dimanche 18 octobre 2026

2026. En images, visite guidée sur l'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc en 2026.

 


Mercredi 21 octobre 2026

Architecture

Secteur numéro 2 dans les rues du Pré-Tizon, Cuverville, Pré-Chesnay, le Coucou, Tertre... Au menu : Art-déco, maisons Néo-bretonnes, maisons contemporaines d'architectes, bâtiments industriels...

Le temps incertain n'a pas empêché les nombreux visiteurs (plus d'une trentaine) de découvrir les petits recoins de Robien que beaucoup découvraient pour la première fois ! 


 


Sur le Tertre Marie-Dondaine

Merci à Gilles Desfrançois et Françoise Dabin pour les photos. Merci à Michelle dans son rôle parfait d'accompagnatrice.

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En rapport avec cette visite, à lire sur ce blog 

Abécédaire des architectes à Robien, ici

Histoire du boulevard Carnot à Robien, ici 

Histoire de la rue du Coucou, ici

et tous les articles sur l'habitat à Robien à découvrir à partir du sommaire...

Visite-Rencontre 2019, ici

Visites 2020, ici

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Visites 2024, ici

Merci à tout le personnel des Archives municipales et à toutes les bénévoles accompagnatrices des Guides briochins

 

 

lundi 12 octobre 2026

Marie Bouguereau-Botrel (1873-1937). Légion d'Honneur 1931

Marie Bouguereau. 1925 

Mme Bouguereau-Botrel est une personne du quartier de Robien dont la vie mérite d’être mise en valeur. Avec son mari, M. Gaston Bouguereau, né en 1869 au Mans, agent d’assurance et conseiller municipal, elle habitait la maison du 49 de la rue Luzel.

Acte de naissance Marie Botrel. Archives de la Sarthe


Une carrière exemplaire

Marie-Ange-Françoise Botrel est née le 4 août 1873 au Mans. Elle se marie avec Gaston Bouguereau le 10 septembre 1895 au Mans d’où ils sont originaires tous les deux. 

En 1907, on trouve une première trace dans les archives de la Croix-Rouge de Saint-Brieuc de la présence de Mme Bouguereau-Botrel lorsqu'elle devient infirmière diplômée. "Déjà vingt infirmières ont obtenu leur diplôme, certifié par le comité central". 

Registre contenant les archives de la Croix-Rouge de Saint-Brieuc

 
Première page du registre ouvert le 23 février 1887. Archives départementales


Mention de Mme Bouguereau

En 1908, Mme Bouguereau est citée dans le bulletin de la société de secours aux blessés militaires : Le dimanche 2 août 1908 est organisé une grande fête sportive à Saint-Brieuc et sous une tente, décorée du drapeau de la Croix-Rouge, se tiennent prêtes de nombreuses personnes du service médical dont  Mme Bouguereau-Botrel.

Lors de l'assemblée générale du comité de la Croix-Rouge de Saint-Brieuc, elle intègre "les 24 membres devant composer le Conseil des Dames". (Registre des archives de la Croix-Rouge, page 44)

Pendant toute la guerre 14-18 

Archives de la Croix-Rouge de Saint-Brieuc. Archives 22

Madame Bouguereau va rendre de grands services à Saint-Brieuc pendant la Première guerre mondiale. Elle sera particulièrement active au sein de l'Hôpital complémentaire numéro 7 et va se dévouer sans compter, malgré une santé fragile, à toutes les œuvres de guerre. Son action peut être mesurée à la lecture des archives de la section de la Croix-Rouge de Saint-Brieuc pendant toute cette période.

Le 24 mars 1920, un bilan est dressé (page 209) : "Au moment de la mobilisation, le comité de Saint-Brieuc avait pour mission le fonctionnement de deux hôpitaux auxiliaires, l’un inscrit en première série, l’autre en deuxième, ainsi que d’une infirmerie de la gare.
L’infirmerie de la gare installée dans les bâtiments de la gare était prête à fonctionner dès le quatrième jour de la mobilisation
. (page 212). Le personnel est composé de M. Le Docteur du Bois Saint-Seurin, vice-président du comité, médecin chef ; de M le commandant le Vallois, administrateur ; de Mme Bouguereau, vice-présidente, surveillante générale qui avait sous sa direction cinq infirmières diplômées  auxquelles venaient se joindre pour les ravitaillements des infirmières de l’hôpital annexe 3…

