.

L'octroi, sujet de préoccupation du Conseil municipal de Saint-Brieuc

Le sujet des taxes perçues dans les bureaux d’octroi est un sujet sur lequel le conseil municipal de Saint-Brieuc se penche régulièrement. En voici des exemples extraits des délibérations du Conseil entre 1850 et 1907 :   

Le 23 avril 1850, le conseil municipal de Saint-Brieuc débat de l’augmentation de la taxe des cidres, des vins, des alcools.

Le 5 juin 1874, dans une délibération du conseil municipal, il est indiqué que la Mairie va « stimuler le zèle des agents par des gratifications pour procès verbaux dressés pour fraude nocturne ».

Le 12 février 1892, on trouve une délibération sur la taxe à percevoir sur les bières, l’octroi sera perçu sur le quart des bières fabriquées par M. Mathonnet.

Le 17 décembre 1895, on apprend que les règlements et tarifs seront affichés pour forcer les voitures à marcher au pas devant les bureaux d’octroi.

Le 14 février 1896, le conseil supprime la taxe sur les huiles.

Le 7 octobre 1898, augmentation des taxes sur les viandes et le 17 mars 1899, augmentation des taxes sur les alcools.

Le 19 mai 1899, suppression de la taxe sur l’avoine des chevaux, par contre les taxes sur le beurre sont maintenues.

Le 10 novembre 1899, les contribuables récoltant de fourrages adressent une pétition pour ne payer que la moitié de la taxe qui leur est demandée.

L'évolution du quartier de Robien et la transformation des bureaux d'octroi

En 1910, par suite de l’extension de la ville dans le quartier de Robien, les bureaux du boulevard Carnot et de la Croix-Mathias ne sont plus en situation de sauvegarder les intérêts des finances communales. La municipalité de M. Servain (1908-1912) décide de faire édifier trois nouveaux bureaux à la Croix-Péron (1 rue de Trégueux), au Carpont et au 78 de la rue Jules Ferry (au carrefour de la rue Émile Zola).

La municipalité de St Brieuc procéda à la suppression de l’octroi le 1er juin 1943.

 Maison d'Octroi ayant disparu, boulevard Carnot



Plan indiquant le bureau d'octroi. 1922. Archives municipales 3Fo124

En 1893, construction d’un bureau d'octroi sur le terrain de la compagnie des chemins de fer, à l’entrée de la gare de marchandises, boulevard Carnot.

Le 13 février 1907, le déplacement du bureau d’octroi de la gare est acté. Sur le plan ci-dessous daté de 1922 on voit la localisation précise du bureau d'octroi dans le boulevard Carnot. Il est situé juste à l'entrée de la gare de marchandise et donne sur le début de la rue Jules Ferry.

  En 1935, on installe une cabine téléphonique à l'octroi de la petite vitesse (Gare de marchandise) boulevard Carnot et en 1936, une boite postale sur ce même immeuble du bureau d'octroi.

Les 4 maisons d'octroi dans le quartier de Robien aujourd'hui

Quatre maisons d'octroi sont bien identifiables dans le quartier de Robien à St Brieuc. Celle proche du Pont des Sourds-muets avait déjà fait l'objet d'un article dans le journal Ouest-France, les trois autres étaient moins bien connues.

Ci-dessus, les 4 maisons d'octroi encore visibles dans le quartier de Robien : en haut à gauche, rue abbé Garnier, en haut à droite, rue de Trégueux, en bas à gauche, rue Luzel, en bas à droite rue Jules Ferry

 
Rue abbé Garnier
 
Au 1 rue Abbé Garnier, juste à côté du Pont des sourds, se trouve donc cette maison historique du pavillon de l’octroi. Cette maison date du XIXe siècle, un plan de 1863 indique l'emplacement de l'octroi.
En 1901 dans le recensement de la population, on trouve le nom du recenseur de l’octroi, il s'agit de Lucien de Robichon. L'octroi de la rue Abbé Garnier a été en service jusqu'au début des années 40.

Maison de l'octroi, 1 rue abbé Garnier, St Brieuc, Photo RF
Maison de l'octroi, localisation, 1 rue abbé Garnier, St Brieuc. 1863 3Fi 220. Archives St Brieuc


 
1 rue de Trégueux à l'angle de la Rue abbé Garnier
 
M et Mme Morvan sont les actuels propriétaires depuis septembre 2017. Ils ont acheté cette maison à M et Mme Coadou, qui l’avaient acheté en 1997 à M et Mme Cerisier Marcel.
Lors de la signature d’achat de notre maison, le notaire a évoqué le fait que c'était une maison d'octroi. C'est ce qui explique les initiales SB sur le portillon qui représentent la ville de Saint-Brieuc, on retrouve ces mêmes initiales rue Jules Ferry sur une autre maison d'octroi. 
Cette maison de la rue de Trégueux aurait été construite en 1905.

