dimanche 31 mai 2026

Les maisons de l'octroi dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc

Quand on parle de l’octroi, il s’agit du droit octroyé (accordé) aux villes pour lever certaines taxes, notamment celles perçues à l’entrée des agglomérations sur des denrées déterminées. Par la suite le mot octroi a désigné la taxe elle-même, l’administration chargée de la recevoir et le local où on s’en acquittait.

Initiales SB (St Brieuc) sur la maison d'octroi 78 rue Jules Ferry

L'octroi à Saint-Brieuc

La question de l’octroi n’est pas récente. Un document très ancien sur les octrois en Bretagne date de 1579. Dans un mémoire du 21 juillet 1608, la ville de Saint-Brieuc s’adressa au roi Henri IV pour obtenir l’établissement d’un octroi. En fait, la ville le pratiquait déjà…Louis XIII accepta officiellement l’établissement d’un octroi en 1617. Cette taxe constitue alors l’unique ressource dont la ville dispose  alors pour ne plus dépendre totalement de l’évêque.

En 1743, on plante des bornes à distance d’un quart de lieue sur les routes allant à Rennes, Moncontour, Quintin, Paimpol et Brest. Plus tard, le 20 juin 1791, l’Assemblée Nationale vota la suppression des octrois, considérés comme des taxes injustes. Le Directoire les fit rétablir sous le nom « d’octrois de bienfaisance ».

En 1833 la ville de Saint-Brieuc possède dix bureaux d’octroi aux entrées de la ville.

En 1833, en ce qui concerne le quartier de Robien, le huitième bureau d'octroi, sur les dix que possède la ville, est situé sur le chemin de Ploufragan, un peu au-delà de la maison du Pré-tison, le neuvième est sur la Grand’route de Quintin. En 1863, un autre bureau d'octroi est installé sur la route de Lorient. Ce bureau se trouvait au lieu-dit « la Croix Hingant », au débouché du chemin d’Yffignac (rue François Ménez) et de la rue Gourien.

Plan de 1867, archives municipales 3Fi 303.

L'octroi, sujet de préoccupation du Conseil municipal de Saint-Brieuc

Le sujet des taxes perçues dans les bureaux d’octroi est un sujet sur lequel le conseil municipal de Saint-Brieuc se penche régulièrement. En voici des exemples extraits des délibérations du Conseil entre 1850 et 1907 :   

Le 23 avril 1850, le conseil municipal de Saint-Brieuc débat de l’augmentation de la taxe des cidres, des vins, des alcools.

Le 5 juin 1874, dans une délibération du conseil municipal, il est indiqué que la Mairie va « stimuler le zèle des agents par des gratifications pour procès verbaux dressés pour fraude nocturne ».

Le 12 février 1892, on trouve une délibération sur la taxe à percevoir sur les bières, l’octroi sera perçu sur le quart des bières fabriquées par M. Mathonnet.

Le 17 décembre 1895, on apprend que les règlements et tarifs seront affichés pour forcer les voitures à marcher au pas devant les bureaux d’octroi.

Le 14 février 1896, le conseil supprime la taxe sur les huiles.

Le 7 octobre 1898, augmentation des taxes sur les viandes et le 17 mars 1899, augmentation des taxes sur les alcools.

Le 19 mai 1899, suppression de la taxe sur l’avoine des chevaux, par contre les taxes sur le beurre sont maintenues.

Le 10 novembre 1899, les contribuables récoltant de fourrages adressent une pétition pour ne payer que la moitié de la taxe qui leur est demandée.

L'évolution du quartier de Robien et la transformation des bureaux d'octroi

En 1910, par suite de l’extension de la ville dans le quartier de Robien, les bureaux du boulevard Carnot et de la Croix-Mathias ne sont plus en situation de sauvegarder les intérêts des finances communales. La municipalité de M. Servain (1908-1912) décide de faire édifier trois nouveaux bureaux à la Croix-Péron (1 rue de Trégueux), au Carpont et au 78 de la rue Jules Ferry (au carrefour de la rue Émile Zola).

La municipalité de St Brieuc procéda à la suppression de l’octroi le 1er juin 1943.

 Maison d'Octroi ayant disparu, boulevard Carnot



Plan indiquant le bureau d'octroi. 1922. Archives municipales 3Fo124

En 1893, construction d’un bureau d'octroi sur le terrain de la compagnie des chemins de fer, à l’entrée de la gare de marchandises, boulevard Carnot.

Le 13 février 1907, le déplacement du bureau d’octroi de la gare est acté. Sur le plan ci-dessous daté de 1922 on voit la localisation précise du bureau d'octroi dans le boulevard Carnot. Il est situé juste à l'entrée de la gare de marchandise et donne sur le début de la rue Jules Ferry.

