jeudi 7 mai 2026

Faits divers dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc. 1905-2005

  

Les faits divers sont tous ces événements ni politiques, ni culturels, ni économiques, parfois sans trop d'importance, parfois tragiques. Ils nous renseignent malgré tout sur ce qui fait une partie du quotidien des habitants du quartier dont il est question ici : le quartier de Robien à Saint-Brieuc.

Le premier a être relaté semble être un début d'incendie, vite éteint, chez M. Bonhomme, rue de Robien, en 1897.

Début d'incendie à Robien 7 décembre 1897 La Dépêche de Brest.

 

Plusieurs faits divers ont pour cadre les bistrots qui étaient très nombreux dans le quartier. Les accidents de la route sont aussi caractéristiques du quartier de Robien, traversé par plusieurs grands axes et très fréquenté par les automobilistes. Ces accidents doivent nous inciter à être encore plus prudents et vigilants quel que soit notre moyen de locomotion... On trouve aussi des cambriolages chez des particuliers ou dans des entreprises, des bagarres (parfois pour une fille !), des accidents domestiques...


Liste de faits divers de 1905 à nos jours

 

Des vagabonds dormant à la belle étoile du côté de Robien. 1905

Premier fait divers recensé en 1905, à l'époque où un vagabond dormant dans une meule de paille, attaqué par une bande, est sauvé par un officier du 71e Régiment d'Infanterie et des hommes de sa compagnie !

Vagabonds à Robien 23 mai 1905 Ouest-Eclair


Des vols dans les entreprises du quartier. 1909-1911

Plusieurs faits délictueux, à l'encontre du négociant Pierre-Marie Laguitton, sont relatés dans la presse des années 1900, c'est le signe de l'attraction que provoquait cette entreprise pour les voleurs. Dans leur esprit, un négociant devait forcement brasser beaucoup d'argent et on pouvait aussi s'attaquer à ses biens en pénétrant sur ses chantiers peu surveillés dans le boulevard Carnot. Le 23 février 1909, Ouest-Eclair rend compte d’un audacieux cambriolage dans les locaux de l’entreprise Laguitton : « Une lampe a brûlé toute la nuit dans la chambre de Mme Laguitton et éclairait en partie la cour par laquelle les voleurs ont dû sortir, passant par le portail, pour se rendre, encombrés par leur lourd fardeau, dans le champ où a été retrouvé le coffre-fort, près de l’avenue de Robien. C’est dans ce champ qu’aurait été brisé le coffre-fort… Le coffre-fort mutilé, saisi comme pièce à conviction, a été transporté au Palais de Justice. » On apprend enfin que la somme volée est de 4000 francs, elle était enfermée dans un coffre qui n’était pas scellé au mur.

Cambriolage Robien 1911 Ouest-Eclair


Sous l'emprise de l'alcool, dans l'entreprise Le Dû (briqueterie) en 1911

20 mai 1911. Ouest-Eclair

L'église de Robien cambriolée ! 1912

30 janvier 1912 Ouest-Eclair


Dans l'édition du 30 janvier 1912, on découvre avec stupeur dans Ouest-Eclair que l'église de Robien a été cambriolée.
Un tronc a été brisé et un second enlevé. La somme volée n’est pas supérieure à 3 francs mais c’est le symbole qui choque. L’article mentionne que la ou les personnes devaient connaître les lieux et les habitudes du recteur : « Après avoir escaladé le mur du presbytère, il leur a été facile de pénétrer dans la sacristie, dont une porte, toujours ouverte, communique directement avec la demeure du recteur ». Attention d’ailleurs car à force de donner des détails pratiques, on finit par donner un mode d’emploi pour un prochain cambriolage !
 


Quand il est question d'un camion...hippomobile de chez Flageul ! 1913.


Flageul 14 janvier 1913 Ouest-Eclair

 

Une disparue à Robien. 1913

A la suite d'un échec à un examen, Mlle Michel habitante de la rue de Robien âgée de 23 ans, devient neurasthénique comme on disait alors. On retrouve son corps sans vie huit jours plus tard sur la grève d'Hillion...

Une disparue à Robien 23 janvier 1913 La Dépêche de Brest

Un avion atterrit à Robien, à l'extrémité de la rue Luzel ! 1914 

"Un piquet de soldats a été requis pour garder le biplan et maintenir la foule de curieux qui, de midi à une heure, avait envahi le champ où eut lieu l’atterrissage. Deux gendarmes à cheval et trois agents de police assurèrent également le service d'ordre."

 

3 mai 1914 Ouest-Eclair

 

Les tabourets et la vaisselle volent dans le bistrot de Robien !

