mardi 2 novembre 2021

Etablissements Gaudu, 18 rue Jules Ferry à St Brieuc

 


 

 

Les deux entreprises Gaudu à St Brieuc

 

Le nom de la famille Gaudu est bien connu à Saint-Brieuc. Il faut dire qu’elle y est établie depuis plus de quatre siècles. René Gaudu (1621-1682) vivait à Saint-Brieuc au temps d'Henri IV.

On associe généralement le nom de Gaudu à l’entreprise de piano Gaudu mais aussi à l’entreprise de bâtiments Gaudu.

On sait que dès 1840, Jean Gaudu fonda une fabrique de pianos qui compta jusqu'à trente employés. Les établissements Gaudu fermèrent leurs portes en 1957.

 

 

 

L'entreprise Gaudu dans le quartier de Robien


Dans un article du Télégramme publié le 22 août 2013, Charles Gaudu évoque ses autres ancêtres ayant choisi le secteur du bâtiment :

« Jean-Baptiste Gaudu et son frère Jules établirent après la guerre de 1870 leur société près de la rampe des Forges. On y trouvait un atelier de menuiserie avec son aire pour le montage des charpentes, une forge, une serrurerie, un dépôt de bois et de grandes écuries pour quinze percherons.

Maçons, charpentiers, plâtriers... Une soixantaine d'ouvriers étaient occupés sur les chantiers de restauration (mont Saint-Michel) et de construction (chemins de fer, écoles normales de Saint-Brieuc, pensionnat de la Providence, prison des femmes à Rennes...)".

 

Conflit du travail chez Gaudu. 28 août 1912 Ouest-Eclair

 

 


Tous les secteurs de l'entreprise sont transférés au 18 rue Jules Ferry en janvier 1948. 

Cette décision concerne les bureaux, le magasin de vente et les ateliers de fabrication.


5 janvier 1948 Ouest-France


 

L'entreprise survécut longtemps de père en fils, avant de disparaître vers 1990.

 

Annonce Ouest-France 1969

 

Annonce dans Le Griffon n°13 en 1969

 

 

Vue aérienne années 70. Archives municipales

 

 

 

Après la disparition de l'entreprise Gaudu 



L'entreprise Gaudu est restée fermée plusieurs années et ses terrains ont constitué une opportunité intéressante pour qu'une résidence soit construite en 1998.

La résidence des Quartiers de Robien s'ouvre sur la rue Jules Ferry et sur l'angle du boulevard Hoche avec un local commercial occupé par une pharmacie.



Résidence des quartiers de Robien. Photo RF


Résidence des quartiers de Robien. Photo RF


 

Le saviez-vous?

 

En février 1972, les établissements Gaudu ont subi de gros dégâts lors d'une terrible tempête qui a touché alors la Bretagne. Le dimanche 13 au matin, les vents atteignirent leur maximum et 150 mètres carrés de couverture en tôles furent arrachées et encombraient la chaussée dans le boulevard Hoche. Les pompiers durent intervenir pour sécuriser les lieux et déblayer. 

 

 

 

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A lire en complément sur ce blog à propos des autres entreprises de bâtiment du quartier de Robien


Les établissements Davy, cliquer ici

L'entreprise Zocchetti, cliquer ici

Henri Rideau, cliquer ici

 

 

 

Sources

  

Article du Télégramme 22 août 2013

Article de Ouest-France 14 février 1972

Article du journal Le Griffon, numéro 13, 1979

Archives municipales, Fonds Le Bigot

 

 

 

 

Les bistrots de Robien, rue de Robien à Saint-Brieuc

 

 

Chez Nicolas, LE TOURBILLON, CAFÉ RAMIO, 31 rue de Robien

 
 
 
Années 1900-1910. Carte postale ancienne.

 
 
L'histoire de ce bar-restaurant de la rue de Robien à Saint-Brieuc mérite vraiment que l'on prenne le temps de s'y arrêter car elle est emblématique d'une entreprise familiale qui s'est transmise de génération en génération et qui plus est par les femmes.
 
 
Déjà en 1901, Marie-Françoise Rouxel, née Le Charpentier à Langueux en 1860, veuve, est enregistrée comme aubergiste au 19 rue de Robien. Son mari, Jean-Louis Rouxel, aubergiste, est décédé trois ans avant le 26 septembre 1898.
 
