mardi 9 décembre 2025

La famille Figuier, des industriels forains en Bretagne

Cet article est lié au départ à l'histoire des fêtes foraines dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc, puis plus largement aux autres fêtes foraines du secteur de Saint-Brieuc et dans toute la Bretagne. 

Image Cirk75

La famille Figuier est une grande famille d'industriels forains depuis le 19e siècle et a de profondes attaches en Bretagne.

Cet article est écrit à partir d'articles de presse et de différentes recherches, il ne prétend pas faire le tour complet de l'histoire de la famille Figuier et ne demande qu'à être complété (en utilisant le formulaire de contact). On peut noter que la famille Figuier est apparentée avec une autre grande famille de forains, les Mouton. Laurent Césaire Figuier (1891-1977) s'est marié le 11 février 1920 à Rosporden, dans le Finistère avec Marie Antoinette Mathurine Mouton (1893-1970), elle est la fille d'Abel. 

17 juin 1934 Ouest-Eclair

Lucienne Figuier et son fils Guy en 2009

Léon Figuier (1852-1904)

Cette grande histoire commence un peu par hasard avec Léon-Romuald Figuier, né le 7 février 1852 à Simorre dans le Gers. Léon est le fils d’un lieutenant de gendarmerie dans le Quercy. Il tombe amoureux d’une comédienne d’un théâtre ambulant de passage à Cahors, Julienne Souque (1858-1940), il monte avec elle une baraque de lutte. Le couple aura dix enfants.

Léon Figuier va rentrer dans le monde forain et, en 1877, on le retrouve inscrit comme acrobate, en 1887 comme saltimbanque et en 1903, artiste Gymnasiarque. Il décède en 1904, à l'âge de 52 ans et sera inhumé à Lorient. Plusieurs de leurs enfants vont continuer d’exercer dans le monde forain : Adeline et Lydie écuyères ; Jules-Léon et Jean, directeurs du Nouveau cirque; Rachel, artiste de cirque ; Césaire, marchand forain..

Césaire Figuier (1891-1977)

Césaire Laurent Figuier est né le 11 septembre 1891 à Pléboulle (22). Industriel forain, il se marie le 11 février 1920 à Rosporden (Finistère) avec Marie-Antoinette-Mathurine Mouton (1893-1970). Le couple aura cinq enfants : Abel,  Guy, Léon, Émile et François.

Césaire Figuier est décédé au camping de Brézillet à Saint-Brieuc le 20 octobre 1977. Ses obsèques ont eu lieu à Carhaix.


Le cirque Figuier années 30 et 40

Depuis 1923 (Le Nouveau Cirque) et pendant les années 30 et 40, le cirque de Jean et Jules Figuier tourne dans toute la  Bretagne et rencontre un grand succès. C'est Le Cirque sans bluff ! La vedette incontestée sera le clown Rolph Zavatta, une vedette parisienne "de renommée mondiale" comme l'écrit La Dépêche de Brest le 7 avril 1940. Rolph Zavatta est le frère aîné d'un autre clown célèbre, Achille Zavatta. Le chapiteau peut contenir 1200 places.

Le cirque Figuier à Dinan, place du Champ-Clos, années 30-40. Photo Jean-Paul Robin

En 1932, le cirque Figuier est à Rennes et le journaliste de Ouest-Eclair est particulièrement intéressé par la prestation des enfants de cette famille. La photo de groupe, avec 14 enfants présents, est impressionnante et on peut lire dans la légende : "Les enfants du cirque Figuier ne sont pas les moins applaudis lors des représentations". 

 

Une deuxième photo illustre l'article avec "Le petit Jean, artiste en herbe". 

L’article est empreint de nostalgie de voir les forains partir : « Durant la triste saison d’hiver, ils nous ont prodigué : joie réelle, plaisirs peu onéreux, musique, lumière. Leurs achalandages, leurs attractions, leur art, ont charmé bien des nôtres, car ils savent faire éclore le sourire sur les visages les plus soucieux ; ils sont dispensateurs de gaieté, créateurs d’illusions. »
Mais l’article met particulièrement en valeur les enfants du cirque, ils sont dotés de qualités incroyables que ne possèdent pas les enfants sédentaires :  «
Bientôt nous ne verrons plus leurs boutiques, leurs stands, leurs caravanes, leurs tracteurs, nous n’admirerons plus, au passage, les intérieurs proprets et luxueux de la plupart ; nous ne nous arrêterons plus, amusés, à contempler les ébats de nombreux enfants, peuplant les maisons roulantes, et qui, robustes, aguerris par la vie saine qu’ils mènent au grand air, se disposent déjà à entrer dans la carrière avec leurs aînés.
Que dis-je, se disposent ? Ils y sont déjà. Ce petit Jeannot, du cirque Figuier, ne fait-il pas avec ses frères et sœurs, son numéro de « pose de marbre », ce qui ne l’empêche pas de suivre les plus grands aux leçons d’acrobatie. Il ne s’en porte pas plus mal du reste !
» Ouest-Eclair Rennes 23 février 1932

Le cirque Figuier. 23 février 1932 Ouest-Eclair édition de Rennes


On sait qu'en 1934, le Cirque Figuier s'installe sur la Place de Robien à Saint-Brieuc. Plusieurs représentations sont données le 15 avril en matinée et soirée, puis en automne, les 21, 22 et 23 octobre.
Après être passé à Rennes, en mars 1939 le cirque Figuier passe à Dinan, Caulnes, Saint-Méen. Michel Desmoulin, de Dinan, raconte : "
Au Cirque Figuier à Dinan, en 1939, j'ai le souvenir d'avoir entendu Charles Trénet que personne ne connaissait encore. Sinon, la sciure de bois, que les chevaux faisaient voler, m'avait provoqué une crise d'asthme. Mon père, directeur des services techniques de Dinan, bénéficiait des places au premier rang. J'en ai profité pendant toute la durée de l'Occupation"" (Forum Facebook "Dinan autrefois" février 2024, la photo ci-dessus a été publiée sur le même forum le 9 octobre 2024 )

