samedi 13 décembre 2025

Anaclet Wamba, champion du Monde de boxe, Sporting Club Briochin, rue abbé Garnier à Saint-Brieuc

Le boxeur Anaclet Wamba marque les esprits dans les années 90 avec des victoires et des titres au niveau mondial

Ce sportif d'exception est lié au quartier de Robien par son attachement au Sporting Club Briochin, le club de boxe de la rue abbé Garnier, et par les combats qu'il a livrés dans la salle de Robien.

Anaclet Wamba

Une enfance africaine

Anaclet Wamba est né le 6 janvier 1960 à Liranga en République du Congo et c’est dans son pays, à l'âge de 15 ans, qu’il décide de devenir boxeur après avoir assisté à Kinshasa, le 30 octobre 1974, au «combat du siècle » entre Georges Foreman et Mohamed Ali. 

D’abord boxeur amateur sous les couleurs du Congo, en 1980,  il participe aux Jeux Olympiques de Moscou et obtient la neuvième place dans la catégorie des poids mi-lourds : il a tout juste vingt ans. Deux ans plus tard, il découvre la France et s’installe assez rapidement à Saint-Brieuc.

L'éclosion d'un grand champion à Saint-Brieuc

Charles Morin, le président du club de boxe, l'accueille rue abbé Garnier. Le premier combat de Wamba à Saint-Brieuc se déroule le samedi 13 mars 1982. La presse est dans l'attente de voir le boxeur fraîchement arrivé à Saint-Brieuc "qui possède, dit-on, une grande classe". Charles Morin espère beaucoup de cette nouvelle recrue : "Si nous pouvions le faire naturaliser, Wamba deviendrait très vite le chef de file du club".(Ouest-France 10 mars 82)

Effectivement, dans ses premières années chez les pros, Wamba reste invaincu lors de ses premiers combats. Fin mars 1982, Wamba boxe à la salle Savidan de Lannion en mi-lourds contre Leroy de Pont-Saint-Maxence. Un mois plus tard, en avril 82, Wamba rencontre Michel Moukory, le champion de France depuis 1980, dans le nouveau hall de Brézillet et sort victorieux de cette rencontre.

Moukory 15 avril 82 Ouest-France

Dans un entretien à Ouest-France le 21 octobre 1982, "Charles Morin est persuadé (et il n'est pas le seul) qu'il tient là un boxeur de qualité : "J'aurai beaucoup de problèmes pour lui trouver des adversaires en France. Je devrai m'adresser aux Anglais ou aux Italiens..." Le 27 novembre 1982, dans la salle du C.O.B, Wamba met K.O son adversaire professionnel Guy Telusson au premier round. En février 1983, en quatre reprises de trois minutes, Wamba affronte Mohamed Zaoui, finaliste du challenge du journal L'équipe : cinquante combats et cinq défaites seulement.

Wamba à gauche. 5 février 1983 Ouest-France

En janvier 1984, plus de 1800 spectateurs assistent à la victoire de Wamba sur Maurice Gomis par abandon à la septième reprise : "La boxe se porte bien à Saint-Brieuc et Wamba, à l'annonce de la décision, reçoit une folle ovation". (Ouest-France 16 janvier 1984)

Wamba vainqueur. 16 janvier 1984 Ouest-France

Le 13 octobre 1984 à Saint-Brieuc, Wamba gagne aux points contre l'Allemand Louis Pergaud. "La boxe connaît un bon succès dans le département. Les réunions organisées par le S.C.Briochin ont attiré un nombreux public. Le motif de cet engouement : l'ascension d'Anaclet Wamba..." (Ouest-France 11 octobre 1984). Le 24 janvier 1985, Ouest-France titre : « La rentrée très attendue de Wamba ».