2 août 1920 Ouest-Eclair


 

Vol dans l'entreprise Laguitton, boulevard Carnot 1921

Le 19 février 1921, M. Laguitton a porté plainte au sujet de vols de bois qui auraient été commis dans son chantier de construction. Le 22 avril 1922, nouvelle affaire : un vol est commis sur le chantier boulevard Carnot où des individus se sont introduits en escaladant la clôture. Ils ont enlevé plusieurs roues et cercles de roues de voitures. 

 

Une tentative de meurtre boulevard Carnot en 1921...

Tentative de meurtre Robien 9 mai 1921 Ouest-Eclair



Le journal La dépêche de Brest a trouvé matière à écrire un véritable roman sur cette histoire de tentative de meurtre...


Tentative de meurtre à Robien 4 mai 1921 La Dépêche de Brest

Du côté de la passerelle, il y avait parfois de mauvaises rencontres. 1921

22 décembre 1921 Ouest-Eclair

 

Toujours du côté de la passerelle : 2 matelots + "2 personnes de moeurs légères" + 2 militaires en permission = 1 pugilat en règle + 3 dents cassées


14 janvier 1922 Ouest-Eclair

 

Vol de cuivre et de vieux métaux. 1922

Les vols de métaux étaient déjà lucratif en 1922 et les Forges-et-Laminoirs en font les frais, un employé finira sans doute en prison pour ce méfait ! Deux articles expliquent cette histoire...

14 mars 1922 Ouest-Eclair

 
16 mars 1922 Ouest-Eclair


Détournement de fonds. M. Laguitton boulevard Carnot. 1922

Le 18 mai 1922 une personne se disant voyageur et courtier a été arrêtée par la police municipale sous l’inculpation de détournements et d’abus de confiance au préjudice de M. Laguitton dont l'entreprise est boulevard Carnot.

 

Accident de travail chez Reux, boulevard Carnot. 1922

27 septembre 1922 Ouest-Eclair

 

Accident de travail chez Pierron, boulevard Carnot. 1924

6 mai 1924 Ouest-Eclair


Arrestation d'un voleur de vêtements. Juillet 1924

M. Ernest Roy, gardien du chantier de M. Laurent, marchand de bois rue Jules Ferry, prévient la police municipales qu'il a trouvé, sur le chantier le dimanche après-midi, un certain Guillaume Le Roux. Ce dernier est libéré car on ne trouve rien à lui reprocher mais le lendemain M. Laurent constate la disparition de vêtements de travail. La police cherche alors à retrouver le dénommé Le Roux et l'aperçoit place Saint-Pierre en train de revêtir les effets dérobés la veille. Il est conduit devant le Procureur de la République.

D'après Ouest-Eclair du 29 juillet 1924

 


Agression sur la passerelle. 1925

Les faits remontent au 18 janvier 1925 mais sont journalisés le 15 février dans Ouest-Eclair : Yves Le Rudulier, 49 ans, facteur aux chemins de fer, quitte la gare son travail terminé et s'apprête à rentrer chez lui rue Jules Ferry. Alors qu'il marche sur la passerelle "deux apaches se précipitent sur lui". Pendant qu'un le terrasse, l'autre lui prend son argent. La victime se défend, appelle à l'aide, à ces cris des cheminots accourent et les deux voyous prennent la fuite. Peu de temps après, les coupables sont repris et présentent l'affaire comme une mauvaise plaisanterie. François Jannin qui travaille aux Forges-et-Laminoirs reconnait simplement qu'il avait un peu bu. Mais son acolyte et lui-même sont finalement condamnés à 15 mois de prison ferme.

 

Les vols du sexagénaire. 1925

M. Helleu, 63 ans, ex-chef de train, demeurant 9 rue Jules Ferry est soupçonné d'avoir dérobé différentes choses à sa propriétaire Mme Anfray, débitante de boisson. Après les dénégations du suspect les enquêteurs réussirent à démontrer que le coupable "avait pénétré dans la cave de sa propriétaire à qui il déroba trente litres d'alcool et de spiritueux. On acquit également la certitude qu'Helleu avait volé, à MMe Anfray, une douzaine de draps. Obligé de reconnaitre ces larcins, le chapardeur donna des explications bizarres et qui permettent de se demander si le bonhomme jouit bien de toutes ses facultés. "C'est par vengeance, dit-il, que j'ai fait cela car j'avais peur que ma propriétaire me mette à la porte ! D'ailleurs, ajoute-t-il, maintenant je regrette."