Cirque Figuier à Dinan 18 mars 1939 Ouest-Eclair

Cirque Figuier 7 avril 1940 La Dépêche de Brest
Cirque Figuier 7 avril 1940 La Dépêche de Brest

Le cirque Figuier pendant la guerre

Pendant la période de l'Occupation (à partir du 22 juin 1940) et au beau milieu de la guerre qui fait rage dans toute l'Europe, on a du mal à imaginer que les populations continuent de se distraire comme elles le peuvent. Les représentations des cirques sont autorisées mais on ne sait pas quelles restrictions étaient apportées ? Y avait-il des interdictions, de la censure, des limitations dans les déplacements ? On comprend juste entre les lignes qu'il y a des problèmes dans un article de Ouest-Eclair du 14 octobre 1941 qu'à la foire d'Antrain-sur-Couesnon, proche de Fougères : "Compte-tenu des circonstances, l'animation fut relative... Regrettons que plusieurs attractions foraines qui avaient promis leur présence n'aient pas pu venir par suite des difficultés de déplacement survenues au dernier moment. Cependant le cirque Figuier, fidèle à la tradition, a planté sa tente sur le Champ de Foire, et les deux représentations qu'il a donné furent suivies par un nombreux public". Et dans l'édition du 16 octobre 1941 , "Au cours des représentations données par le cirque Figuier, à l'occasion de la foire, des quêtes effectuées au profit des prisonniers Antrenais ont rapporté la somme de 420 francs, qui a été intégralement remise à l'oeuvre antrainaise des Prisonniers de guerre."  Il faut préciser que ces actions en direction des prisonniers de guerre étaient largement encouragées par le régime de Vichy du maréchal Pétain.Une quête identique avait déjà été effectuée le 11 mars 1940 à Saint-Brieuc au bénéfice du Colis du soldat.

La presse locale signale régulièrement le cirque Figuier comme à Paimpol en février 1941; à Dinan en mars 1941; à Rostrenen, Lézardrieux, Pleubian, Tréguier, Penvenan, La Roche-Derrien, Pontrieux, Callac en août 1941 ; à Fougères en septembre 1941 ; à Rennes, place Sainte-Anne en août 1942 (avec un grand article élogieux), en mai 1943 ; à Saint-Brieuc place de la Grille en mai 1942, en juin 1943 et en octobre 1944 ; à Quimper en août 1942 ; à Saint-Servan et Cancale en Mai 1942 (avec une annonce publicitaire).

Cirque Figuier 1941, lettre au maire de Dinan

Figuier 9 août 1941 Ouest-Eclair

Figuier 15 août 1941 Ouest-Eclair

Cirque Figuier 5 septembre 1941 Ouest-Eclair

Cirque Figuier 4 mai 1942 Ouest-Eclair

Cirque Figuier, juillet 1942 La Dépêche de Brest

Cirque Figuier août 1943 La Dépêche de Brest
Cirque Figuier à Rennes 24 août 1942 Ouest-Eclair

Cirque Figuier 23 octobre 1944 Ouest-France Saint-Brieuc

Le cirque Figuier après guerre

Après guerre, la presse locale continue de signaler les représentations du cirque Figuier comme sur le Champ de Bataille à Quimper en mai 1946 ; à Brest en juin 1946, en avril 1949 ; à Guingamp en avril 1947 ; à Landerneau en avril 1947. En 1946, lors de son passage en Normandie, le cirque fait paraitre des annonces publicitaires dans Ouest-France pour signaler les différentes villes où il va se produire.

Cirque Figuier 3 août 1946 Ouest-France

Cirque Figuier 10 août 1946 Ouest-France

Les attractions du cirque Figuier
Des entrefilets dans la presse nous permettent de connaître les différentes attractions du cirque figuier dans les années 40. Ainsi en avril 1940, la troupe est composée d'une quarantaine d'artiste et on peut citer : Les 3 Hortensia, acrobates humoristiques ; Miss Lily, trapéziste ; les soeurs Najarro; Mlle Nora, équilibriste sur fil de fer ; les chiens de Miss Malta ; les Kansas, acrobates mexicains ; Les 8 Molinoff, acrobates hongrois ; le clown Zavatta, du Cirque d'hiver.

En août 1941, nous avons : les 3 Noberthys, des acrobates aériens ; les Donaldbros, équilibristes ; Illiet, l’homme élastique ; Lil Lilliane, danseuse et les clowns Zavatta et Manetti. Le champion du monde de force Cadine est aussi dans le spectacle pour certaines représentations.
En août 1943, nous avons toujours les clowns Zavatta et Manetti (il s'agit de Rodolphe dit Rolph Zavatta (1906-1998), frère aîné d'Achille Zavatta, il fit une très grande carrière, il est décédé à Romorantin en 1998; il travaille avec Charles Manetti (1901-1969)

Image de Circus parade

le Trio Annelys, équilibristes ; Miss Francia, acrobate ; le Trio volant, trapézistes ; Glania, équilibriste sur boule ; M. William, dresseur de poneys.
En août 1943, nous avons 17 numéros au programme : les Ricards de l’Alhambra ; les Rouco ; les Mogadors, jongleurs du London Coliseum ; Miss Nora ; les Voltaires, trapézistes volants ; Jim Cuni, vedette de music-hall ; Emma Figuier (1924-2023), danseuse acrobate (fille de Jean Albert Figuier, mariée avec Firmin Bouglione, elle fit une grande carrière, voir plus bas son arbre généalogique).

