jeudi 20 mars 2025

Jean-Yves Calvez (1927-2010) prêtre, philosophe, économiste, écrivain.


Dans les années 30, Jean Calvez, comptable et Claire-Marie Calvez, née Lemaire, habitent dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc. Ils viennent assidument à l'église de la paroisse mais n'imaginent pas que leur fils Jean-Yves aura plus tard d'importantes responsabilités dans le monde catholique.

Jean-Yves Calvez gardera une grande fidélité à sa paroisse, peu après son ordination il viendra célébrer la messe du 4 août 1957 à l'église Saint-Anne de Robien.

Jean-Yves Calvez, né le 3 février 1927 à Saint-Brieuc et mort le 11 janvier 2010 à Paris dans le 1er arrondissement, était un prêtre jésuite français, philosophe et économiste, expert en marxisme et professeur de philosophie sociale. Le journal Le Monde, au moment de son décès en 2010, n'hésitait pas à écrire : "Il était l'une des plus grandes personnalités jésuites du XXe siècle".

J.Y Calvez 26 janvier 2000. Ouest-France

La carrière de Jean-Yves Calvez

Après avoir fait des études secondaires au collège Kreizker à St Paul de Léon, où il reçoit les cours du chanoine Hervé Tanguy ; à 16 ans, Jean-Yves Calvez entre au noviciat de la Compagnie de Jésus (d'où vient le nom "jésuite") à Laval le 23 octobre 1943. 

À la suite de sa formation religieuse, il fait de brillantes études à l’Institut d’Études Politiques et l’Institut de Droit International de Paris. Il est également diplômé de l’École des Hautes Études. En 1953, il enseigne les sciences sociales chez les jésuites de Chantilly. Plus tard, il y reviendra en tant que professeur en philosophie et en sciences sociales.

En 1956, Jean-Yves Calvez publie un ouvrage de référence intitulé : La Pensée de Karl Marx, éditions du Seuil (un ouvrage réédité en 2006).


L'intérêt de cet intellectuel, fermement ancré dans les milieux catholiques, pour l’œuvre de Karl Marx lui vaut beaucoup de curiosité chez ses pairs.

Jean-Yves Calvez a toujours cherché à relier les questions sociales, économiques et politiques, dans une optique chrétienne. Ouvert sur le monde, il est un fervent partisan de la « doctrine sociale de l’Église ».

Le 31 juillet 1957, il est ordonné prêtre à Lyon et le 4 août il célèbre la messe à Robien.

Dans les années 60, il voyage à travers le monde et se rapproche des théologiens de la libération, particulièrement en Amérique Latine. En janvier 1981, son nom est cité pour devenir le successeur du cardinal Marty à la tête de l’archevêché de Paris (Ce sera Jean-Marie Lustiger qui sera choisi).

Jean-Yves Calvez participe à la rédaction de textes pour le Concile Vatican 2 et pendant quatorze ans, il travaille à Rome aux côtés du supérieur général des jésuites Pedro Arrupe.


Jean-Yves Calvez et la Bretagne

Jean-Yves Calvez répondra à diverses sollicitations qui lui sont faites pour participer à des rencontres en Bretagne. On en retrouve la trace dans la presse locale.

Dans son édition du 25 septembre 1991, Ouest-France présente une table ronde organisée à la Chambre de Commerce de Saint-Brieuc sur  « Cent ans de présence des  chrétiens dans les transformations sociales ».

Y participent des personnalités du monde syndical, de l’entreprise et « le père Calvez » est l’invité d’honneur : « Cette table ronde bénéficiera du concours d’un penseur éminent, le père Jean-Yves Calvez, briochin et jésuite, aujourd’hui directeur de la revue « Etudes » et du Centre de Recherche et d’Action Sociales de l’Institut catholique de Paris. Le père Calvez est reconnu à travers le monde pour ses travaux sur les questions sociales et en particulier sur le marxisme en URSS. Expert auprès du Vatican, il a d’ailleurs eu très souvent l’occasion de rencontrer la nomenklatura soviétique. En ces temps incertains où l’histoire bascule et où les hommes sont appelés à remettre leurs pratiques en cause, l’expérience du père Calvez devrait éclairer le débat d’un jour particulier et élargir la réflexion aux dimensions du monde ».

Jean-Yves Calvez vient aussi à deux reprises, en janvier 1999 et 2000, à Saint-Jacut-de-la-Mer pour des rencontres inter-religions. Il va y débattre avec des représentants des communautés juives et musulmanes.

4 janvier 1999. J-Y Calvez à gauche. Ouest-France

4 janvier 2000. J-Y Calvez à droite. Ouest-France


 

Témoignage de Jean-François Garnier

"Je n'ai pas connu Jean-Yves Calvez personnellement, mais j'ai connu ses parents qui fréquentaient l'église de Robien tous les dimanches. Ils étaient du quartier et mes parents les connaissaient bien. J'ai découvert l’œuvre de Marx grâce à lui. Le côté discret et humble de ses parents ne doit pas nous faire oublier que ce grand intellectuel était un enfant du quartier".


Retour au sommaire ICI

Si vous avez des éléments pour compléter cet article  (photos, témoignages...) merci d'utiliser le formulaire de contact en haut à droite...
 
J.Y Calvez

 

Sources

Fiche Wikipédidia

Who's Who in France, cliquer ici

Articles de Ouest-France

Témoignage de Jean-François Garnier (à qui l'on doit cette piste de recherche sur J.Y Calvez). 


Archives départementales. Bulletin paroissial Robien 1911-1962

 

 

 

 


samedi 15 mars 2025

Les pionniers du football à Saint-Brieuc, le Stade Briochin (1904 à 1966)

En 2024-2025, le Stade Briochin réalise un magnifique parcours en Coupe de France : ayant éliminé plusieurs équipes de divisions supérieures, il s'incline en quart de finale face au Paris Saint-Germain le 26 février dans un stade de Rennes rempli à cette occasion. Mais ce n'est pas la première fois dans leur histoire que les Griffons se distinguent. Ils sont les héritiers d'une longue tradition commencée en 1904 à Saint-Brieuc. Retour sur ces pionniers du football...

Les débuts du football en Bretagne

Le football ne s'est pas développé si facilement en France au 20e siècle et ce n'est qu'en 1930 que se déroulera la première Coupe du monde. 