D'après Ouest-Eclair du 11 août 1925

 

Le menuisier est écroué. 1931

5 janvier 1931 Ouest-Eclair


Quand le vaudeville ne fait plus rire du tout.

25 mai 1930 Journal Comédia

1er juin 1931 Ouest-Eclair


Vol de bouteilles d'alcool. 1932

Louis Le Guével était négociant en vin, installé au 14 de la rue Jules Ferry. Mais il possédait aussi un grand bâtiment qui lui servait d’entrepôt situé au Coucou.
On distingue cet entrepôt sur quelques photos anciennes.
Cet entrepôt est mentionné pour la première fois dans l’édition du 20 novembre 1932 de Ouest-Eclair. Monsieur Le Guével est venu déclarer au commissaire de police qu’un ou plusieurs individus s’étaient introduits dans  son entrepôt de vins et liqueurs situé au Coucou. Les malfaiteurs ont brisé un carreau pour pénétrer dans l’entrepôt et ont enlevé « une vingtaine de bouteilles de Calvados, Pernod, Vermouth, Byrrh etc. Le tout représentant une somme de 500 francs ».  Louis Paviot, un ancien employé de chez M. Le Guével a été soupçonné et la perquisition effectuée à son domicile a été édifiante : plusieurs bouteilles de Pernod se trouvaient à son domicile, ce qui a conduit à son arrestation.

 

Série de cambriolages. Mars 1933

Quatre commerçants de Robien sont victimes de vols en mars 1933, il s'agit de M. Bougeard, débitant rue Jules Ferry  ; Tréhorel, débitant boulevard Carnot, Le Chevrollier, cordonnier, rue de Robien prolongée et Latimier, restaurateur, près du Pont de Quintin.

Vols à Robien 6 mars 1933 Ouest-Eclair


Piquer dans le tiroir-caisse. 1933

Un client mal intentionné au café-restaurant de Mme Briand au 105 rue Jules Ferry à Robien... 

Mme Briand rue J. Ferry 29 mai 1933 Ouest-Eclair

Une réunion électorale houleuse. 1936

Les réunions électorales ne se passent pas toujours dans le calme à Robien, pour preuve le député sortant M. Cornu, chahuté par l'assistance en avril 1936 à l'école Guébriant...

Réunion à Robien 29 avril 1936 Ouest-Eclair


Les pompiers en séance d'entrainement. 1937

Les faits divers ne sont pas toujours dramatiques, pour preuve cet article faisant état d'un exercice des pompiers dans le quartier de Robien.

Pompiers à Robien. 5 avril 1937 La Dépêche de Brest

Un cycliste mortellement blessé rue Luzel. 1937

9 octobre 1937 Ouest-Eclair

Incendie à Robien. Janvier 1938

Un incendie s'est déclaré dans le secteur de la rue Aristide Briand mais on n'en sait pas beaucoup plus...

14 janvier 1938 Ouest-Eclair


Accident rue de Trégueux 1938
17 mai 1938 Ouest-Eclair, photo Hamonet


Rixe sanglante, rue Jules Ferry. 1940

Le 17 avril 1940, Ouest-Eclair titre « Une rixe sanglante rue Jules Ferry ». De quoi s’agit-il ? On apprend qu’un drame sanglant s’est passé « entre deux romanichels, dont l’un nommé Bozard qui avait défrayé la chronique du Tribunal correctionnel il y a quelques mois, pour le vol d’une jument de cirque à un autre roulottier nommé Randel. » Cette histoire de jument est peut-être à l’origine de cette rixe ? Léon Randel, demeurant en roulotte dans le quartier de Robien, consommait au café Maros, rue Jules Ferry, quand Bozard entra. La dispute éclata et la patronne mit les deux dehors. « C’est alors que Bozard saisit Randel à l’épaule et le frappa par trois fois de son couteau, le blessant dans le dos, au bras et à l’épaule. » Le docteur Le Dourneuf soigna le blessé et  Bozard fut emmené au commissariat où il fut questionné par l’inspecteur Guédés.

 

Des bouteilles de Bourgogne qui disparaissent. 1941

La passerelle de Robien peut se révéler un excellent lieu pour observer ce qui se passe plus bas sur la voie ferrée. Surtout quand des personnes essaient furtivement de s'introduire dans un wagon pour y subtiliser des bouteilles de Bourgogne...