Archives de la Croix-Rouge de Saint-Brieuc. Archives 22

Le premier train de blessés est arrivé en gare de Saint-Brieuc le 25 août 1914 à 4h26 du matin (600 hommes venant de Maubeuge). Pendant les cinq années qu’ont duré les hostilités, le nombre de blessés évacués sur Saint-Brieuc a été de 20 000 français, 762 Belges et 786 Allemands.
…Médecins, administrateur, surveillante générale, infirmières et brancardières se sont dépensés sans compter de jour comme de nuit pour ravitailler les blessés, les recevoir, les transporter dans les voitures d’ambulances qui les conduisaient dans les hôpitaux de la ville
". 

Madame Bouguereau se sera occupée des grandes choses comme des petites. Ainsi lorsque le café doit être servi aux permissionnaires du front qui arrivent en gare, les dames infirmières en sont chargées. Le Président de la Croix-Rouge et Mme Bouguereau vont visiter les commerçants et hôteliers et ils obtiennent la garantie d’avoir chaque mois 27 kilos de café (page 195).

Elle sait aussi reconnaitre les mérites des personnes qui travaillent dans son domaine. Ainsi tient-elle à ce que Mlle Bulhière, dévouée responsable du dispensaire, soit félicitée pour son action. (page 207)


Après la guerre

La paix revenue, Madame Bouguereau prend la direction du Foyer du Soldat dès sa création. Puis elle est successivement vice-présidente de la Société de secours aux Blessés militaires (Croix-Rouge), animatrice de l’école d’infirmières.

On lui confie plus tard la direction de l’école d’infirmières à l’Hospice de Saint-Brieuc pour la préparation au diplôme d’état et elle devient administratrice du Bureau de Bienfaisance.

Le registre des archives de la Croix-Rouge détaille ces différentes missions : Page 214 : « À l’heure actuelle, bien que la guerre soit terminée depuis dix-huit mois, une de nos infirmières les plus distinguées, Madame Bouguereau, Vice-présidente de notre comité, continue chaque jour de donner aux blessés, du centre de Réforme de Saint-Brieuc, les soins les plus dévoués et les plus éclairés. »

Le Président du comité explique qu’à la fin de la guerre c’est la lutte contre la tuberculose qui devient une priorité pour la Croix-Rouge au sein de « l’œuvre antituberculeuse ».
Existant depuis 1904, un dispensaire situé rue Renan prolongée demande à être intégré officiellement pour cette lutte en juin 1919. Au sein du comité de la Croix-Rouge, elle a toujours bénéficié d'une grande confiance, pour preuve lors de l'assemblée générale du 21 septembre 1915, c'est elle qui avait obtenu le plus de voix à l'élection du comité des dames et elle avait été élue pour 5 ans. (page 153, registre de la Croix-Rouge) 

En mars 1920, au moment du renouvellement des membres, Mme Bouguereau est réélue dans ses fonctions de vice-présidente de la Croix-Rouge jusqu’en 1925. Elle est aussi membre de cinq commissions : dispensaire, propagande, matériel et lingerie, fêtes et Foyer du soldat.(Page 220)

Commissions Croix-Rouge 1920. Archives 22

Après l’élection des responsables, le comité se réunit le 19 juin 1925 sous la présidence de M. Perrio pour le comité des Hommes et de Madame de Verchère pour le comité des Dames. Madame Bouguereau reste à la vice-présidence qu’elle partage avec deux autres dames, mais elle se recentre sur une seule commission, celle du dispensaire.

Élection Croix-Rouge 1925. Archives 22


Le 13 août 1928, un long communiqué détaille la procédure pour que des jeunes filles entreprennent de devenir infirmière et le sens de cette mission. Les futures candidates doivent s'adresser à Mme Bouguereau en tant que
vice-présidente de la Société de secours aux Blessés militaires (Croix-Rouge) et Présidente de l’école d’infirmières.


