mercredi 28 janvier 2026

Maisons néo-bretonnes ou néo-normandes à Robien, quartier sud de Saint-Brieuc

LE STYLE NEO-BRETON

Après la première guerre mondiale, le régionalisme est en vogue. On saupoudre les bâtiments de quelques éléments de l’architecture bretonne : toiture en ardoise-murs blancs ou totalement en granit ; encadrement des portes en granit gris ou rose ; porte rappelant les voutes des portes de ferme.

 
Depuis un siècle, les habitants de Robien ont marqué de leur empreinte des formes d'identité bretonne sur leur habitation. Ils l’ont fait en nommant leur maison avec des noms bretons, en faisant fabriquer des ferronneries qui reprennent des symboles ou motifs celtiques sur leur porte d’entrée ou leur portail (triskel, hermines, croix celtiques), en plaçant des statuettes des saints bretons dans des niches en façade.
On retrouve de nombreux noms qui portent la marque de la langue bretonne, comme par exemple la maison "Ker Avoël" rue Abbé Garnier, "Sked an Eol" rue Aristide Briand ou "Min ma bro".
La dimension bretonne du quartier est traitée dans un article indépendant (cliquer ici).


MAISON BRETONNE RUE ABBÉ GARNIER
La maison du 41 rue abbé Garnier, construite dans les années 30 pour M. Hippolyte Givord (1880-1968) et son épouse, née Marie Perdrix (1903-1946), est l'oeuvre de l'architecte Eugène Faure.
Elle est bâtie sur 4 niveaux avec une très belle façade en pierres de taille comportant une grande variété de formes d'ouvertures (rectangle, triangle, ovale, voute en arc de cercle). Les propriétaires lui ont donné le nom de Ker Avoel (maison du vent).  
Madame Givord est décédée subitement le 28 avril 1946 à l'âge de 62 ans et la cérémonie a eu lieu à l'église de Robien le 1er  mai 46.
Fonds Eugène Faure. Archives municipales

La "petite soeur" de cette maison de la rue abbé Garnier est  à retrouver dans le quartier Saint-Michel, rue Jean-Louis Hamon. Elle a vraiment un air de famille...
Maison 20 rue J.L Hamon Photo RF
On retrouve une maison identique dans une bande-dessinée se déroulant à Loc-Tudy : Sous les pavés la plage, de Pascal Rabaté, 2022, éditions Rue de Sèvres, page 76.
 

MAISON BRETONNE BOULEVARD JEAN MACÉ
Cette imposante maison des numéros 9 et 11 dans le boulevard Jean Macé a l’apparence d’un manoir breton transplanté dans le quartier de Robien.
Cette maison est en pierres de taille, d’un beau granit rose. M. Le Brun achète 2 parcelles de terrain et fait construire cette maison autour des années 50. M. Le Brun dirige alors une société de transport (Trans-Ouest Car), il est aussi propriétaire de l’Hôtel Le Griffon à Saint-Brieuc. La maison est bâtie en deux temps et c’est la partie droite qui est construite en premier. Une bonne partie du terrain est consacrée à l’activité professionnelle de M. Le Brun et à l’arrière se trouvent des hangars pour les autocars. 
Les autocars reliaient Saint-Brieuc à Vannes  avec deux départs par jour en hiver et trois par jour en été.
 
La toiture est impressionnante, elle est constituée de pierres récupérées sur une chapelle. La charpente qui soutient ces tonnes de matériaux est constituée de très grosses poutres, visibles dans les greniers. La gouttière est en cuivre. La grille de portail est encastrée dans une voute en pierre et la clôture basse et ajourée est également en granit rose. Les trois grandes fenêtres sont également voutées. Sur la façade, les quatre lucarnes rondes, rassemblées deux par deux apportent une touche de fantaisie.
Du côté jardin, au sud, la façade est agrémentée de deux bow-windows et d’une élégante tourelle.
Cette maison sera revendue plusieurs fois et pendant une période sera affectée comme logement de fonction des directeurs d’EDF à Saint-Brieuc.
De nos jours elle est divisée en trois parties qui correspondent aux trois entrées : une partie en location, un local professionnel depuis 2016 et la maison familiale.
 

9 et 11 Boulevard Jean Macé St Brieuc. Photo RF


LES MAISONS CORLOUËR
Dans les années 30, et dans l'Après-guerre, va se développer le pittoresque breton ce qui permettra au style « celtique » de donner des maisons qui sont semblables aux villas de la côte.
Ainsi, avenue des Tilleuls, aux numéros 2, 3, 4 et 9, on trouve plusieurs créations de l’architecte Yann Corlouër qui a construit beaucoup de maisons dans la station balnéaire de Saint-Quay-Portrieux.

Un article complet sur le passé collaborationniste de Yann Corlouër, condamné en 1944, est à retrouver sur ce blog en cliquant ici

Ci-dessous, le Saint-Quay-Club de Tennis, juste à côté du cabinet de l'architecte Corlouër à Saint-Quay (de nos jours c'est une agence immobilière)

A Saint-Quay, bureau Corlouër sur la gauche.

Ci-dessous, le permis demandé pour la maison construite pour M. Lardonnais au 3 avenue des Tilleuls le 12 février 1936.