Emma Figuier à droite

On a aussi les clowns Prosper, Jean et Dario du cirque Médrano ; M. Wiliam, écuyer avec ses poneys du Shetland.
En avril 1949 : le Trio Fredezi, trois fillettes acrobates ; l’homme singe-barbu ; Rudy montana, fildefériste ; les clowns Rimpert, Carlo et Ja Coletti ; Miss Stella, trapéziste ; le Trio Léon Haries, barristes, les Ricards, cascadeurs ; Roncaux, jongleur ; Sisto and partner, jongleurs ; les Targans, sauteurs arabes.

Le cirque Figuier, années 50

Le Zoo Circus, Bostok-zoo-circus

La famille Figuier, avec Jean à sa tête, s'associe avec la famille Moore (William Moore) et avec le Circus d’Achille Zavatta. Ils fondent le Zoo Circus et prennent la route en 1951 mais le succès n'est pas au rendez-vous. En 1951-1952 le cirque prend le nom de Bostok-Zoo-Circus.

Image Centre National des arts du cirque sur Gallica.

Image Centre National des arts du cirque sur Gallica

Puis le Bostok-Zoo-Circus devient en 1953 un spectacle de music-hall sous l’enseigne Super Circus. Le groupe se disperse et les Figuier reprennent leur cirque traditionnel, plus modeste.(D'après l'article du bloc-notes de Cirk 75, ici)

 

Anecdote

A noter que Romuald Figuier, né à Saint-Paul-de-Léon le 5 mai 1941, alors que ses parents tournaient avec le cirque, est devenu un chanteur à succès dans les années 60. Il a participé au Concours de l'eurovision en 1964 où il s'est classé troisième. il reviendra au cirque, chez Bouglione dans les années 80 (biographie complète ici)

Romuald (Figuier), chanteur

 Abel et Lucienne Figuier

"Moi ma vie c'est un manège..."

Abel Figuier (1921-1980) et Lucienne Figuier, née Jigourel (1921-2013)

Abel-Julien Figuier est né le 24 mai 1921 à Carhaix-Plouguer dans le Finistère. Ses parents étaient Césaire et Marie Figuier. Il avait quatre frères Guy, Léon, Émile et François. Abel Figuier commence par travailler dans le cirque familial, le cirque Figuier qui tournait en Bretagne et en Normandie déjà dans les années 20.

Après la guerre 39-45, Abel Figuier épouse son amour de jeunesse, Lucienne Jigourel, née en 1921, la fille du garde-champêtre de Saint-Caradec. Ils font l’achat d’une affaire foraine, un stand de tir et un vieux manège de bois, à courroie, avec montagnes russes et voitures vintage en ferraille. L’attraction d’abord itinérante, s’installe bientôt à Binic au centre-bourg  puis, en 1972, ils transportent leur manège à Erquy où ils travaillent de Pâques à septembre.

Lucienne Figuier, née Jigourel et son mari Abel ont mené une vie de forains  pendant 45 ans, toujours en Bretagne, de foires en fêtes. Lucienne préférait rester toute la saison dans sa caravane, plutôt que de profiter de sa maison à Saint-Brieuc.

Abel Figuier est décédé le 4 juin 1980 à Erquy à l'âge de 59 ans. C'était une figure du monde forain. Il était le cousin par alliance du célèbre clown Achille Zavatta (marié avec une fille Moore-Figuier). Il avait acheté un manège pour son fils Guy qui n'avait pas encore choisi ce métier. Lucienne et Guy Figuier ont continué à travailler sur les fêtes foraines jusqu'en 2013. (D'après Le Télégramme 30 juillet 1999).

Lucienne et Guy Figuier 15 août 2008 Ouest-France


Lucienne Figuier, dite "Mémé manège" ou "Mamie du manège" est décédée en février 2013 à Saint-Brieuc à l'aube de ses 92 ans. Elle a été inhumée au cimetière Saint-Michel.

Ci-dessous, l'emplacement du manège de la famille Figuier sur la fête foraine de Robien à Saint-Brieuc en 1967. 


Jean-Albert Figuier (1901-1976), dit "Prosper", marié avec Léontine Zavatta (1910).

Jean Albert Figuier était connu sous le nom du Clown Prosper, un clown musical qui travaillait aussi au Cirque d'Hiver. "A minuit le clown Prosper fit son apparition et pendant plus d'un quart d'heure, amusa follement l'assistance, par ses fantaisies musicales. Il obtint un gros succès." (Ouest-France 11 octobre 1949, page Finistère)

Image de l'arbre généalogique sur Généanet, ici

Jean-Albert Figuier est né le 22 décembre 1901 à Montjean-sur-Loire (49) dans le Maine-et-Loir. Dans le site "Circus parade", nous apprenons que Elonora (Léontine Zavatta), dite Titine (1910-1976) était fildefériste et écuyère. 

On sait aussi que Léontine est née le 4 octobre 1910 à Bitti en Italie. Elle se maria avec Jean Albert Figuier le 10 novembre 1932 à Saint-Hilaire-du-Harcouët (50) dans la Manche. Elle dirigea avec lui le Nouveau Cirque des frères Figuier de 1932 à 1946. Ce chapiteau prit ensuite comme enseigne Bostok Circus, Zoo-Circus, Bostok-Zoo-Circus, Super Circus et Intrépide Circus. Elonora eut six enfants : Emma, Romuald, Rodolphe, Jean-Claude, Billy et Michel.