13 août 1928 Ouest-Eclair

Le 15 mars 1929 Madame Bouguereau est réélue à son poste de vice-présidente. Elle s’occupe toujours du dispensaire et en plus du Foyer du soldat.(Page 247)

Élection Croix-Rouge 1929. Archives 22

Un très bel hommage lui est rendu dans un discours du Président de la Croix-Rouge de Saint-Brieuc en 1930 : « Nous avons de brillantes recrues : Mme Bouguereau s’est révélée tout de suite de haute valeur et ses devoirs de composition ont fait l’étonnement du jury. Dans ce temps d’avant-guerre, elle s’est formée pour les grands services qu’elle rendrait à la Croix-Rouge dans les années qui devaient donner aux infirmières bien formées une si tragique raison d’être". ( pages 255 et 256)
 

Les distinctions

Mme Bouguereau-Botrel va recevoir différentes distinctions au cours de sa carrière. Notons en particulier : la Médaille de Bronze de la Reconnaissance française, en octobre 1919 (La Dépêche de Brest du 6 octobre 1919 et Ouest-Eclair du 2 octobre 1919)

2 octobre 1919 Ouest-Eclair

La Médaille d'honneur des épidémies (médaille d'argent), par décision ministérielle du 30 septembre 1919. Publication le 1er janvier 1920 dans le Bulletin de la société française de secours aux blessés militaires. 

1er janvier 1920

Le Brevet de Capacité professionnel d'infirmière, publication dans le
bulletin de la société française de secours aux blessés militaires du 1er janvier 1925.

Pour ses "28 années de collaboration dévouée aux œuvres d’assistance et d’hygiène publique", elle est nommée au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur en 1931. La publication en est faite au Journal Officiel du 17 mai 1931. Mais le Maire de Saint-Brieuc va lui rendre hommage public exceptionnel, d'autant plus qu'un ministre est présent. Cela va se produire le jour de l'inauguration de la nouvelle Chambre de Commerce et de la Gare d’État de Saint-Brieuc le 17 mai 1931. M de Chappedelaine, ministre de la Marine Marchande fait partie des invités. 

Photo transmise par Gilles Lefrançois en octobre 2026
Après l'inauguration de la Gare, Ouest-Eclair dans son édition du 18 mai 1931, évoque ainsi la remise de médaille à Mme Bouguereau par M. Henri Servain (1857-août 1931): "Une touchante cérémonie a lieu ensuite. Mme Bouguereau, la femme de bien, l'infirmière si dévouée, va recevoir la distinction qu'elle a mérité par le dévouement dont elle a toujours fait preuve. Dans une courte allocution, M. Servain rappelle les qualités de coeur de celle qui, pendant les hostilités, fut l'âme de l'infirmerie de la gare et qui se dépensa toujours pour le Foyer du Soldat et pour toutes les oeuvres auxquelles elle collaborait. Puis M. le Sénateur-Maire accroche sur le corsage de Mme Bouguereau la croix de chevalier de la Légion d'Honneur. La foule applaudit chaleureusement."

Mme Bouguereau-Botrel. Légion d'honneur 1931.

 Inauguration de la gare 18 mai 1931 Ouest-Eclair

La place de Mme Bouguereau dans les manifestations publiques.

Dès 1924, on peut noter la présence de Mme Bouguereau dans différentes manifestations officielles se tenant à Saint-Brieuc : A l'assemblée générale des cheminots mutualistes "Remarqué aux places d'honneur : M et Mme Bouguereau" (23 mai 1924 Ouest-Eclair)... "Sur l'estrade aux places d'honneur avaient pris part : M et Mme Bouguereau".

23 mai 1924 Ouest-Eclair

6 août 1924 Ouest-Eclair

La disparition de Mme Bouguereau-Botrel. 1937
Mme Bouguereau-Botrel décède à son domicile du 49 rue Luzel, en juin 1937 à l’âge de 63 ans. Un avis d'obsèques est publié dans l'édition du 10 juin 1937 de Ouest-Eclair.

Mme Bouguereau-Botrel 10 juin 1937 Ouest-Eclair

Recensement rue Luzel à Saint-Brieuc, famille Bouguereau-Botrel.

L'avis de décès et un article nécrologique paraissent le même jour dans Ouest-Eclair.

