lundi 1 juin 2026

Les garages, carosseries et dépôts de carburants quartier de Robien à Saint-Brieuc

Dépôts de carburants et garages : une tradition inscrite dans la mémoire du quartier

On sait que le quartier de Robien a un passé ouvrier important mais a-t-on bien conscience qu’il a longtemps eu une très forte tradition d’implantation de dépôts de carburants et de garages ? La première demande d'autorisation d'un dépôt de carburant date de 1865 ! Elle est le fait de Pierre-Marie André, il exerce la profession de lampiste et s'est installé du côté Robien, le long de la voie ferrée qui vient juste d'être construite. 

On ne dit pas encore le boulevard Carnot mais "Le chemin de ceinture au midi de la gare". 

Dans la ville de Saint-Brieuc, en 1865 on trouve huit marchands qui possèdent un ou deux fûts "d'huile de pétrole" d'environ 150 litres chacun. Le 26 juin 1865, le Maire reçoit une demande de M. André, dont le papier à en-tête indique : Éclairage à la luciline et au pétrole, magasin de lampes et d’appareils d’éclairage pour la Ville et les grands Établissements. Entrepôt Général des Pétroles d’Amérique Inexplosibles.

M. André souhaite établir un dépôt d’huiles de pétrole dans un magasin qu’il va faire construire le long du chemin de ceinture (futur boulevard Carnot), "au midi de la gare, en bord du chemin de fer, entre le Pré Tison et l’ancien bureau d’Octroi de la route de Quintin".
Le Conseil d’Hygiène est saisi et formule des recommandations, l’ingénieur en chef de la compagnie des chemins de fer de l’Ouest, concerné par la proximité du dépôt, malgré une appréhension, ne s’ y oppose pas formellement. C’est le premier dépôt classé dangereux boulevard Carnot, d’autres viendront par la suite.

Le 21 janvier 1893, le Préfet des Côtes-du-Nord, ouvre une enquête publique concernant la demande formulée par la Société anonyme des raffineries Françaises pour établir un "dépôt d’huiles minérales de première classe" sur un terrain situé sur le bord du chemin vicinal ordinaire numéro 7 (dans le bas de la future rue de Trégueux).

Le 8 octobre 1902, le Maire de Saint-Brieuc, en conformité avec l’arrêté du Préfet des Côtes-du-Nord, ouvre une enquête publique concernant la demande d’un "dépôt d’huiles minérales" dans un bâtiment dépendant des Forges et Laminoirs de Bretagne, boulevard Carnot.

Comité d'hygiène 1905 Archives départementales.


Le 18 septembre 1905 le Maire de Saint-Brieuc, M. Servain, en conformité avec l’arrêté du Préfet des Côtes-du-Nord, ouvre une enquête publique concernant la demande d’un dépôt d’huile et d’essence de pétrole, boulevard Carnot
C’est la compagnie Fanto dont le siège est à Paris qui a l’intention d’établir ce dépôt dans un local dépendant des Forges et aciéries. Dans le cadre de cette enquête, M. Mazurié, négociant et propriétaire d’un terrain qu’il compte vendre en face de ce futur dépôt s’oppose à cette demande par écrit le 24 septembre 1905.
Le locataire d’une maison située au 22 boulevard Carnot s’oppose aussi en raison des dangers potentiels pour les maisons d’habitation à proximité. Le plaignant fait remarquer qu’il "ne manque pas aux environs de terrains vagues où des  dépôt de matières aussi dangereuses pourraient être établis".

En 1909, une demande est déposée par les frères Desmarais, industriels à Paris, pour établir un dépôt de pétrole dans le boulevard Carnot.

2 mars 1909 Ouest-Eclair

« La rue des essences »

Des anciens du quartier disent que la Rue Zola était surnommée « La rue des essences ». Au sud du quartier et à l’écart des habitations, la rue Zola pouvait un peu mieux accueillir les dépôts de carburants qui ne sont pas sans risque…

1969 publicité dans Le Griffon

 

Les garages
Cet article c'est un hommage à tous ceux qui ont toujours eu les mains dans le cambouis ! 

Quand on remonte dans le temps, on dénombre au moins une vingtaine d’emplacements différents de garages à Robien. 
Dans ce type d’activités, on ne tarde pas à pointer un secteur très dense compris entre les rues Zola, Luzel et Pré-Chesnay. Il est plus surprenant pour nous de voir que de nombreux garages et stations services se trouvaient dans les rues les plus passantes comme les rues Jules Ferry, Jean Jaurès, de Trégueux ainsi que les boulevards Hoche et Carnot. 

Il faut aussi signaler la présence du très grand garage des frères Huguet, 2 et 4 rue Danton, spécialisé dans les camions.
Petit à petit les dépôts de carburants ont fermé et les garages sont partis vers les zones artisanales et commerciales.
Mais dans les années 90, subsistaient quelques activités de ce type, par exemple dans la rue Jules Ferry, on avait « Moto-bécane », la station-service Esso au 54, le garage Le Bahezre au 59. Signalons aussi, à cette époque, l’initiative des créateurs du garage Karr-Avel à l’angle des rues de Bir-Hakeim et de Trégueux. Jean-Paul Hérisson, Jacques Girona et Bernard Bark étaient les trois associés d’un garage original, à mi-chemin entre l’entreprise traditionnelle et l’association. On pouvait y pratiquer l’auto-réparation.
En 2010, il y avait encore Jean-Baptiste Rigolot et Bruno Gillard qui avaient repris l’ancien XP Garage au 121 de la rue Jules Ferry.