Maison de l'octroi, bureau de la Croix-Péron, 1 rue de Trégueux, St Brieuc, Photo RF

Initiales SB. Maison de l'octroi, 1 rue de Trégueux, St Brieuc, Photo RF


78 Rue Jules Ferry
 
Au 78 de la rue Jules Ferry,  se dresse la maison de l’octroi.
Cette maison date du début du XXe siècle, vers 1910. Comme pour celle de la rue de Trégueux son portail forgé porte les initiales de la ville de St Brieuc (SB). Au dessus de la fenêtre de droite, le mot OCTROI devrait figurer dans le rectangle.
En 1931, le recensement indique que c'est Maurice Debreux qui est l'employé de l'octroi. Il habite cette maison avec son épouse Anne, leur fils Bernard et leur neveu Georges Fine.
Maison de l'octroi, 78 rue Jules Ferry, St Brieuc, Photo RF

Initiales SB. 78 rue Jules Ferry, St Brieuc, Photo RF


La photo ci-dessous représente la maison d'octroi de la rue Jules Ferry dans les années 20 ou 30 au moment d'une cavalcade dans le quartier. Le mot OCTROI est bien visible au dessus de la porte. Par contre, il est difficile d'identifier le lieu exact de cette maison. En effet le numéro 27 de la rue Jules Ferry d'aujourd'hui ne correspond pas complètement et le numéro 78 (ci-dessus) n'est pas identique...
 
Maison de l'octroi, rue Jules Ferry, années 1920-1930

L'histoire du CAFÉ DE L'OCTROI au 101 rue Jules Ferry est en lien direct avec la maison d'octroi qui se trouvait en face
Café Maro 19 juillet 1949

Annonce 28 décembre 1960 Ouest-France

Suite au décès de son mari au mois de janvier 1937, Françoise Maro fait l’acquisition du N°101 de la rue Jules Ferry et créait le " Café de l’octroi – Veuve Maro ". Elle sera la propriétaire de ce café pendant 32 ans jusqu’à sa mort en 1969 à l’âge de 73 ans. 
Le Café de l'Octroi-Veuve Maro au 101 de la rue Jules Ferry à St Brieuc. Photo Stéphane Bernier
Après sa vente, le bar prend alors le nom " le 101 ". Mais les habitudes restent ancrées, et pendant longtemps pour les anciens du quartier, le 101 est toujours appelé “Chez Maro”.  Le bar « Le 101 » était appelé ainsi car il était situé au 101 de la rue Jules Ferry. La patronne du 101 avait pour devise "Au 101 on est bien, on s'en souvient et on y revient !" Les ouvriers de l'usine Sambre-et-Meuse s'y retrouvaient avant mais surtout après le travail. 
Le 101 en 2008. Image Google Street
Ce bar a été remplacé par le traiteur « Saveur d’Asie ».

Au 101 rue Jules Ferry. Photo RF


Au 101 rue Jules Ferry. Photo RF
 
 

63 Rue Luzel, le bureau d’octroi du Carpont

Bureau d'octroi, rue Luzel. Archives départementales

Le 24 mai 1910, le bureau d’octroi du Carpont est en construction. La photo ci-dessus, des années 40, permet de bien se faire une idée de la place qu'occupait le bureau d'octroi du Carpont en bas de la rue Luzel, au numéro 63

Le bâtiment n'est pas mis en valeur car il est écrasé par le pont de la voie ferrée, comme on peut le voir encore de nos jours. C'est une belle construction, sur le modèle des autres octrois de la rue Ferry et de la rue de Trégueux, construits eux aussi en 1910, avec des briques rouges qui soulignent les ouvertures.
 
Ancien octroi Rue Luzel. Image Google Earth
Après la suppression de l’octroi le 1er juin 1943 par la municipalité, les maisons d'octroi sont retournées dans le parc privé.

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Sources

Article du journal municipal de Saint-Brieuc, le Griffon, 1968 numéro 9, pages 19, 21, 22, 23, 24 (en ligne sur le site des archives municipales)

Délibérations du Conseil municipal de Saint-Brieuc, 1850 à 1907

Le patrimoine des communes des Côtes-d’Armor, éditions Flohic.

Archives municipales, plans 1863 et 1867.  

Plan 1922 3F0124 Gare et boulevard Carnot, archives municipales

Photo aérienne de la rue Luzel. Fonds Henrard, cote 26 Fi 358. Archives départementales. 



 

L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

Le quartier de Robien à Saint-Brieuc s’est vraiment peuplé il n’y a pas plus d’un siècle, mais son histoire présente de multiples intérêts ...