Passerelle de Robien. 1er août 1940 La Dépêche de Brest

 

 

Henri, Nono, Juanita et les autres...1941

7 mai 1941 suite. Ouest-Eclair

Un coup de fil avertit le poste de police disant qu’un jeune homme avait été grièvement blessé, près de la passerelle de la gare, d’un coup de couteau dans le ventre et était transporté en auto à l’hôpital de la rue des Capucins. Il s’agit d’Albert Le Veau, 20 ans, chauffeur d’auto. Henri Vaucheret âgé de 21 ans, l’ami de la victime, manœuvre au camp de Robien, déclara que « la bataille avait eu lieu pour une femme, la fille Juanita, 18 ans, dont il avait fait la connaissance à la fête de Plérin. Cette jeune fille habite sur le Tertre Marie Dondaine et se nomme Anne Le Beuvan ». L’agresseur est Robert Neuville, dit Nono, 20 ans, demeurant à Paris et venu travailler dans la région comme manœuvre. Dans la bagarre, Neuville sortit un cran d’arrêt et frappa son rival en disant : « Excuse-moi, je ne l’ai pas fait exprès !... ». Après cela, il fit quelques pas tranquillement et  partit en courant vers la rue Jules Ferry. L’agresseur a été arrêté chez lui deux heures après cette bagarre, alors qu’il s’apprêtait à s’enfuir.

D’après le compte-rendu de cette affaire dans Ouest-Eclair du 7 mai 1941



Tragi-comédie. 1941

L'année 1941 se termine mais les bagarres ne s'arrêtent jamais quand le voisinage ne s'entend pas bien ! Tout y passe, carreaux cassés, coups de pieds, cheveux arrachés, crochets de fourneau et poêle chaude !

22 décembre 1941 Ouest-Eclair

 

Les bistrots sous l'Occupation. 1941

Les différents faits présentés ci-dessous concernant la vente d'alcool dans les débits de boissons en avril 1941 doivent être remis dans leur contexte, celui des restrictions imposées pendant la période de l'Occupation.

 

18 avril 1941 Ouest-Eclair


Vol de sucre. 1944

Les denrées entreposées dans les entreprises du quartier, comme chez Flageul, peuvent susciter la convoitise, surtout s'il intéresse un pâtissier peu regardant sur la provenance !  


Vol chez Flageul 4 février 1944 Ouest-Eclair

 

Vol dans un restaurant rue Jules Ferry 1947.

10 février 1947 Ouest-France


Nombreux accidents de la route. Années 50 et 60

Le 17 avril 1951, M. Pierre Mahé, ouvrier aux Forges-et-Laminoirs, est tué alors qu'il roulait en vélo en revenant de son travail dans le bas de la rue Jules Ferry. Un dépassement hasardeux d'une camionnette d'entreprise est à l'origine de cet accident mortel.

 

16 septembre 1953 Ouest-France

 

29 septembre 1953 Ouest-France


18 mars 1954 Ouest-France

15 octobre 1954  Ouest-france


21 janvier 1955 Ouest-France





Le 15 février 1957, à 8h55, un accident tragique coûta la vie à une jeune femme au carrefour des rues Aristide Briand et Jean Jaurès. Une camionnette est entrée en collision avec une cyclomotoriste qui venait visiter le chantier de la future maison qu'elle faisait construire à Robien et où elle projetait de vivre avec son mari et ses trois fillettes. Les sapeurs-pompiers arrivèrent rapidement mais ne purent que constater le décès.


16 février 1957 Ouest-France

 
16 février 1957 Ouest-France



Accident au carrefour de la rue de Robien et du boulevard Hoche. 1957

19 juillet 1957 Ouest-France

 
10 août 1957. Ouest-France

Ci-dessous, la photo de l'accident du dangereux carrefour le la rue de Robien et du boulevard Hoche.

12 août 1957. Ouest-France


Rue Luzel, M. Albert Guézennec, 45 ans, domicilié 68 rue Luzel est venu se jeter contre la voiture de Mme David, commerçante rue des Trois-frères-Le-Goff.

Accident rue Luzel Ouest-France 1er juin 1959


Le conducteur d'une Dauphine, voulant éviter un chat traversant le boulevard Hoche, se retrouve à l'hôpital et sa voiture retournée !

5 février 1960 Ouest-France

4 mars 1960 Ouest-France

8 novembre 1960  Ouest-France

Le 1er janvier 1961, une Aronde conduite par Pierre Clainche débouche de la rue Emile Zola. Le conducteur s'avance rue Jules Ferry quand survient une Panhard conduite par Joseph Le Pottier, allant en direction de Quintin. Les deux voitures se percutent et l'Aronde vient s'arrêter à la porte du Café de l'Octroi, au 101 rue Jules Ferry, brisant les carreaux de la porte. Les conducteurs et passagers ne sont heureusement que légèrement blessés.