La problématique des garages en ville

Pour un professionnel de la réparation automobile, travailler en ville pose de multiples problèmes. Le premier est de ne pas pouvoir étendre son activité car les terrains sont occupés tout autour. Le second est le stationnement : les véhicules en attente débordent sur les trottoirs ou dans les rues autour. Les amendes peuvent pleuvoir pour défaut de stationnement et il est impossible de répercuter ces dépenses sur les clients. Enfin, les nuisances sonores ou environnementales peuvent être l’objet de plaintes de la part de riverains. Pourtant, les garages ont beaucoup évolué et la récupération des huiles usagées ou des pneus, par exemple, est une préoccupation constante des garagistes et ils apportent le plus grand soin à régler ces questions. 

Garages et carrosseries aujourd'hui

Faire vivre un garage en ville, c’est un élément de plus pour la vie dans un quartier. C’est un lieu de confiance car on connaît bien son garagiste quand il est à proximité.

Mais on doit constater qu'il est beaucoup plus compliqué de faire réparer ou de faire entretenir sa voiture dans le quartier de Robien…Il est bien dommage par exemple que le garage de la rue Danton trouve autant de difficultés pour rester et perpétuer ainsi cette vieille tradition des garages de Robien !

Garage rue Danton, St Brieuc, photo RF


Les garages Jules Ferry, au 26 boulevard Carnot et Bouteloup (Citroën), au 43 boulevard Carnot continuent heureusement de fonctionner.

Garage rue Jules Ferry, St Brieuc, photo RF

Garage Citroën, 26 bld Carnot, St Brieuc, photo RF
L’entreprise de carrosserie Bourges est également installée depuis le 4 janvier 1982 au 8 rue Robespierre, proche de la rue Émile Zola.

Carrosserie Bourges, rue Robespierre, St Brieuc
La carrosserie Bourges n'a pas toujours eu l'aspect qu'on lui connait de nos jours. Le 19 novembre 1999, un permis de construire avait alors été déposé.

Permis déposé aux Archives municipales. 1999

 
Permis déposé aux Archives municipales. 1999

 

Liste des dépôts de carburants, garages et carrosseries de Robien

RUE ÉMILE ZOLA

Des citernes de carburants rue Émile Zola. Photo aérienne 1962. Musée de Bretagne.

8 rue Émile ZOLA
Louis BERGES, artisan carrossier, de 1957 à 1980. 

Monsieur Bergès avait fait le Tour de France des compagnons charrons. Il s'était installé juste après la guerre dans la rue du Coucou avant de se déplacer à l'angle de la rue Béziers de Lafosse et de la rue Zola (renseignements fournis par sa fille).

28 rue Émile Zola
Armor peinture (de 1970 à 1999, Fabrication et/ou stockage (sans application) de peintures, vernis, encres et mastics ou solvants), peinture et Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.), COTELLE et FOUCHER (de 1959 à 1970), Dépôt et fabrique de chlore, SHELL-BERRE (de 1945 à 1959), SHELL (de 1928 à 1945), Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.) et régénération d'huile de stockage.

Dépôt de chlore. Cotelle et Foucher. 27 juillet 1959

En hachuré, Entreprise Cotelle et Foucher, rue Émile Zola


32 rue Émile Zola
Elec Auto (de 1975 à 1985), P.E.N. (en 1935), Société des carburants et d'entretien automobile des Côtes-du-Nord (de 1929 à 1935), garage et Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.)

32 rue Émile Zola, ancien garage.


34 rue Émile ZOLA
BEL Pétrole France (de 1929 à 1934), Compagnie industrielle des pétroles (de 1934 à 1949), Mobil Oil France (de 1949 à 1971), IMBERT SA (de 1971 à 1990), GRIMAUD SA (1990), Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.)


38 rue Émile ZOLA
PIERRON Alphonse, Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.), de 1926 à 1960.

40 rue Émile ZOLA
MOTELEC SRL, Réparation de moteurs électriques, fin en 1980.

 
42 rue Émile ZOLA
TOTAL, DESMARAIS Frères, Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.), de 1930 à 1980.

Dans les années 30, l'entreprise Desmarais frères était inscrite boulevard du Carpont quand le rue Émile Zola n'était pas encore nommée. On peut mentionner aussi dans l'histoire de cette entreprise qu'en 1909 les frères Desmarais, industriels à Paris adressent une demande au préfet pour établir un dépôt de pétrole dans le boulevard Carnot à Saint-Brieuc. (Annonce dans Ouest-Eclair, 2 mars 1909)

2 mars 1909 Ouest-Eclair

En 1959, Laurent Davaneau, habitant 34 rue Emile Zola, reçoit la médaille vermeil pour ses années de travail aux établissements Desmarais. 

Rue Luzel

Garage, station service : Station BP (de 1972 à 1983), PRESLE (fin en 1964), dépôt de charbon GUILLOSSON Alain (en 1957).

Rue du Pré-Chesnay

2 rue du Pré-Chesnay
Garage motos et cycles DADEN François, en 1944.

38 rue du Pré-Chesnay
Garage PRESTON et Cie (Régionale Française d'Automobiles) de 1958 à 1963, puis Régionale Française d'Automobiles de 1963 à 1980.