 

Avenue des Tilleuls, maison Corlouër, photo RF
3 Avenue des Tilleuls, maison Corlouër, photo RF


3 avenue des Tilleuls. Maison construite pour M. Lardonnais. 12 février 1936. Permis du dossier 2T 32 Archives municipales.

Avenue des Tilleuls, maison Corlouër, photo RF

Pour la maison du numéro 9, l'acte de vente mentionne que l'architecte travaille avec l'entrepreneur M. Mariani pour une maison construite en 1936. M. Mariani devait avoir acquis un certain savoir-faire pour les maisons Corlouër.
Jean-François Garnier qui a habité le quartier dans les années 50-60 se souvient : "La maison Corlouer du 32 rue du Pré-Chesnay était habitée par Monsieur et  Madame Devalez. Ils avaient deux filles: l'une était professeur de piano à  Paris et l'autre vivait chez ses parents. Cette dernière assurait d'abord 
l'harmonium puis l'orgue à l'église de Saint-Anne de Robien. Monsieur Devalez fut longtemps le seul à posséder une voiture dans notre petit quartier, une 203 Peugeot noire qu'il briquait amoureusement chaque semaine
".

32 rue du Pré Chesnay, maison Corlouër, photo RF
 
 
Au 25 de la rue Jean Jaurès, on trouve cette très belle maison néo-bretonne Corlouër avec un bow-window côté rue. On peut voir aussi une porte d'origine en bois avec des motifs géométriques en ferronnerie. La demande de permis de construire a été effectuée par M. Lorvellec et M. Corlouër a dressé le plan.
Permis de construire 2T38 archives municipales

25 rue Jean Jaurès St Brieuc, maison Corlouër, photo RF


25 rue Jean Jaurès St Brieuc

 
Au 111 rue Jules Ferry, une autre maison Corlouër a été transformée en cinq appartements.

111 rue Jules Ferry St Brieuc, maison Corlouër, photo RF


LA MAISON DU 2 AVENUE DES TILLEULS, ANCIENNE MAISON DU DOCTEUR ABEL VIOLETTE
La maison qui fait l'angle avec l'avenue des Tilleuls est un exemple remarquable des villas Corlouër. Sa taille et sa richesse architecturale rivalisent avec les plus belles maisons de Saint-Quay. L'influence néo-normande est également très présente. Elle est bâtie entre 1934 et 1935.

2 Avenue des Tilleuls St Brieuc, maison Corlouër, photo RF

Annick Mévellec qui a remis en lumière cette personnalité nous apprend qu'après s'être installé au 21 rue des jardins (actuellement rue Alsace-Lorraine), le docteur Abel Violette acheta cette maison après-guerre au moment de sa retraite. Il y vivra jusqu'en 1951. Abel Violette créa ici le premier dispensaire de soins de France, en 1916. Il fut le premier directeur du bureau d’hygiène en 1910 à Saint-Brieuc, premier inspecteur de l’hygiène dans le département à partir de 1920. En 1920, il crée une école de plein air à Plérin. Un préventorium, qui accueille une centaine d’enfants de milieux souvent défavorisés, afin de prévenir la tuberculose et qui deviendra plus tard le Centre héliomarin. 

Pour plus de précisions, voir l'article consacré aux personnes célèbres ayant vécu dans le quartier de Robien, en cliquant ICI

 

1936 UNE MAISON CORLOUËR AU 9 AVENUE DES TILLEULS
L'acte de vente de la maison du 9 avenue des Tilleuls à Saint-Brieuc, une maison Corlouër, nous apportent de précieux renseignements.

Acte de vente maison 9 avenue des Tilleuls, St Brieuc

Les premiers propriétaires de cette maison sont M. Jean-Baptiste Guérin, retraité de la marine et Mme Jeanne Léontine Aimée Gérard son épouse. Le 16 janvier 1936, ils ont consigné les conditions de l’achat du terrain et de la construction de la maison dans un acte notarié, avec Maître Brochen. Messieurs Mariani et Gattoni, de la rue Paul Bert à Saint-Brieuc, sont désignés comme entrepreneurs. Ils s’engagent à terminer la construction pour le 1er juillet 1936. L’architecte est Yann Corlouër, il est domicilié à St Brieuc. 
 
La maison possède toutes les commodités : sous-sol avec cave et garage, entrée, wc, salle à manger, cuisine, trois chambres dont une au rez-de-chaussée, un grenier. Des cheminées sont prévues pour le chauffage. « La pierre choisie dans les parties apparentes est du granit bleu de St Brieuc ou de St Julien, sans taches de rouille apparente ». Les parties où il y a des pans de bois feront saillie de 0,01. Le terrain rectangulaire fait 250 m2. 
La rue est nouvelle, pas encore commencée et pas encore nommée. Elle devra être terminée dans les deux ans suivant l’acte de vente et deviendra l’avenue des Tilleuls quelques années plus tard. C’est la société « A et H. Laurent frères » (Alphonse et Henri-Marc Laurent) établie au 14 de la rue Jules Ferry qui a fait les travaux de cette rue à l’occasion de la création du lotissement. Il est stipulé dans l’article huit, concernant l’utilisation des rues : « Les rues devront être laissées libres sut tout leur parcours et en parfait état de propreté, il ne pourra donc, sous aucun prétexte, y être fait aucun dépôt de matériaux, marchandises, immondices, détritus ou objets quelconques… »
 