24 janvier 1985. Wamba à gauche
En effet, Wamba n’a pas boxé depuis un bon moment et le public a hâte de le retrouver.  Après avoir battu Pergaud, le champion du S.C.B, entrainé par Albert Huet, affronte le britannique Andrew Gerrard le 26 janvier : c'est un adversaire de taille, susceptible de lui apprendre quelque chose dans l'art de la boxe. En effet, comme on peut le lire dans Ouest-France du 24 janvier 1985 : "Le briochin doit parfaire sa formation. Dans le domaine de la technique et de la vitesse d'exécution, il est à la hauteur. Il a acquis une certaine maîtrise. En garçon intelligent, il s'est très vite rendu compte qu'il fallait aussi de l'expérience pour s'imposer et que les bonnes intentions ne suffisent pas face à quelques vieux "renards" des rings !"

En avril 1985, Wamba est opposé au septième poids lourd britannique Garside, lui aussi un redoutable rival. Un match nul aurait été logique mais Wamba est déclaré vainqueur sous les sifflets d'une partie du public !  Que s'est-il passé ? Wamba n'a pas été triomphateur, loin de là, il est même tombé au tapi  au 4e round et l'arbitre compta jusqu'à huit, le champion ne devant son salut qu'au gong qui déclara à la fin du match : "Ce dur combat m'a servi d'excellent entraînement avant de retrouver Pergaud samedi prochain à Brest. Je ne comprends pas très bien la réaction d'une partie du public mais cela va me servir de leçon : tant pis pour le spectacle si je trouve la possibilité de terminer dès le premier round, je ne laisserai plus cette petite chance passer." (Ouest-France, 22 avril 1985)

Garside-Wamba 22 avril 1985. Ouest-France

En 1985, Wamba gagne aux points contre Gerrard et sort victorieux de deux autres combats à Saint-Brieuc et Saint-Malo. Il est sur une belle série de dix combats sans défaite dans la catégorie des poids-lourds, avant d'aller affronter Horace Nottice au Royal Albert Hall à Londres, où il est battu le 16 octobre. Wamba manque de combats mais s’entraîne deux fois par jour et continue de progresser. Sa naturalisation semble en passe d'être réglée à la fin de l'année 1985 mais ne le sera effectivement qu'en fin 1987.

Photo publiée dans le Facebook Fan d'Anaclet Wamba, date inconnue

Wamba au niveau européen et mondial

En 1988, la carrière de Wamba se joue maintenant au niveau européen. Un combat doit l'opposer au Belge Yves Monsieur : quatorze combats et deux défaites ! C'est une première étape pour disputer un titre européen. Toujours licencié au Sporting Club Briochin, son professeur est devenu le parisien Dambrosio. Le 13 mars 1988, la salle de Robien est remplie pour voir le champion gagner aux points.

Photo publiée dans "Le retour de boxe anglaise News Officiel"
 En février 89, Wamba boxe à Saint-Brieuc contre Siriki Sanogo, devant un public conquis. Comme le dit son professeur, Bernard Dambrosio : "Son public est ici. Voyez : la salle est pleine. Je dis chapeau. Quand on organise une réunion à Paris avec cinq combats pros, il n'y a pas autant de spectateurs ! " (Ouest-France 28 février 1989)

Wamba avec sa fille. 28 février 1989. Ouest-France

Wamba dominateur devant Sanogo 28 février 1989. Ouest-France

En avril 1989, un millier de passionnés de boxe assiste à la victoire expéditive de Wamba  contre l'Anglais David Muhammed, en douze minutes : "Un vent de passion a secoué les gradins de la salle omnisports de Plérin. Inquiets, mais jamais résignés, puis libérés, les supporters de Wamba peuvent être rassurés :  une chance européenne devrait lui être offerte prochainement."  (Ouest-France 24 avril 1989)

24 avril 1989 Ouest-France

L'ascension de Wamba se poursuit : le 12 novembre 1989, il devient champion d'Europe après son combat contre Angelo Rottoli, à Naples, en Italie, dans une salle pourtant toute acquise à l'Italien. Charles Morin aurait bien aimé organiser le combat à Saint-Brieuc mais les finances du club ne le permettaient pas. En 1990, Wamba ne livre pas beaucoup de combats. Il rencontre John Held en janvier. Le 20 octobre, il bat l'Américain Crower dans la salle de Robien.