Boulevard Carnot

1 bis boulevard Carnot
ALBERIC (de 1926 à 1952). Commerce de gros, de détail de carburants en magasin spécialisé (station service de toute capacité de stockage), 1926 à 1964.

Les grands garages des Côtes-du-Nord, Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.), carrosserie et station service, ALBERIC, de 1963 à 1964.


Établissements Kerauto. 1966

1966 publicité dans Le Griffon
Annonce 4 octobre 1969. Ouest-France

6 ter boulevard Carnot
Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.) (de 1950 à 1972), Garage LORAND Jean, (de 1973 à 1985), garage LORAND André (en 1985), COMSIP Entreprise (de 1972 à 1973), ELECTRO-ENTREPRISE,

24 boulevard Carnot
Mécanique générale et peinture COLLIOT et LABOURD (de 1987 à 1988)

55 boulevard Carnot
Pétroles Jupiter, Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.), création en 1933, activité terminée. WINANT A, mécanique générale auto (pas de renseignements sur le lieu)

Rue Danton

2-4 rue Danton.
Le premier garage Huguet à Saint-Brieuc était situé rue de Rennes. Il déménage en 1956 pour la rue Jean Jaurès dans le quartier de Robien.

4 mai 1956 annonce Ouest-France

Le garage des frères Huguet est inauguré le 3 juin 1957, c'est la première station-service pour les poids-lourds. L'établissement est spécialisé dans les camions UNIC. Le garage Huguet est situé aux 2 et 4 rue Danton.
 
Inauguration du garage. Photo Ouest-France 4 juin 1957

Lors de l'inauguration, de nombreuses personnalités sont présentes : M. Brard, député de la Manche ; M. Taunay, secrétaire général de la préfecture ; M. Rault, maire de Saint-Brieuc ; des directeurs des sociétés Shell et Unic, des transporteurs des environs...
Dans son discours, le patron Maurice Huguet énumère les avantages de cette nouvelle station-service : possibilités de lavage et graissage complets des véhicules grâce à des fosses spéciales ; contrôle  et entretien des freins. Ce contrôle est effectué grâce à un freinomètre dont un seul exemplaire existe en France alors. Le but est de mettre fin au phénomène des "camions fous" qui ne peuvent plus s'arrêter et causent de graves accidents.
La station-service propose aussi aux chauffeurs de se détendre dans une salle avec fauteuils de relaxation, poste de radio, douches.
Ce garage dispose alors d'une superficie énorme au coeur du quartier de Robien. Son activité génère un fort trafic de camions dans le quartier. Le garage Huguet est également connu car il possède des dépanneuses et une grue qui interviennent régulièrement quand des accidents se produisent à Saint-Brieuc et dans les environs.

M. Huguet 1951 Ouest-France

22 octobre 1958 annonce Ouest-France

22 octobre 1958 annonce Ouest-France

28 octobre 1958 annonce Ouest-France

A la Foire aux autos de septembre 1959, "le stand le plus remarqué est celui du garage Huguet" (Ouest-France du 28 septembre 1959).

Les camions Unic du garage Huguet. Ouest-France 28 septembre 1959

Le 29 avril 1960 : La caravane Unic présente ses nouveaux modèles de camions à Saint-Brieuc avec le concours du garage Huguet Frères. Le Préfet et le Maire de la Ville M. Poupart, assistent à la réception donnée à cette occasion.

La caravane des camions Unic, 29 avril 1960 Ouest-France

Facture pour M. Cozigou de Guingamp. 30 avril 1960. Collection RF

 
Annonce 10 novembre 1960 

Le 19 novembre 1960, une réception est organisée à l’Hôtel-restaurant « Le Tout va bien » tenu par Mme Jouéo, rue Jules Ferry, pour le départ en retraite de M. Maurice Huguet. Maurice Huguet est originaire de Châlons-sur-Marne (né le 21 décembre 1894). Il arrive à Saint-Brieuc en 1926 comme chef d’atelier à l’usine du Jouguet et il épouse une briochine, Mlle Bodou. Voyageur de commerce à la Maison Boulaire, il s’installe ensuite comme garagiste, rue de Rennes, associé à M. Quéré, avant d’aller diriger son garage pour camions, rue Jean Jaurès et rue Danton. M. Donnio est le sous-directeur du garage et l’équipe est composée d’une trentaine d’employés et ouvriers.
 
Départ en retraite M. Huguet 21 novembre 1960 Ouest-France

Le garage a fonctionné au moins jusqu'en 1967 et le Service Départemental d'Incendie et de Secours (S.D.I.S)  s'est installé en 1975 dans les locaux laissés vacants .
 
Garage au centre de la photo aérienne. 4 novembre 1960 Ouest-France.

 
Annonce Ouest-France 5 mai 1960

 
20 mai 1960 Ouest-France

 
1964 publicité dans le programme d'un combat de boxe à Robien

 

1967 publicité dans Le Griffon

10 rue Danton

Garage Robien Automobiles. Jacky Malejacq. Agent Peugeot-Talblot.
En 2007, Claude Caro a repris cette affaire (voir l'article plus bas daté de 2014 qui soulève la question de l'existence d'un garage dans un quartier)

Ouest-France 30 mai 2014

Rue Jules Ferry

16 rue Jules Ferry (emplacement parking et magasin Spar en 2020)

LABRIN Pierre (de 1962 à 1985), ROWEL et Cie (de 1956 à 1962), station service et garage, grands garages automobiles de l'Ouest, Société générale automobile de l'Ouest, garage SIMCA, puis FIAT et GENERALE AUTOMOBILE, de 1956 à 1985.

