lundi 11 septembre 2023

Les entreprises de Robien à Saint-Brieuc, la scierie Aubin, rue André Gide. 1946-1984

 

 

La scierie Aubin, du nom de son propriétaire M. Jean Aubin, se situait dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc. On y accédait par le chemin Béziers Lafosse (devenu plus tard une rue), proche de la rue Jules Ferry.

Son père, Joseph Aubin, né vers 1898, était également exploitant forestier et peut-être lié à la création de l'entreprise. A la fin de sa vie, il est décédé à son domicile 27 rue Jean Jaurès en 1969.

Au premier plan le boulevard Hoche et au second plan la scierie avec son bois entreposé. Photo 1971 Musée de Bretagne.

La scierie de Saint-Brieuc est liée à la scierie Aubin de Plaintel dont la famille Aubin est également propriétaire.

Dans le registre des sociétés, on trouve la trace de la constitution officielle de la société Aubin, immatriculée le 28 juin 1946 et enregistrée le 1er janvier 1955, 22 rue André Gide à Saint-Brieuc. 

M. Aubin a repris la scierie d'Ernest Roy en 1955. Cette histoire de M. Roy est racontée dans un autre article ici

 

La localisation de la scierie Aubin

A Saint-Brieuc, cette entreprise était composée de plusieurs bâtiments et d'endroits de stockage non-couverts comme on le voit sur la photo ci-dessous des années 40-50. Autour il n'y a encore que des champs et des jardins ouvriers, la rue de l'Ondine ne rejoint pas encore la rue Béziers Lafosse.

Photo aérienne, fin des années 40. Archives municipales


Cette autre photo aérienne des années 40 nous fait découvrir la scierie mais aussi toutes les terres cultivées qui l'entourait !

Photo aérienne, années 40. Archives municipales

La scierie Aubin au centre de la photo.1962. Photo Musée de Bretagne
 
 
Sur la photo ci-dessous, plus récente, on constate que l'habitat s'est resserré autour de la scierie et d'autres bâtiments, très imposants, ont été construits. On distingue des planches stockées à l'extérieur le long de la rue de l'Ondine, une rue qui est en train de se développer.   
 

Photo archives municipales 11Fi1935-01. Agrandissement.


Sur cette autre photo, on voit une partie de la scierie dans la rue de l'Ondine, sur le côté gauche en venant du boulevard Hoche.

Photo Ouest-France, années 80



Les spécificités de l'entreprise

La société Aubin est spécialisée dans l'exploitation forestière des bois du pays mais aussi des bois du Nord et de pays exotiques. Elle commercialise des parquets, des panneaux, des menuiseries.

Le devenir de l'exploitation forestière en Bretagne est un sujet d'interrogation à la fin des années 60. Ouest-France y consacre une page entière le 6 janvier 1969.

 

6 janvier 1969 Ouest-France

Dans cet article, on retrouve une intervention faite par Jean Aubin le 9 mars 1968 à Comper lors d'une réunion d'études sur les débouchés industriels de la forêt dans l'Ouest. 

M. Aubin recense alors 175 scieries, dont beaucoup de petites exploitations, qui produisent dans les Côtes-du-Nord 30.000 m3 de feuillus et conifères, employant de 300 à 350 ouvriers. Il convient d'y ajouter 3 à 4 débardeurs indépendants. 

M. Aubin n'est guère optimiste sur l'avenir des scieries, estimant que leur nombre ira en diminuant. "La solution à leurs problèmes de rentabilité passe par l'utilisation des produits secondaires et sous-produits, la modernisation de leurs équipements, et sans doute aussi par une certaine concentration."

 

La scierie Aubin dans la presse

La société Aubin passe de temps en temps des annonces dans Ouest-France pour recruter du personnel, informer que l'entreprise continue de fonctionner pendant les périodes de vacances scolaires, simplement pour se faire connaître ou à l'occasion d'un accident d'un camionneur !

Aubin. 26 avril 1969 Ouest-France

Annonce Ouest-France 4 octobre 1969

Annonce Ouest-France 13 mars 1971

13 novembre 1975 Ouest-France

23 avril 1977 Ouest-France

Annonce Ouest-France 5 janvier 1980

 
Annonce Ouest-France 6 août 1981



Un permis de construire 1980

Le 18 septembre 1980, M. Aubin dépose un permis de construire dans le but de surélever un bâtiment déjà existant. 