DES TERRAINS DE M. BÉZIERS LAFOSSE
 
L’origine des terrains (dans ce qui est appelé « La ferme du Clos ») est à attribuer à Émile Armand Auguste Béziers La Fosse, héritier de sa mère Mme Louise Marie Félicité Alexandrine Blaize, épouse de M. Armand Édouard Hippolyte Béziers La Fosse, demeurant à Chateaulin. Émile Armand Béziers Lafosse hérite seul de ces terrains car son frère Louis Armand Béziers La Fosse est mort pour la France à Reims en septembre 1914. 
Il était étudiant en droit, mobilisé comme sergent major Alphonse et Henri-Marc Laurent ont acheté cette parcelle de terre (et les autres parcelles qui formaient « La ferme du clos » à Robien) à Émile Armand Auguste Béziers La Fosse, propriétaire et à Marie Le Bellec, son épouse. Ils habitent Pordic. La vente avait été conclue le 30 septembre 1927.


Localisation des 7 maisons Corlouër dans le quartier Robien de Saint-Brieuc :
Avenue des Tilleuls numéros 2, 3, 4, 9
Rue du Pré Chesnay numéro 32
Rue Jules Ferry numéro 111
Rue Jean Jaurès numéro 25

Avenue des Tilleuls, maison Corlouër, photo RF

Avenue des Tilleuls, maison Corlouër, photo RF
 

Les architectes ont l'habitude de poser des plaques avec leur nom comme le faisait Y. corlouer. Ainsi, au 41 de la rue du Pré Chesnay, on aperçoit la plaque l'architecte H. Bouchet sur le côté droit de la façade d'une maison néo-bretonne remarquable pour sa belle porte en arcade. Au numéro 17 de la même rue, on trouve une autre maison H. Bouchet avec une plaque.

41 rue du Pré Chesnay, photo RF

Liste et localisation des Villas Corlouër à Saint-Quay-Portrieux : Rue des Fonteny ; 17 et 19 rue des embruns ; Ker wenn, Ty an nod, le gulf stream, impasse du Gulf stream ; Ker Ys, et la Morgane, rue du Baudrit ; Le bon accueil, rue des oiseaux ; Ty mam doué, 8 bld du littoral ; La korrigane, 2 allée de la grève Gicquel ; Le Kreisker, 10 et 12 rue Jeanne d’Arc ; Agence, 78 boulevard Foch ; Ty glas wen, 19 rue Déroudèle ; Ty breiz et Ker Louis, 9 et 11 rue Duval ; Rue adjudant chef Cadot ; l’Oustal 2 rue André Malraux ; Ker Caroline, 7 rue André Malraux ; Kastelic, 6 rue André Malraux ; Ker Mickael 8 rue André Malraux ; Sans nom 10 rue André Malraux ; 26 rue le Sénécal ; 35 bouleavrd Foch ; Au Rouet breton 4 boulevard Foch ; Kreiz an avel, rue Charcot ; rue du moulin St Michel ; Le nid, 2, 4, 6, 8 rue des Fusains ; Le kerric, 37 ou 90 boulevard Clémenceau ; rue du Tertre Liré ; 2 rue des korrigans ; 9 rue du Tertre breton ; La caravelle la Pomponette, rue de la Corniche.

 

La maison néo-bretonne du numéro 49 rue du Pré Chesnay

Cette maison a été construite en 1943. Elle est bâtie avec du granit rose d’Erquy et du grès de St Brieuc. Toutes ses ouvertures sont voutées. Le sous-bassement du balcon était à l’origine en béton et les propriétaires qui ont repris cette maison en 1964 l'ont fait refaire en pierres de taille.
Les premiers propriétaires étaient des personnes très pieuses, il se dit qu’il leur arrivait de recevoir l’évêque de St Brieuc. C’est ce qui explique la présence d’une statuette de St Yves dans une niche du côté rue.
Avant 1964 la maison est restée inhabitée pendant quelques temps et elle a été vandalisée, tous les carreaux étaient cassés. Le parfait état de la statuette de St Yves est un petit miracle pourront dire les croyants !

49 rue du Pré Chesnay à Saint-Brieuc. Photo RF

Notons aussi que la Galerie Commerciale construite en 1928 s'inscrit clairement dans le courant du néo-régionalisme breton. Cette galerie se trouve dans les rues Aristide Briand, Jean Jaurès et Condorcet. L’unité de cet ensemble est marquée par des pignons enduits et un soubassement en maçonnerie de granit. L'encadrement des portes et des porches est en granit. Tous les toits sont en ardoise.
 