En Bretagne, le football est arrivé grâce aux anglais à Saint-Servan vers 1880-1890 où il y avait un collège pour les enfants des ouvriers qui travaillaient dans les compagnies maritimes. Un premier Stade rennais voit le jour en 1902 et deux ans avant le Stade Briochin Football. En 1912, un championnat dans l'Ouest va réunir 6 clubs avec Rennes, Saint-Servan, Laval, Saint-Brieuc. Les joueurs briochins sont entourés de joueurs anglais...

La toute première équipe du Stade Briochin de football. Assis au premier rang, de gauche à droite : Guibert, Joseph Connan, Guillaume Le Lousse (premier président jusqu'en 1911), Eveillard. Debout au second rang, de gauche à droite : Gaillard, Chauvel, Le Yaouank, W. Scelle-Hébert et Hémery

La création du Stade Briochin. 1904

Le Stade Briochin Football est créé officiellement le 28 mars 1904.

Ouest-Eclair 22 avril 1904

Le club compte au départ une trentaine de joueurs autour de Guillaume Le Lousse, le premier président. 

Le stade Briochin. Photo sur le site du club

Peu après la création du club, une rencontre oppose le stade Briochin à l'équipe première du 71e Régiment d'Infanterie. Entre 400 et 500 personnes assistent au match, ce qui montre l'engouement que suscite ce sport.

Ouest-Eclair 26 avril 1904

Le football se développe à Saint-Brieuc et dans l'ouest. 1908-1918

De son côté, La Duguesclin de Saint-Brieuc, fait ses premiers pas dans le football des patronages dans les années 1908-1909. Le Stade Briochin Football a des débuts difficiles en étant battu 10 à 0 par le redoutable Football Stade Rennais en janvier 1909. Heureusement toutes les confrontations avec Rennes ne se soldent pas par le même score et en janvier 1911, par exemple, l'équipe seconde du Stade Briochin remporte la victoire 2 buts à 1.

Ouest-Eclair 30 janvier 1911

L'équipe première a moins de chance et elle est battue 5 buts à 2 mais l'essentiel n'est peut-être pas là mais plutôt dans le fait que ces confrontations avec Rennes restent très amicales. C'est ce qui ressort du compte-rendu de ce match joué à Rennes en janvier 1911.

Ouest-Eclair 30 janvier 1911

Un peu plus tard, dans le Journal Officiel du 14 août 1912, nous apprenons la création de l’Association Sportive Robiennaise. C'est le début d'une belle histoire dans le monde du football (cliquer ici)...


La guerre 14-18

Au début de la Guerre 14, La Coupe de Alliés est créée (elle deviendra la Coupe de France) et le 28 juillet 1918, la Ligue de football de l’Ouest voit le jour avec une quarantaine de clubs.
Le football se développe avec les patronages catholiques mais les laïcs emboitent le pas rapidement pour ne pas laisser ce sport "aux curés".

La guerre va décimer les équipes sportives composées de jeunes gens. C'est ainsi que bien des années après cette hécatombe, un monument aux morts du Stade Briochin sera inauguré en février 1938.

Ouest-Eclair 21 février 1938

Les années 20

En Coupe de France, le stade Briochin a réalisé plusieurs exploits dans les années 20. Tout d'abord en 1921, le club se qualifie en 32e de finale après avoir battu le Stade lavallois, mais chute en 16e de finale devant le Red Star (Paris) qui remportera l'épreuve. En 1925 le club atteint aussi les 16e de finale.

Le saviez-vous ?

A notre époque, les matchs importants se jouent au stade Fred-Aubert. C'est le nom de l'ancien joueur et président du Stade briochin qui fut élu en 1929. Fred Aubert, avocat de profession, va mourir au front dans les Ardennes en mai 1940, au début de la Seconde guerre mondiale.

 

Le jour où le stade Briochin a éliminé le Stade Rennais. 1937

L'équipe deuxième du Stade Briochin en 1933. Ouest-Eclair 13 mai 1933

En 1937-1938, les professionnels du Stade Rennais ne s'attendaient pas à un tel échec alors qu'ils allaient rencontrer les amateurs du Stade Briochin à l'occasion des trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France. Eux qui avaient été finalistes deux ans plus tôt, vont être éliminés sur un score de 2 buts à 1. C'est un véritable exploit pour Saint-Brieuc d'avoir battu Rennes, grand favori, à domicile ! La presse se fait l'écho de ce résultat...

Ouest-Eclair 17 décembre 1937
L'équipe de Saint-Brieuc, Ouest-Eclair 17 décembre 1937


Ouest-Eclair 21 décembre 1937

Affiche du match contre Guingamp, 7 mars 43 Archives départementales 4M93

Les années 50

Plusieurs photos du Stade Briochin dans les années 50 ont été publiées, en particulier sur le Facebook  Bretagne Football Vintage en décembre 2024. Nous les publions ici pour les personnes qui ne disposent pas d'un abonnement sur ce réseau social.

On reconnait dans l'équipe de la saison 1950-1951, au premier plan accroupis : Bonniec, Pouleriguen, Guinguenet, Gillet et Bonnefont. Debout : Catros, Sohier, Rouhaut, Geoffroy, Le Coz et Kergal.

Stade Briochin 1950-1951
Stade Briochin, années 50, photo sur le site du club

Dans l'édition 1958-1959, le club a atteint les 16e de finale en Coupe de France. Il était opposé au Stade Rennais.

Stade Briochin-Carhaix, 26 novembre 1958 Ouest-Eclair

Photo publiée sur le Facebook Bretagne Football Vintage

En 1959 le club est Champion de l'Ouest et accède au Championnat de France Amateur.

L'exploit de 1966

Le 13 février 1966, le club élimine l'Olympique de Marseille en 16e de finale avant d'échouer en 8e de finale contre le Racing Club de Strasbourg (5 buts à 2). Strasbourg gagnera d'ailleurs cette Coupe.

Ouest-France publie une grande photo de ce moment important de l'histoire du club où David avait triomphé de Goliath.

Ouest-France 15 février 1966
 

Football Magazine rend hommage au parcours des briochins.

En février 2025, Ouest-France a retrouvé quatre anciens joueurs qui avaient participé à cette épopée de 1966.