  En 1935, on installe une cabine téléphonique à l'octroi de la petite vitesse (Gare de marchandise) boulevard Carnot et en 1936, une boite postale sur ce même immeuble du bureau d'octroi.

Les 4 maisons d'octroi dans le quartier de Robien aujourd'hui

Quatre maisons d'octroi sont bien identifiables dans le quartier de Robien à St Brieuc. Celle proche du Pont des Sourds-muets avait déjà fait l'objet d'un article dans le journal Ouest-France, les trois autres étaient moins bien connues.

Ci-dessus, les 4 maisons d'octroi encore visibles dans le quartier de Robien : en haut à gauche, rue abbé Garnier, en haut à droite, rue de Trégueux, en bas à gauche, rue Luzel, en bas à droite rue Jules Ferry

 
Rue abbé Garnier
 
Au 1 rue Abbé Garnier, juste à côté du Pont des sourds, se trouve donc cette maison historique du pavillon de l’octroi. Cette maison date du XIXe siècle, un plan de 1863 indique l'emplacement de l'octroi.
En 1901 dans le recensement de la population, on trouve le nom du recenseur de l’octroi, il s'agit de Lucien de Robichon. L'octroi de la rue Abbé Garnier a été en service jusqu'au début des années 40.

Maison de l'octroi, 1 rue abbé Garnier, St Brieuc, Photo RF
Maison de l'octroi, localisation, 1 rue abbé Garnier, St Brieuc. 1863 3Fi 220. Archives St Brieuc


 
1 rue de Trégueux à l'angle de la Rue abbé Garnier
 
M et Mme Morvan sont les actuels propriétaires depuis septembre 2017. Ils ont acheté cette maison à M et Mme Coadou, qui l’avaient acheté en 1997 à M et Mme Cerisier Marcel.
Lors de la signature d’achat de notre maison, le notaire a évoqué le fait que c'était une maison d'octroi. C'est ce qui explique les initiales SB sur le portillon qui représentent la ville de Saint-Brieuc, on retrouve ces mêmes initiales rue Jules Ferry sur une autre maison d'octroi. 
Cette maison de la rue de Trégueux aurait été construite en 1905.

Maison de l'octroi, bureau de la Croix-Péron, 1 rue de Trégueux, St Brieuc, Photo RF

Initiales SB. Maison de l'octroi, 1 rue de Trégueux, St Brieuc, Photo RF


78 Rue Jules Ferry
 
Au 78 de la rue Jules Ferry,  se dresse la maison de l’octroi.
Cette maison date du début du XXe siècle, vers 1910. Comme pour celle de la rue de Trégueux son portail forgé porte les initiales de la ville de St Brieuc (SB). Au dessus de la fenêtre de droite, le mot OCTROI devrait figurer dans le rectangle.
En 1931, le recensement indique que c'est Maurice Debreux qui est l'employé de l'octroi. Il habite cette maison avec son épouse Anne, leur fils Bernard et leur neveu Georges Fine.
Maison de l'octroi, 78 rue Jules Ferry, St Brieuc, Photo RF

Initiales SB. 78 rue Jules Ferry, St Brieuc, Photo RF


La photo ci-dessous représente la maison d'octroi de la rue Jules Ferry dans les années 20 ou 30 au moment d'une cavalcade dans le quartier. Le mot OCTROI est bien visible au dessus de la porte. Par contre, il est difficile d'identifier le lieu exact de cette maison. En effet le numéro 27 de la rue Jules Ferry d'aujourd'hui ne correspond pas complètement et le numéro 78 (ci-dessus) n'est pas identique...
 
Maison de l'octroi, rue Jules Ferry, années 1920-1930

L'histoire du CAFÉ DE L'OCTROI au 101 rue Jules Ferry est en lien direct avec la maison d'octroi qui se trouvait en face
Café Maro 19 juillet 1949

Annonce 28 décembre 1960 Ouest-France

Suite au décès de son mari au mois de janvier 1937, Françoise Maro fait l’acquisition du N°101 de la rue Jules Ferry et créait le " Café de l’octroi – Veuve Maro ". Elle sera la propriétaire de ce café pendant 32 ans jusqu’à sa mort en 1969 à l’âge de 73 ans. 
Le Café de l'Octroi-Veuve Maro au 101 de la rue Jules Ferry à St Brieuc. Photo Stéphane Bernier
Après sa vente, le bar prend alors le nom " le 101 ". Mais les habitudes restent ancrées, et pendant longtemps pour les anciens du quartier, le 101 est toujours appelé “Chez Maro”.  Le bar « Le 101 » était appelé ainsi car il était situé au 101 de la rue Jules Ferry. La patronne du 101 avait pour devise "Au 101 on est bien, on s'en souvient et on y revient !" Les ouvriers de l'usine Sambre-et-Meuse s'y retrouvaient avant mais surtout après le travail. 
Le 101 en 2008. Image Google Street
Ce bar a été remplacé par le traiteur « Saveur d’Asie ».