Pour plus de précisions sur la Galerie Commerciale. Pour voir l'article, cliquer ICI 


LE STYLE NEO-NORMAND
Le style néo-normand se caractérise par des bâtiments construits à partir d'une structure à pan de bois traditionnelle, mais avec des matériaux modernes (béton). Plusieurs maisons de la rue du Pré Chesnay en sont des exemples. 
Précisons que le style néo-breton et le style néo-normand ne sont pas incompatibles, au contraire, on a même vu les deux styles se mélanger !
On peut voir certains "spécimens" de ces maisons "hybrides" :
Au 29 rue Bir Hakeim, une maison de l’architecte Alexandre Vernange d’Étables mélange faux pans de bois en béton peint avec des pierres apparentes en granit gris. Après une restauration très réussie, en 2022, les faux pans de bois sont mis en évidence.

29 rue Bir-Hakeim St Brieuc. Photo RF

29 rue Bir-Hakeim à St Brieuc. Photo RF
 
 
Le 29 rue Bir-Hakeim après restauration en 2022

 
Au 5 rue de l’Ondine, même mélange faux pans de bois en béton peint avec des pierres apparentes mais cette fois-ci avec du granit rose.

5 Rue de l'Ondine à St Brieuc. Photo RF



Au 47 rue Jules Ferry, petite touche néo-normande sur le haut d'une maison en granit gris et rose.

47 rue Jules Ferry. Photo RF

La maison du 50 boulevard Hoche (en retrait du boulevard) est également intéressante par son toit très pentu et ses lucarnes rondes (influence Art déco).

50 boulevard Hoche à St Brieuc. Photo RF
50 boulevard Hoche à St Brieuc, détail. Photo RF

 

INFLUENCE D'AUTRES STYLES
Nous voyons aussi que le style Art Déco s'est invité dans de nombreuses constructions des années 30. Cette influence a pu inspirer et renouveler les styles architecturaux régionaux. Ce mélange de style est à l'origine d'un type de maisons à la fois varié et singulier.



CONCLUSION 

Le quartier Robien ne peut prétendre fournir à des masses de touristes une raison de venir admirer des ensembles néo-bretons ou néo-normands comme à Dinard ou Deauville ! Notre quartier a trop d'influences de toutes sortes, tout s'y mélange, un peu comme dans le centre de St Brieuc d'ailleurs... S'il vous vient l'idée de découvrir des maisons comme en centre-Bretagne ou de faire un petit tour sur la côte à Dinard, à moins que ce ne soit un petit saut vers Deauville, inutile d'aller bien loin : tout ça, on le trouve à Robien. Ouvrons l’œil !

 

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Racontez-nous votre maison
Si vous habitez une maison néo-bretonne ou néo-normande, racontez-nous son histoire :
Cette maison a-t-elle une plaque avec un nom breton? une plaque d'architecte?
Connaissez-vous les dates de construction, l’architecte ?
Avez-vous des plans ?
A l'intérieur de la maison y a-t-il des éléments de décors propres au style néo-breton ou néo-normand?
Connaissez-vous les propriétaires successifs ?
S’est-il passé des événements importants dans cette maison ?
Comment cette maison a-t-elle évolué au fil du temps (extension)?
Etes-vous satisfaits ou non de votre habitation et pour quelles raisons (éléments de caractère patrimonial, matériaux, jardin, superficie, proximité de commerces et services, logement adaptée aux familles ou autre, économe en énergie) ?

 
 
Voir aussi
Abécédaire des architectes à Robien, cliquer ici
 
Sources
 
« Aire de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine. AVAP » Document de Saint-Brieuc Agglomération (dossier Pdf en ligne)

Archives municipales et départementales.

Archives des journaux du Comité d'Animation de Robien depuis juin 1984.

Saint-Brieuc. Étude de géographie urbaine. R. Huon 1946.

Acte de vente de la maison de M et Mme Guérin au  numéro 9 avenue des Tilleuls. 1935-1936 Architecte Yann Corlouër.
 
Permis de construire 3 avenue des Tilleuls. Dossier 2T 32 Archives municipales.
 
Famille Givord (maison rue abbé Garnier), site généanet, ici

Renseignements sur la maison boulevard Jean Macé fournis par deux propriétaires successifs M. Appriou et Mme Mabillon.

Les renseignements sur la maison où a vécu le docteur Abel Violette ont été vérifiés sur des documents de famille par Annick Mevellec.

Avec les contributions de Didier Le Buhan, Michel Le Borgne, Xavier Pageot, Mary Simon, Guillaume Agouf...
 

 

 

Les écoles publiques dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc, rue Guébriant, boulevard Carnot. 1903

  

Plan des écoles de Robien 1901. 5 Fi 124. Archives municipales

 

Plan de l'école des garçons à Robien 1901. 5 Fi 124. Archives municipales

Cet article n'a pas pour ambition de raconter l'histoire complète des écoles publiques du quartier de Robien mais simplement de donner quelques repères et d'évoquer la création de ces écoles en illustrant de documents anciens...

Le projet pour les écoles publiques de Robien. 1901

Le quartier de Robien subit une véritable explosion démographique au passage du XXe siècle. Entre 1896 et 1901, la population va tripler et atteindre plus de 1000 habitants. Les familles ont beaucoup d'enfants et il devient urgent d'y construire des écoles publiques.Après avoir fait  dresser des plans par l’architecte de la Ville de Saint-Brieuc, le 20  décembre 1901, la municipalité, sous la conduite de M. Louis Hélary, délibère en vue de la création d’une école publique de filles et d’une école de garçons à Robien.