Garage Fiat. 1978-1979 Rue Jules Ferry. Photo aérienne Archives municipales

 

Générale automobile 28 octobre 1959 Ouest-France

Février 1961 Ouest-France

Annonce Ouest-France 12 mai 1961

5 juin 1965 Ouest-France

Dans les années 60, le garage Fiat de la rue Jules Ferry publiait très régulièrement des annonces illustrées des dernières nouveautés.

1968 publicité dans Le Griffon

 

1968 publicité dans Le Griffon

1968 publicité dans Le Griffon
 
19 bis-21-23-25  rue Jules Ferry

Garage et station service ANSROUL Henri (de 56 à 94), garage, JIQUEL Robert (de 50 à 59), de 1950 à 1994.

 

Jiquel 28 octobre 1959 Ouest-France
 

Annonce 4 Octobre 1969. Ouest-France

Garage Ansroul. 13 décembre 1985 Ouest-France
Garage Ansroul 31 août 1985 Ouest-France

Garage 21 rue Jules Ferry. Photo Archives municipales


Ce garage a été démoli pour construire une résidence.

Emplacement de l'ancien garage-station service. 21 rue Jules Ferry


Aux environs du 33 rue Jules Ferry, Cycles-Motos et station Huiles Renault. Années 1920-1930 (emplacement actuel de la laverie automatique)

 

Sur la droite, Huile Renault pour les motos. Rue Jules Ferry, ancienne carte postale.

34 rue Jules Ferry

LE MIGNOT, LE BAHEZRE Honoré, garage et station service ELF, de 1938 à 1983.
C'est au 34 rue Jules Ferry que l'on trouve de nos jours l'agence Crédit Agricole.

54-56 rue Jules FERRY (mais indiqué au numéro 39 dans les années 50)

Garage Morin 8 mars 1952 Ouest-France

MORIN Établissements (à partir de 1944), LADEN François (de 1941 à 1944), LASALLE Jean (de 1935 à 1941), station service et garage cycles. Garages, ateliers, mécanique et soudure puis Commerce de gros, de détail, de desserte de carburants en magasin spécialisé (station service de toute capacité de stockage). Remarque : Jean Lassale est né en 1907 à Saint-Brieuc comme son épouse Henriette, née en 1911.

Annonce 4 octobre 1969. Ouest-France

 

Établissements Morin 13 décembre 1985 Ouest-France


54-56 rue Jules Ferry. La station est en friche. 2020. Photo RF

 

En 2022, un projet de commercialisation sur le terrain de l'ancienne station service permet de redonner vie à cette partie du quartier de Robien.


Article de Ouest-France 19 octobre 2022

Démolition du garage Morin. Photo RF 20 janvier 2024

Démolition du garage Morin. Photo RF 20 janvier 2024


Construction 54-56 rue Jules Ferry. Photo RF juin 2024


59 rue Jules Ferry

R. Le Ray, 59 rue Jules Ferry. Station Lavage-graissage, ouverture le 26 janvier 1967.

R. Le Ray, garage, 24 janvier 1967 Ouest-France


Honoré LE BAHEZRE tient déjà un garage en 1969 au 34 rue Jules Ferry mais à partir de 1979, il s'installe au 59 rue Jules Ferry dans des locaux plus adaptés. Il y exercera jusqu'en 2001.

Annonce 4 octobre 1969. Ouest-France
18 septembre 1979, annonce Ouest-France

1991 publicité dans La Griffon

En 2008. Garage Le Bahezre, 59 rue Jules Ferry



En 2020. Ancien garage Le Bahezre, 59 rue Jules Ferry

 

103 rue Jules Ferry
BOSCHER Georges, F. GARNIER (entre 1957 et 1960), garage et station service, de 1956 à 1980 appelé aussi OUEST POIDS LOURDS (publicités ci-dessous 1962,1964 et 1969) et OUEST-AUTO (en 1969). Vente de voitures de la marque Alfa-Roméo en 1975.

Ci-dessous une photo aérienne de 1963 où on voit les voitures, camions et bus garés à côté du garage en attendant d'être réparés.

Garage au 103 rue Jules Ferry en 1963. Photo Musée de Bretagne.
10 novembre 1960, annonce Ouest-France

1962


1964. Publicité dans le programme du combat de boxe France-Danemark à Robien

Ouest Poids-Lourds 14 août 1969 Ouest-France

Annonce 4 octobre 1969. Ouest-France

12 juin 1975 Ouest-France


109 rue Jules Ferry



121 rue Jules Ferry 

Le garage Jules Ferry en 2011

Garage Jules Ferry,
Jean-Baptiste Rigolot et Bruno Gillard (2010), XP Garage, LORANT Xavier (2004), LE GUELLEC (de 1970 à 2004), garage, TRAVADON Bernard (de 1949 à 1970), JOUEO Robic (de 1938 à 1949), garage et station service.

Le Guellec 13 décembre 1985 Ouest-France

Jean-Baptiste Rigolot et Bruno Gillard ont ouvert le Garage Jules Ferry en mars 2010 (anciennement XP Garage). Les deux associés travaillaient avant à Auto Label Services à Trégueux.

Jean-Baptiste Rigolot et Bruno Gillard

121 rue Jules Ferry, ancien garage.