Différents plans sont ajoutés au dossier.







Les premières difficultés de l'entreprise Aubin. 1983-1984

Un article de Ouest-France daté du 24 avril 1984 fait le point sur la situation de l’entreprise qui traverse alors des difficultés :

« La société Aubin est une entreprise familiale ancienne qui avait quelque peu changé d’orientation et s’était développée il y a un an. Ce qui montre, qu’en matière économique, les choses peuvent aller très vite.


L’entreprise Aubin est implantée à Saint-Brieuc, rue André Gide : là se trouvent les services généraux et l’activité d’importation du bois et de négoce de produits dérivés qu’elle ne fabrique pas elle-même (portes, baguettes, moulures, contre-plaqué etc.). Une trentaine de salariés travaillent rue André Gide.

A Plaintel est installée la scierie qui emploie une quarantaine de personnes ».

On apprend ensuite que l’entreprise a ouvert une unité  de rabotage pour maisons à ossature bois à Saint-Brieuc à la Ville-Bernard, employant une cinquantaine de personnes. Mais ce marché s’est écroulé en 1983, mettant en péril l’ensemble de l’entreprise qui est alors en règlement judiciaire.

En avril 1984, la société Aubin dépose son bilan. Elle employait alors 120 personnes sur ses deux sites de Saint-Brieuc et de Plaintel.

 

La fin de l'entreprise

En janvier 1993, la scierie Aubin de Plaintel (52 salariés) est mise en liquidation et un conflit oppose le PDG Rémy Aubin (propriétaire du matériel) à son père Jean Aubin (propriétaire du terrain et des bâtiments)...

2 janvier 1993 Ouest-France

 

L'évolution de ce secteur de Robien

Dans ce secteur du quartier Robien, après l'abandon des activités de la scierie et d'une entreprise de construction de caravanes, en 2010, l’espace en friche a été complètement transformé. Terre et baie Habitat a fait construire le long de la rue de l'Ondine, une résidence toute bardée de bois, rappelant d'ailleurs la scierie qui s'y trouvait avant.

Un autre ensemble de bâtiments neufs beaucoup plus imposant, ayant pour nom « Les Jardins d’Ondine », est dans le prolongement Est. L’accès se fait par la rue André Gide.

Rue de l'Ondine, Terre et Baie Habitat. Photo RF

Résidence "Les Jardins d'Ondine", avec la piscine au milieu, vue aérienne.

 
 
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La scierie d'Ernest Roy, impasse Jules Ferry (rue André Gide), cliquer ici
 


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Sources
 
Témoignages de Jean-Luc Rizzo et Christian Prigent, habitants du quartier dans les années 60.
 
Photos aériennes, Archives municipales et Musée de Bretagne. 
 
Articles Ouest-France années 80 : 10 avril 1984 (liquidation)

Permis de construire Aubin 1980 : dossier 264 W 24. Archives municipales

Registre des sociétés, cliquer ici

 

 

samedi 19 août 2023

Entreprise Rohou, succursale de Saint-Brieuc, 42 rue Emile Zola. 1972-1973

 

Jean Rohou. Photo Le Télégramme 2005

 

A la fin de l’année 1972 et au début de l’année 1973, l’entreprise Rohou (Jean Rohou PDG), bien connue à Carhaix, publie des annonces dans le but de recruter du personnel pour ses chantiers prévus à Saint-Brieuc.

La domiciliation de cette succursale de Saint-Brieuc est au 42 de la rue Emile Zola dans le quartier de Robien.


Annonce Rohou. 13 décembre 1972 Ouest-France

 
La boite aux lettres d'une entreprises au 42 rue Émile Zola.

Jean Rohou est un personnage public particulièrement en vue en Bretagne, né en 1921, Maire de Carhaix élu de 1957 à 1977, conseiller général, conseiller régional,  Président du club de football de Rennes en 1970-1971 quand le stade Rennais gagna la coupe de France...