Quatre anciens joueurs en photo. Ouest-France 3 février 2025


Dans son édition, Football Magazine avait également salué l'exploit des juniors du Stade Briochin parvenus en quart de finale de la Coupe Gambardella.

Enfin, l'Institut National de l'Audiovisuel conserve une archive filmée de 5 minutes à la veille du match contre l'Olympique de Marseille. On y voit le président du club, André Sorel ; l'entraineur René Girard et le père d'un des joueurs, M. Baudez. Cliquer ici

Le saviez-vous ?

Le club aura changé plusieurs fois de nom au cours du XXe siècle : Stade Briochin Football (1904), Stade Briochin Université Club (1912), Stade Briochin (1945), Saint-Brieuc Côtes d'Armor (1993-1997), Stade Briochin (depuis 1999).


L'épopée de 2024-2025

Dans l'édition 2024-2025, l'équipe du Stade Briochin sera arrivée à vaincre en Coupe de France des équipes comme Le Havre, Ligue1 ; Annecy, L2 ou Nice, L1... Une équipe digne de ce glorieux passé...

Édition de Ouest-France 26 février 2025

Si vous avez des commentaires ou des documents à partager sur l'histoire des débuts du football à Saint-Brieuc, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page en laissant votre adresse mail.

 

Retour au sommaire du blog de l'histoire du quartier de Robien ici

 

Autres articles à consulter :

L'histoire du football à Robien, cliquer ici

Alphonse Pierron, chef d'entreprise, sportif et entraineur, cliquer ici  

L'histoire de la boxe à Robien, cliquer ici

Pour le plaisir voilà l'équipe de 1973 (maillot SICLI extincteurs), avec à partir de la gauche, debout : Parick Ancel, Louis Bocquenet...On croirait voir Les Verts de St Étienne !
Sources

Recherches dans Ouest-Eclair, Ouest-France et dans La Dépêche de Brest depuis le 1er février 1914...

Site du Stade Briochin, pour découvrir l'histoire du club, cliquer ici

Facebook, Bretagne football Vintage.

Encyclopédie en ligne Wikipédia.

Shoot ! 100 ans de football en Bretagne. Dvd disponible à la bibliothèque André Malraux à Saint-Brieuc.

Georges Cadiou. 1998. "La Grande Histoire du football en Bretagne".

Michel Lagrée, "La diffusion du football en Bretagne", Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, 1994, pages 207-222. 

Film de l'INA, 1966, cliquer ici





mercredi 12 mars 2025

Le commerce dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc en 1955

Concernant le commerce à Robien, par rapport à 1949, on constate surtout une grosse chute du nombre d’épiceries, les habitudes changent.

Le cheval est moins utilisé et on assiste donc à la disparition des négociants en fourrage et du Maréchal-ferrant de la rue abbé Garnier. L'époque du marché aux cochons se termine et c'est une grosse perte pour le commerce...

C’est aussi la fin des petites menuiseries artisanales installées autrefois dans le quartier.

Par contre, un nouveau secteur se développe autour des métiers de l’habillement. Le quartier va accueillir un tailleur, un magasin de tissus et bonneterie, une chemiserie.

Du côté des services, un docteur et un dentiste s'installent à Robien.

Jean-François Garnier, évoque un autre secteur commercial, celui des marchands ambulants : 

"Dans les années 50-60, parmi les marchands ambulants, dans notre coin de la rue du Pré-Chesnay et  du chemin du Coucou, passait toutes les semaines, Titine de Cesson qui  vendait les "maquereaux frais", de "Sous la Tour", s'il vous plait, poisson que son marin-pêcheur de mari ramenait dans son filet. 

Titine arpentait le  quartier, assise sur la banquette de sa charrette, tirée par un âne. Sa  corpulence était telle, qu'elle prenait toute la largeur du banc. Les rares  fois que son mari l'accompagnait, il devait se faire tout petit pour  occuper un peu d'espace: faits réels ou souvenirs un peu moqueurs des enfants du quartier ? En tout cas, les poissons étaient frais et on aimait bien Titine de Cesson."

(Un article complet sur Titine de Cesson est à retrouver dans ce blog en cliquant ici)

D'autres anciens habitants du quartier racontent aussi qu’au début des années 60, il y avait aussi un marchand ambulant de poisson qui criait « maquereaux frais » sur sa drôle de mobylette-triporteur.

De son côté, le rémouleur s’installait dans la cour de l’immeuble à côté du Square Barillot, rue Edgar Quinet.

Ces témoignages sont passionnants car les marchands ambulants échappent complètement aux sources d’archives traditionnelles. Les non-sédentaires ne sont répertoriés ni dans l’annuaire téléphonique, ni dans les annonces dans les journaux !


Parole d'habitants

Andrée Quinio est née dans les années 40 à Robien, elle livre quelques souvenirs de l'ambiance commerciale de la rue Guébriant dans les années 50.

"Au milieu des années cinquante, l'essentiel de la rue Guébriant est déjà urbanisé. Elle n'a pas beaucoup changé. Elle a toujours été aussi calme. Mes parents et moi ensuite, nous avons en fait tenu le seul commerce de la rue (un salon de coiffure). Mais nous n'avions aucun problème pour faire nos courses à cette époque. Tout le quartier de Robien était commerçant. 

Comme nos voisins, nous fréquentions la petite épicerie de madame Georgelin, située quasiment à l'angle des rues Guébriant et de Robien. La petite rue calme comptait tout de même trois entreprises : les transports Flageul, Kervégant et les bureaux de Le Bigot. Ces deux dernières s'étaient spécialisées dans la vente en gros de pommes de terre. Ce qui valait souvent à Guébriant le doux surnom de Rue aux Pommes de terre. »

Ouest-France, 23 janvier 1997

 

Beaucoup de données recueillies proviennent d'une recherche effectuée dans l'annuaire 1955.


 

En plus des commerces, les entreprises, les artisans et les services figurent également dans cette liste car tous font partie du "tissu" du quartier.  

 

Si vous avez des documents ou des témoignages à partager, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page.

 

Aciéries

Société des usines Sambre-et-Meuse, 82 rue Jules Ferry

  

Alimentation (particuliers)

Bougeard, épicerie, 34 rue Luzel. 

Les demoiselles Bougeard tenaient cette épicerie proche de la rue du Coucou.