Affiche Wamba-Crower 20 octobre 1990. S.C.B

Le samedi 8 décembre 1990, Wamba affronte Duran à Ferrarra en Italie pour un championnat du monde. Mais, après un combat où Wamba semble devoir l'emporter aux points, les juges donnent l'avantage à l'Italien. 

Wamba abattu...11 décembre 1990. O-F
 

Une revanche est organisée six mois plus tard et, le 20 juillet 1991, Wamba acquiert son titre de champion du monde en battant Massimilio Duran à Palerme.

Après avoir atterri à Orly, Wamba, auréolé de son nouveau titre, vient retrouver Charles Morin chez lui à Saint-Brieuc. Poignée de main affectueuse. "T'as pas l'air content", lui lance Charles Morin. "Si, si, ça va" lui répond Anaclet. Le champion raconte que les jours avant le duel ont été difficiles, Duran multipliant les provocations dans la presse. Mais après sa défaite, Duran déclara que Wamba était vraiment un grand combattant. "Et à l'écart des discussions, la petite Jessica Wamba savoure le paquet de sucettes au lait offert par Marie Morin. A son âge, elle ne sait pas encore qu'Anaclet est un grand champion. Pour elle, il est encore mieux que cela : c'est son papa"...(D'après Ouest-France du 23 juillet 1991)

Chez Charles Morin. 23 juillet 1991 Ouest-France

Le vendredi 13 décembre 1991, Wamba remet en jeu son titre de champion du monde des lourds-légers WBC devant Duran. La chaîne Canal + retransmet la soirée en direct.

Wamba 13 décembre 1991 Ouest-France

Dambrosio, son entraîneur, est confiant : "Anaclet n'a jamais été aussi bien physiquement et dans sa tête". Et c'est effectivement Wamba qui conserve son titre ce soir-là... 

Charles Morin, président du S.C.B et Wamba. 25.11.1991 OF
 

Wamba fait une double page du magazine KO avec sa ceinture de Champion du Monde WBC.

Entre deux championnats du monde, Wamba est capable de répondre en toute simplicité à l'invitation d'une classe de collège qui mène une enquête sur le sport de haut niveau avec leur professeur Henri Boitard.

27 mai 1992 Ouest-France
Le 13 juin 1992, Wamba rencontre le russe Andreï Rudenko à Bercy et remporte le combat.

Après la victoire sur Rudenko. 15 juin 1992 Ouest-France
 

Anecdote

En octobre 1992, invité d’honneur au Parc des Princes où il devait donner le coup d’envoi de PSG-Metz, Wamba a failli manquer la cérémonie : il avait oublié son carton d’invitation. Le boxeur Jean-Claude Boutier est venu à la rescousse et tout est rentré dans l’ordre. Deux boxeurs de cette stature, ça ouvre des portes !

Le 16 octobre 1992, le champion du monde des lourds-légers  remet son titre en jeu à 32 ans avec l'ambition, en même temps, de conquérir l'Amérique. Pourtant, dans le privé, Wamba reste un homme discret : "Ni strass, ni paillettes. Anaclet élève ses enfants, retape des vieilles bagnoles et part plus souvent qu'avant à Paris pour s'entraîner." (Ouest-France 16 octobre 1992)

16 octobre 1992 Ouest-France

Dans ce combat, devant plus de 5000 personnes, Wamba ne fait qu'une bouchée de son adversaire Andrew Maynard, champion olympique des mi-moyens, en le mettant au tapis dès le premier round.

Wamba-Meynard. Photo Youtube.com

Les frères Acariès, qui le suivent, lui cherchent des adversaires aux États-Unis.