Au 101 rue Jules Ferry. Photo RF


Au 101 rue Jules Ferry. Photo RF
 
 

63 Rue Luzel, le bureau d’octroi du Carpont

Bureau d'octroi, rue Luzel. Archives départementales

Le 24 mai 1910, le bureau d’octroi du Carpont est en construction. La photo ci-dessus, des années 40, permet de bien se faire une idée de la place qu'occupait le bureau d'octroi du Carpont en bas de la rue Luzel, au numéro 63

Le bâtiment n'est pas mis en valeur car il est écrasé par le pont de la voie ferrée, comme on peut le voir encore de nos jours. C'est une belle construction, sur le modèle des autres octrois de la rue Ferry et de la rue de Trégueux, construits eux aussi en 1910, avec des briques rouges qui soulignent les ouvertures.
 
Ancien octroi Rue Luzel. Image Google Earth
Après la suppression de l’octroi le 1er juin 1943 par la municipalité, les maisons d'octroi sont retournées dans le parc privé.

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Sources

Article du journal municipal de Saint-Brieuc, le Griffon, 1968 numéro 9, pages 19, 21, 22, 23, 24 (en ligne sur le site des archives municipales)

Délibérations du Conseil municipal de Saint-Brieuc, 1850 à 1907

Le patrimoine des communes des Côtes-d’Armor, éditions Flohic.

Archives municipales, plans 1863 et 1867.  

Plan 1922 3F0124 Gare et boulevard Carnot, archives municipales

Photo aérienne de la rue Luzel. Fonds Henrard, cote 26 Fi 358. Archives départementales. 



 

lundi 25 mai 2026

Maison 1940-1941, architecte Paul Rolland, 15 rue Louis Blanc à Saint-Brieuc

 

Plan de Paul Rolland pour la famille Renaud, rue Louis Blanc à Saint-Brieuc 19 octobre 1940
Dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc, une élégante maison d’architecte dont les plans datent de 1940, se trouve 15 rue Louis Blanc, en descendant sur la gauche, vers l’étang de Robien. Elle est l’œuvre de l'architecte Paul Rolland, de Saint-Brieuc, associé alors avec M. De Jaegher. 

Les différents propriétaires
La maison, achevée en 1942, est construite pour les premiers propriétaires M et Mme Maurice Renaud, industriel. En octobre 1956, Mlle Marie-Claude Renaud, la fille de M et Mme Renaud, se marie avec M. Gérard Sauër, directeur technique de l'entreprise de pinceaux Raphaël et par la suite M et Mme Sauër deviennent propriétaires de cette maison.
Mariage Renaud-Sauër 16 octobre 1956 Ouest-France
Après la famille Sauër, dans une époque plus récente, la maison a été rachetée
par Catherine et Pierre-Yves Pondavenen, entrepreneurs à Pordic, qui en ont conservé les attributs d'origine. De petites modifications ont toutefois été apportées comme la suppression d'une cheminée à l'intérieur, une isolation par l'extérieur de la façade sur rue...
Ils ont baptisée en breton leur maison "Hiboud an aven", ce qui signifie "Murmure de la rivière".
Plaque actuelle de la maison

Plaque d'origine de la maison.
Un projet global
Dans ce projet tout est pensé du global au détail. Ainsi le dessin, daté du 19 octobre 1940, représente la maison avec sa façade sud-est totalement intégrée avec l'environnement proche avec l'étang au premier plan. Ce n'est pas une construction hors-sol mais tout au contraire elle est conçue comme un élément au sein du paysage.
Photo de l'étang vu du parc de la maison
De même, en consultant les plans et esquisses préparatoires, il est intéressant de voir que tout a été pensé dans les moindres détails au niveau de l'agencement, des petites innovations souhaitées par les propriétaires. L'architecte Rolland a essayé de tout réunir dans un même projet. 
 
Côté rue
Cette élégante maison néo-bretonne, influencée par le courant Art-déco, présente deux faces bien distinctes, avec du côté rue de discrètes ouvertures. Un parement de pierres donne une touche néo-bretonne à l'édifice. Quatre pans de toitures triangulaires de différentes tailles viennent rompre avec le côté trop imposant de l'ensemble en ardoise. Au niveau visuel, le jeu avec les différentes ouvertures, souvent de tailles réduites, est du meilleur effet. Les six petites ouvertures quasiment au ras du sol répondent aux quatre petites fenêtres et à la niche positionnées en horizontal.