 


Les difficultés de l'entreprise Rohou

En juin 1973, rien ne va plus, l’entreprise affiche un déficit de 15 millions de francs et elle est mise en règlement judiciaire. « Le jugement du Tribunal de Morlaix  concerne tant l’affaire que M. Jean Rohou exploite à Carhaix que ses succursales gérées en société anonymes à Rennes, Quimper, Brest, Auray et Saint-Brieuc ». (Ouest-France 12 juin 1973)

 

 
Ouest-France 12 juin 1973

L’entreprise emploie 300 personnes en tout dont 150 à Carhaix. Sur Saint-Brieuc, elle est chargée du terrassement du parking de la Vallée de Gouédic (un travail sur deux années) et d’autres aménagements à la Croix Saint-Lambert.

Quand les vingt-deux ouvriers de l’agence de Saint-Brieuc reçoivent leurs lettres de licenciement, ils expriment leur mécontentement  en occupant les deux chantiers de l’entreprise.


Ouest-France 20 juin 1973

Le 22 juin, l’agence Rohou de Saint-Brieuc est définitivement fermée. Les ouvriers de l’entreprise Rohou de Carhaix reprennent le chantier de la Croix Saint-Lambert. Par contre une autre entreprise devra être trouvée pour terminer les terrassements à Gouédic.

Ainsi se termine l'histoire de la succursale de l'entreprise Rohou à Saint-Brieuc. Mais ce n'était pas la fin de l'histoire du parking de Gouédic qui avait mal commencé comme on vient de le voir.

Le parking sera livré en 1975, la présence d'amiante révélée en 2007, le désamiantage commencé en 2014. Finalement ce parking ne rouvrira qu'en 2020...

 

 

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Sources

Recherches dans les archives de Ouest-France : 13 décembre 1972, 5 janvier 1973, 12 juin 1973, 20 juin 1973, 23 juin 1973.

 

 

Traces de l'identité bretonne à Robien. Saint-Brieuc


 


Des sensibilités et des histoires personnelles

Depuis un siècle, les habitants de Robien ont éprouvé le besoin de marquer personnellement sur leur habitation l’empreinte de leur identité bretonne. 

L’identité bretonne est forte à Saint-Brieuc, il n’est donc pas étonnant que l’on retrouve ce marquage culturel à Robien.

Blanche Rousselet, habitante de Robien, vers 1910 (1893-1973)
Détail de cartes postales anciennes de Robien.

 

Chacun choisit, selon sa sensibilité et son histoire personnelle, ce qu’il va mettre en avant. Certains restent dans la symbolique avec le triskell, l’hermine, la croix celtique.

Ces motifs sont appliqués sur une porte d’entrée ou sur un portail avec de la ferronnerie, ou bien gravés dans la pierre. 

D’autres placent une statuette d’un saint breton dans une niche en façade (St Brieuc avec le loup, St Yves le patron des avocats…).
Mais ce que l’on voit le plus souvent ce sont ces petites plaques (en marbre pour les plus anciennes) avec un nom ou une expression en langue bretonne. C’est une affirmation individuelle, parfois de l’ordre de l’intime.
On y retrouve des références propres à la Bretagne qui rappellent les éléments comme le vent, la mer… 

 

Robien, un quartier accueillant de longue date pour la culture bretonne

21 février 1963. Le Télégramme. Fonds Salaün. Archives départementales

 

Dans un article du mardi 26 février 1963, titré « Le bal breton à Robien de dimanche », le journal Le Télégramme s’interroge : « Sommes-nous à la veille d’une nouvelle vague des bals bretons ? Telle est la question que l’on peut se poser en constatant le succès que connut le bal organisé par le Foyer culturel breton ».

Le journaliste poursuit en indiquant qu’après un excellent goûter, « place fut faite à la danse. Binious et bombardes, ou plus simplement chants, entrainèrent toute la jeunesse. Et quelle fraicheur ! Quel dynamisme ! Quelle vie ! ». Les présences de M.Erwan Ropers, secrétaire général de Kendalc’h et de M. Tostivint, professeur honoraire à Le Braz, sont signalées.

Pour parler du même événement, Ouest-France titre « Journée d’amitié du Foyer Oaled ab Herve, salle de Robien". La directrice du Foyer était alors Mme de Bellaing que l'on retrouvera bien plus tard, toujours en première ligne, pour la promotion de la culture bretonne.

25 février 1963. Ouest-France. Fonds Salaün. Archives départementales

 

A propos de la langue, on peut noter que dans le quartier de Robien, la langue régionale tient une place importante, comme en témoignent la présence de l'école Diwan, créée en 1979 et depuis 1986 à Robien, et celle du Centre culturel breton Abherve, implanté depuis 1997 (avec des panneaux indicateurs bilingues).