 
Au début des années 1900, on trouve donc déjà un pas de porte avec un débit de boisson à l'angle du boulevard Hoche et de la rue de Robien, comme on le voit sur une carte postale ancienne du quartier.
 
Le propriétaire inscrit dans le recensement de 1906 est François (Célestin) Nicolas, né le 3 juin 1859 à Yffiniac (ex instituteur). C'est le second mari de Marie-Françoise Le Charpentier, veuve de Jean-Louis Rouxel. Elle se remarie avec lui à Saint-Brieuc le 22 juillet 1903. 
 
 
Signatures sur le registre de mariage en 1903.

 
 
 

 
 
1906. recensement rue Jules Ferry. Archives départementales

 


Le numéro d'alors était bien le 19 rue de Robien (plus tard il deviendra le 31).
 
En 1931, la fille de Marie-Françoise Le Charpentier et Jean-Louis Rouxel, Marie-Louise Roussel (avec une erreur sur le nom qui est en fait Rouxel) est inscrite comme débitante et le numéro de la rue est devenu le 31. Elle reprend en fait l'activité que sa mère avait au début du siècle. 

 
On trouve en 1936 René Ramio, né en 1908 à Théza (66), inscrit comme "gendre" de Madame Rouxel. Il est alors "marchand forain". Son épouse Marie (née Rouxel) est née le 9 mars 1912 à Saint-Brieuc. Elle est la petite fille de  Marie-Françoise Nicolas et la fille de Marie-Louise Rouxel. Dans le recensement de 1936, Marie-Françoise Nicolas (veuve et belle-mère) habite avec ses descendants. 
 
En 1932, la petite-fille de Marie-Françoise Le Charpentier-Rouxel-Nicolas, Marie Rouxel, se marie avec René Ramio. C'est la troisième génération de débitants en vin de la rue de Robien.

Dans les années 50, le Tourbillon, appelé aussi "Chez Ramio" (ou Café Ramio) était un établissement bien connu dans le quartier de Robien et plus en général pour les habitants de Saint-Brieuc.

Le Tourbillon se transformait le midi en restaurant ouvrier. Il arrivait parfois à Madame Ramio de commander jusqu’à 150 côtelettes à André et Simone Beloeil, les bouchers, pour un déjeuner.

Les amateurs de combats de boxe (qui se tenaient dans la grande salle des fêtes de Robien) allaient au Tourbillon à l'entracte des combats pour boire un coup. Le bar faisait le plein ces soirs-là. 
 
 
 
La photo ci-dessous a été prise le 29 juillet 1971 par H. Lemare. On y voit M et Mme Ramio et Mlle Émilienne Charloy, une parisienne alors en vacances à Saint-Brieuc.
 

 
 
1971. Le Tourbillon, croisement boulevard Hoche et rue de Robien. Photo A. Bougeard
   


 
La belote était une distraction très prisée dans ce bistrot et des concours pouvaient s'y tenir comme celui du grand concours départemental de belote des Anciens Prisonniers de Guerre en février 1956.(voir plus bas l'article de Ouest-France de 1956).  
 
M et Mme Ramio on tenu leur bar-restaurant jusqu'en 1977. 

A noter que M. Ramio était également connu depuis le début des années 50 dans le quartier pour son activité de marchands de fruits et primeurs.


 
Emplacement actuel du bar Le Tourbillon. Image Google

 
 

M. Ramio, un patron trop confiant


 

Le 11 avril 1950, Ouest-France relate un incident fâcheux s’étant produit chez M. Ramio lorsqu’il exerçait comme vendeur de fruits et primeurs. Sous le titre « Les cageots de fruits s’envolaient », on nous explique que certains employés profitaient de la confiance que leur accordait leur patron « pour charger quelques caisses supplémentaires et garder une partie du surplus d’argent ainsi récolté ».

 

En 1951 s’est ouvert le procès des deux ouvriers indélicats de chez M. Ramio. Le premier a été condamné à 6 mois de prison ferme et à devoir restituer 60 000 francs. Le deuxième écope de 4 mois de prison avec sursis et a dû restituer 15 000 francs.

 
 
 
 
 
La tournée des bistrots de Robien continue ici...