Dessin de l'architecte Paul Rolland
A l'arrière
A l’arrière, dominant l’étang, la maison est dotée de larges baies pour que les propriétaires puissent profiter de la belle vue sur l'étang qui, à l'époque, était très vaste. 

Vue sur l'étang de la maison rue Louis Blanc à Saint Brieuc. Photo RF
Sur le balcon à l’arrière, un brise soleil a été pensé à l'origine. Il n'est pas fréquent de rencontrer un tel agencement dans une maison des années 40, ni même à une époque plus récente !
Un escalier partant de la terrasse permet astucieusement d'accéder
au niveau du jardin.
Terrasse donnant sur un escalier vers le jardin.
La vue offre un véritable bain de nature aux habitants de cette maison.

Sur les côtés, coupes transversales.
Dans un tel projet, les vues de la maison sur les côtés ne sont pas négligées. En raison de la dénivellation importante du terrain, un soin particulier est apporté au pignon sud dont la silhouette est très élégante.  
 
Les plans en coupe sont aussi intéressants car on y voit bien les deux niveaux d'habitation avec le positionnement des deux cheminées, les combles et le sous-sol.

On note la présence des deux cheminées sur ce plan.
Les plans des trois niveaux
Le 9 juillet 1941, les plans des trois niveaux sont dressés.
Les plans de l'étage font apparaitre les trois chambres et une salle de bain. 
Sur le second plan, on voit que l'on rentre dans la maison par un vaste hall très lumineux, bien dégagé ouvrant avec une large porte vitrée sur un grand "living room" qui lui-même donne sur le balcon avec une vue imprenable. Plus discret est le "fumoir", sorte de bureau où on peut recevoir peu de personnes dans un espace restreint. A l'origine, la cuisine est fermée mais les propriétaires actuels la modifieront pour qu'elle s'ouvre sur le balcon.
Au sous-sol on trouve le garage, la cave, la chaufferie et "le fruitier", en terre battue qui sert à la conservation des fruits et légumes.
Le soucis du  détail
Un travail de recherche daté du 12 mai 1940 est esquissé par Paul Rolland pour concevoir une "porte bretonne, motif rouet breton ou gouvernail avec motifs celtiques". Dans les faits, ce sera un deuxième type de porte au style plus épuré qui sera fabriqué et installé d'après un dessin réalisé le 18 juillet 1941.
Projet non réalisé. 12 mai 1940

Projet de porte réalisé. 18 juillet 1941
De même, dans un croquis, Paul Rolland, fait des propositions sur les rideaux, l'éclairage, les corniches, les plinthes, et une  "glace murale reflétant la baie en face et agrandissant la salle".
Un placard sous une fenêtre est dessiné le 13 mars 1941, en attendant l'accord des propriétaires.
80 ans plus tard, ce carrelage noir et blanc dans le vestibule est encore du plus bel effet et se marie bien avec une décoration contemporaine. 
Étude du vestibule. 14 mars 1941
Sur proposition de M. Renaud, l'architecte établit un croquis pour construire un garde-manger "sous l'allège de la fenêtre de la fenêtre de la cuisine".
A l'extérieur Paul Rolland
propose un portail avec des motifs bretons et des boules surmontant les piliers. 

L'architecte Paul Rolland
Avec cette maison rue Louis Blanc à Saint-Brieuc, l'architecte Paul Rolland réussit un coup de maître. Paul Rolland a conçu d’autres maisons particulières à Binic, Étables, Saint-Quay-Portrieux, Plouézec. Mais celle-ci est remarquable car son talent a sans doute pu s'exprimer dans un projet où les futurs propriétaires avaient des moyens financiers conséquents.
Après-guerre Paul Rolland s'est surtout fait remarquer par la conception de nombreux édifices publics comme des écoles, des mairies, des perceptions...
Un article complet est à découvrir dans ce blog sur Paul Rolland en cliquant ici
Signature de Paul Rolland sur un plan. 18 juillet 1941

Voir aussi dans ce blog
Les maisons d'architectes à Robien, cliquer ici
Abécédaire des architectes à Robien, cliquer ici
Sources
Archives personnelles de Pierre-Yves Pondaven, propriétaire de maison de la rue Louis Blanc.
Histoire de la famille Sauër, cliquer ici
 
Si vous avez des remarques ou d'autres éléments à communiquer sur cette maison (propriétaires, architecte...), merci d'utiliser le formulaire de contact en haut à droite, en laissant votre adresse mail pour que je puisse vous répondre.
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Des expertises sur la passerelle de Robien à Saint-Brieuc, avril 2026

Le 13 avril 2026 il y avait foule sur la passerelle qui traverse la voie ferrée reliant le quartier de Robien au centre-ville, et utilisée également par les voyageurs de la SNCF.