Rue Jules Ferry, St Brieuc

Dans les années 90, le bagad de Saint-Brieuc répète dans la maison de quartier de Robien et des cours de bombarde, batterie écossaise et cornemuse sont donnés une fois par semaine (Le Griffon 1997 numéro 139).

Le Griffon numéro 139. Archives municipales

 

Les noms de rues

Les noms de rues qui évoquent la culture bretonne ne sont pas absents dans le quartier, citons Anne de Bretagne (duchesse de Bretagne et reine de France), François-Marie Luzel (collecteur de contes et chants bretons), Paul Le Flem (compositeur inspiré par la Bretagne), François Menez (écrivain et journaliste breton)...


Paul Le Flem, compositeur. Photo Le Griffon



Enfin, on remarque que ces références bretonnes, liées à l'habitat, se retrouvent en grand nombre dans les maisons construites dans les années 30 pour les maisons de style néo-breton. Cette période et ce style mettaient en avant le régionalisme. L’époque contemporaine est également riche en signes bretons, signe d'un regain d'intérêt porté à cette culture.

 

Petit florilège de l'empreinte bretonne à Robien, rue par rue (une cinquantaine d'exemples !) 

Regardez bien autour de vous, il y en a sans doute autant qu'à Robien !

Cet article est une invitation à scruter les maisons et à essayer de décrypter leur charme et à trouver ce qu’elles ont d’unique.

 


Rue du Pré-Chesnay
Numéro 9 plaque : Va Neiz bihan, Mon petit nid.



Numéro 11 plaque : Ty an Avel, Maison du vent



Numéro 14 plaque : Ker Bugalic, Maison du petit enfant 



Numéro 43 : War an uhel, Sur le haut.
Ce portail en fer forgé a été commandé par les premiers propriétaires M et Mme Lefur qui étaient très attachés à la Bretagne. 


Numéro 49 : statuette de St Yves (St Yves est fêté le 19 mai, jour de la fête de la Bretagne)

Cette maison a été construite en 1943 par des personnes très pieuses. 


"Placer sa maison sous la protection d'un saint patron est une évidence des Bretons. Rapportées ou incorporées dans le mur, ces niches sont régulièrement agrémentées de bouquets de fleurs".  

L'âme des maisons bretonnes. Editions Ouest-France

 

Numéro 53 : numéro de la maison avec un triskell de part et d'autre




Numéro 67 : statuette de Sainte Anne (Sainte Anne est fêtée le 26 juillet, c’est la Sainte patronne de la Bretagne et la patronne de la paroisse de Robien)




Rue du Tertre Marie-Dondaine

Numéro 46 : Ker Anna (c'est le prénom d'Anna Marquer, l'habitante de la maison)


Rue Luzel

Numéro 56 plaque : motif avec un bateau breton traditionnel, le Grand Léjon (céramique d’Étienne Hück, potier au Légué).
Ce bateau a été construit entre 1988 et 1992 à la demande de l’association pour Le Grand Léjon et il a été mis à l’eau en mai 1992 au port du Légué.



Numéro 37 bis : triskell




Numéro 39 : porte avec des motifs comme sur les lits clos




Numéro 49 plaque : Kan Avel, Chant du vent


 
Rue du Coucou

Numéros 4 et 6 : au niveau des épis de faitage, deux hermines et un triskell
C’est M. Rouxel, le propriétaire qui a fait réaliser ces épis de faîtage par Joël Babey un artisan de Plouha en 2007.

Photos RF 2020
 
Photos RF 2020

 

Toujours dans la rue du Coucou : Ker Roger



Rue de l’Ondine

Numéro 56 peinture sur ardoise (années 2010) avec maison bretonne aux volets bleus de l’île de Houat dans le Morbihan, un endroit particulièrement aimé par la propriétaire des lieux. 




Numéro 58 peinture sur ardoise (années 2010) avec maison bretonne


 

Avenue des Tilleuls

Numéro 1 plaque : Ker Ste Thérèse



Rue Jules Ferry

Numéro 70, plusieurs auges en pierre comme on en trouve dans les fermes bretonnes.




Numéro 141, plaque avec un bateau breton traditionnel, le Grand Léjon (céramique Etienne Hück)


Boulevard Hoche

Numéro 18 auge en granit




Numéro 26 : Roc Bihan.