Bistrots rue Jules Ferry 

Bistrots rue abbé Garnier

Bistrots boulevard Carnot

Bistrots rue Luzel

Bistrots rue de Trégueux

 


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Sources

Archives municipales, dossier de presse des années 1996 et 1998 avec des articles de Ouest-France.
 

Archives départementales en ligne. Recensement de la population 1901, 1906, 1911, 1936. 

Etat civil de Langueux, vue numéro 2, registre des naissances 1860.

Registre des mariages :  Nicolas-Le Charpentier, St Brieuc, 1903, vue 381

Généanet, fiche Marie-Françoise Le Charpentier, ici

Site internet, greffe du tribunal de commerce. 

Photographie, collection André Bougeard

 

Si vous avez des commentaires ou des documents sur l'histoire de Robien, vous pouvez utiliser le formulaire de contact en haut à droite de la page. Merci d'avance.

 

1956 25 février. Ouest-France. Concours de belote au café Ramio

 


mercredi 1 septembre 2021

L’entrepôt des bus de la ville, rue abbé Garnier à St Brieuc. 1950-1963

  

 

La rue abbé Garnier dans le quartier de Robien à St Brieuc a longtemps été le siège d'équipements et de services municipaux. C’est ce que nous allons voir avec l’histoire de l’entrepôt des bus de la Ville.

 

 

Des garages pour la compagnie de bus

 

Juste avant les années 50, le 1er mai 1949, la Compagnie Française de Transport (CFT) est choisie par la municipalité pour organiser le réseau de bus de St Brieuc.

Le conseil municipal du 23 Janvier 1950 autorise à passer un marché pour la construction de garages pour les T.U.B. pour un montant de 2.500.000 FR. Il est finalisé en Juin 1950 et dispose de 6 garages. A l'époque, le réseau n’est constitué que de quatre lignes. Cinq fourgons Renault sont aménagés par le carrossier Gruau et chaque véhicule dispose de 18 places assises. Ils étaient de couleur rouge avec une bande or, portant l'écusson de la ville et les initiales T.U.B. Chaque autobus porte à l'avant et à l'arrière une lettre indiquant la section de ligne desservie et la direction.

 

Le premier modèle de bus à St Brieuc


Lors de l'inauguration le 30 Avril 1949, M. NICOLAS, maire de Saint-Brieuc à l'époque a rappelé les difficultés à surmonter pour "mener à bien cette entreprise" : de longues formalités administratives et de grosses difficultés pour avoir cinq véhicules d'un seul coup.​

 

L'inauguration en 1949. Article Le Télégramme, 2 mai 49. Archives départementales 22


Le dépôt est donc construit en 1950 rue Abbé Garnier. Le bâtiment est au départ constitué de simples hangars avec six portes de garages. A cette époque, la rue Abbé Garnier est totalement séparée de la place Octave Brilleaud, les escaliers qui y mènent n’existent pas encore. 

 

Les garages entre 1950 et 1951. Photo archives municipales.


Les garages en 1951. Photo archives municipales.


Ensuite, un nouveau bâtiment est construit juste à côté des garages. C’est un ensemble qui va abriter la cuisine centrale.



L’évolution des garages

 
Mai 1957 : Les garages actuels rue Abbé Garnier ne suffisent plus à assurer une exploitation normale. Un projet est établi pour l'extension et la surélévation avec la création de 4 garages supplémentaires, un bureau, un local à matériel et des vestiaires pour un montant de 12.500.000 Fr. Ce bâtiment, c’est la maison de quartier d’aujourd’hui. 

 
Les garages après la construction de l'escalier menant au parking. Photo archives municipales.


Vue actuelle des anciens garages dont les portes ont été transformées. Photo RF 2020


1959 : Les TUB subissent une croissance inattendue, l'actuel dépôt de la rue Abbé Garnier est toujours en travaux d'agrandissement si bien qu'il y a même deux véhicules qui ne peuvent pas entrer... 
 



Le déménagement à l’extérieur du quartier de Robien. 1963


En avril 1963, un nouveau dépôt, rue Évariste Galois est construit dans la zone industrielle de Saint-Brieuc récemment crée. 
 
En effet, les installations actuelles de la rue Abbé Garnier ne suffisent plus à garantir l'exploitation compte tenu de l'accroissement du réseau et de la dimension des nouveaux véhicules mis en service. Le remisage des autobus sera transféré à Douvenant en cours d'année. Ce dépôt devient ensuite le lieu central de la Compagnie Armoricaine de Transports, CAT 22.