Boulevard Hoche

Au 115 boulevard Hoche (en face de l'actuelle Sécurité Sociale), on trouvait en 1923 la Société Générale des huiles et pétroles, puis il y a eu le Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.). Après la fin de Société interfuel SN (en 1990), deux activités ont été domiciliées au 115  boulevard Hoche. La Compagnie des éléphants (théâtre), déjà en activité en 1996, a eu son siège au 115 boulevard Hoche. Elle a ensuite effectué un déplacement au 12 rue Voltaire à Saint-Brieuc.
Le 28 septembre 2012 a été créée la compagnie Néon Citronnade, son activité était le spectacle vivant et était domiciliée au 115. L’association permettait alors d’organiser des concerts et de développer les activités des groupes suivants : Sbrbs, The 1969 club, Bops, Hermann Lopez…

Sous les locaux se trouvaient des cuves.

C'est au 115 boulevard Hoche qu'est né le Café du Dimanche en août 2015.  

Le café du dimanche. 21 août 2015, Ouest-France.

117 ou 119 boulevard Hoche 

Garage Lorand (Jean-Pierre Lorand). Service national des ateliers Garages, Dépôt de liquides inflammables (D.L.I.), garage et carrosserie/peinture, fin en 2000


Garage Lorand en 2011. Image Google street

Garage Lorand en 2011. Image Google street

125 boulevard Hoche

RAUJOUAN Frères (à partir de 1965), RAUJOUAN Paul (de 1923 à 1965), garage et station service.

 

Avant 1930 publicité dans un guide touristique

Facture 1935. Archives municipales 3L137

Rue Condorcet

3 rue Condorcet
RAUJOUAN Paul, garage, de 1939 à 1965

Rue Jean JAURES

52 rue Jean JAURES
SIMCA Industrie (de 1962 à 1970), HUGUET Maurice (en 1955), garage camion et station service, LUISETTI Philippe (en 1937), garage voitures et station service Garage UNIC (HUGUET Frères), Garage de ROBIEN (LUISETTI)

 


Rue de Trégueux


17 rue de Trégueux 

Karr-Arvel, Mécanique, tôlerie, électricité automobile.

Karr-Avel en 2008. Image Google

Karr-Avel en 2008. Image Google

32 rue de Trégueux
REDON Joseph, garage motocycles, en 1941


Rue Cuverville

Société Transport Rapides Armoricains, ateliers de réparation et carburant. Garages, ateliers, mécanique et soudure. 1967

 

Parole d'habitant

Le quartier de Robien dans les années 50-60. Un témoignage de Jean-Claude Rizzo : "Je me souviens des deux garages de la rue Jules Ferry, le garage Fiat et juste en face le garage Glo."


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Si vous avez des éléments pour compléter cet article  (photos, témoignages...) merci d'utiliser le formulaire de contact en haut à droite...en laissant votre adresse mail pour que je puisse vous répondre
 

Sources

Dossiers des installations classées. Archives départementales. Série M. 5M89 et série W, 1473W 001, 1473W 004, 1473W 011, 1473W 014, W9. 1382

Inventaire historique de sites industriels et activités de service. Basias 

Journal municipal Le Griffon, à partir du numéro 1 en 1966.

Journaux du C.A.R

 

 

 

Les maisons individuelles du 19e et début 20e à Robien, quartier sud de Saint-Brieuc

 
 
Dans le patrimoine 19e et début 20e du quartier de Robien à Saint-Brieuc, on trouve des maisons de toutes les tailles. Quant au style, on a de grandes maisons avec les mêmes caractéristiques que dans les maisons à bandes: l’architecture est souvent constituée de façades de pierres de taille en granit ou de pierres de constructions recouvertes d'un enduit. Les décors, autour des fenêtres et des portes, allient brique et granit. 
 
Mais dans ces grandes maisons individuelles, les décors sont très fournis, plus complexes et la façade est en retrait de la route, avec un espace clos de grilles et de murets.
 
La maison de ville présente généralement un plan type avec : une porte d’entrée et un couloir, une ou deux fenêtres sur le rue éclairant le salon et éventuellement la salle à manger, une véranda (plus ou moins grande) donnant sur la cour ou le jardin, une cuisine.
A l’étage, on peut avoir deux ou trois chambres et un coin salle de bain.
Au deuxième étage, s’il existe, d’autres chambres et un grenier avec une ou deux mansardes.
Le garage est en option dans le quartier de Robien ! Il est devenu sous-dimensionné pour les véhicules d’aujourd’hui et se voit reconverti à d’autres fonctions.


L'intérêt architectural de la maison individuelle peut aussi résider dans des éléments de décoration ou d'ornementation comme ce
très bel exemple de portail au numéro 1 rue de Trégueux, ces  carreaux de ciments décoratifs rue Guébriant et rue Jean Jaurès ou les épis de faitages de la maison du 4 rue du Coucou.



LA MAISON DU 1 RUE DE TREGUEUX. 1905

 
M et Mme Morvan sont les actuels propriétaires depuis septembre 2017. Ils ont acheté cette maison à M et Mme Coadou, qui l’avaient acheté en 1997 à M et Mme Cerisier Marcel.
Lors de la signature d’achat de notre maison, le notaire a évoqué le fait que c'était une maison d'octroi. C'est ce qui explique les initiales SB sur le portillon qui représentent la ville de St Brieuc, on retrouve ces mêmes initiales rue Jules Ferry sur une autre maison d'octroi. 
Cette maison de la rue de Trégueux aurait été construite en 1905.
 