Plan d'ensemble de la construction des écoles de Robien 1901. 5 Fi 057. Archives municipales
« L’école de filles comprend deux classes pouvant contenir 50 élèves et une classe enfantine pour 50 enfants. La maison d’habitation comprend un appartement de 6 pièces pour la directrice et deux logements de chacun deux pièces et un cabinet pour les institutrices ». 

La classe enfantine dispose d’un réfectoire. Dans la cour de l’école des filles, on a prévu un préau et des toilettes. Sur ce premier plan de 1901, la cour des filles donne sur le boulevard Carnot.

Façade boulevard Carnot, St Brieuc. Plan des écoles de Robien 1901. 5 Fi 124. Archives municipales
 
Pignon boulevard Carnot, école des filles. St Brieuc. Robien. 1901. 5 Fi 124. Archives municipales

Ecole des filles boulevard Carnot, St Brieuc. Plan des écoles de Robien 1901. 5 Fi 124. Archives municipales
 L’école des garçons comprend deux classes pouvant contenir chacune 50 élèves. La maison d’habitation comprend un appartement de 5 pièces pour l’instituteur et un logement de quatre pièces pour l’adjoint. Sur ce premier plan de 1901, la cour des garçons donne sur la rue Guébriant. Ce projet est approuvé par le Ministre de l’Instruction Publique le 10 octobre 1902.
St Brieuc. Plan des écoles de Robien 1901. 5 Fi 124. Archives municipales
 

Les débuts de l’école publique. 1903

L’école des garçons ouvre en 1903. Mais les plans sont revus pour l'école des filles.

Plans d'agrandissement. 16 juillet 1904 Archives municipales


 
Plans d'agrandissement. 16 juillet 1904. Archives municipales


Plan de 1905, approuvé en 1907. Archives municipales

Après approbation du plan de l'architecte en octobre 1904, le projet de construction de l'école des filles est mis en route.

L'architecte Bourgin est l'auteur de nombreux plans pour la ville de St Brieuc. L'historien M. Illio a raison de dire qu'il mérite une mention spéciale : "Il fut à la fois architecte du département et architecte de la commune. Il mourut en 1929. Il était le beau-frère du Président de la République Millerand. A son compte, il construisit beaucoup de bâtiments, qui contribuèrent à donner à la Ville sa physionomie du XXe siècle. Pour l'Etat, Bourgin a construit l'Hôtel des Postes, pour la commune (son ami, le maire Servain, était un grand bâtisseur), les écoles publiques Baratoux, Guébriant, Carnot, Poutrin, Berthelot...


L'école est aussi un lieu de culture pour le quartier de Robien.

"Une bibliothèque populaire", fondée par la Municipalité, est installée en janvier 1906 à l'école de la rue Guébriant. 

Heures d'ouverture : 20h à 22h les lundi, mercredi et vendredi; dimanche de 17h à 19h.


En 1905, Mlle Cances est nommée adjointe boulevard Carnot (Ouest-Eclair 23 mai 1905)

Dans le recensement de 1906, on trouve  le nom des premiers instituteurs qui logent dans l’école rue Guébriant : Jean Morvan, né en 1866 à Pludual ; Marie Morvan, institutrice, née le Normand, née en 1866 à Loc Envel et Louis Tassel, instituteur, né en 1887.

Le directeur de l'école des garçons et la directrice de l'école des filles disposent d'un jardin (plan ci-dessous)

Jardins entre les deux écoles. 1901 Archives municipales

 

1905 Archives municipales


1905 Archives municipales

Les plans dressés par l'architecte en 1905 se révèlent déjà insuffisants.

En 1906, un projet d’agrandissement de l’école des filles est transmis aux différentes autorités, il porterait le nombre des classes de quatre, à six pour un total de 282 élèves déjà présentes. Le projet prévoit la construction d’une salle de travail manuel et d’une salle d’enseignement ménager et d’un préau pourvu de sanitaires. Personne ne conteste cet agrandissement car l'école est beaucoup trop à l'étroit : une classe se trouve pour le moment dans l’appartement de la directrice !  Les nouveaux plans sont approuvés le 22 janvier 1907 mais il faut attendre 1909 afin que se concrétise la construction des classes supplémentaires. Elles sont bien nécessaires pour faire face à l'augmentation constante des effectifs : entre 1901 et 1912, la population aura augmenté de 600 habitants, c'est considérable. 


Le quartier de Robien bénéficie d'un très bel outil avec ses écoles publiques mais cela va générer des jalousies du côté du quartier de Gouédic !  Voilà maintenant que l'on peut lire dans la presse en 1909 que "le quartier de Robien est favorisé" !

2 décembre 1909 Ouest-Eclair

En janvier 1910, un nouveau chantier est lancé avec la construction de deux classes supplémentaires pour l'école des garçons.

Affiche 1910. Archives départementales 2o278.14

L'affaire du pensionnat. 1909

Par une lettre du 17 février 1909, Mme Boutier, la directrice de l'école du boulevard Carnot, sollicite le Conseil municipal demande l'autorisation officielle d'établir un petit pensionnat qui fonctionne déjà depuis deux ans. La Ville a mis a disposition un petit pavillon pour les instituteurs mais comme il y a de la place, la directrice y loge des élèves pensionnaires. Certains conseillers s'y opposent mais le Maire et M. Boyer, le rapporteur de ce sujet, ont convaincu leur auditoire. Les Républicains votent pour l'officialisation du pensionnat.