2 janvier 1961 accident au 101 rue Jules Ferry.

La Panhard a son avant écrasé. 3 janvier 1961. Ouest-France

Le 18 mai 1966, Ouest-France fait le compte-rendu d'un accident s'étant produit au carrefour de la rue de Robien et du boulevard Hoche. Une cyclomotoriste est heurtée et renversée par une voiture dont le conducteur circulait dans le boulevard Hoche et n'avait pas respecté le stop.

7 janvier 1971 Ouest-France




25 juin 1968, accident  Boulevard Paul Doumer

 

Des habitants du tertre Marie-Dondaine au sang chaud. 1953-1957

Des frictions entre Mme Corack et M et Mme Blivet !

6 novembre 1953 Ouest-France

11 octobre 1957 Ouest-France

 

Des gamins ! Mai 1957

Un début d'incendie se déclare au mois de mai 1957 dans la scierie Aubin, impasse Jules Ferry. "Avant même l'arrivée des pompiers, tout danger avait été écarté grâce à la rapide intervention et au sang froid de MM Marcel Rault, Francis Olivier et René Pullaud. La police a enquêté sur les causes de ce sinistre qui selon certains renseignements serait dû à l'imprudence de quelques enfants.Un témoin de l'époque rapporte que " ces enfants imprudents s’étaient mis en tête de faire cuire des patates dans un coin abrité contre la scierie : mauvaise idée ! " L’épisode est évoqué dans plusieurs livres de Christian Prigent (tiens, tiens !), par exemple Chino au jardin p. 157.

 

22 mai 1957 Ouest-France

 

Tempête sur les hangars de Sambre-et-Meuse ! Novembre 1957

Dans la nuit du dimanche au lundi de ce début novembre 1957, le vent n'a cessé de mugir sur la ville de Saint-Brieuc. Le lundi matin on constate d’importants dégâts à l’usine Sambre-et-Meuse : un hangar nouvellement construit a été soufflé et le préjudice est très important. Cette construction de 83 mètres sur 18, montée sur un terre-plein donnant vers Brézillet a beaucoup souffert. Les tôles ont été arrachées. Un deuxième hangar en construction a aussi souffert de la violence du vent.

 

Consommateur irrespectueux. 1958

6 juin 1958 Ouest-France




M Poinsignon prend un gourdin ! 1960

24 octobre 1960 Ouest-France


Elle se préparait à venir au marché aux cochons de Robien. 1960

Mme Anne-Marie Jouannot, née Sort, âgée de 32, habitant Bréhant-Moncontour, venait de terminer le chargement d'une centaine de petits cochons qu'elle s'apprêtait, avec son mari, à présenter sur le Champ de Foire de Robien. Alors qu'elle venait de reprendre son cyclomoteur, elle fut percutée violemment par une automobile et décéda dans l'ambulance qui la conduisait au Centre Hospitalier de Saint-Brieuc.

 

  

Des écoliers ! 1961

12 octobre 1961 Ouest-France


 

Vol d'un coffre-fort, boulevard Carnot. 1971

Vol chez Sodisfrais. 31 août 1971 Ouest-France

 

Fin août 1971, dans la nuit du samedi au dimanche, des voleurs s’introduisent dans les Établissements Sodisfrais, 6 boulevard Carnot, face à l’usine des Forges-et-Laminoirs. Le lundi matin, M. Benoit Gouriet, gérant de la société, constate le cambriolage. Les voleurs ont fait sauter le cadenas d’un rideau métallique coulissant pour pénétrer dans la cour intérieure. De là, ils se sont dirigés vers les bureaux. Auparavant ils avaient garé contre le mur une fourgonnette (volée) dans laquelle ils ont déplacé un coffre-fort, de plus d’une tonne, à l’aide d’un chariot élévateur. Le coffre-fort contenait plus de 50 000 francs. La camionnette est retrouvée le mardi matin suivant, sur la Place de Robien. A l'intérieur on découvre le coffre-fort découpé au chalumeau. Les malfaiteurs sont ainsi parvenus à récupérer les différentes sacoches contenant l'argent dans le coffre.

 

Meurtre rue Cuverville. 1969-1972

Avec ce meurtre perpétré le 18 décembre 1972, rue Cuverville, on aura rarement vu le quartier de Robien faire autant parler de lui dans la presse, si l'on en juge l'abondance de gros titres de Ouest-France entre 1969 et 1972. La victime est Marcel Richard, 45 ans, ex ami de Fernande Lemarchand impliquée dans l'assassinat avec un autre complice. Les deux accusés n'avoueront jamais leurs responsabilités respectives dans cette affaire et les deux seront condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité.