Le nom du foyer Roc Bihan renvoie à l’origine du nom de Robien (Roc’h bihan = petit rocher)


 Numéro 44 : Ty Mam Goz (maison de grand-mère)


Numéro 89 plaque Ty bihan (petite maison)


 Numéro 96 :  Ker Pierric



Rue de Robien

Numéro 1 motifs celtiques sur les ferronneries

 



Numéro 4 plaque : Ker Men, Maison en pierre


 
Rue Aristide Briand

Numéro 15 plaque : Sked an heol, Rayon de soleil




Numéro 16 portail avec motifs celtiques (imaginé par Didier le Buhan) Les motifs stylisés ont été mis en valeur par le travail de ferronnerie réalisé par un artisan. Les thèmes représentés sont liés aux trois éléments : air, eau, feu. Tout à fait à droite, un motif évoque les gorges de Toul-Goulic (entre Trémargat et Lanrivain).




 
Rue Condorcet

Numéro 46 : petite plaque en céramique avec une hermine

 
Rue Albert Thomas

Numéro 3 : croix celtique sur une entrée de l’école Ste Bernadette (différente de la croix de l’église catholique romaine)



Numéro 5 : saint breton




Numéro 14 plaque : Ker Annick (Ce nom est lié au salon de coiffure qui se trouvait autrefois au rez-de-chaussée  et qui était tenu par Annick Le Bail)


Annonce parue dans Le Moniteur des Côtes-du-Nord 7 août 1943

 
 
Rue Abbé Garnier

Numéro 29 panneau : Laz bleuenn, Très fleuri 




Numéro 41 plaque : Ker Avoel, Maison du vent



Rue Bir Hakeim

Numéro 9 plaque : bateau breton traditionnel, le Grand Léjon (céramique Etienne Hück)




Numéro 12, plaque : Ker Josette




Numéro 31: motifs géométriques sur les ferronneries de porte


 
Boulevard Jean Macé

Numéro 5 plaque : Min ma Bro, Pierre de mon pays.
La personne qui a fait construire la maison était propriétaire d'une carrière de granit à Perros-Guirec. Elle était très attachée à la Bretagne et à ce coin du Trégor qui a fourni la pierre de bien des maisons du quartier, d'où ce nom de "Pierre de mon pays".




Numéros 9 et 11, statuette dans une niche.
Cette maison néo-bretonne exceptionnelle a fait l'objet d'une description détaillée.



Rue Louis Blanc

Numéro 15 plaque : Hiboud an Aven, Murmure du vent (la plaque est cachée par une haie)

Hiboud an aven. Photo RF 2022



 
Rue Chapelain de la Ville Guérin

Numéro 26, peintures extérieures de 1977 sur la maison qui était celle où vécut André Coupé jusqu’en 2009. André coupé était très inspiré par la Bretagne. Il ne parlait pas breton mais les deux thèmes de sa peinture murale font référence à l’Armor et l’Argoat. Ils sont appelés : « Beteg ar mor braz » (Jusqu'à l'océan) et « Dreist al lann » (à travers la lande).

Beteg ar mor braz. Photo RF 2020

 
Rue Anne de Bretagne
Numéro 12, plaque : Ker-Eole (Maison du soleil)

Numéro 46, hermine


Boulevard Paul Doumer

Entre le numéro 1 et le numéro 3, plaques de ciment ajourées séparant deux maisons avec le motif de l'hermine.


 
Rue de Trégueux

Numéro 20, rue de Trégueux, plaque avec le nom de la maison "Ker Joëlle"

 

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L'histoire de l'école Diwan à Robien, depuis 1986, cliquer ici

 

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Sources

Promenades et enquêtes dans le quartier entre le 13 et le 23 avril 2020 (Période très propice aux déplacements très courts pendant cette période de confinement !). 

La photo de Blanche Rousselet (1893-1973) a été aimablement envoyée par sa petite fille Chantal Le Calvez.

Toutes les photos sont prises dans le quartier de Robien. Photos Richard Fortat

Entretien avec Didier Le Buhan pour la traduction des noms, du breton au français. 

Articles de Ouest-France 25 février 1963 et du Télégramme 21 février 1963. Fonds Salaün. Archives départementales.


 

 

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