Jean-Albert Figuier est décédé le 17 juillet 1976 à Souffelweyersheim (67) dans le Bas-Rhin à l'âge de 74 ans.

Fiche complète sur le site Généanet, cliquer ici

François Figuier

François Figuier dont les parents tenaient le cirque Figuier, est aussi le neveu de Jean-Albert Figuier, connu sous le nom du Clown Prosper. Mais il n'a pas fait carrière dans le cirque, il possédait un stand de tir à la carabine et parcourait la Bretagne, 33 fêtes par an !  

Titre de Ouest-France 3 novembre 1972
 

Laurent Figuier

Laurent Figuier en 1982
 

Laurent Figuier venait déjà à la Fête de Saint-Hervé à Gourin juste avant 1939 avec son père. Ils se sont retrouvés bloqués avec quelques forains sur le stade de la rue Saint-Nicolas en 1944 au moment de l’arrivée des troupes américaines. Laurent Figuier a longtemps tenu un stand de tir-tunnel. En 1982, à l’âge de 58 ans, il est en pré-retraite et se contente d’un stand de tir plus modeste, non loin du stand de tir de Jacques, son frère. Laurent Figuier est marié avec Marie Mouton, une autre famille bien connue dans le monde forain. (D'après Ouest-France du 31 juillet 1982)

Le stand de tir a été repris en 1982 par Annick Langlais que l'on voit ci-dessous à gauche, avec sa mère et sa grand-mère qui tiennent la loterie "Coucou".

Annick Langlais. Photo 25 septembre 1982 Ouest-France

Guy Figuier 

Guy Figuier est le fils d'Abel et Lucienne Figuier. Avec sa soeur Nadine, il a toujours connu la vie autour des fêtes foraines. Comme les parents changeaient d'endroit sans arrêt, Guy et Nadine suivaient leurs parents. Guy a voulu faire carrière dans la coiffure à Paris mais assez vite il est revenu vers le manège Figuier, un manège pour enfants. Il a secondé Lucienne, sa mère, pendant des années au moment du décès de son père en 1980, avant de prendre seul les commandes du manège pour perpétuer cette tradition en 2013. (ci-dessous à Erquy vers 1975)

Manège Figuier à Erquy vers 1975. Photo du site Mémoire d'Erquy

Lucienne et Guy Figuier 16 juillet 1998 Ouest-France

Guy Figuier recevant la médaille de la ville d'Erquy. Photo du site Mémoire d'Erquy

Guy Figuier 6 juillet 2021 Ouest-France

"Le manège Figuier est le seul endroit sur terre où l'on tourne pour arrêter le temps."

Citation de Léo Pouget, adjoint au maire à Erquy, au moment de remettre la Médaille de la Ville à Guy Figuier.

 

 Une agression scandaleuse en 2023

Le 23 août 2023 Ouest-France

Un document de 1967


En 1967, le séjour des industriels forains est marqué par deux manifestations, l’une professionnelle et l’autre religieuse. M. Moulary, le président des forains est venu à Saint-Brieuc et la communion et la confirmation de plusieurs jeunes s’est tenue à la chapelle de Nazareth : Nadine Figuier, Mireille Janselme et Guy Figuier. La messe était dirigée par l’aumônier régional des forains à Angers, le Père Besson et sous la présidence de Monseigneur Kervéadou. Une statue de la Vierge fut sortie en procession à l’issue de la cérémonie. (Ouest-France 24 juin 1967)


A suivre, d'autres familles histoires d'industriels forains 

en Bretagne :

La famille Audroin, cliquer ici

La famille Chira, cliquer ici

La famille Coéffic, cliquer ici

La famille Descamps, cliquer ici

La famille Drouet, cliquer ici

La famille Greneux, cliquer ici

La famille Hoffmann, cliquer ici

La famille Mouton, cliquer ici

L'histoire de Romain Mouton, appelé le Père Mouton, cliquer ici

L'histoire de la famille Tricoire, cliquer ici 

L'histoire de la famille Watrin, cliquer ici

L'histoire de la famille Lafosse, cliquer ici


Si vous avez des documents ou des témoignages à apporter sur les familles d'industriels forains de Bretagne, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page.

 

Pour lire l'article sur les Fêtes foraines à Robien et dans le secteur de Saint-Brieuc, cliquer ici

 

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Sources

Nombreuses recherches dans les archives de Ouest-Eclair, Ouest-France et du Télégramme. En particulier : "Le manège du bonheur de Lucienne et de Abel", publié le 30 juillet 1999 dans Le Télégramme

L'histoire du cirque Figuier, voir le bloc-notes de Cirk75 en cliquant ici 

Site Mémoire d'Erquy, famille Figuier, cliquer ici 

Facebook "Forain d'autrefois", cliquer ici 

Facebook "Fêtes foraines de Bretagne et d'ailleurs", cliquer ici

Léon Figuier (1852), fiche Généanet, cliquer ici 

Julienne Souque, fiche Généanet, cliquer ici

Césaire Figuier, fiche Généanet, cliquer ici

Site Circus parade, cliquer ici

A propos de Rolph Zavatta, à voir de magnifiques photos sur le site de la BNF, cliquer ici 


 

 

La famille Coéffic, des industriels forains en Bretagne

Cet article est lié au départ à l'histoire des fêtes foraines dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc, puis plus largement aux autres fêtes foraines du secteur de Saint-Brieuc et de Bretagne.