22 décembre 1969


22 décembre 1969


23 décembre 1969

20 février 1970

20 janvier 1972

Fernande Lemarchand, accusée. Dessin A.Coupé

Jacques-Henri Soulet, accusé. Dessin A.Coupé

Verdict. 22 juillet 1972


Incroyable vol de tracteur et fuite par la rue Jules Ferry. 1978

2 février 1978


Bataille rangée rue Jules Ferry 1981

20 mai 1981 Ouest-France




Règlement de compte sanglant rue Émile Zola. 2000

Le 2 juillet 2000, deux personnes étaient abattues par balles à la sortie de la discothèque Le Triangle, rue Émile Zola dans le quartier de Robien. Cette tragédie a eu pour conséquence la fermeture de cette discothèque qui s appelait le triangle,  ouverte en 1993 sous le nom de Palace. Lors de la reconstitution de la fusillade meurtrière, un bouclage complet de la rue Émile Zola a été effectué très tôt par les CRS. Un impressionnant dispositif : la moitié d'une compagnie de CRS, soit une quarantaine d'hommes, des policiers du commissariat de Saint-Brieuc, des experts de la police technique de Rennes.

Ci-dessous, l'article du Télégramme du 5 avril 2003 décrit l'ambiance tendue qui régnait au Palais de Justice de St Brieuc à l'ouverture du procès de l'accusé, défendu par le célèbre avocat Gilbert Collard.



Braquage dans une boulangerie. 2002

En mai 2002, la boulangerie du boulevard Carnot est braquée par deux personnes armées. Alexie Lesage, la boulangère, a gardé son sang-froid.

Braquage boulevard Carnot. 28 mai 2002 Ouest-France

 


Un sanglier heurte une voiture rue abbé Garnier. 2008


Retour au sommaire, ici

A lire dans ce blog : Les catastrophes qui ont causé des destructions dans le quartier de Robien, cliquer ici

 




mercredi 6 mai 2026

Histoire de la rue Emile Zola dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc

Les origines de la rue Émile Zola

La rue Zola se situe entre la rue Jules Ferry et la rue Luzel. Elle s’est autrefois appelée « chemin du Carpont ». On le note dans le document ci-dessous daté de 1928 où M. Bernard demande l'autorisation de construire une maison d'habitation dans un terrain lui appartenant et situé en bordure du chemin allant de la rue Jules Ferry au Carpont.

2T12 archives municipales. Permis de construire

Ce chemin a été nommé Rue Zola suite à une délibération du Conseil municipal du 18 juillet 1932. Cette nouvelle désignation est aussitôt intégrée comme on le constate avec cette autre demande, mais du 13 mai 1933 où M. Daniel demande l'autorisation de construire une maison rue Émile zola.

2T24 Archives municipales


Un plan de 1935 mentionne cette rue traversée alors par une dérivation de la voie de chemin de fer pour desservir l’aciérie de M. Epivent qui sera reprise par  Sambre-et-Meuse en 1936.

Plan 1935 5Fi188 archives municipales
Les rails toujours visibles en septembre 2025. Photo RF

Les caractéristiques de la rue Émile Zola

C'est une rue avec peu d'habitations particulières. Certaines sont un peu coincées entre la rue et le mur de l'usine.

Le côté sud de la rue est occupé aux trois quarts par l'arrière de l'usine Sambre-et-Meuse, devenue Saint-Brieuc Fonderie.

La rue Émile Zola en 1962. Archives 22

La partie Ouest de la rue, toute occupée par l'usine. Photo RF
Cette rue peu fréquentée, et à la lisière de la ville, est peu entretenue comme on peut le découvrir dans cet article de la revue communiste L'Aube nouvelle du 21 avril 1945.


"La rue des essences"

Rue Emile Zola. Fonds Henrard, archives 22  image 15 cote 26FI

De nombreux dépôts d'essence et garages s'y sont installés on citera les noms de M. Desmarais et frères ; M. Pierron ;
Société Mobiloil ; Société Cotelle et Foucher...

8 rue Émile ZOLA
Louis BERGES, artisan carrossier, de 1957 à 1980. 

Monsieur Bergès avait fait le Tour de France des compagnons charrons. Il s'était installé juste après la guerre dans la rue du Coucou avant de se déplacer à l'angle de la rue Béziers de Lafosse et de la rue Zola (renseignements fournis par sa fille).