Carrée-Mafart, Alimentation, 47 rue abbé Garnier

Chevalier L, maraicher-épicier, 35 rue Luzel

Corcy Gustave et son épouse Eugénie (née Lecoq), 46 rue Jules Ferry. Sous la marque GAM en 1955 puis sous la marque Végé à partir de 1956. Les enfants du quartier aimaient bien acheter des bonbons dans cette épicerie !

Mme Eugénie Corcy était la soeur de M. Le Coq qui tenait lui aussi une épicerie mais au numéro 35 de la rue Jules Ferry !

Mme Corcy est malheureusement décédée en juillet 1961 à l'âge de 47 ans et c'est peut-être ce qui entraîné un changement de propriétaire de l'épicerie ? (à confirmer). Le pas-de-porte du 46 rue Jules Ferry a ensuite été occupé par des salons de coiffure, juste à côté du traiteur Ferchal.

Annonces 10 janvier 1956. Ouest-France



Georgelin, épicerie, 22 rue de Robien (peut-être une épicerie en gérance dont M et Mme Georgelin étaient les propriétaires?)


Jégard, épicerie, 49 boulevard Hoche, à côté de l'église, à l'angle de la rue Jeanne d'Arc (en 1959). Pierre Jouan tenait à cet endroit un magasin de fruits et légumes avant 1945. 

Fin 2024, des travaux ont été réalisé sur cette maison, laissant apparaitre une enseigne (voir ci-dessous).

49 boulevard Hoche St Brieuc. Photo RF
Au 48 boulevard Hoche, travaux en 2024.

Enseigne de l'ancienne épicerie. Photo RF novembre 2024

Jouannigot Prosper, épicerie, 60 rue Jules Ferry, propriétaires de 1948 environ jusqu'à 1957, puis remplacés par M et Mme Gaston Carré.


Le Chaix, veuve, alimentation, 49 rue abbé Garnier

 

Le Coq, épicerie, 35 rue Jules Ferry, sous la marque GAM en 1955. 

C'est ce pas de porte (proche de la pharmacie) qui est tenu un peu plus tard par Pierre Méheut et qui est cité dans l'article sur le commerce en 1973. Pierre Méheut est déjà mentionné comme tenant cette épicerie dans un article de Ouest-France du 27 février 1958.

Annonce, 25 décembre 1955. Ouest-France


L'Hôtellier Pierre, bar-épicerie, 60 rue Luzel (de 1942 à 1957)


Pécheux, ou "Bar des deux Ponts", 65 rue Luzel.

C'était un bar-épicerie tenu par François Pécheux dans les années 30 et jusqu'au début des années 60.

Poirier, épicerie générale au 139-141 rue Jules Ferry tenue par "Le père Poirier" et sa femme (le fils, Paul, va devenir plombier à la même adresse avant les années 60). "La famille Poirier possédait le seul téléphone accessible au sud de Robien dans les années 50 jusqu'à l'installation d'une cabine publique le long du Champ-de-Foire de Robien".(Témoignage de  Dominique Soufflet)

 

Rouallan, bar-épicerie-restaurant, 61 rue Luzel

 

Ruellan Henri et Josette, bar-épicerie, 28 rue de Trégueux.

 

Thomas, épicerie, 11 ou 13 rue Jules Ferry

Epicerie Thomas rue Jules Ferry. Photo transmise par Jean-Yves Thomas.
 

Sur cette photo, une partie de la famille Thomas est réunie devant l'épicerie rue Jules Ferry. La photo date des années 40 et montre cette devanture avant qu'elle ne soit transformée par la suite. L’enfant au premier plan au milieu est François Thomas, né en juin 1937. François Thomas après avoir vécu dans le quartier de Robien est resté très attaché à la ville de Saint-Brieuc et à son histoire. Il était le fondateur et directeur de l’Imprimerie briochine, implantée par le passé au 36, rue Saint-Guillaume, un établissement qu'il avait dirigé de 1965 à 1999 (fermé en 2009). Ce grand collectionneur possédait des milliers de documents, dont plus de 30 000 cartes postales sur sa ville d’origine. Il laisse derrière lui plusieurs ouvrages illustrés de cartes postales, comme Saint-Brieuc il y a 100 ans. Il avait aussi beaucoup contribué au travail de l’association Les Bistrots de l’Histoire. Il est décédé en février 2023, il avait 85 ans. (Eléments biographiques réunis à partir de l'article de Ouest-France lui étant consacré au moment de son décès)

François Thomas. Photo Ouest-France


Alimentation (en gros)

Établissements Blin et Daigneau, 3 rue Jules Ferry

Gautier-Pinson, alimentation pour volaille, 3 rue de Robien (annonce dans Ouest-France du 22 mars 1957, ci-dessous)

 


Mayola, boulevard Carnot

Ci-dessous, photo de 1959. Le magasin Mayola est en bas de l'image, le long du boulevard Carnot, à côté de la quincaillerie en gros Le Tinier-Morin.


 

Ci-dessous, photo prise en 2021. Publicité peinte sur un pignon d'immeuble au début de la rue de Robien pour le magasin Mayola situé boulevard Carnot.

 

Rue de Robien, publicité pour le magasin Mayola du boulevard Carnot. Photo RF 2020



Appareil et jeux pour cafés

Poilane Ferdinand, 8 rue Guébriant

 

1952. Ouest-France


 

Auto-école

J. Bourdé, auto-école, tourisme, poids-lourds et transport en commun, 12 rue Anne-de-Bretagne (en 1959).

 

28 octobre 1959 Ouest-France

 

Bâches imperméables

Rigot-Stalars, bâches, ficelles, 80 rue Jules Ferry

 

Publicité dans le livret du Concours agricole 1955

 

Beurre (détail)

Cabon Jean, œufs, beurre, volailles. 31 rue Jules Ferry.

Jean Cabon était agent du contentieux, il avait aussi la fonction de conseiller municipal. Avec sa femme, il élevait des poules à l'arrière de leur maison de la rue Jules Ferry et vendaient leurs produits dans leur boutique. 