 

 

 

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Sources
 
Archives municipales, dossier de presse des années 90 avec des articles de Ouest-France. 

Merci à Stéphane Botrel des Archives municipales pour sa disponibilité et ses remarques avisées. 

Presse en ligne, Ouest-France et Le Télégramme (2003, 2011, 2019). 

Merci à Fabien LE BERRE, Président de l'association HistoTUB.

Pour accéder au site passionnant sur l'histoire des Transports Urbains Briochins, cliquer ici
 
Transports Urbains Briochins, fiche Wikipédia, cliquer ici
 
 
 
 
 
 

 

dimanche 18 juillet 2021

C.R.A Carrelages et Revêtements d’Armor, rue Emile Zola à St Brieuc

 



 


 

L’entreprise C.R.A (Carrelages et Revêtements d’Armor) est installée depuis 1979 au pied du tertre Marie Dondaine, du côté de la rue Emile Zola dans le quartier de Robien.

La C.R.A existe depuis 1953 à Saint-Brieuc mais était implantée près du Tertre Notre-Dame avant de venir à Robien.

C’est une société spécialisée dans la pose de tous les types de sols.

 

Dans les années 70, dix-neuf personnes y travaillaient sous la direction de Daniel Maillet (le créateur de l’entreprise). A cette époque, la proximité de la boite de nuit « Le Palace-Club » causait des désagréments aux employés de la C.R.A qui devaient participer au ménage du parking, régulièrement jonché de bocks de bière chaque lundi matin !

 

 

 

L’entreprise est à l’heure actuelle constituée d’une équipe d’une vingtaine de spécialistes des sols, de conducteurs, de magasiniers, de personnels de bureau d’études et d’employés administratifs.

La C.R.A est restée une entreprise familiale avec les trois frères Maillet qui ont succédé à leur père.

 

 

 

Vincent, Olivier et Fabien Maillet. Photo le Télégramme

 

 

 


 

 

 

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Sources

  

Site de la C.R.A, cliquer ici

 

Article Le Télégramme 28 février 2014

 

 

samedi 10 juillet 2021

L'imprimerie Jacq, rue André Gide dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc. 2008-2015

 

 

Yannick Simonet dans les locaux de l'entreprise Jack. 14 novembre 2008. Photo Ouest-France

 

 

L'histoire de l'imprimerie Jacq, de la rue de la Corderie en 1973 à la rue André Gide en 2008

 

L'imprimerie Jacq existait déjà depuis 35 quand elle a quitté ses installations de la rue Ambroise-Croizat pour le quartier Robien, rue André-Gide, dans les anciens locaux d'Armor étanchéité,  passant ainsi  de 350 à 800 m2 . Yannick Simonet est le directeur de l’entreprise à cette époque. Ce déménagement s'est accompagné d'un changement de machines : la vieille imprimante offset quatre couleurs qui datait de 1998, a été remplacée par une imprimante offset, 5 couleurs, tout automatisée. 

Il est loin le temps des caractères en plomb à placer, lettre par lettre, dans des petites cases en bois. Une évolution technique considérable depuis que Yannick Simonet était arrivé pour sa première journée d'apprentissage en 1975, rue de la Corderie, dans un petit atelier où Yves Jacq avait créé l'entreprise en 1973

 

Depuis, ce simple ouvrier a repris la tête de la direction et dirige sept salariés. L’entreprise ne manque pas alors de travail. C’est par exemple qui édite les 210 000 bulletins de vote et 105 000 professions de foi pour les Élections prud'homales. Syndicats, partis politiques, associations, administrations et collectivités locales de tout le département sont également des clients réguliers (bulletins municipaux de Pommeret, de Langueux...)

L’entreprise installée à Robien en 2008 a été radiée le 24 septembre 2015

 

 

 Si vous avez d'autres renseignements sur l'entreprise Jacq, merci d'utiliser le formulaire de contact. 

 

 

 

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Sources

 

Article de Bruno Alvarez dans Ouest-France daté du 14 Novembre 2008





 

L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

Le quartier de Robien à Saint-Brieuc s’est vraiment peuplé il n’y a pas plus d’un siècle, mais son histoire présente de multiples intérêts ...