28 rue Émile Zola
Armor peinture (de 1970 à 1999, Fabrication et/ou stockage (sans application) de peintures, vernis, encres et mastics ou solvants), peinture et Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.), COTELLE et FOUCHER (de 1959 à 1970), Dépôt et fabrique de chlore, SHELL-BERRE (de 1945 à 1959), SHELL (de 1928 à 1945), Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.) et régénération d'huile de stockage.

La Société Cotelle et Foucher dépose une demande pour installer un dépôt de chlore liquéfié, 28 rue Emile Zola. Le dossier est étudié le 25 mai 1959 par le Conseil départemental d’hygiène publique et de Santé, un service dépendant de la Préfecture des Côtes-du-Nord.
L’entreprise possède déjà sur ce site un local de fabrication de l’eau de javel et d’hypochlorite, un atelier de mise en bouteille d’eau de javel et de détergents.

Dépôt de chlore. Cotelle et Foucher. 27 juillet 1959

En hachuré, Entreprise Cotelle et Foucher, rue Émile Zola

32 rue Émile Zola
Elec Auto (de 1975 à 1985), P.E.N. (en 1935), Société des carburants et d'entretien automobile des Côtes-du-Nord (de 1929 à 1935), garage et Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.)

32 rue Émile Zola, ancien garage.

34 rue Émile ZOLA
BEL Pétrole France (de 1929 à 1934), Compagnie industrielle des pétroles (de 1934 à 1949), Mobil Oil France (de 1949 à 1971), IMBERT SA (de 1971 à 1990), GRIMAUD SA (1990), Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.)

38 rue Émile ZOLA
PIERRON Alphonse, Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.), de 1926 à 1960.
40 rue Émile ZOLA
MOTELEC SRL, Réparation de moteurs électriques, fin en 1980.
42 rue Émile ZOLA
TOTAL, DESMARAIS Frères, Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.), de 1930 à 1980.

Dans les années 30, l'entreprise Desmarais frères était inscrite boulevard du Carpont quand le rue Émile Zola n'était pas encore nommée. On peut mentionner aussi dans l'histoire de cette entreprise qu'en 1909 les frères Desmarais, industriels à Paris adressent une demande au préfet pour établir un dépôt de pétrole dans le boulevard Carnot à Saint-Brieuc. (Annonce dans Ouest-Eclair, 2 mars 1909)

2 mars 1909 Ouest-Eclair

Rue Émile Zola en 1962. Fonds Henrard, archives 22

La discothèque Le Palace puis Le Triangle

La discothèque rue Émile Zola
Située loin de la ville, la rue Émile Zola a constitué en 1993 un emplacement de choix pour l'ouverture d'une discothèque appelée Le Palace puis devenue Le Triangle.

La municipalité affirme qu'on lui a présenté le projet à l'origine comme "l'installation d'un club rétro qui ne devait fonctionner que le samedi et le dimanche". (article de Ouest-France du 21 novembre 1994). 

Dans son édition du 22 avril 1995, Ouest-France s'amuse de la supercherie qui consistait à présenter cette boite de nuit comme un thé-dansant. Le dessinateur Schwartz rappelle humoristiquement que "à l'aube du XXIe siècle, un Earl Grey peut se déguster en écoutant du Heavy Metal" !

22 avril 1995 OF
 
22 avril 1995 Ouest-France
Il est vrai que dans les premières années, les activités relevées dans la presse sont plutôt bon enfant : les étudiants se retrouvent à la discothèque Le Palace, pour la remise de lots (6 avril 1996 O.F)... Défilé de mode des BTS force de vente du Lycée du Sacré-Coeur (9 décembre 1998 O.F). En 1999, le Palace devient le Triangle. David Floury en est le propriétaire. Le 1er mai 1999 les locaux sont inaugurés dans un décor à l'égyptienne avec une copie de statues du temple d'Abou-Simbel de 6 mètres de haut réalisées par le sculpteur David.

Le Triangle, rue Zola. 5 mai 1999 Ouest-France
L'affaire tourne bien alors que les riverains ne voient pas d'un bon oeil ce développement. Le quartier était opposé à cette ouverture mais le maire de l’époque, Claude Saunier, tenait à offrir à la jeunesse briochine un lieu de fête de proximité.(D'après un article publié le 27 juin 2001 dans Le Télégramme). N'ayant rien pu faire pour empêcher l'installation, petit à petit les habitants alertent à intervalle régulier les pouvoirs publics car chaque week-end à partir du jeudi se répètent des nuisances. En juillet 2000, une tragédie se produit à la sortie de la discothèque : 2 morts. Ce drame a pour conséquence la fermeture de la discothèque Le Triangle.