 


Lamandé, beurre et œufs, rue du Pré Chesnay (de 1953 à 1958)

 

 

Bières (dépôt)

Le Ray et Fils, 59 rue Jules Ferry

 

Biscuiterie

Rabin P, biscuiterie, 17 boulevard Carnot

 


 

Bobinage, moteurs électriques

Déplanque Paul, réparation et bobinage, rue Danton

 

Bois de construction

Le Cornec Jean, négociant en bois, 40 rue Émile Zola

Roy Ernest, bois, impasse Jules Ferry

S.C.A.C, 12 boulevard Carnot

 


 
S.C.A.C 29 août 1958 Ouest-France

 

Boucherie

Boucherie Boujeant J, 5 rue Anne de Bretagne

Boucherie-charcuterie Boschat, 28 bis rue Aristide Briand

Boucherie-charcuterie, Le Moulec, 46 rue Jules Ferry

Boucherie Rault Marc, 1 boulevard Hoche

Boucherie Rault. Photo RF

 

Boulangerie

Boulangerie Buchon Francis, 23 rue Jean Jaurès (prend la suite de Gelgon), M. Buchon faisait la tournée quotidienne des rues éloignées pour la vente avec sa voiture.

Radenac Jean, 20 boulevard Hoche, en descendant sur la gauche du boulevard. A partir de 1946.

Un article complet sur la boulangerie Radenac (Jean et son fils Jean-Claude) est à lire en cliquant ici

 

Un autre article sur l'incendie du fournil en 1957 est à retrouver dans la page sur les catastrophes à Robien, en cliquant ici

Pierre Radenac

 

M. Dugué (en 1956) puis Rabin Pierre, boulangerie au 17 boulevard Carnot (Toutes les personnes qui ont tenu cette boulangerie sont mentionnées dans l'article sur le commerce en 1980-1990, ici)


Parole d'habitants

Au début des années 60, le patron de la boulangerie-pâtisserie du 17 boulevard Carnot s'appelait Cocheril et il faisait la tournée  quotidienne des rues éloignées pour la vente "au cul de la 2CV".

Dominique Soufflet, ancien habitant de Robien

 

Brique

Rivière-et-Letort, briquetier, 5 rue abbé Garnier

 

Cafetiers (et restaurants) 

voir aussi les articles sur les bistrots classés par rues à partir du sommaire


Bauchat André, bar, 33 boulevard Carnot

Bernard, café-restaurant, 23 boulevard Carnot

Bougeard, café-restaurant à l'angle de la rue de Robien et du boulevard Carnot 

 " La plupart des grossistes faisaient une pause au milieu de la nuit et venaient au bar Le Bon Coin pour le casse-croûte" 

 

Bougeard, 10 rue Jules Ferry (restaurant)

Hamon, café, 14 rue Luzel

Jouéo veuve, café-restaurant, Le tout va bien,113 rue Jules Ferry

Le Mée Jean, café-restaurant, 2 rue Jules Ferry

Poinsignon, café, 49 rue Jules Ferry

Ruellan, Henri et Ernestine, 28 rue de Trégueux

 

Publicité dans le livret du Concours agricole 1955

 


Caoutchouc

Glémot, rue du Pré Chesnay (M Glémot, 49 rue Luzel)

 

 

 

Caravanes (fabrication)

Le Feuvre, fabrique de caravanes, 6 impasse Ferry

 

Charcutier

Cado, 11 rue Jules Ferry

Salliot Raymond, charcutier, 33 bis rue Jules Ferry (déjà en 1950 et jusqu'en 1965 au moins).

 

Chemises

Morin, tissu, chemiserie, 39 rue Jules Ferry

 

Chevaux (Marchand de)

Gicquel, boulevard Carnot

 

Cidre en gros

Morin, 54 rue Jules Ferry

 

Chiffons

Thomas Jean,  21 rue Jules Ferry

 

Cimentier

Zochetti, ciment, fabrication d’agglomérés, 32 rue Jules Ferry

 

 


Coiffeur

Le Bail Annick, coiffeuse, 14 rue Albert Thomas (Le prénom de Mme Le Bail nous donne l'explication de la plaque de marbre rose bien visible au dessus de la porte de la maison "Ker-Annick")

Maison 14 rue Albert Thomas. Ker Annick. Photo RF

 

 Brisbard Robert, 15 rue Jules Ferry

Ci-dessous, dans cet article de Ouest-France du 22 janvier 1957, on reconnait Robert Brisbard, coiffeur rue Jules Ferry, tout à fait sur la droite. Il fait partie des membres du bureau de l'association des artisans coiffeurs.

M. Brisbard à droite avec son manteau et son écharpe, et au centre François Thomas, coiffeur à St Brieuc. Photo Ouest-France, 22 janvier 1957

 

M. Jean Mérienne, 4 rue du Pont Chapet, on peut encore voir sa devanture qui n'a pas beaucoup changé (à partir de 1953 et au moins jusqu'en 1958). Le lavoir public se trouvait juste à côté du salon de coiffure.

Jean Mérienne était très actif dans le comité des fêtes de Robien. 

 

Salon de coiffure Mérienne, 4 rue du Pont Chapet.


Ancien salon de coiffure. Etat actuel. Photo RF


Lucien Mounier, coiffeur, 41 boulevard Carnot.

L'annonce de Ouest-France, ci-dessous, du 29 septembre 1956 indique la date précise de l'ouverture du salon de coiffure de M. Mounier le 2 octobre 1956. Ce pas-de-porte a disparu (Résidence Carnot).

 


Georges Potiron, salon de coiffure, 15 rue Jules Ferry (fermeture officielle en 1985). M. Potiron a pris la suite de M. Brisbard.  

Georges Potiron, né en 1919, marié avec Marguerite Bertho, décédé le 20 décembre 2003, cérémonie en l'église Sainte-Anne-de-Robien.

Renseignements d'état civil supplémentaires sur Georges Potiron avec sa fiche sur le site Généanet en cliquant ici

 

Ci-dessous, M. Potiron vu par l'écrivain Christian Prigent

"Coiffeur Potiron en nylon vert d’eau, chef colle Gomina et peigne sur l’oreille après le balai du soir du cheveu et poil de pratiques chus sur le carrelage, jauge nouvelle enseigne peinte de frais en rose : Si un pote y va, tous les potes iront".

 


Conserves (fabricants de)

Conserverie Porcher et frères, boulevard Carnot (prend la suite de Dandicolle et Gaudin)

 

Papier à en-tête.