Cet article est écrit à partir d'articles de presse et de recherches généalogiques, il ne prétend pas faire le tour complet de l'histoire de la famille Coéffic et ne demande qu'à être complété. Merci à Gérard Leprince qui a permis de préciser plusieurs points sur cette histoire.

Notons aussi que l'on trouve le nom Coéffic écrit également Coëffic.


Eugène Coéffic (1917-2003)

Eugène Coéffic était un industriel forain bien connu dans le pays de Saint-Brieuc dans les années 50-60. Il était marié avec Augustine Névot, employée des postes à Yffiniac, d'ailleurs c'est à Yffiniac qu'est née leur fille Marie-Christine en juin 51. Des recherches dans l’État civil font apparaitre un certain Eugène Coéffic, né le 20 décembre 1917 à Hennebont et décédé le 24 avril 2003 à Saint-Brieuc, sans doute la personne qui est l'objet de cet article. Un autre Eugène Coéffic, né vers 1903, matelot sur le bateau L'Albatros à Lorient mais c'est un nom assez courant en Bretagne....

Eugène Coéffic a été pendant un temps le chauffeur de M. Jean Décamp, industriel forain. Un accident de la circulation est journalisé en juillet 1948 avec M. Coéffic au volant... On a aussi Jean-Joseph Coéffic, dit "Petit Jean", forain, né en 1901 à Hennebont qui fait parler de lui dans la presse en 1924 en page Saint-Brieuc. Est-il en parenté?

Le Comet

Ce dont on est certain, c'est que M. Coéffic avait un manège appelé Le Comet qui faisait le bonheur des amateurs de sensations fortes !  Ce manège a été fabriqué à Angers en 1956 par les entreprises Chéreau.

Le manège de M. Coéffic à Cesson 31 mars 1959
 
15 avril 1960 Cesson

Manège Comet 16 avril 1968 Cesson. Ouest-France

Manège Comet 31 mars 1970 Cesson. Ouest-France

Manège Comet 31 mars 1970 Cesson. Ouest-France

Un ticket de ce manège a été conservé par Fabrice Hamon (publié dans le Facebook "Tu sais que tu viens de Saint-Brieuc..." en décembre 2022)

Ticket du Comet à la Fête foraine de Cesson
 

Parole de cessonnais

Eric Quéro n'a pas oublié les fêtes foraines de son enfance

"Je me souviens des fêtes emblématiques de Pâques :  les avions des Coéffic, les casses gueules,  les autos tampons de la famille  Descamp qui étaient d’ailleurs de famille avec les Coéffic,  la loterie toto, le petit stand de barbe à papa  que l’on appelait « Cacahuète ».  C’était un week-end de folie  où tout Cesson et ses alentours se retrouvaient. C’était magique, féerique…" Ce texte a été publié dans le Facebook Cesson et la baie de Saint-Brieuc.

Sur la photo de ce manège, il y a discussion à savoir si c'est celui de M. Coéffic ou de M. Le Prince...

En fait, le manège a appartenu à Baptiste Descamps après Eugène Coéffic puis après à Gérard Le Roi et puis Gérard Leprince en est devenu propriétaire pendant 5 années.

Photo parue dans Fêtes foraines de Bretagne et d'ailleurs.

Cet autre Comet était présent à la Fête foraine de Rennes en 1962 et ressemble fortement à celui de M. Coéffic.

Photo Charles Barmay. Musée de Bretagne.

Si vous avez des documents ou des témoignages à apporter sur M. Coéffic et son manège, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page.

 

A suivre, d'autres familles d'industriels forains en Bretagne :

La famille Audroin, cliquer ici

La famille Chira, cliquer ici

La famille Descamps, cliquer ici

La famille Drouet, cliquer ici

La famille Figuier, cliquer ici

La famille Greneux, cliquer ici

La famille Hoffmann, cliquer ici

La famille Mouton, cliquer ici

L'histoire de Romain Mouton, appelé le Père Mouton, cliquer ici

L'histoire de la famille Tricoire, cliquer ici 

L'histoire de la famille Watrin, cliquer ici 

L'histoire de la famille Lafosse, cliquer ici

 

Pour lire l'article sur les Fêtes foraines à Robien et dans le secteur de Saint-Brieuc, cliquer ici

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Sources

Nombreuses recherches dans les archives de Ouest-France et du Télégramme.

Facebook "Forain d'autrefois", cliquer ici 

Facebook "Fêtes foraines de Bretagne et d'ailleurs", cliquer ici

Renseignements fournis par Gérard Leprince.




La famille Drouet, des industriels forains en Bretagne.

Cet article est lié au départ à l'histoire des fêtes foraines dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc, puis plus largement aux autres fêtes foraines du secteur de Saint-Brieuc et de Bretagne.

Cet article est écrit à partir d'articles de presse, de forums Facebook et de recherches généalogiques, il ne prétend pas faire le tour complet de l'histoire de la famille Drouet et ne demande qu'à être complété (par le formulaire de contact).

Victor Drouet 

Pierre Victor Drouet est né le 6 septembre 1844 à Saint-Maur-des-bois dans la Manche (à vérifier). Il était marchand forain, domicilié en 1914 à La Chapelle-Cécelin dans la Manche. Il épouse Marie-Delphine Caussin. Il était le père de Marcelle Pascaline Drouet, née vers 1890 à Lezoux dans le Puy-de-Dôme. Elle épousa Pierre Hoffmann et donna naissance à plusieurs enfants dont Marguerite Hoffmann en 1914 à Quimper.

Georges Drouet

Ci-dessus, Georges Drouet qui tenait un stand de tir dans les années 50.