Instituteurs boulevard Carnot :
Boutier, direction 7 classes
Laboureur, directrice 7 classes
Gilbert, adjoint
Le Pennec, née Rolland
Le Men, née Cances
Le Maître, née Souyet, jusqu’au 10 septembre
Anne-Marie Busson, née Le Bihan, vient des Villages, remplace Le Maître à partir du 18 septembre (voir ci-dessous sa fiche, AD22 dossier personnel 1T573)
Le Mercier
Nicolas, née Le Roux


Document AD22
Instituteur école rue Guébriant en 1911
M. Morvan, direction d’école 5 classes
Mme Morvan, née Le Normand
Nicolas
Kerroux
Conan
 

Les transformations de l'école jusqu'en 1914

Avant 1914, l'école a bien changé, des classes supplémentaires ont été construites, des cours professionnels sont créés (comptabilité, couture, etc.) et une cantine scolaire est proposée en hiver.

École Guébriant. Plans 1909. Archives municipales. 5 Fi 122
 
 
École Guébriant. Plans 1909. Archives municipales. 5 Fi 122
École Guébriant. Plans 1909. Archives municipales. 5 Fi 122

École Guébriant. Plans 1909. Archives municipales. 5 Fi 122

 
 Archives départementales 2o278.14

 Archives départementales 2o278.14

L'école pendant la Guerre de 1914

École des Filles. Robien, année 1917. Photo Germaine Guays. Ouest-France 28 novembre 1990

 

Parole d'écolière. Germaine Hello née en 1905.

"Je me plaisais beaucoup à l'école Carnot; la directrice était Madame Laboureur et mon institutrice s'appelait Madame Le Mercier. Elle était très sévère, il fallait travailler dur. On passait le Certificat d’Études à 11 ou 12 ans. Mais pendant l'année scolaire 1917-1918, nous avons dû laisser la place aux blessés de guerre. Je suis donc allée à l'école de la Providence".

Germaine Hello (Guays par son nom de mariage) raconte que l'école des filles a été fermée à la dernière année de la Guerre 14-18. Elle fait référence à cette période où la Ville de Saint-Brieuc avait été obligée de trouver des lieux pour soigner les victimes de la guerre. Quatorze hôpitaux étaient ouverts et l'école des Filles, 15 boulevard Carnot était désignée comme "Hôpital complémentaire 100". Cet hôpital possédait 122 lits et avait déjà fonctionné du 1er juin 1915 au 10 mai 1916.

Germaine a organisé des retrouvailles le 14 décembre 1991, dans la petite salle de Robien, pour retrouver ses anciennes camarades de classe présentes sur la photo de 1917. Léonie Belleret (dit "Mimi-Jan") et Eugénie Corbel étaient au rendez-vous 74 ans après. Martine Guilvic et Alice Hervé n'avaient pu venir...

Les premiers instituteurs et institutrices

Dans les recensements, on trouve les noms des enseignants des écoles publiques du quartier de Robien :

1906, Rue Guébriant : Jean Morvan, instituteur, né en 1866 à Pludual ; Marie Morvan, institutrice, née le Normand, née en 1866 à Loc Envel ; Louis Tassel, instituteur, né en 1887

1906, Boulevard  Carnot : numéro 13 Marie-Julienne Boutier, veuve née Arthur, directrice école publique ; numéro 15 Alice Herpe, institutrice;

1909, Mme Boutier, directrice de l'école boulevard Carnot, direction 7 classes ; Gilbert, adjoint ; Le Pennec, née Rolland;
Le Men, née Cances ; Le Maître, née Souyet, jusqu’au 10 septembre ; Busson, vient des Villages, remplace Le Maître à partir du 18 septembre ; Le Mercier ; Nicolas, née Le Roux.

1911. Instituteurs école rue Guébriant : M. Morvan, direction d’école 5 classes ; Mme Morvan, née Le Normand ; Nicolas ; Kerroux ; Conan.

1917, Mme Laboureur, directrice de l'école boulevard Carnot ; Mme Lefloch, veuve Gilbert, adjointe (de 1910 à 1929). 

1929, Jean Villeneuve, directeur école jusqu'en 1932 (Dossier 1T563 AD22)

1931, Rue Guébriant : Jean Villeneuve, directeur école ; Marie Villeneuve, femme, institutrice ; Au numéro 6, François Le Nôtre instituteur ; au numéro 22 Émilie Tassel institutrice.

1931 à 1940, Radégonde Carré, née Liéré, née le 30 septembre 1886 à Vouillé dans les Deux-Sèvres, adjointe à l'école Carnot du 1er octobre 1934 au mois de décembre 1940 (Dossier personnel aux Archives 22 1T574)

1936, Rue Guébriant : Camille Saindrenan, directeur de l’école ; Marie Saindrenan, institutrice ; Hélène André, institutrice.