10 juin 1937 Ouest-Eclair

Son décès provoque beaucoup d’émotion et Ouest-Eclair publie le 10 juin un portrait posthume, retraçant la carrière de Mme Bouguereau-Botrel, et exprimant le sentiment commun de reconnaissance : "La défunte était la providence des déshérités, particulièrement dans le quartier de Robien. Le milieu des employés de chemin de fer éprouva, lui aussi, ses qualités inlassables de dévouement. Bref, c’est une femme de grand cœur qui disparaît emportant avec elle les regrets unanimes." 

C’est l’abbé Lhotellier, recteur de Robien qui procède à la levée du corps le 11 juin à l’église Sainte-Anne-de-Robien.

Dans le cortège qui mène au cimetière, derrière le char recouvert de gerbes et de fleurs, on note la présence de très nombreuses personnalités du monde religieux,  civil et militaire : des enfants du Bureau de Bienfaisance, une délégation de soldats du 71e, le Maire M. Brilleaud et ses adjoints, les médecins de l’hospice, les directeurs d’établissements scolaires, des délégations de la gendarmerie, de la police, des pompiers…
Au cimetière, M. Fromentin, président de la Fédération des retraités de chemin de fer prend la parole car Mme Bouguereau était leur bienfaitrice, Mme Étienne s’exprime aussi au nom de l’Association pour le Suffrage des Femmes de France, ce qui laisse à penser que Mme Bougereau-Botrel devait militer pour que les femmes puissent avoir accès au vote, au moins était-elle de ce courant de pensée.

Gaston Bouguereau

Gaston Bouguereau 56 ans, en 1925
Gaston Bouguereau aura occupé la place de conseiller municipal à Saint-Brieuc. Il est souvent cité dans la presse en tant que rapporteur de la commission des finances.

17 novembre 1929 Ouest-Eclair

Il décède en octobre 1938 à l’âge de 68 ans, peu de temps après son épouse. Les obsèques ont lieu le 12 octobre 1938 à l’église de Robien.

12 octobre 1938 Ouest-Eclair

Le saviez-vous ?

Une biographie de 52 pages de Mme Bouguereau-Botrel a été éditée à l'imprimerie Moderne de Saint-Brieuc, en 1938. Si vous possédez ce livre rare, merci de me contacter


Si vous avez des remarques à partager ou des renseignements à communiquer sur Mme Bouguereau-Botrel, merci d'utiliser le formulaire de contact en laissant votre adresse mail pour que je puisse vous répondre. 

  

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Sources

Photographie de M et Mme Bouguereau transmise par Cédric TREHOREL en juin 2025. Le couple assistait au mariage du couple Guernion à Hillion dans les Côtes-du-Nord en 1925 et M Bouguereau était un des témoins. La plupart des personnes d'Hillion ont été identifiées, seul le couple (assez distingué) au premier rang, ne l'est pas. Nous en sommes arrivés à penser que cela pourrait bien être M et Mme Bouguereau...

Ouest-Eclair : 19 mai 1931, 11 septembre 1933, 10 juin 1937, 12 juin 1937, 12 octobre 1938.

Archives du Mans, acte de naissance de Marie Anne Françoise Botrel, vue 162, acte 703.(image ci-dessous)

Recherches dans le Bulletin de la société de secours aux blessés militaires. 

Archives départementales des Côtes d'Armor. Dossier contenant les archives de la Croix-Rouge de Saint-Brieuc. 1J250

Recensement de 1931 et 1936 à Saint-Brieuc, Archives 22

Site Généanet, famille Botrel, cliquer ici. 

L'histoire de Mme Étienne, militante pour le droit de vote des femmes, est à retrouver dans ce blog en cliquant ici


 

 

lundi 5 octobre 2026

Jean Radenac, boulanger 20 boulevard Hoche à St Brieuc. 1946-1970

 Jean Radenac, était connu dans le quartier de Robien car il tenait une boulangerie au 20 boulevard Hoche, en descendant sur la gauche du boulevard, vers la Croix-Perron. 

Jean Radenac est  né le 10 juin 1912 à Grâce-Uzel où il a tenu d'abord un commerce qu'il a transformé en boulangerie. Maria, née Guiguen, était son épouse et elle tenait la boulangerie avec lui. Ils se sont mariés le 26 mai 1936 à Plessala et ils auront 7 enfants.