19 octobre 1992 Ouest-France

En octobre 1993, c'est la première fois depuis soixante ans que deux français s'affrontent dans un championnat du monde. Les frères Acariès, qui organisent les combats, choisissent la salle Marcel Cerdan à Levallois-Perret. Wamba y affronte le jeune et talentueux champion d'Europe, Akim Tafer. Tafer est certain de remporter la victoire comme il l'assure dans Ouest-France le 16 octobre : "Ce titre, je le veux et je l'aurai. J'ai beaucoup travaillé...Je sais que je vais souffrir. Ce sera l'efficacité de mon punch contre son jeu académique, mais je ramènerai le titre chez moi". Akim Tafer déclare aussi que Wamba est trop vieux, qu'il va l'envoyer en retraite pour qu'il s'occupe de ses enfants. Wamba est piqué au vif.

Wamba-Tafer 16 octobre 1993 Ouest-France

Wamba conserve encore une fois son titre devant Akim Tafer qui jette l’éponge au huitième round.

18 octobre 1993. Ouest-France

Tafer-Wamba Site Journaux Collection.com

Sur le plan local, en décembre 1993, Wamba est très suivi par le public sportif. Il remporte le Menhir d’Or récompensant le meilleur champion des Côtes-du-Nord. Plus de 50% des bulletins portaient le nom de Wamba, accueilli par une ovation lors de la remise du prix : « Si je suis champion du Monde c’est grâce à vous tous » lança le boxeur à l’adresse du public.

Très applaudi, comme Hinault, Wamba va recevoir son Menhir d'Or

Gaston Matthieu, l'ancien boxeur, et Wamba

En juillet  1994, « Wamba conserve son titre à l’arraché » comme le titre Ouest-France le 15 juillet.

Le briochin bat l’Américain Adolpho Washington à Monaco, dans une salle avec pom-pom girls et jeux de lumière : une salle qui rappelle Las Vegas. Ce titre, il l'aura défendu à sept reprises, notamment contre les champions Andrew Maynard, John Westhgard ou le français Akim Tafer.

Wamba champion du monde. Publié le 17 mai 2005 Ouest-France

Fin de carrière

Le 3 décembre 1994, le dernier combat en Argentine contre Marcelo Dominguez, signe la fin de la prestigieuse carrière de Wamba : il a alors 36 ans. Ce jour-là, il conserve pour la dernière et septième fois son titre.

Son bilan est alors de 46 victoires (23 KO), d'un match nul et de deux défaites. En décembre 1994, Anaclet Wamba reçoit encore à Saint-Brieuc une distinction pour sa brillante carrière. 

23 décembre 1994 Ouest-France


Trouver un second souffle

Sur le plan sportif, la suite n'est pas facile pour le champion : il doit donner une revanche à Dominguez en juillet 1995 mais déclare forfait pour cause de blessure. Le 20 avril 1996, il perd son titre mais tente de revenir sur le devant de la scène dans un combat contre l'Argentin Marcello Dominguez. Finalement, Wamba est disqualifié pour avoir dépassé de 1,4 kg le poids autorisé dans sa catégorie : il ne peut pas combattre.

Pin's Wamba

Une page est tournée... Dans un article du Télégramme du 6 décembre 2001, on en sait un peu plus sur ce que devient Anaclet Wamaba après son retrait de la vie sportive : "Ceux qui, durant dix bonnes années, n'ont pas manqué un seul de ses combats, et qui, curieusement, ne l'ont plus vu réapparaître depuis cinq ans, mais s'interrogent, émerveillés par la qualité des prestations qu'il livrait régulièrement et notamment dans l'antre de «Robien» qu'il enflammait en compagnie des G. Koffi et F. Laviso, autres professionnels briochins des années 84 à 90. Qu'ils se rassurent, il n'a pas totalement disparu. Grand voyageur, Wamba s'est éclipsé, c'est vrai, chez lui, dans son pays d'origine : le Congo. Périodiquement, il éprouve le besoin de se ressourcer, justifiant ainsi ses mouvements.