En juin 1957, Ouest-France a la bonne idée de réaliser des "Interviews-Express" autour des fêtes foraines briochines. A travers les personnes interrogées, c’est le monde des industriels forains qui se dévoile un peu.

Georges Drouet est présenté comme un Brestois qui dirige le stand de tir Le Buffalo et vient à Saint-Brieuc depuis 1944. Il se dit très satisfait du règlement établi par la municipalité car les forains savent exactement à quoi s’en tenir.


Georges et Roger Drouet

Un article de Ouest-France du 28 juillet 1960 présente les frères Georges et Roger Drouet au moment des fêtes de de la Sainte-Barbe à Callac où ils sont connus de tous. Leurs parents seraient venus pour la première fois en 1898 avec leur cinéma muet sur cette fête, et ils les accompagnaient. Leur attachement à cette ville s'est concrétisé car, jusqu'en 1939, Georges et sa mère passaient la saison d'hiver sous les halles.

Roger et Georges Drouet en 1960
 

Georges et Roger Drouet à Plouescat. 19 octobre 1967 Ouest-France

 

Sur la photo ci-dessus, sont réunis sur la place des Halles de Plouescat (Finistère) et devant leurs stands, M. Georges Drouet, le doyen des industriels forains de la ville, son frère Roger Drouet, M. Le Prince (avec la grande écharpe blanche) et la célèbre reine Milin. Roger Drouet était appelé Papy Roger et tenait un manège pour enfants. Louis Drouet se souvient d'un petit détail significatif : « Avec sa moustache, il avait l'air d'un dur et il savait calmer ce petit monde. »

Un article de Ouest-France daté du 19 octobre 1967 raconte que Georges et Roger Drouet viennent à la fête foraine de la Saint-Luc de Plouescat depuis l’année 1900. Une anecdote impliquant la famille Drouet est également évoquée, l'histoire se passe en 1924 : la municipalité venait de faire installer l’électricité et tout était prêt pour l’inauguration et tous les officiels étaient rassemblés sur la place où la fête foraine allait ouvrir. La nuit tombait et tout le monde attendait l’arrivée de « la fée électrique ». Mais une panne malencontreuse était en train de ruiner les efforts de la municipalité. On fit alors appel au groupe électrogène de M. Drouet, qui s’occupait également d’une salle de cinéma ambulant sous tente. Ce fut un succès complet. Toutes les lampes s’allumèrent à la grande joie de l’assistance. La famille Drouet avait sauvé la situation !

Bien des années plus tard, on retrouve d'autres membres de la famille Drouet dans la presse...

Louis Drouet

Louis Drouet en 2018

Un article de Ouest-France, en 2018, présente Louis Drouet, né en 1934, comme le doyen des forains de la Fête foraine de Carhaix. Si la guerre a marqué une coupure, c'est en force et en famille que les Drouet vont revenir dès 1945 avec un manège. Ce manège, modernisé, est toujours là, à la même place. Autrefois, il y avait pour accéder au manège et les forains avaient une habitude : "Le jour de la Toussaint, il y avait une tradition. On coupait la musique pendant les vêpres, c'était notre façon de marquer notre respect pour ceux qui sont partis".

Autre tradition, l'apéritif des forains. On allait le soir, par groupe, au café du centre, situé non loin de là, tenu par la famille Couzelin. « Je ne me suis pas sédentarisé, je reste en caravane. Je vais même vous dire qu'autrefois on restait hiberner à Carhaix, face à l'ancienne gendarmerie. Aujourd'hui, je me retire à Pontrieux. » La quatrième génération des Drouet arrive, et avec eux, c'est l'avenir des fêtes foraines qui est assuré. Aujourd'hui, on ne peut rater les stands de la famille : la confiserie située à l'entrée, un grand camion qui propose nougats fabriqués sur place, berlingots, chichis, barbe à papa...

Photo parue sur le Facebook Fêtes foraines de Bretagne et d'ailleurs.

Autour des stands de loterie, de canards à pêcher, de jeux modernes d'aujourd'hui. Steeve Drouet, fait tourner la machine.

(D'après un article de Ouest-France du 2 novembre 2018)

Le stand de la famille Drouet

Dans le forum Facebook Forain d'Autrefois, Alain François poste une photo du camion et du stand de confiserie de la famille Drouet sur la fête de Brest en 1992 et plus tard avant sa disparition.

Photo Alain François. Facebook Forain d'autrefois

Photo Alain François. Facebook Forain d'autrefois

Cette photo du camion a suscité une réaction :  "Je l'ai connu en couleur crème (moitie supérieure) et orange (moitié inférieure), bien plus jolie. Tous leurs convois étaient des mêmes couleurs, ils avaient un camion habitation qui tractait une remorque d'habitation briochine, un camion qui transportait le manège enfantin et qui tractait la confiserie et un autre qui tractait une remorque stand de tir".







Les Drouet : Marcel, le cousin; Steeve, le père; Steeve, le fils, et Louis. Photo Ouest-France 2018

Si vous avez des documents ou des témoignages à apporter sur la famille Drouet en Bretagne, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page.

Par exemple, nous avons reçu le témoignage de Yannic Grangier : « Je suis issu de la famille Drouet, ou plutôt devrais-je dire de la famille Grangier. Mon père Roger, décédé, était le grand-père de Louis Grangier (Drouet dans le texte). Marie-Christine Cornilly et Jean Grangier étaient leurs parents. Ma grand-mère était divorcé de mon grand-père, la vie difficile de l’époque l’a contrainte à laisser mon jeune oncle dans sa belle famille, ses moyens ne lui permettant d’élever un seul d’entre, mon père. Mon oncle Louis a donc été élevé par Roger Drouet et son épouse sans pour autant avoir été adopté par ses derniers ».