 

Constructions métalliques

Forges et Laminoirs

 

 

Cordonnerie

Dans les années 50-60, dans un simple garage, entre le numéro 5 et le numéro 7 de la rue Anne de Bretagne, un cordonnier avait son magasin (Au n°5 il y a eu une boucherie).

Garage du milieu, ancien atelier du cordonnier de la rue Anne de Bretagne.

Au 37 boulevard Hoche, à l'angle de la rue Jean Jaurès, Francis Mercier ouvre une cordonnerie en 1957 qu'il tiendra jusqu'en 1962. Les lieux ne ressemblaient pas à ce que l'on voit aujourd'hui puisqu'un grand terrain vague descendait le long du boulevard Hoche, vers la Croix Perron. C'est sur ce terrain qu'a été construit un immeuble de 4 étages en 1969 (article en cliquant ici)

Boulevard Hoche. Image Google Earth

 

La famille Mercier habitait au 2ème étage de la maison. 

Un article de Ouest-France daté du 26 novembre 1958 nous montre le cordonnier "Francis Mercier, que l'on voit ici au banc de finissage de son échoppe". Mais il s'agit dans cet article d'honorer ses exploits sportifs : "Huit victoires, quatre places de second, cinq de troisième etc. ont hissé le cordonnier de la rue de Robien au premier plan du cyclisme briochin." Le champion du V.S.B ne se risquera pas dans le cyclo-cross car il confesse "avoir les jetons sur les pentes savonneuses" !

L'article se termine ainsi : "Culture physique, sérieux constant et travail soigné sont, pour l'heure, ses seules préoccupations"

Francis Mercier, rue de Robien 26 novembre 1958

Par la suite Francis Mercier ouvre un magasin en 1962, rue du Maréchal Leclerc à Saint-Brieuc (où son fils Jean-Jacques travaillera jusqu'en décembre 2021, article ici) et un atelier de fabrication de pantoufles, également dans les années 60, dans la zone industrielle de Chaptal. Il va y employer jusqu'à 25 salariés.

Ci-dessous, photo de l'atelier avec au premier plan à droite Francis Mercier et derrière lui, son père, Pierre Mercier.

Photo de la famille Mercier.
Jean-Jacques Mercier, photo Ouest-France 2021

Couvreur

Davy François, 1 rue de Robien

 

Crêperie

Une crêperie a été tenue au 17 boulevard Carnot de 1960 jusqu'en décembre 1963 par Monique Mahé, fille de M et Mme Le Coidic (pension de famille au 7 boulevard Carnot). La crêperie a ensuite était tenue par Simone Aubin au milieu des années 60.(Renseignements fournis sur Facebook par Patricia Alland qui a passé sa petite enfance dans cette crêperie)
Crêperie avec la devanture verte

 

Déménagements et transports

Le Bail transport, boulevard Carnot

Transports Flageul, 26 boulevard Hoche

 

Dentiste

Poidevin, chirurgien-dentiste, 60 boulevard Hoche

 

Docteur

Docteur Bardon, 28 rue Jean Jaurès

Docteurs Garnier et Taillanter, clinique rue abbé Garnier

 

Droguerie

L'économique, Mme Le Hénaff, 19 rue Jules Ferry 



 

Électricité

Electro-Entreprise, 53 boulevard Carnot

 

Entreprises générales de bâtiment

Rideau, entreprise, boulevard Hoche

Société Commerciale d’Affrètement et de Commission ; charbon, bois, matériaux de construction, 12 boulevard Carnot

Gélard François, entrepreneur de bâtiments, rue de Tréfois

 

Entreprise de travaux publics

Le Moullec, travaux publics, 36 rue Aristide Briand

 

Garages

Garage Gicquel (Buisset un peu plus tard), 21 Jules Ferry

Lorand Jean, mécanique, électricité, auto, boulevard Hoche prolongé

Luisetti, garage, rue Jean Jaurès

Travadon, garage, 131 rue Jules Ferry

 

Hôtel

Tout va bien (1étoile), Mme Jouéo, 113 rue Jules Ferry


Huiles (voir Pétrole)

Albéric, boulevard Carnot

Publicité dans le livret du Concours agricole 1955

 

Laiterie

Laiterie, rue Jules Ferry, à côté du garage Gicquel

 

Machine-outils

Ranjouan et Masse, machine outils, 4 rue du Pré Chesnay

 

Matériaux de construction

Gaudu matériaux, 18 Jules Ferry

Hervé R, 24 rue Jean Jaurès

Le Cornec, 16 rue Jules Ferry

Rideau, boulevard Hoche

Rivière et Letort, 5 rue abbé Garnier

S.C.A.C, 12 boulevard Carnot

 

Publicité dans le livret du Concours agricole 1955

 

Matériel de pâtisserie

Chaumet, rue Bir-Hakeim


Meubles de cuisine

Meubléco, meubles de cuisine, 34 rue Émile Zola (ce magasin sera détruit en 1964 par un incendie, voir l'article sur les catastrophes à Robien, cliquer ici)


Peaux récupération

Pradat, peaux brutes, 47 rue Jules Ferry

 

Peinture (entrepreneur)

Sylvain Robic, 71 rue Jules Ferry

6 juin 1958 Ouest-France

 

Peintures (fabrication ou dépôt)

Comptoir général des couleurs et vernis, dépôt rue Émile Zola et magasin rue Houvenagle.

Société bretonne pour la fabrication de peintures, rue Émile Zola

 

Pharmacie

Pharmacie Tirel, 41 rue Jules Ferry, a repris l'officine de Georges Mahuzier.

 

Pétrole, huiles et essences

Pétrole Shell Berre (société des), district et dépôt, 28 rue Émile Zola

Socony Vacuum Française (carburant qui deviendra la Mobil Oil Française), 32 rue Emile Zola

 

Plants de légumes

Conan-Poulain, plants de légumes, 49 rue du Pré-Chesnay

Coopérative agricole du Finistère, 7 rue abbé Garnier

 

Plombier

Guinard, chauffage et plomberie, 77 boulevard Hoche

Mélard, plombier, 13 boulevard Hoche

Cette maison au numéro 13 du boulevard Hoche date de 1956, elle est bâtie sur cave. Il y avait alors M. Mélard, un plombier et s’y trouvait également son magasin. Les camions pouvaient rentrer par le côté. Sur la rue on voyait la porte du magasin et la porte de la maison.
Dans les années 90 cette maison  a été rénovée. Les propriétaires se sont inspirés de la façade du grand magasin Eurodif dans la rue Saint-Guillaume pour faire une façade en grès céramique au lieu du crépi habituel. On peut noter qu’un autre bâtiment est revêtu avec la même technique, il se situe au début de la rue de Robien (longtemps siège de l’entreprise de construction C.L.G).