Wamba, à l'image de son frère prêtre, souhaite alors oeuvrer pour aider son pays, ses frères : "La terre congolaise est fertile, mais nous manquons de moyens et d'une assistance d'encadrement sous forme de coopération".  En fait, Wamba investit de l'argent dans une affaire de photocopieurs au Congo mais le commerce tourne mal et il est plus sûr de rentrer en Bretagne. Dans les années 80, on le retrouve comme videur dans une discothèque de Plouézec, le Bingo dont Hervé Legoff était le patron. Par la suite, Wamba a fait venir ses anciens copains boxeurs Koffi et Laviso dans cette discothèque (d'après un forum Facebook T'es de plouzec si...).

Photo publiée sur le Facebook Fan d'Anaclet Wamba

En 2003, on retrouve Wamba dans la presse locale : il a reçu trois coups de couteaux le dimanche 20 avril en plein milieu du marché de la Croix-Saint-Lambert à Saint-Brieuc. Blessé, Wamba retourne chez lui et revient sur le marché muni d'une carabine à la recherche de son agresseur. Heureusement, on parvient à le raisonner et il pose son arme. Son agresseur est condamné à quatre mois ferme de prison.(Ouest-France 14 mai 2003)

En 2004, à 10h30 du matin, après avoir bu sept verres de rhum, Wamba est contrôlé en état d'ivresse au volant à Saint-Brieuc. Il ne se souvient pas d'avoir percuté un arbre. Comme cette affaire s'ajoute à deux condamnations en octobre 2002 et 2003 pour conduite en état alcoolique, Wamba écope de quatre mois de prison ferme. Plus d'emploi, sept enfants, la prison : c'est trop pour l'ancien champion qui est K.O debout.  

Cette chute attire l'attention de Pierrick Baudais qui réalise un portrait très attachant d'Anaclet Wamba en quatrième de couverture de l'édition de Ouest-France du 17 mai 2005. On y découvre une force de la nature habitée par une personnalité d'une sensibilité à fleur de peau, meurtrie par les épreuves de la vie...


Anaclet Wamba 17 mai 2005 Ouest-France

Le journaliste rappelle que Wamba n'a jamais vraiment récolté les fruits de son succès sportif : il ne sait pas se mettre en avant, "c'est plutôt un taiseux. Un besogneux aussi. « C’est le boxeur le plus facile à diriger que j’ai eu à entrainer », confirme Bernard Dambrosio. Un bosseur habité d’une certitude : il faut usiner ce corps-armure pour mieux éviter les coups. Courir, gifler le parquet avec la corde à sauter. Et, entre la poire et le cordage, enchaîner les combinaisons. Cette discipline de fer, Anacalet Wamba se l’est imposée durant des années et lui seul sait pourquoi. Peut-être pour dépasser cette enfance où, dans les rues de Liranga, au Congo, il jouait à la boxe avec ses copains. « On fabriquait des gants en tissu qu’on rembourrait d’ouate. »

Sa reconversion dans une vie professionnelle, en dehors de la boxe, a été un échec et Wamba ne cherche pas à rejeter la faute sur les autres : "Seule certitude, onze ans après son dernier titre mondial, le champion vit aujourd'hui avec le RMI et se retrouve sans emploi."

Depuis cet article en 2005, les années ont passé mais Wamba ne semble pas être encore parvenu à trouver un nouvel équilibre.

On ne peut que souhaiter à l'ancien champion de retrouver un second souffle et le nom de Wamba fait encore rêver avec la nouvelle génération. Dans la famille Wamba, il faut compter sur la relève avec Nicolas, le fils, devenu lui aussi champion du monde junior, mais de full contact, en septembre 2004 ; puis champion du monde WKN de kick-boxing en mars 2014.

Nicolas Wamba à droite. 25 mars 2014 Ouest-France

Richard Fortat. Octobre 2025.


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Palmarès complet de Wamba chez les professionnels, cliquer ici

Pour découvrir toute l'histoire de la boxe à Robien, cliquer ici

 
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« La boxe a toujours été un jeu. En face de moi, j’avais un adversaire. Pas un ennemi »

Anaclet Wamba 

 
Sources 

Archives Ouest-France

Le Télégramme 6 décembre 2001

Wikipédia

Fan d'Anaclet Wamba. Facebook, cliquer ici
 
Anaclet Wamba, BoxerList (site Internet)
 
17 mai 2005 Ouest-France

 
 


mardi 9 décembre 2025

La famille Tricoire, des industriels forains en Bretagne

Cet article est lié au départ à l'histoire des fêtes foraines dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc, puis plus largement aux autres fêtes foraines du secteur de Saint-Brieuc et de Bretagne.