4 juillet 2000 Ouest-France

Mais les propriétaires effectuent des travaux tout l'été et lance la publicité pour la rentrée, la saison est prête à redémarrer "On s'apprêtait à travailler avec les associations étudiantes", déclarent les propriétaires à Ouest-France le 5 octobre 2000.. Mais c'est une nouvelle catastrophe qui leur tombe dessus : la discothèque est ravagée par un incendie d'origine criminelle. L'intérieur est entièrement détruit. Il ne fait guère de doute de l'intention des incendiaires : sept départs de feu différents, un liquide inflammable versé un peu partout et des palettes entassées près d'une petite porte. Des questions restent : "Y a-t-il un lien avec le drame du mois de juillet ? S'agit-il d'un acte de délinquance, d'une vengeance ou des suites d'un litige?" Les propriétaires ne se remettront pas financièrement de ce sinistre mais la structure du bâtiment n'a pas été affectée... Cela permettra à La Poste d'y installer un entrepôt, c'est là que les publicités étaient triés au début des années 2000.

Incendie 5 octobre 2000 Ouest-France

Incendie 5 octobre 2000 Ouest-France

Les années passent et en janvier 2013, des travaux débutent dans les anciens locaux du Palace, le propriétaire souhaitant rentabiliser son investissement. Mais les riverains voient ressurgir le spectre d’une boîte de nuit. La Ville assure qu'une négociation est en cours pour une possible cession des locaux aux Nouëlles, une association œuvrant dans l’insertion. L'association cherche effectivement un local permettant de transférer une partie de l’activité de collecte et de tri textile actuellement implantée rue Chaptal... Le transfert ne se fera pas et c'est la fin de cette discothèque transformée dans les années qui suivront en lieu de stockage.

Les restos du coeur

En 2009, les Restos du coeur ouvrent un centre de stockage et d'accueil dans la rue Émile Zola, environ 150 à 200 familles fréquentaient ce lieu. A partir de 2013, le nombre de bénéficiaires n'a cessé d'augmenter pour atteindre 450 à 500 familles. L'association cherchait un nouveau local qui a finalement été trouvé en 2023 au 39 rue de Penthièvre. (d'après un article de Ouest-France du 4 septembre 2023)

Sport 2000 a eu un magasin juste à côté des restos du coeur, on voit encore en 2025 une trace de son enseigne.

La société Bati Renov service- C.R.A - Shark Sécurité 46 rue Émile Zola

Les Établissements Bati Renov Services : Vitrier, Serrurier, Reproduction de clés, Réparation de volets roulants, Décapage de persiennes, de volets était installée au 46 rue Emile zola jusqu'en 2021. Puis la société C.R.A (carrelage) s'était installée au même emplacement. C.R.A est entreprise spécialiste du revêtement de sols et de murs qui existe depuis 1961. Elle a laissé la place en 2025 à Shark Sécurité (une société qui existe depuis 2007).


 

Le saviez-vous ?

En 2002 les protagonistes du crime de juillet 2000 doivent être présentés devant le juge d'instruction. Une quarantaine de policiers et d'hommes du GIPN sont présents devant le Palais de Justice en raison de fortes tensions. En 2003, c'est le médiatique avocat Maitre Collard qui a défendu l'accusé du double meurtre commis à la sortie de la discothèque de la rue Émile Zola.

Fait divers

12 août 1953 Ouest-France
Des photos aériennes 1962
Photo Musée de Bretagne 1962, la rue Emile Zola

Photo Musée de Bretagne, Sambre-et-Meuse au premier plan, la rue Zola au second
Photos aériennes 1965

Photo Musée de Bretagne, 1965 rue Emile Zola

Photo Musée de Bretagne
La gaffe !
Repéré par Ouest-France le 7 février 2019 !

Si vous souhaitez partager vos remarques ou des documents sur cet article merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page en laissant votre adresse mail pour que je puisse vous répondre.


Retour au sommaire du blog de l'histoire de Robien  ici

Sources

Archives municipales et départementales

Dossiers des installations classées. Archives départementales. Série M. 5M89 et série W, 1473W 001, 1473W 004, 1473W 011, 1473W 014, W9. 1382

Ouest-France et Le Télégramme

Inventaire historique de sites industriels et activités de service. Basias 

Journal municipal Le Griffon, à partir du numéro 1 en 1966.

Journaux du C.A.R

Site du Musée de Bretagne 




L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

Le quartier de Robien à Saint-Brieuc s’est vraiment peuplé il n’y a pas plus d’un siècle, mais son histoire présente de multiples intérêts ...