A suivre, d'autres familles d'industriels forains 

en Bretagne :

La famille Audroin, cliquer ici

La famille Chira, cliquer ici

La famille Coéffic, cliquer ici

La famille Décamps, cliquer ici

La famille Figuier, cliquer ici

La famille Greneux, cliquer ici

La famille Hoffmann, cliquer ici

La famille Mouton, cliquer ici

L'histoire de Romain Mouton, appelé le Père Mouton, cliquer ici

L'histoire de la famille Tricoire, cliquer ici 

L'histoire de la famille Watrin, cliquer ici 

L'histoire de la famille Lafosse, cliquer ici


Pour lire l'article sur les Fêtes foraines à Robien et dans le secteur de Saint-Brieuc, cliquer ici

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Sources

Nombreuses recherches dans les archives de Ouest-France et du Télégramme.

Facebook "Forain d'autrefois", cliquer ici 

Facebook "Fêtes foraines de Bretagne et d'ailleurs", cliquer ici




La famille Chira, des industriels forains en Bretagne.

Cet article est lié au départ à l'histoire des fêtes foraines dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc, puis plus largement aux autres fêtes foraines du secteur de Saint-Brieuc et de Bretagne. 

La famille Chira est une grande famille d'industriels forains depuis le début du 20e siècle et a de profondes attaches en Bretagne. Cet article est écrit à partir d'articles de presse et de recherches sur un site de généalogie, il ne prétend pas faire le tour complet de l'histoire de la famille Chira et ne demande qu'à être complété (avis aux personnes intéressées en utilisant le formulaire de contact !).

La famille Chira dans l'Ouest

Depuis une centaine d'années, dans la presse locale en Bretagne, on retrouve de nombreuses traces de la famille Chira : Jacob Chira à Laval en décembre 1920 ; Philippe Chira à Rennes ; Constant Chira domicilié à Morlaix en 1944 ; Alphoncine Chira, 23 ans, à Douarnenez en 1939 ; Georges Chira, 29 ans en 1949 à Rennes ; une annonce pour le mariage de Lucien Chira et Gisèle Guillouzo, marchande foraine à Baud...

Remontons dans la généalogie d'une branche venue d'Allemagne pour voir comment cette famille Chira est arrivée dans l'Ouest.

Les Schira en route vers l'Ouest...

Un ancêtre d'une branche familiale où l'on retrouve de nombreux forains est Jean-Frédérix Schira, né le 8 novembre 1744 en Allemagne. Il était relieur itinérant et vagabond.

Il va avoir un fils, nommé Frantz-Karl Schira qui quitte l'Allemagne et meurt en France, dans le Gers en 1890. Au moment de son décès, son prénom a été francisé et il est devenu François-Charles. Son fils, Philippe Chira (le nom de famille a été lui aussi francisé en Chira) est né le 8 octobre 1851 dans la Loire, il est vannier ambulant et il décède dans le Calvados. La famille Chira est arrivée dans l'Ouest...

Philippe a un fils nommé Joseph Philippe Chira, né le 24 avril 1878 dans l'Aveyron, vannier et marchand forain.

Joseph Chira

Il tenait une boutique et a beaucoup fréquenté les fêtes de Normandie avant d'accompagner son fils Jean qui exploitait une loterie. Comme le titre de l'article de Ouest-France ci-dessous l'indique, Joseph comptera 190 descendants, un chiffre record. L'article se conclue ainsi : "Les Chira, des gens forts sympathiques et affables".

Joseph Chira est décédé à Saint-Lô en 1971.

Joseph Chira, Jean Chira. 27 septembre 1967 Ouest-France

Joseph Chira et son épouse Marie Chelet vont avoir 14 enfants dont l'aîné est Pierre Chira, né le 27 décembre 1896.  Beaucoup d'entre eux vont continuer d'exercer dans le monde forain et seront fidèles à la Bretagne, comme par exemple Philippe (marchand forain), Jean (marié à Dol de Bretagne en 1942, il tenait une loterie), Constant (inhumé dans le Morbihan), Alphoncine (décédée à Vannes), Pierre (né à Antrain) et Georges (né à Fougères).

Georges Chira

Georges Chira est un industriel forain qui était bien connu en Bretagne. Il est né le 22 novembre 1918 à Fougères en Ille-et-Vilaine. Il s'est marié à Saint-Brieuc le 7 décembre 1939 avec Marie Gilberte Hornec (1919-2001). 

Ci-dessous, une très belle photo de famille publiée sur Instragram. On y voit à gauche Gilberte Hornec, au centre Georges Chira, à droite Alphoncine Chira, dite Foncine. Il reste à identifier les enfants...

Photo sur le compte voyageursdantan. Instagram

En 1949, La presse indique qu'il est forain à l'angle de la rue Saint-Hélier et du boulevard Laënnec à Rennes. En novembre 1973, la presse fait état d’un grave accident de la route où trois membres de la famille Chira ont été blessés. "Georges Chira, 54 ans, domicilié à Saint-Malo, circulait dans son véhicule par temps de brouillard et il a heurté une voiture. Le conducteur et ses deux passagères, Gilberte Chira, son épouse et Louise Chira, ont été blessés".

Georges Chira est décédé le 4 février 1997 à Noyal-Châtillon-sur-Seiche (35) à l'âge de 78 ans.