Début des années 90 avant la rénovation de la maison du 13 boulevard Hoche.

 
Maison du 13 boulevard Hoche, ex magasin Mélard.


Poissonnerie

Poissonnerie :  M et Mme Nachez, 28 rue Aristide Briand (commerce repris par M. Crocq dans les années 60)

Annonce 19 décembre 1960

Pommes de terres en gros ou semences

Le Bigot, légumes, engrais, 6 Jules Ferry

Deschamps J, pommes de terres, semences, 4 rue Guébriant

Fédération nationale des producteurs de plans de pommes de terre, 19 rue de Robien

 

Primeurs

Ramio, fruits et primeurs, 31 rue de Robien

M et Mme Ramio en 1971 devant "Le Tourbillon"

 

Produits du sol

Kervégant, produits du sol, 8 boulevard Hoche

 

Représentant de commerce

Guyonnet Émile, pulvérisateur, produits insecticides, 9 boulevard Hoche.

Émile Guyonnet, marié avec Eugénie Boscher, était ingénieur agricole, Chevalier du Mérite agricole et représentant de commerce. Après avoir combattu en 14-18, il était spécialisé dans la protection des végétaux depuis 1920.

Au commencement de son activité à Saint-Brieuc (au moins) en 1939, il était situé au 46 boulevard Hoche et déménagera ensuite en 1941 au 9 boulevard Hoche. Il vendait des pulvérisateurs, des insecticides et fongicides pour le traitement des plantes et la destruction des parasites animaux et végétaux. C'était l'époque où on utilisait sans problème le DDT, présenté comme un produit "sans poison" !

Émile Guyonnet remporta de nombreuses récompenses à des concours et expositions agricoles.

Après son décès le 18 juillet 1950, "la maison Guyonnet" a continué ses activités dans le quartier de Robien.

Stand de présentation des produits de M et Mme Guyonnet

1939. Papier à en-tête. Archives municipales 3L140

Publicité dans le livret du Concours agricole 1955

 

Serrurier

Touzé, boulevard Hoche, après le carrefour de la rue Jules Ferry.

 

Tailleur

Tanguy Joseph, tailleur, 30 rue de Robien

 

Tapissier

Reux Pierre, tapisserie, literie, 89 rue Jules Ferry

 


 

Télévision-radio

Comptoir Armoricain Electrarmor, 29 boulevard Carnot. Des publicités sont publiées dans Ouest-France du 3 mai 1957 au 24 avril 1959.

Socradel17 mai 1957 Ouest-France

Publicité 7 décembre 1957 Ouest-France

 
28 juin 1957 Ouest-France

 

Tissus

Rolland, tissus, bonneterie, 11 rue Jules Ferry

 

Transports

Lamy Roland, transporteur, rue Condorcet

Ricard, transports, 100 (ou 109) rue Jules Ferry

Le Brun (Manche-Océan), rue Jean Macé

 

Vins en gros

Guével et Rio, vin en gros, 14 Jules Ferry (prend la suite de Buvat)

 

 

Paroles d'habitants

Dans un article de Ouest-France daté du 18 avril 1995, Pascal Monchoix patron du restaurant « Au bon coin », ainsi que plusieurs habitants témoignent de l'évolution de la rue de Robien autrefois si vivante.


« Au bon coin » témoin de l'évolution du quartier 

depuis quinze ans

La rue de Robien, située dans le quartier du même nom, est une artère de l'arrière-gare SNCF qui rejoint le boulevard Carnot et le boulevard Hoche. Elle longe également le haut de la place Octave Brilleaud, plus communément appelée place de Robien. Depuis une vingtaine d'années la diminution de l'activité économique et commerciale a changé les habitudes des riverains.

« Avant, il y avait une super-ambiance dans cette rue », explique Paulette Jouan, 49 ans, employée du bar-hôtel-restaurant « Au bon coin » depuis 22 ans. 

« Plus haut sur la place il y avait le marché aux cochons ». C'était juste après la seconde guerre mondiale. Alain Laudren, retraité, résident dans la rue se souvient : « La place n'était pas bitumée. C'était un champ. Le marché aux cochons s'est arrêté dans le milieu des années 50 ». Dès lors les cochons ont laissé place au marché de gros. « Je ne travaillais pas encore au restaurant », explique Paulette Jouan. « J'étais employée chez un détaillant de fruits et légumes. Avec mon patron nous venions chaque jour faire nos provisions. C'était super. Chaque grossiste avait son emplacement. Tout le monde se connaissait ».

Le marché de gros débutait vers une heure du matin, pour se terminer vers huit heures. « Le bon coin ouvrait ses portes à quatre heures », souligne Paulette. « Il était tenu par la famille Bougeard. La plupart des grossistes faisaient une pause au milieu de la nuit et venaient au bar pour le casse-croûte ». Alain Laudren se rappelle surtout des matins où il quittait la rue pour rejoindre son travail. « On enjambait les cagettes pour sortir de la maison. Le plus agréable c'était les odeurs de fruits et légumes qui se dégageaient de la place ».

A partir de la fin des années 60, la vie de la rue a commencé à changer. Le marché de gros s'est installé à Brézillet, enlevant à la place l'âme qui la caractérisait depuis l'époque du marché aux cochons. « A partir de là, l'activité du quartier a baissé », précise Pascal Monchoix, le patron de restaurant.

 

Retour au sommaire, ici


Liens

Les bars sont classés par rues et font l'objet d'articles spécifiques que l'on peut retrouver à partir du sommaire.

Les entreprises citées font aussi l'objet d'articles spécifiques.

Ci-dessous, liste par ordre alphabétique de tous les commerces de Robien dans l'annuaire 1955.

 

Sources

Annuaire 1955, mais l'annuaire n'indique que les commerces qui ont le téléphone et tous ne l'ont pas, l'annuaire n'est qu'un indicateur... 

