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| Plan de Paul Rolland pour la famille Renaud, rue Louis Blanc à Saint-Brieuc 19 octobre 1940 |
Les différents propriétaires
La maison, achevée en 1942, a été construite pour les premiers propriétaires M et Mme Maurice
Renaud, industriel. En octobre 1956, Mlle Marie-Claude Renaud, la fille de M et Mme Renaud, s'est mariée avec M. Gérard Sauër, directeur technique de l'entreprise de pinceaux Raphaël (Pour découvrir l'histoire de cette entreprise, cliquer ici).
Par la suite M et Mme Sauër sont devenus propriétaires de cette maison.
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| Mariage Renaud-Sauër 16 octobre 1956 Ouest-France |
Ils ont baptisée en breton leur maison "Hiboud an aven", ce qui signifie "Murmure de la rivière".
Un projet global
De même, en consultant les plans et esquisses préparatoires, il est intéressant de voir que tout a été pensé dans les moindres détails au niveau de l'agencement, des petites innovations souhaitées par les propriétaires. L'architecte Rolland a essayé de tout penser pour que le projet soit le plus global possible.
La vue offre un véritable bain de nature aux habitants de cette maison.
Les plans en coupe sont aussi intéressants car on y voit bien les deux niveaux d'habitation avec le positionnement des deux cheminées, les combles et le sous-sol.
On rentre dans la maison par un vaste hall très lumineux, bien dégagé qui ouvre avec une large porte vitrée sur un grand "living room" qui lui-même donne sur le balcon avec une vue imprenable. Plus discret est le "fumoir", sorte de bureau où on peut recevoir peu de personnes dans un espace restreint. La cuisine est fermée. Les propriétaires actuels la modifieront pour qu'elle soit ouverte sur un balcon.
De même, dans un croquis, Paul Rolland, fait des propositions sur les rideaux, l'éclairage, les corniches, les plinthes, et une "glace murale reflétant la baie en face et agrandissant la salle".
Un placard sous une fenêtre est dessiné en attendant l'accord des propriétaires.
Dans ce projet tout est pensé du global au détail. Ainsi le dessin daté du 19 octobre 1940 représentant la maison avec sa façade sud-est n'est pas dessinée en dehors de l'environnement proche avec l'étang au premier plan. Ce n'est pas une construction hors-sol mais tout au contraire conçue comme un élément intégré au paysage.
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| Photo de l'étang vu du parc de la maison |
Côté rue
Cette élégante maison néo-bretonne, influencée par le courant Art-déco,
présente deux faces bien distinctes avec du côté rue de discrètes ouvertures. Un parement de pierres donne une touche néo-bretonne à l'édifice. Quatre pans de toitures triangulaires de différentes tailles viennent rompre le côté trop imposant de l'ensemble en ardoise.
A l'arrière
A l’arrière, dominant
l’étang, la maison est dotée de larges baies pour que les propriétaires puissent profiter de la belle vue sur l'étang qui à l'époque était très vaste.
Sur le balcon à l’arrière, un brise soleil a été pensé à l'origine. Il n'est pas fréquent de rencontrer un tel agencement dans une maison des années 40, ni même à une époque plus récente !
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| Terrasse donnant sur un escalier vers le jardin. |
La vue offre un véritable bain de nature aux habitants de cette maison.
Sur les côtés
Dans un tel projet, les vues de la maison sur les côtés ne sont pas négligées. En raison de la dénivellation importante du terrain, un soin particulier est apporté au pignon sud dont la silhouette est très élégante.
Les plans en coupe sont aussi intéressants car on y voit bien les deux niveaux d'habitation avec le positionnement des deux cheminées, les combles et le sous-sol.
Les plans
Le 9 juillet 1941, les plans des trois niveaux sont dressés.
Les plans de l'étage font apparaitre les trois chambres et une salle de bain.
On rentre dans la maison par un vaste hall très lumineux, bien dégagé qui ouvre avec une large porte vitrée sur un grand "living room" qui lui-même donne sur le balcon avec une vue imprenable. Plus discret est le "fumoir", sorte de bureau où on peut recevoir peu de personnes dans un espace restreint. La cuisine est fermée. Les propriétaires actuels la modifieront pour qu'elle soit ouverte sur un balcon.
Au sous-sol on trouve le garage, la cave, la chaufferie et le fruitier, en terre battue qui sert à la conservation des fruits et légumes.
Le soucis du détail
Un travail de recherche daté du 12 mai 1940 est esquissé par Paul Rolland pour concevoir une "porte bretonne, motif rouet breton ou gouvernail avec motifs celtiques". Dans les faits, ce sera un deuxième type de porte plus épuré qui sera fabriqué et installé d'après un dessin réalisé le 18 juillet 1941.
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| Projet de porte réalisé. 18 juillet 1941 |
Un placard sous une fenêtre est dessiné en attendant l'accord des propriétaires.
80 ans plus tard, ce carrelage noir et blanc dans le vestibule est encore du plus bel effet et se marie bien avec une décoration contemporaine.
Sur proposition de M. Renaud, l'architecte établit un croquis pour construire un garde-manger "sous l'allège de la fenêtre de la fenêtre de la cuisine".
A l'extérieur Paul Rolland propose un portail avec des motifs bretons et des boules surmontant les piliers.
L'architecte Paul Rolland
Paul Rolland a conçu d’autres maisons à Binic, Étables, Saint-Quay-Portrieux,
Plouézec et de nombreux édifices publics comme des écoles, des mairies...
Un article complet est à découvrir dans ce blog sur Paul Rolland en cliquant iciVoir aussi dans ce blog
Les maisons d'architectes à Robien, cliquer ici
Sources
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