Il était procédé à des expertises pour faire avancer le dossier des malfaçons constatées par tout le monde sur ce chantier : dalles présentant des fissures, contre-marches rouillées, stagnation des eaux de pluie sur la passerelle, soudures cassées des mains-courantes etc...

Les marques de rouille. Photo RF

D'autres marques de rouille qui impressionnent tant le métal semble rongé, et sur des dizaines de mètres !
Les 14, 15 et 16 avril, d'autres investigations étaient en cours...

14 avril 2026 ; Photo RF

14 avril. Carottage sur une dalle du côté Robien. Photo RF

14 avril Carottage sur une marche

14 avril. Explorations  au niveau de l'écoulement d'eau
15 avril. Photo RF
15 avril. Photo RF

Vous pourrez peut-être voir de curieuses marques ici ou là, ce sont des traces de ces relevés...


Le 11 mai 2026 Ouest-France publiait un article indiquant que le Conseil d'Etat déboutait GTM Ouest (une filiale du groupe Vinci) qui réclamait le recouvrement du solde des travaux effectués pour Saint-Brieuc  Agglomération (plus de 2 millions d'euros)... C'est la troisième décision de justice qui donne raison à l'Agglomération.

11 mai 2026 Ouest-France
L'autre sujet récurent est celui des ascenseurs en panne sur cette même passerelle. Rappelons que ces pannes à répétition ont un impact sur les personnes qui prennent le train avec des valises lourdes qu'elles doivent porter sur une quarantaine de marches, sur les parents avec des poussettes et leurs enfants en bas âge, sur les personnes à mobilité réduite qui n'ont aucune solution pour traverser la voie ferrée ! 

Rappelons aussi que c'est Saint-Brieuc Armor-Agglomération qui a la responsabilité de cette passerelle, non la SNCF ou la mairie... Les usagers attendent des élus une prise de conscience de l'image désastreuse que cela donne de la ville-centre et des désagréments importants que cette situation génère. Évidement tout le monde attend aussi que les élus apportent des solutions durables, pas ponctuelles !

Les habitants du quartier de Robien sont bien placés pour constater la fréquence des pannes des ascenseurs de cette passerelle et des grincements qui nous font parfois penser que l'on est dans l'ascenseur d'une maison fantôme ! Ne parlons pas de la saleté !

Où voit-on autant de déjections de pigeons ?!
Au printemps, après avoir été hors d'usage pendant plusieurs semaines, ils ont été de nouveau en panne, seulement quelques jours après leur remise en fonction ! Pendant le long week-end de la Pentecôte 2026 avec le festival Artrock, les deux ascenseurs du boulevard Carnot et Charner ainsi que pendant l'épisode ce canicule de fin mai, étaient en panne !

Les réparateurs interrogés constatent l'usure et la dégradation de différentes pièces. Ils soulignent l'absence de vidéo protection réelle. En effet celle qui existe serait factice, elle ne serait reliée à aucun centre de surveillance ! Si cette information est exacte, elle laisse sans voix ! Est-ce qu'une surveillance vidéo pourrait dissuader certaines personnes mal intentionnées ? On pourrait presque se demander si ce sont des ascenseurs neufs ou d'occasion qui ont été installés sur cette passerelle à l'origine en 2017? Mais arrêtons de plaisanter, vite il faut des solutions !

Les rampes

Si ça faisait rire on pourrait s'amuser de l'évolution des rampes, déjà rafistolées avec du ruban adhésif, qui tombent et finissent par disparaitre comme en cette fin du mois de mai 2026 !

La rampe penche !

La rampe pique du nez !

La rampe est enlevée !

Richard Fortat 29 mai 2026

L'article ci-dessous paru dans l'édition de Ouest-France du 5 octobre 2023 montre bien que ce problème n'est pas nouveau !

Si vous avez des documents ou des témoignages à partager, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page, en laissant votre adresse mail pour que je puisse vous répondre.  

Un autre article à lire dans ce blog sur l'histoire de cette passerelle et de la passerelle Harel-de-la-Noë qui l'a précédée, cliquer ici

 

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L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

Le quartier de Robien à Saint-Brieuc s’est vraiment peuplé il n’y a pas plus d’un siècle, mais son histoire présente de multiples intérêts ...