Annonce Ouest-France,12 décembre 1953. Poilane

Concours agricole, 1955 Place de Robien

Témoignages sur les marchands ambulants (années 60) de Sylvie Lamy et Marc Vazel dans un forum Facebook en Janvier 2022 ("Tu sais que tu viens de St Brieuc").

Souvenirs de Dominique Soufflet sur Jean Cabon, la pharmacie Tirel...

Souvenirs de M. Jouéo à propos du cordonnier de la rue Anne-de-Bretagne.

Christian Prigent, page 348 Grand-mère Quéquette. Editions P.O.L, extrait à propos du coiffeur M. Potiron. 

 

LISTE ROBIEN ANNUAIRE 1955

Bauchat André, bar, 33 boulevard Carnot

Bernard, café restaurant, 23 boulevard Carnot

Etablissements Blin et Daigneau, aliments en gros 3 rue Jules Ferry

Boucherie Boujeant J, 5 rue Anne de Bretagne

Boucherie-charcuterie Boschat, 28 bis rue Aristide Briand

Boucherie-charcuterie, Le Moulec, 46 rue Jules Ferry

Bougeard, café rue ferry

Coiffeur Brisbard Robert 15 rue Jules Ferry

Boulangerie Buchon Francis, 23 rue Jean Jaurès

Cabon Jean, œufs, beurre, volailles. 31 rue Jules Ferry

Charcuterie, Cado 11 rue Jules Ferry

Carrée-Mafart Alimentation, 47  rue abbé Garnier

Chevalier L, maraicher-épicier, 35 rue Luzel

Conan-Poulain, plants de légumes, 49 rue du Pré Chesnay

Conserverie Porcher et frères, boulevard Carnot

Comptoir général des couleurs et vernis, dépôt rue Emile Zola

Coopérative agricole du Finistère, 7 rue abbé Garnier

Déplanque Paul, réparation et bobinage moteurs électriques, rue Danton

Deschamps J, pommes de terres, semences, rue Guébriant

Docteur Bardon, 28 rue Jean Jaurès

Electro-Entreprise 53 boulevard Carnot

Fédération nationale des producteurs de plans de pommes de terre, 19 rue de Robien

Forges et laminoirs

Garage Gicquel 21 Jules Ferry

Gaudu matériaux 18 Jules Ferry

Gautier-pinson, aliments en gros, 3 rue de Robien

Geoffroy Constant, représentant en sacherie, 100 bis boulevard Hoche

Gélard François, entrepreneur de bâtiments, rue de Tréfoix

Gicquel, chevaux

Glémot, rue du Pré Chesnay (M Glémot, 49 rue Luzel)

Guével et Rio, vin en gros, 14 Jules Ferry

Guinard, chauffage et plomberie, 77 boulevard hoche

Guyonnet, pulvérisateur, produits insecticides, 9 boulevard hoche

Hamon, café, 14 rue Luzel

Jiquel, garage 21 rue ferry

Jouan, entreprise Zocchetti 32 Jules Ferry

Jouéo veuve café-restaurant, Jules Ferry

Kervégant, produits du sol, 8 boulevard Hoche

Lamandé, beurre et oeufs, rue du Pré Chesnay

Lamy Roland, transporteur, rue Condorcet

Le bail Annick, coiffeuse, 14 rue Albert thomas

Le Bail transport, boulevard Carnot

Le Bigot, légumes, engrais, 6 Jules Ferry

Le Bihan directeur Guébriant

Le Chaix, veuve, alimentation, 49 rue abbé Garnier

Le Charpentier, Rigot-Stalars 80 Jules Ferry

Le Cornec Jean, négociant en bois, 40 rue Emile Zola

Le Feuvre, fabrique de caravanes, 6 impasse Ferry

Le Mée jean, café-restaurant, 2 Jules Ferry

Le Moullec, entreprise de travaux publics, 36 rue Aristide Briand

Lorand jean, mécanique, électricité, auto, boulevard Hoche prolongé

Luisetti, garage, rue Jean Jaurès

Meubléco, meubles de cuisine, 34 rue Emile Zola

Morin, cidre en gros, 54 rue Jules Ferry

Morin, tissu, chemiserie, 39 rue Jules Ferry

Pétrole Shell Berre (société des), district et dépôt, 28 rue Emile Zola

Pharmacie Tirel, 41 rue Jules Ferry

Poidevin, chirurgien-dentiste, 60 boulevard Hoche

Poilane F, appareil et jeux pour cafés, 8 rue Guébriant

Poinsignon, café, 49 rue Jules Ferry

Pradat, peaux brutes, 47 rue Jules Ferry

Rabin P, biscuiterie, 17 boulevard Carnot

Radenac Jean, boulanger, 20 boulevard Hoche

Ramio, fruits et primeurs, 31 rue de Robien

Ranjouan et Masse, machine outils, 4 rue du Pré Chesnay

Rault marc, boucher, 1 boulevard Hoche

Reux, tapisserie, literie, 89 rue Jules Ferry

Ricard, transports, 109 rue Jules Ferry

Rideau, entreprise, boulevard Hoche

Rigot-Stalars, bâches, ficelles, 80 rue Jules Ferry

Rivière-et-Letort, briquetier, 5 rue abbé Garnier

Rolland, tissus, bonneterie, 11 rue Jules Ferry

Roy E, bois, impasse Jules Ferry

Salliot, charcutier, 33 bis rue Jules Ferry

Société bretonne pour la fabrication de peintures, rue Emile Zola

Société commerciale d’affrètement et de commission, charbon, bois, matériaux de construction, 12 boulevard Carnot

Société des usines Sambre-et-Meuse, 82 rue Jules Ferry

Socony Vacuum Française (carburant qui deviendra la Mobil Oil Française), 32 rue Emile Zola

Tanguy Joseph, tailleur, 30 rue de Robien

Thomas Jean, chiffons, 21 rue Jules Ferry

Transports Flageul, 26 boulevard Hoche

Travadon, garage, 131 rue Jules Ferry

Zochetti, ciment, fabrication d’agglomérés, 32 rue Jules Ferry

 


 

 


L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

Le quartier de Robien à Saint-Brieuc s’est vraiment peuplé il n’y a pas plus d’un siècle, mais son histoire présente de multiples intérêts ...