1936, boulevard Hoche : numéro 26 Ferdinand Nicolas, directeur école ; Marie Nicolas, institutrice

Plan du quartier. 1938. Archives municipales 5Fi190

Une plaque pour François Clairon

En juin 1920, une plaque va être posée à l'école en mémoire de M. Clairon, instituteur-adjoint à l'école Guébriant et tué en 14-18.

François Clairon 22 juin 1920. La dépêche de Brest.
Portrait, Jean Villeneuve, directeur 1929

Jean Villeneuve est né le 29 mars 1876 à Merdrignac. après avoir enseigné comme instituteur dans le département, il arrive comme directeur à l'école Guébriant en 1929 et y restera jusqu'en 1931 (dossier AD22 1T563). Portrait complet à retrouver en cliquant ici



La nécessaire construction de l'école Hoche

Le 13 juillet 1936, la municipalité s’engage dans l’acquisition d’un vaste terrain appartenant à Monsieur Sébert, situé entre le boulevard Hoche et le sentier d’Yffignac (qui deviendra la rue François Ménez). Cette décision procède d’une analyse détaillée des effectifs scolaires qui ne font qu'augmenter. La situation est exposée au Conseil municipal : l’école publique de garçons de Robien « Ecole Guébriant » qui comptait 188 élèves en 1927-1928 passe à 197 en 1930 et 287 élèves en 1936.

Depuis la création de l’école, le nombre de classes est passé à 5 mais s’est révélé insuffisant et il est devenu nécessaire d’installer une classe de garçons dans la salle des fêtes de l’école des Filles pour pouvoir y installer un maître supplémentaire. En 1936, la situation est la suivante : 287 garçons, 6 classes, soit 48 élèves par classe. Le directeur annonce 300 élèves à la rentrée prochaine.

La population du quartier ne va cesser d’augmenter avec les nouveaux lotissements en cours. La municipalité table sur 400 élèves à l’école des garçons dans un avenir proche.
Du côté de l’école des filles, l’effectif est passé de 259 en 1929 à 336 en 1932-1933. Il faut donc prévoir une dizaine de classes de filles. Suite à la création de l’Ecole libre de filles, le nombre des élèves est tombé à 315 puis est revenu à 336 en 1935 pour 7 classes, soit 48 élèves par classe. La municipalité a dû pour les filles, aménager une classe dans la partie non occupée de la salle des fêtes. En retirant les garçons du groupe scolaire actuel de Guébriant, les locaux seraient très vite occupés par les classes de filles. Le 23 avril 1937, la Ville complète ses acquisitions de terrains en vue de la construction d’une nouvelle école. Elle achète un terrain attenant à celui de M. Sébert, de 427 mètres carrés à M. Louis Feurgard, propriétaire, 7 rue Jules Ferry. Malheureusement la guerre 39-45 viendra ruiner la réalisation de ce projet. La première rentrée
de l’école Hoche ne se déroulera qu'en septembre 1956.


 Une bizarrerie

Le 21 mars 1938, le journal La dépêche de Brest publie un article décrivant la première Fête de l'arbre qui se serait déroulée "au terrain de camping de Robien" avec les enfants des écoles. Ce qui est bizarre c'est qu'aucune autre archive ne rapporte la trace d'un camping à Robien à cette époque. Le camping ne sera aménagé qu'en 1957...


Les écoles publique de Robien pendant la Seconde Guerre mondiale

Les écoles du groupe Guébriant-Carnot  sont réquisitionnées pour les besoins de l’armée au début de la guerre 39-45. Le  Conseil municipal fait le point le 15 mars 1940 sur toutes les mesures qu’il a fallu prendre d’urgence. La recherche de locaux de remplacement pour recevoir les élèves du quartier de Robien a concentré toutes les attentions. La municipalité a utilisé au maximum les locaux des écoles les plus proches mais elle a dû se résoudre, à partir du 1er octobre 1939, à installer des classes dans des locaux privés qui ne sont pas vraiment adaptés. Ainsi une classe s’est retrouvée maintenant dans les bureaux des Huiles Shell, rue Émile Zola, une autre dans une dépendance du Café du Bon Coin, rue de Robien ! Rue Émile Zola le loyer payé par la mairie sera de 1500 francs pour l’année. De son côté, M Le Bras, propriétaire du Bon Coin qui garantit la location d’une grande pièce cimentée à usage de garage, avec un petit terrain vague devant le local et accepte la somme de 1200 francs pour l’année. D'autres élèves empruntent la passerelle piétonne pour rejoindre le Foyer laïc boulevard Charner où des salles de classe ont été aménagées.