Jean Radenac, boulanger à Saint-Brieuc
Arrivé à Saint-Brieuc après-guerre, Jean Radenac a demandé une autorisation de travaux qui lui a été délivrée le 26 novembre 1946 afin qu'il puisse construire un four et un magasin d'une vingtaine de mètres carrés attenant à son habitation. L'inspecteur départemental de l'urbanisme trouvait au départ que la boulangerie semblait insuffisamment éclairée et que la construction du four obstruait un soupirail. Mais les services de l'hygiène ont finalement déclaré conforme cette demande de travaux. (dossier des archives municipales 2T59)
Au début des années 60, M. Radenac avait un jeune ouvrier d'une vingtaine d'années qui s'appelait Bernard Baron.

La boulangerie aurait fermé après 1970, d'après d'anciens habitants du quartier et différentes annonces parues dans la presse... A partir de différents articles parus dans la presse locale on peut tenter de reconstituer l'histoire de cette boulangerie. Le long récit d'un incendie s'étant déclaré dans la boulangerie est ainsi rapporté dans un article de Ouest-France du 20 avril 1957. On apprend que Jean-Claude, le fils, travaille déjà avec son père mais doit partir effectuer son service militaire.

Le 20 boulevard Hoche à St Brieuc. Photo RF 2022

Demande de permis de construire de M. Radenac.1946. 2T59

Demande de permis de construire de M. Radenac.1946. 2T59

Quelques années plus tard, dans l'édition de Ouest-France du 21 mars 1960, on apprend que c'est M. Lucas qui est mentionné comme boulanger au 20 boulevard Carnot. Mais cela n'est que temporaire puisque dans le compte-rendu d'un petit accident de la route ( le 12 avril 1961) est mentionné "Jean-Claude Radenac, 23 ans, boulanger-pâtissier, 20 boulevard Hoche". Jean-Claude Radenac a poursuivi l'activité de son père dans la boulangerie et il était aussi un pâtissier apprécié à Saint-Brieuc.

Enfin, un autre article du 20 décembre 1966 parle de "Mme Marie-Thérèse Radenac (née Morzadec), 21 ans, boulangère, 20 boulevard Hoche". C'est l'épouse de Jean-Claude, elle se faisait appeler "Marité".

Sans doute ce jeune couple a-t-il repris une affaire autre part dans les années après 1968... 

On trouve deux annonces dans la presse, au moment de la Foire-exposition où M. Radenac tient un stand. La première annonce, en 1966, invite tous les boulangers à venir prendre un apéritif ou un digestif chez lui, afin de présenter son nouveau four. La deuxième annonce invite de nouveau les boulangers à une démonstration de son four le dimanche 15 septembre 1968 dans sa boulangerie.

Radenac 9 septembre 1966

 
Radenac 13 septembre 1968

Puis la boulangerie a été mise en gérance pendant quelques années avant que la boulangerie cesse toute activité. Une entreprise de nettoyage a pris le relais pendant un moment mais a fermé peu de temps après.

Décès dans la famille Radenac

Jean Radenac, boulanger représentant, ancien combattant, ancien prisonnier de Guerre, est décédé le 31 décembre 1992 à Saint-Brieuc. Il a été enterré au cimetière de l'Ouest le 4 janvier 1993. Maria, née le 6 mars 1917 est décédée le 29 mai 2003 à Saint-Brieuc, à l'âge de 86 ans.


Jean-Claude Radenac, le fils né en 1937 qui avait aussi exercé la boulangerie, est décédé en septembre 2003, il est inhumé au cimetière de St Herblain (44).

 

Le saviez-vous ?

C'est à quelques mètres de l'ancienne boulangerie Radenac qu'a été installé pendant quelques années le fournil d'Emmanuel de Bressy, boulanger bio qui avait à un moment proposé de mettre en place une boulangerie participative !

E. de Bressy. Photo Ouest-France

Le saviez-vous ?

Valentine Radenac, la soeur de Jean, mariée avec Alphonse Jégard, a tenu une épicerie au 46 boulevard Hoche, en face l'église à la fin des années 50. (article ici)


On nous signale

Les RADENAC auraient eu aussi une épicerie boulangerie rue Reine Astrid, en haut de la rue F. Bienvenue à Beauvallon... Qui en a le souvenir?