La famille Tricoire est une grande famille d'industriels forains depuis le début le 19e siècle et a de profondes attaches dans l'Ouest de la France et en Bretagne.

Elle est associée à la famille Greneux par le mariage de M. Tricoire, industriel forain, avec Mlle Greneux. Cet article est écrit à partir d'articles de presse et de recherches sur un site de généalogie, il ne prétend pas faire le tour complet de l'histoire de la famille Tricoire et ne demande qu'à être complété...

Les ancêtres Tricoire

La famille Tricoire est de longue date dans le monde forain. Ainsi, Gérard Tricoire, né en 1944, parle de ses parents, grands-parents et arrière grands-parents dans le métier. Ses parents fabriquaient des bonbons devant les clients des fêtes foraines. En 2006 dans un article du Télégramme, on peut découvrir quelques souvenirs confiés par Gérard Tricoire, forain à la retraite, parlant d'un temps "où l'on tirait la carriole avec les chevaux. A l'époque faire Vingt kilomètres, c'était un véritable voyage".

Qui étaient ces ancêtres Tricoire ? C'est ce que nous allons essayer d'éclairer...


Joseph Tricoire (1860)

Joseph Auguste Tricoire est né en 1860. Il était marchand forain et habitait rue du Chêne à Cholet. Il était marié avec Marie Augustine Richard, née en 1856. Le couple aura Léon Tricoire né en 1898 (voir ci-dessous).

Léon Tricoire (1898-1959)

Léon, François Tricoire est né le 24 avril 1898 à Cholet dans le Maine-et-Loire. Il est de la classe 1918, matricule 1172, enregistré en 1918 comme chaudronnier-soudeur.

Il s'est marié avec Augustine Aubron (1901-1945) le 23 octobre 1923 à Cholet. Le couple aura plusieurs enfants dont Gérard Tricoire né en 1944 (voir plus bas). Augustine Aubron est née le 30 décembre 1901 à Clisson (44) et elle est décédée à Cholet à l'âge de 44 ans.

Léon Tricoire est décédé en 1959 à Cholet à l'âge de 62 ans.

Une première trace dans Ouest-Eclair le 12 décembre 1928 à la 5e Foire-Exposition d'Ancenis, fait apparaitre le nom de Tricoire dans le palmarès de la catégorie Confiserie-Pâtisserie.

Le 15 décembre 1938 Léon Tricoire, confiseur à Cholet est mentionné dans le palmarès de l'exposition d'Ancenis, ainsi que Tricoire fils, également confiseur à Cholet dans le Maine-et-Loire.(Fiche sur le site Généanet, cliquer ici)

Depuis au moins 1930, où il est mentionné dans la presse comme confiseur à Cholet, rue du Puits-Gourdon, M. Tricoire vivait  à Cholet et exerçait dans les fêtes foraines. En 1935, on note le décès d'Augustine Tricoire, place Saint-Pierre à Angers, âgée de 44 ans, marié avec M. Hubert Chabot. En 1977, Georgette Tricoire, confiseur forain, est décédée à Angers le 25 novembre. Sylvain et Vincent Tricoire avaient un "slalom Géant" et on les trouvait sur les fêtes foraines d'Angers et de Cholet (en octobre) par exemple.

Tricoire. Années 80. Document publié sur "Fêtes foraines de Bretagne et d'ailleurs".

Les familles Greneux et Tricoire

Aimé Greneux fréquentait la fête foraine de Saint-Brieuc depuis 1922. Plus tard, il continua de venir avec sa fille et son gendre, M. Tricoire (peut-être à droite sur la photo ci-dessous?).