Ancienne maison d'octroi 1 rue de Trégueux à St Brieuc. Photo RF

Portail 1 rue de Trégueux à St Brieuc. Photo RF




LA MAISON DES 4 et 6 DE LA RUE DU COUCOU. 1895

Cette maison de la rue du Coucou, une des premières construites dans ce secteur, aurait été construite entre 1895 et 1898 par la famille Rouxel. Monsieur Rouxel travaillait dans une menuiserie du quartier Robien.

L'actuel propriétaire est né dans cette maison construite par son grand-père. Il conserve des souvenirs de la maison autrefois, quand par exemple, il fallait chercher l'eau au puits qui se trouvait à l'arrière. Il a vu la cité Vauban se construire (entre 1950 et 1955 environ).
Les initiales HB sur la cheminée sont celles de l'architecte (est-ce H. Bouchet dont on retrouve le nom plusieurs fois dans la rue du Pré-Chesnay très proche?).
Beaucoup plus récemment, en 2007, M Rouxel a fait réaliser trois magnifiques épis de faîtage par Joël Babey un artisan de Plouha. 

Maison 4 et 6 rue du Coucou à St Brieuc. Photo RF

Au fond du jardin, maison 4 et 6 rue du Coucou à St Brieuc. Photo RF

Une maison individuelle plus simple peut parfaitement se révéler intéressante par la connaissance que vous en avez et par l'envie de nous faire partager son histoire !


LA MAISON DU 13 RUE DE L'ONDINE. 1929

Ainsi, dans le cadre de cette enquête, l'actuel propriétaire de la maison située 13 rue de l’Ondine nous a transmis des plans et des renseignements sur les actes notariés. C'est une maison devant laquelle on peut passer sans plus s'arrêter mais les éléments de son histoire nous racontent quelque chose d'intéressant sur le quartier. Tout d'abord on apprend que cette construction de 1929 s'est faite dans le cadre d'un lotissement du boulevard Hoche. Mais il ne faut pas imaginer que cela se passe comme de nos jours avec bien trop souvent des lotissements où les maisons sont standardisées.

Ce projet de lotissement a été lancé en 1927, c'est l'année du commencement des lotissements à Robien. Le premier est le Lotissement ACART, il consiste en 18 lots à la jonction du boulevard Hoche prolongé et de la future rue de l’Ondine qui n’est pas encore baptisée ainsi. La maison du numéro 13 se situe dans ce programme de développement du quartier.
Nous apprenons aussi que les toilettes n'étaient pas situées à l'intérieur mais dans le jardin comme cela se faisait couramment alors en campagne mais aussi en ville.

Maison 13 rue de l'Ondine à St Brieuc. Plans 1929

Maison 13 rue de l'Ondine à St Brieuc. Plans 1929

 
Enfin nous connaissons l'identité des premiers propriétaires : Ernest Allainguillaume et Maria Julou. Le 25 mai 1929, ils ont acheté le terrain de Madame Estelle Baggio, demeurant à Saint-Brieuc 11 rue des Bouchers, veuve de Louis Accard. Ils ont ensuite fait construire la maison du 13 rue de l’Ondine. Après le décès de M. Allainguillaume le 20 août 1955, Maria Julou est restée dans la maison du 13 rue de l’Ondine jusqu’en 1996. 
Ensuite des travaux de réhabilitation ont été effectués et la maison a été transformée par rapport à la construction d'origine. C'est ce qui arrive dans de nombreux cas pour ces maisons modestes du quartier, conçues il y a des dizaines d'années : mises aux normes d'isolation, cloisonnement différent pour de plus vastes espaces, changement des huisseries, salle de bain plus confortable, éventuelle extension... 

Maison 13 rue de l'Ondine à St Brieuc. 2020

Maison 13 rue de l'Ondine à St Brieuc. Plans 1929


LA MAISON DU 5 RUE DE LA PAIX

Roselyne Le Bon nous parle de sa maison située à côté de l'église de Robien :
"J'ai acheté la maison du 5 rue de la Paix en 2014, dans ce quartier où j'avais déjà habité de 1974 à 1977, mais dans la rue du Coucou. J'ai eu le coup de foudre pour cette maison de 1926, sa façade aux chiens assis, sa terrasse en surplomb, sa cour aux poulaillers, et son escalier de bois qui me rappelle la maison de mon enfance à Ginglin.
Elle a été construite par son premier occupant, un maçon et vendue ensuite à M. et Mme Oger, qui y ont vécu avec leur fille, et la grand-mère à l'étage avec un oncle. Jusqu'aux années 70, il n'y a pas de salle de bains et les toilettes sont dans la cour, où le lieu sert désormais de local poubelle.
A la fin des années 70, la chambre de l'arrière est transformée : salle d'eau, WC, et une petite pièce qui sert de bureau. J'aime la distribution des pièces, leur haut plafond, les chambres mansardées, J'adore ma cour bien close, où le soleil d'été est parfois si brûlant au zénith qu'on ne peut y rester, où le soir les murs dégagent la chaleur du jour et où j'arrose mes deux plates-bandes, mes fleurs en pots et mon bac potager sur pied avec l'eau de pluie recueillie dans l'ancien lavoir.

Maison 5 rue de la Paix à St Brieuc


Depuis l'automne 2018, le soubassement de la terrasse a été décoré d'une fresque par Deuxben de Rennes pendant une opération de street-art.