 

Sources  

Articles de Ouest-France : nombreuses mentions indiquant le commerce de M. Radenac comme boulangerie de service dans les années 45 à 50, 20 avril 1957 incendie (article complet ci-dessous),  12 avril 1961, 20 décembre 1966.

Correspondances avec Pascale, fille de Jean et Maria Radenac, septembre 2026

Sur le site Généanet, fiche conçue par André Vigne (accessible ici)

Sur Généanet, autre fiche familiale conçue par Alain Radenac (fiche sur Valentine Radenac accessible ici)

 

Si vous avez des documents ou des témoignages à partager à propos de la boulangerie et de la famille Radenac, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page.  

 

Retour au commerce en 1955, ici 

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Article du 20 avril 1957 dans Ouest-France.

Le feu dans le fournil d'un boulanger boulevard Hoche

 

Hier soir, M. Radenac, boulanger, 20 boulevard Hoche, commençait, vers 21 h. 45, le travail qui devait lui prendre toute la nuit car, en prévision des deux journées complètes de fermeture pour Pâques, il fallait un nombre important de fournées. M. Radenac devait œuvrer pendant plusieurs heures puis son fils, Jean-Claude, qui est sur le point de partir au service militaire devait le rejoindre, aussi son fils aîné s’était-il couché de très bonne heure et dormait au moment où le feu éclata.M. Radenac utilise pour son four le mazout mais seulement pour l’entretien de la chaleur, le premier coup de feu étant donné à l’aide d’une flambée de copeaux. Chaque soir un tas de ces copeaux est donc amoncelé devant le four. Hier soir, M. Radenac emplit le foyer puis remonta achever son repas en compagnie de la famille dans la salle a manger qui se trouve au-dessus du fournil.

M. Radenac a six enfants, depuis Jean-Claude, 20 ans, jusqu’au dernier-né 6 mois. Tout allait bien quand, soudain, Marguerite, une des fillettes, âgée de 9 ans, qui s’était dirigée vers le Foyer- heureuse curiosité ! –cria : «Les copeaux ont pris feu ».

Ce fut une émotion générale : tandis que Marie-Hélène, la plus grande des jeunes filles, âgée de 18 ans, se rendait téléphoner aux pompiers chez M. Ramio, le café le plus proche, les enfants plus jeunes, sortaient dans la nuit en criant à tous les échos : « Le feu ! le feu ! » 

Alertés par ces cris, les voisins, M. Hélard, d’une part, M. Jolly d’autre part, puis M. Ramio arrivèrent sans retard avec chacun l’extincteur de leur maison. M. Hélard nous a lui-même déclaré : « Le feu, mis sans doute par une étincelle tombée du foyer avait gagné le tas de copeaux ; quand M. Radenac puis nous-mêmes nous attaquâmes ce feu, il avait déjà de l’avance.

Cependant, il ne s’était pas propagé dans le tas de copeaux aussi vite que je l'aurais à priori pensé. Mais, quelle fumée ! Elle sortait par la petite fenêtre qui donne sur la cour de la maison et, lorsque nous entrâmes, un violent courant d’air activa et le feu et la fumée. J’étais loin d’avoir vidé mon extincteur et déjà j'étouffais, je pleurais, J’étais au bord du vomissement quand, fort heureusement, les pompiers arrivèrent. »

Il faut féliciter les sauveteurs qui, par leur prompte intervention ont ainsi sauvé le matériel de travail de M. Radenac. Car, en définitive, seul le pétrin, rempli d’ailleurs de pâte, fut noirci par les flammes et un peu d’eau fut jetée tout autour de la salle.

Mais, quand nous quittâmes M. Radenac, à 22 h. 20, il parlait déjà de rallumer son four. Il vérifiait les fournées toutes préparées et murmurait : « Heureusement tout s’est assez bien passé. Il n’y aura pas de dégâts mais seulement un retard. Nous allons rattraper cela. »

 

Document

20 décembre 1966 Ouest-France


 

 

 


 

 

L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

Le quartier de Robien à Saint-Brieuc s’est vraiment peuplé il n’y a pas plus d’un siècle, mais son histoire présente de multiples intérêts ...