Aimé Greneux et toute sa famille. 24 juin 1955 Photo Ouest-France

Les forains sur la Place de Robien en 1967

Sur ce plan établi par la municipalité de Saint-Brieuc pour indiquer le placement des marchands forains en 1967, on découvre les noms des habitués des fêtes foraines du quartier de Robien : Tricoire, Hoffman, Mouton, Figuier...

Gérard Tricoire

Gérard Tricoire est né dans une caravane, comme son épouse Joëlle. Mais la caravane qu'il occupe n'a rien à voir avec celle de son enfance, elle fait soixante-dix mètres carrés habitables, pèse vingt-deux tonnes et doit être déplacée par un poids-lourd, ce qui ne l'empêche pas de partir en novembre de Vannes en direction d'Angers puis de Rennes, Saint-Malo et Dinan... Avec son épouse ils vont aussi dans l'ouest sur Caen, l'Aigle, Laval...

Joëlle et Gérard Tricoire. 6 novembre 2006 Le Télégramme

En 2010 dans un autre article de Ouest-France Gérard Tricoire,  évoque les grandes foires au vin d'Ancenis-Saint-Géron, à l'origine de la fête foraine qui se déroulait sur trois dimanches dans cette commune. Tout le département de Loire-Atlantique y venait et dans les années 60 l'ambiance y était exceptionnelle. Et ses souvenirs remontent encore plus loin : "Les baraques de catch, la femme sans corps, celle plongée dans un cercueil de serpents... on ne met plus un sou pour voir un Lilliputien..."

Gérard Tricoire avec ses neveux Meson et Brice 10 octobre 2010 Ouest-France

Gérard Tricoire n'a pas continué dans la confiserie comme ses parents mais a tenu un stand de karting puis d'auto-tamponneuses dans les années 70. Un "Husky-bob" lui a succédé avant une "Rivière enchantée", sorte de train fantôme féérique. 

 

Gérard Tricoire 27 mars 2016 Ouest-France

Enfin, il s'est spécialisé dans "les pinces à peluches" appelée aussi "Pinces de China-town".

Gérard Tricoire et Dominique Rainfroy, co-fondateurs du marché de Noël à Rennes. 2020 Ouest-France

 

Le camion de la famille Tricoire

Ce camion Matterhorn, ci-dessous, immatriculé en Loire-Atlantique était celui de la famille Tricoire. La photo a été prise à la Fête foraine de Landerneau en 2012.

Photo postée par Alain François dans Forain d'autrefois

 

Si vous avez des documents ou des témoignages à apporter sur les familles d'industriels forains de Bretagne, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page.


 

A suivre, d'autres familles d'industriels forains 

en Bretagne :

 

La famille Audroin, cliquer ici

La famille Chira, cliquer ici

La famille Coéffic, cliquer ici

La famille Descamps, cliquer ici

La famille Drouet, cliquer ici

La famille Figuier, cliquer ici

La famille Greneux, cliquer ici

La famille Hoffmann, cliquer ici

La famille Mouton, cliquer ici

L'histoire de Romain Mouton, appelé le Père Mouton, cliquer ici

L'histoire de la famille Watrin, cliquer ici 

L'histoire de la famille Lafosse, cliquer ici

 

Pour lire l'article sur les Fêtes foraines à Robien et dans le secteur de Saint-Brieuc, cliquer ici


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Sources

Nombreuses recherches dans les archives de Ouest-France et du Télégramme.

Facebook "Forain d'autrefois", cliquer ici 

Facebook "Fêtes foraines de Bretagne et d'ailleurs", cliquer ici

Site de généalogie Généanet, fiche Léon Tricoire, cliquer ici 

Acte de naissance en ligne de Léon Tricoire, Cholet, 1898, cliquer ici ou voir ci-dessous avec les mentions de mariage et de décès.

 


 

 

L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

Le quartier de Robien à Saint-Brieuc s’est vraiment peuplé il n’y a pas plus d’un siècle, mais son histoire présente de multiples intérêts ...