Les Chira et la loterie

La famille Chira, longtemps ancrée dans les Côtes-du-Nord s'est spécialisée dans les stands de loterie, une activité qu'elle va tenir sur quatre générations. Interrogés à Saint-Brieuc au début des années 2000, Sammy et Alan Chira ont recueilli des souvenirs transmis par leurs parents et grands-parents qui exerçaient dans les années 1900 :

"Dans les années 1900, la fête était plus familiale, avec des bals et des vins d'honneur. Les grands-parents se déplaçaient en carriole tirée par des chevaux, dans la région de Rennes. Les Chira tenaient déjà les stands de loterie où on gagnait surtout des poupées espagnoles en porcelaine et de la vaisselle. Vers 1950, mes parents ont vendu la carriole et ont acheté un camion, beaucoup plus spacieux et confortable. Ce camion faisait office de stand. De par leur nouvelle mobilité, ils ont pu se déplacer hors du département des Côtes-du-Nord.

Les années 60 ont vu apparaître les premiers manèges d'enfants, sans moteur. Les gens poussaient la machine ". 

Dans les années 40, comme à la Foire du Liège à Dinan en 1943, Philippe Chira est présent avec Les vagues de l’Océan. Dans les années 60, Jean Chira avait une loterie et on le retrouve dans les fêtes à Quimperlé et Brest. Et dans les années 70, en septembre 1972 à la Foire Angevine, on trouve François Chira, responsable du stand de loterie (déjà là en 1967) pendant que Philippe Chira tient le manège Hully-Gully, le Para-Tropper est aussi tenu par la famille Chira.

 

L'étonnant baptême de Paulette Chira en 1958

Baptême de Paulette Chira. 25 août 1958 Ouest-France

En 1958 à Château-Gontier, les forains sont venus nombreux à l’occasion des fêtes de la Vierge. Ils se retrouvent au pied de l’autel de la Vierge pour la consécration à Marie de la petite Paulette Chira, née le 20 janvier 1956 à Rennes, benjamine d’une famille dont les trois autres enfants ont été baptisés avec le même cérémonial à Chateaubriand, Cesson et Fougères. Paulette Chira, vêtue d’une robe de dentelle blanche se tient devant ses parents M et Mme Valentin Chira. Son parrain est Philippe Chira, son oncle (dit Nono).

La cérémonie à peine terminée, tous les hommes ont pris leur fusil et ont tiré en l’air avant qu’une pluie de dragées s’abatte sur la place… Un repas de plus de cent couverts a ensuite été servi sur la prairie.

D'après un article de Ouest-France du 25 août 1958.


Les manèges Chira

Dans les années 60, Jean Chira a eu un manège appelé Shulz 68 et un autre manège pour enfants appelé le Paratroop-Air...

La fête foraine de Combourg 1998.

 

 Ci-dessus, Yann Chira en photo devant sa loterie en 1998, au moment de la fête foraine de Combourg, une étape habituelle.


La quatrième génération

Fête foraine Robien. Sammy (20 ans) et Alan Chira. Le Télégramme 15 juin 2001

Sammy et Alan Chira sont nés dans les années 80. Ils sont interrogés dans un article du Télégramme paru le 15 juin 2001 et le journaliste en profite aussi pour raconter l'ambiance bon enfant de la fête foraine dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc : "La fête foraine de Robien mène bon train depuis la semaine dernière. La place Octave-Brilleaud fleure bon la barbe à papa et les gaufres chaudes ! A peine les enfants sont-ils arrivés sur la place, qu'en un coup d'oeil, ils ont repéré les stands sur lesquels ils vont «se jeter». Les auto-tamponneuses pour les plus kamikazes, le tir au fusil pour les as de la gâchette et les p'tits canards pour les enfants.

Ci-dessous, Alan Chira, gérant de la loterie L’enfer du jeu.

Alan Chira en 2017. Photo Ouest-France

Famille Chira, fête foraine de Dinan, 26 février 2024. Le Télégramme

Dans l'Ouest, on trouve aussi Jacky Chira qui tient un stand de confiserie, Yann Chira avec un stand de loterie et de pêche aux canards, habitué des fêtes foraines de Guingamp depuis trois générations...

Galaxy, direction Chira. 1982 Lettre de M. Chira, Dinan. Publication Facebook Fêtes foraines de Bretagne et d'ailleurs. 2023


A suivre, d'autres familles d'industriels forains 

en Bretagne :

La famille Audroin, cliquer ici

La famille Coéffic, cliquer ici

La famille Descamps, cliquer ici

La famille Drouet, cliquer ici

La famille Figuier, cliquer ici

La famille Greneux, cliquer ici

La famille Hoffmann, cliquer ici

La famille Mouton, cliquer ici

L'histoire de Romain Mouton, appelé le Père Mouton, cliquer ici

L'histoire de la famille Watrin, cliquer ici 

L'histoire de la famille Lafosse, cliquer ici

Si vous avez des documents ou des témoignages à apporter sur les familles d'industriels forains de Bretagne, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page.

 

Pour lire l'article sur les Fêtes foraines à Robien et dans le secteur de Saint-Brieuc, cliquer ici

 

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Sources

Nombreuses recherches dans les archives de Ouest-France et du Télégramme.

Site Généanet, famille Chira, cliquer ici

Facebook "Forain d'autrefois", cliquer ici 

 

Il n'aurait pas été juste de mettre en tête d'article le portrait de Jacob Chira mais on ne peut taire son existence. Comme on dit de nos jours, il était très défavorablement connu par les services de police et de justice. Jacob Chira n'est pas arrivé à trouver sa place dans la société et a commis de nombreux délits.

Jacob Chira, né en 1902.

 


 

L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

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