Après six mois d’occupation, les locaux seront rendus à la ville à partir du 31 mars 1940. Les ennuis ne sont pas terminés…Les écoles du quartier sont réquisitionnées par les troupes d’occupation. La cantine ne peut plus fonctionner. Le service départemental des réfugiés met alors à la disposition du matériel de cuisine au service de la Ville. D’autre part, la Ville est autorisée par le service départemental des réquisitions à occuper trois baraquements édifiés par ce service sur la Place de Robien. Ils ont été aménagés pour un usage scolaire et fonctionnent depuis le 1er octobre 1941. Ces baraquements devaient servir provisoirement de classes mais cette situation perdurera au moins jusqu'en 1948. (décision du conseil municipal de fin décembre 1947)

Décembre 1941, un élève de l'école Guébriant rencontre le Maréchal Pétain

Sous le titre « Dix enfants des Côtes-du-Nord sont partis pour Vichy », le journal Ouest-Eclair nous raconte qu’un rendez-vous a été organisé par le maréchal Pétain avec 10 enfants du département dont le jeune Antoine Chalmet de l’école Guébriant. Accompagnés par le censeur du Lycée Le Braz, ils sont partis en train « pour être à Vichy les hôtes du chef de l’Etat l’après-midi du dimanche 28 décembre 1941 et seront de retour par mardi matin par l’express de cinq heures. » La conclusion de l’article est pleine d’enthousiasme : « Nul doute que ces heureux et jeunes voyageurs reviendront de Vichy avec un souvenir impérissable de leur réception par le Maréchal Pétain. » Ouest-Eclair 29 décembre 1941


Souvenir d'enfant

« Pendant la guerre, un abri avait été construit au bout de la cour de l’école, comme sur le modèle des abris du chemin de fer. Quand il y avait des alertes il fallait aller s’y cacher. »
Michel Dhénaut


Les écoles juste après-guerre 

Guy Flageul est né en 1939, il se souvient de ses premiers pas à l’école Guébriant et Hoche après 1945 : 

« On commençait à l’école Guébriant au début du primaire.

 Mais après on allait à Hoche dans des baraquements provisoires, ce n’était pas des classes en dur.

Enfin, quand on était à l’âge du Certificat d’Études, on retournait à Guébriant ».

En 1949, M. Francis Boisard est le directeur à Guébriant et il est récompensé par la Médaille d'argent de l'enseignement (Ouest-France 12 octobre 1949).

L'école de filles et l'école maternelle dans les années 60

A la rentrée de septembre 1956, les classes maternelles et l’école des filles ne bougent pas, elles ne déménagent pas dans la nouvelle école du boulevard Hoche.  Les plus grandes filles des classes de Cours Moyen rentrent par le boulevard Carnot tandis que les maternelles, CP, CE1 rentrent par la rue Guébriant. Ce n'est qu'au moment de la mixité dans les écoles que les filles rejoindront alors les garçons à l'école Hoche.

Dans la cour de l'école Guébriand à la rentrée. 16 septembre 1959 Ouest-France
 
Souvenirs, souvenirs
 
"Je suis allée dans cette école jusqu’en 1951. La directrice était Mme Lécuyer, assistée  de Mme Corbel, Mme Jonny et Mme Glon. Dans les années 69/70, l'école était dirigée par M. Le Corvaisier. Sa femme y enseignait aussi. Un grand instituteur comme on en voit plus beaucoup".
                                                           Françoise Sérandour. 
 
 
Le saviez-vous ?
 
Boulevard Carnot. Photo RF
 
Avez-vous déjà remarqué ces deux anneaux, l'un en dessous de l'autre, sur un pilier du portail de l'école boulevard Carnot ? Ce sont les anneaux qui permettaient de mettre le drapeau tricolore lors des cérémonies patriotiques.
 
L'attachement à l'école
 
Les parents sont attachés à leur école et sont impliqués dans la vie de ces établissements scolaires. Ils se regroupent au sein d'associations. Même lorsqu'ils ne sont plus élèves ou parents d'élèves, certains veulent continuer d'entretenir cette mémoire. C'est ainsi que sera créée en 2003 l'Association des Anciens élèves des écoles Guébriant et Carnot. On y retrouve Liliane Frostin présidente, Monique Combes secrétaire, Lucien Pailly trésorier.
 

2003. Création de l'association des anciens élèves des écoles Guébriant et Carnot. Journal officiel

 

Pour preuve également le succès remporté par des sites comme "Copains d'avant" qui permet de retrouver ses anciens camarades de classe...
26 janvier 2006 Ouest-France


L'association des anciens de Hoche-Guébriant. A droite Liliane Frostin, la présidente. 1er février 2014 Ouest-France

A suivre :

L'histoire de l'école Hoche, cliquer ici

 

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Rappel : cet article est très loin de retracer toute l'histoire de l'école Guébriant dans le quartier de Robien mais si vous avez des commentaires ou des documents à partager sur l'histoire de l'école Guébriant, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page en laissant votre adresse mail pour que je puisse vous répondre.


Nicole Connan a effectué sa première rentrée à l'école maternelle publique Guébriant en tant qu'institutrice en 1975, et en 1981, elle est devenue directrice. Photo Ouest-France 23 janvier 1997


Sources

Plans des écoles de Robien 1901. 1905. 1909. 5 Fi 124. 5 Fi 122. Archives municipales

Délibérations du Conseil municipal. 1936, 1937. Archives municipales

Délibérations du Conseil municipal du 15 mars 1940 et 6 septembre 1943.

Les écoles de Saint-Brieuc. Dossier 2o 278.14. Archives départementales.

Création d'association de parents d'élèves. 1959 et 2003. Journal officiel

Article de Ouest-France 1989, 28.11.1990, 1993

Recensements 1901, 1906, 1931, 1936. Archives départementales en ligne

J.B Illio, Histoire de Saint-Brieuc, 1931



 

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