Deux-Ben réalisant la fresque sur la maison 5 rue de la Paix à St Brieuc

 
Par contre l'hiver, malgré le changement de la chaudière et des fenêtres, l'humidité se fait sentir à l'étage et il faudrait isoler les murs.
De l'autre côté de la rue, l'église St Anne me fait face avec ses murs austères et je regrette que les cloches n'y sonnent qu'une fois par mois et à l'occasion des obsèques ! Car le son des cloches est associé à la vie de village. Par contre, à l'arrière, chaque mercredi, de 17h30 à 19h30, la Cimade tient une permanence et les migrants s'y pressent.
De ma rue, on rejoint à pied le cinéma et le marché par la passerelle ou par la place de Robien, on peut aussi y aller par la navette qui s'arrête à 1mn rue Jules Ferry ou rue Jean Jaurès.
Je retrouve ici l'ambiance de village qui régnait à la Ville Ginglin, et une riche vie de quartier."


LA MAISON DU 56 RUE LUZEL. 1902

C’est une maison ancienne du quartier. Elle est construite sur une cave, avec une façade en granit, deux niveaux et comporte un jardin à l’arrière. Deux fenêtres en arrondi apportent une touche d’originalité à la façade sur rue. La petite fenêtre, située juste au dessus d’une élégante marquise en fer forgé, donne l’impression d’une deuxième maison encastrée au premier étage.
En 2019 sur tout le pignon sud, l’artiste Deuxben de Rennes a réalisé une peinture murale qui donne une nouvelle identité à cette maison située en entrée de ville. Claude Joanin et Alain Le Flohic sont ravis du résultat qui s'inscrit dans le développement du street-art à Robien.La porte de garage (avec des oeuvres de Thiago Ritual et Swan) et même la boite aux lettres (oeuvre de Bona Berlin)  portent la marque de ce même style artistique.
D'un point de vue historique, les actes notariés permettent de faire la liste des propriétaires successifs :
Madame Richeux (acquisition le 24 mai 1902). Marie Louise Toque-Richeux et Monsieur Aristide René Eugène Richeux (sous directeur de la Banque de Bretagne en retraite), vente le 7 janvier 1960.
Monsieur Francis Edouard Marie Radegonde Rault et Mme Marie Richard, son épouse, vente le 22 aout 1977.
Monsieur et Madame Belloir, vente le 13 juillet 1990 à Claude Joanin et Alain Le Flohic.

Maison 56 rue Luzel à St Brieuc


MAISON 43 RUE ANNE DE BRETAGNE. 1931

Michel et Martine Le Borgne présentent eux-mêmes leur maison mieux que quiconque :
"Notre maison construite en 1931, achetée en 1976, a été agrandie en créant une lucarne capucine à gauche sur une partie grenier. L’intérieur a bien sûr été entièrement rénové au fil des ans et des moyens financiers. Abattage de cloisons, réfection complète du sanitaire, de l’électricité, du chauffage etc…

Maison 43 rue Anne de Bretagne à St Brieuc. En 1975

Maison 43 rue Anne de Bretagne à St Brieuc. En 2019


Pour une construction de 1931, les fenêtres sont grandes. Ajoutons-y un passe plat entre la cuisine et la salle à manger cela rend la maison très claire à toute heure de la journée.
Mais n’ayant pas de contre cloisons dans la partie ancienne le choix de l’isolation par l’extérieur a été fait en 2009. Nous avons substitué, au survitrage fait par nous-mêmes, un double et, triple vitrage (côté nord), avons remplacé en 2001 le chauffage au fuel par du gaz.
 
Pour les intéressés nombreux dans notre quartier, voici un chiffre montrant que les maisons de pierre peuvent quitter leur statut de maison passoire. Selon les critères du DPE nous sommes passés de 161 Kw /m2/an (sur 6 ans) à 103 kw/m2/an (sur les 10 dernières années). Bien sûr dans notre secteur nombreux sont les habitants qui ont réalisé de tels travaux. Cela n’est-il pas réjouissant de voir se rénover l’habitat de caractère de Robien !!!
 
Depuis la maison, nous avons une vue à la campagne sur la vallée du Chemin des Eaux Minérales et sur le secteur de la Croix St Lambert. D’ailleurs j’ai pu photographier les soleils levants sur les tours depuis 76 jusqu’à leur disparition. J’y ai fait un film de 8 mn qui dort dans mes archives.
Dernier point : les maisons de Robien sont souvent surélevées pour accéder au rez-de-chaussée. Les premiers propriétaires pendant la construction, attendaient de la ville que le niveau de la future rue soit abaissé. Par chance pour nous, ce ne fut pas le cas : notre rez-de-chaussée se trouvant au niveau du trottoir, une passerelle nous permet un accès sans marche. Ainsi nous espérons y passer le plus longtemps possible notre retraite à Robien".

Passerelle, 43 rue Anne de Bretagne à St Brieuc


MAISON DU 36 RUE JEAN JAURÈS. 1930

Jean-François Aubry et Gwenn le Chapelier nous racontent les origines de la maison qu'ils ont longtemps occupée rue Jean Jaurès :
Sur un terrain acheté début 1930 aux WEILL de Paris, Monsieur et Madame HILY font construire une maison la même année par l’entreprise de bâtiments Henri RIDEAU 12 rue Jules Ferry suivant les plans, que nous avons toujours, établis par l’entreprise Graziana-frères . Au rez-de-chaussée : un couloir central menant à l’escalier. A droite une salle (3.50 x 3.50) coté rue et une cuisine sur jardin. A gauche deux chambres. Au premier étage : une cuisine au-dessus de celle du rez-de-chaussée et trois pièces. Au milieu de l’escalier : un WC en saillie sur la façade arrière servait aux deux appartements monsieur et madame HILY logent au rez-de-chaussée. Leur fille, leur gendre Monsieur et Madame Rannou et leurs deux filles habitent au premier. 
Madame Rannou décède en 1969 et l’année suivante Monsieur HILY (lui-même veuf). Alors Monsieur Rannou descend au rez-de-chaussée et sa fille s’installe au premier avec son mari : M et Mme SALVIAT.
Puis Monsieur Rannou part habiter ailleurs, les Salviat occupent la maison tout entière et y font des travaux : les deux chambres du rez-de-chaussée sont réunies pour faire un séjour.
 

Maison du 36 rue Jean Jaurès à St Brieuc.

 
Le terrain de 580 m2 est plus bas que le niveau de la rue. La cave (coté rue) et de plain-pied sur l’arrière avec le jardin. A l’extérieur sur le côté sud de la maison existait un « couloir » de 1 m 25 permettant le passage d’une brouette entre la rue et le jardin. Le lot voisin (N° 38 rue Jean Jaurès) était configuré de la même manière avec un passage mitoyen. En 1969 les deux allées sont réunies permettant le passage de voitures entre les deux maisons. 
Monsieur et Madame Salviat font alors construire à l’arrière un garage sur toute la longueur de la façade ouest. A l’étage ils ouvrent deux portes fenêtres à la place des fenêtres existantes pour la cuisine et le séjour qui donnent alors sur la terrasse aménagée sur le toit du garage. Dans le fond du jardin à proximité du square Barillot est planté un noyer vraisemblablement contemporain de la maison (1930).
Au 22 rue Aristide Briand (ou à coté ?) Il y a un puits dans le jardin et plusieurs jardins communiquent entre eux (et à l’accès à ce puits probablement).

Serrure années 30, vue intérieure, 36 rue Jean Jaurès


Serrure années 30, vue extérieure, 36 rue Jean Jaurès

D'autres maisons individuelles du 19e et début du 20e du quartier de Robien présentent de très beaux éléments d'architecture, en voici quelques exemples dans le boulevard Hoche et rue Cuverville (voir l'article suivant rue Cuverville ici).

44 Boulevard Hoche Saint-Brieuc
Rue Cuverville


Un chantier Graziana dans les années 60

Chantier Graziana. Maquette de M. Malapert. Photo RF avril 2023

La maison du 36 rue Jean Jaurès (voir un peu plus haut) a été bâtie par l'entreprise Graziana dans les années 30. Et cette maquette, œuvre de M. Malapert, évoque un chantier de cette entreprise, mais dans les années 60. 

Cette scène est inspirée d’une histoire familiale : en juin 1964, l’entreprise de bâtiment Graziana, rue de Quintin à Saint-Brieuc, vient d’acheter un camion Berliet GLC neuf. René Malapert, le chauffeur de l’entreprise, va réceptionner le véhicule chez le carrossier Sanson à Saint-Etienne dans la Loire. René Malapert effectue ici sa première livraison sur un chantier de l’entreprise. A cette époque les matériaux du bâtiment n’étaient pas encore sur palettes, les sacs de ciment pesaient 50 kilos et la plupart du temps, les gâchées se faisaient à la pelle.

Chantier Graziana. Maquette de M. Malapert. Photo RF avril 2023

 

Racontez-nous votre maison

Si vous habitez une maison individuelle du 19e ou du début du 20e siècle, et qui présente un intérêt architectural ou humain, racontez-nous son histoire :
connaissez-vous les dates de construction, l’architecte ?
Avez-vous des plans ?
Connaissez-vous les propriétaires successifs ? S’est-il passé des événements importants dans cette maison ?
Comment cette maison a-t-elle évolué au fil du temps (extension) ?
Est-ce qu’il y a eu autrefois un commerce à la place de cette maison ?
Etes-vous satisfaits ou non de votre habitation et pour quelles raisons (éléments de caractère patrimonial, matériaux, jardin, superficie, proximité de commerces et services, logement adaptée aux familles ou autre, économe en énergie) ?

Articles pour prolonger les découvertes sur ce sujet

Les maisons de l'octroi, cliquer ici 
L'histoire des rues : rue de l'Ondine, rue Luzel...

 

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Sources

 « Aire de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine. AVAP » Document de Saint-Brieuc Agglomération (dossier Pdf en ligne)

Archives municipales et départementales.

Archives des journaux du CAR depuis juin 1984.Saint-Brieuc. Étude de géographie urbaine. R. Huon 1946.

Plans et actes notariés transmis par Sylvain Ruffet pour la maison du 13 rue de l'Ondine.

M et Mme Morvan pour la maison du 1 rue de Trégueux.

Claude Joanin et Alain Le Flohic, maison rue Luzel.

Martine et Michel Le Borgne, maison de la rue Anne de Bretagne.

Roselyne Le Bon, maison de la rue de la Paix.

Jean-François Aubry et Gwenn Le Chapelier pour la maison du 36 rue Jean Jaurès

Avec les contributions de Didier Le Buhan, Michel Le Borgne, Xavier Pageot, Mary Simon...

 

 

 

L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

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