jeudi 22 octobre 2026

Jean Radenac, boulanger 20 boulevard Hoche à St Brieuc. 1946-1970

 Jean Radenac, était connu dans le quartier de Robien car il tenait une boulangerie au 20 boulevard Hoche, en descendant sur la gauche du boulevard, vers la Croix-Perron. 

Jean Radenac est  né le 10 juin 1912 à Grâce-Uzel où il a tenu d'abord un commerce qu'il a transformé en boulangerie. Maria, née Guiguen, était son épouse et elle tenait la boulangerie avec lui. Ils se sont mariés le 26 mai 1936 à Plessala et ils auront 7 enfants.

Jean Radenac, boulanger à Saint-Brieuc
Arrivé à Saint-Brieuc après-guerre, Jean Radenac a demandé une autorisation de travaux qui lui a été délivrée le 26 novembre 1946 afin qu'il puisse construire un four et un magasin d'une vingtaine de mètres carrés attenant à son habitation. L'inspecteur départemental de l'urbanisme trouvait au départ que la boulangerie semblait insuffisamment éclairée et que la construction du four obstruait un soupirail. Mais les services de l'hygiène ont finalement déclaré conforme cette demande de travaux. (dossier des archives municipales 2T59)
Au début des années 60, M. Radenac avait un jeune ouvrier d'une vingtaine d'années qui s'appelait Bernard Baron.

La boulangerie aurait fermé après 1970, d'après d'anciens habitants du quartier et différentes annonces parues dans la presse... A partir de différents articles parus dans la presse locale on peut tenter de reconstituer l'histoire de cette boulangerie. Le long récit d'un incendie s'étant déclaré dans la boulangerie est ainsi rapporté dans un article de Ouest-France du 20 avril 1957. On apprend que Jean-Claude, le fils, travaille déjà avec son père mais doit partir effectuer son service militaire.

Le 20 boulevard Hoche à St Brieuc. Photo RF 2022

Demande de permis de construire de M. Radenac.1946. 2T59

Demande de permis de construire de M. Radenac.1946. 2T59

Quelques années plus tard, dans l'édition de Ouest-France du 21 mars 1960, on apprend que c'est M. Lucas qui est mentionné comme boulanger au 20 boulevard Carnot. Mais cela n'est que temporaire puisque dans le compte-rendu d'un petit accident de la route ( le 12 avril 1961) est mentionné "Jean-Claude Radenac, 23 ans, boulanger-pâtissier, 20 boulevard Hoche". Jean-Claude Radenac a poursuivi l'activité de son père dans la boulangerie et il était aussi un pâtissier apprécié à Saint-Brieuc.

Enfin, un autre article du 20 décembre 1966 parle de "Mme Marie-Thérèse Radenac (née Morzadec), 21 ans, boulangère, 20 boulevard Hoche". C'est l'épouse de Jean-Claude, elle se faisait appeler "Marité".

Sans doute ce jeune couple a-t-il repris une affaire autre part dans les années après 1968... 

On trouve deux annonces dans la presse, au moment de la Foire-exposition où M. Radenac tient un stand. La première annonce, en 1966, invite tous les boulangers à venir prendre un apéritif ou un digestif chez lui, afin de présenter son nouveau four. La deuxième annonce invite de nouveau les boulangers à une démonstration de son four le dimanche 15 septembre 1968 dans sa boulangerie.

Radenac 9 septembre 1966

 
Radenac 13 septembre 1968

Puis la boulangerie a été mise en gérance pendant quelques années avant que la boulangerie cesse toute activité. Une entreprise de nettoyage a pris le relais pendant un moment mais a fermé peu de temps après.

Des photos de la boulangerie

Maria Radenac entre 1947 et 1950. Photo de famille

Le garage de la boulangerie et le B de Boulangerie à droite
 
M et Mme Radenac fin 1953 début 1954

Décès dans la famille Radenac

Jean Radenac, boulanger représentant, ancien combattant, ancien prisonnier de Guerre, est décédé le 31 décembre 1992 à Saint-Brieuc. Il a été enterré au cimetière de l'Ouest le 4 janvier 1993. Maria, née le 6 mars 1917 est décédée le 29 mai 2003 à Saint-Brieuc, à l'âge de 86 ans.


Jean-Claude Radenac, le fils né en 1937 qui avait aussi exercé la boulangerie, est décédé en septembre 2003, il est inhumé au cimetière de St Herblain (44).

 

Le saviez-vous ?

C'est à quelques mètres de l'ancienne boulangerie Radenac qu'a été installé pendant quelques années le fournil d'Emmanuel de Bressy, boulanger bio qui avait à un moment proposé de mettre en place une boulangerie participative !

E. de Bressy. Photo Ouest-France

Le saviez-vous ?

Valentine Radenac, la soeur de Jean, mariée avec Alphonse Jégard, a tenu une épicerie au 46 boulevard Hoche, en face l'église à la fin des années 50. (article ici)


On nous signale

Les RADENAC auraient eu aussi une épicerie boulangerie rue Reine Astrid, en haut de la rue F. Bienvenue à Beauvallon... Qui en a le souvenir?

 

Sources  

Articles de Ouest-France : nombreuses mentions indiquant le commerce de M. Radenac comme boulangerie de service dans les années 45 à 50, 20 avril 1957 incendie (article complet ci-dessous),  12 avril 1961, 20 décembre 1966.

Correspondances avec Pascale, fille de Jean et Maria Radenac, septembre 2026

Sur le site Généanet, fiche conçue par André Vigne (accessible ici)

Sur Généanet, autre fiche familiale conçue par Alain Radenac (fiche sur Valentine Radenac accessible ici)

 

Si vous avez des documents ou des témoignages à partager à propos de la boulangerie et de la famille Radenac, merci d'utiliser le formulaire de contact en haut de page.  

 

Retour au commerce en 1955, ici 

Retour au sommaire, ici

 

Article du 20 avril 1957 dans Ouest-France.

Le feu dans le fournil d'un boulanger boulevard Hoche

 

Hier soir, M. Radenac, boulanger, 20 boulevard Hoche, commençait, vers 21 h. 45, le travail qui devait lui prendre toute la nuit car, en prévision des deux journées complètes de fermeture pour Pâques, il fallait un nombre important de fournées. M. Radenac devait œuvrer pendant plusieurs heures puis son fils, Jean-Claude, qui est sur le point de partir au service militaire devait le rejoindre, aussi son fils aîné s’était-il couché de très bonne heure et dormait au moment où le feu éclata.M. Radenac utilise pour son four le mazout mais seulement pour l’entretien de la chaleur, le premier coup de feu étant donné à l’aide d’une flambée de copeaux. Chaque soir un tas de ces copeaux est donc amoncelé devant le four. Hier soir, M. Radenac emplit le foyer puis remonta achever son repas en compagnie de la famille dans la salle a manger qui se trouve au-dessus du fournil.

M. Radenac a six enfants, depuis Jean-Claude, 20 ans, jusqu’au dernier-né 6 mois. Tout allait bien quand, soudain, Marguerite, une des fillettes, âgée de 9 ans, qui s’était dirigée vers le Foyer- heureuse curiosité ! –cria : «Les copeaux ont pris feu ».

Ce fut une émotion générale : tandis que Marie-Hélène, la plus grande des jeunes filles, âgée de 18 ans, se rendait téléphoner aux pompiers chez M. Ramio, le café le plus proche, les enfants plus jeunes, sortaient dans la nuit en criant à tous les échos : « Le feu ! le feu ! » 

Alertés par ces cris, les voisins, M. Hélard, d’une part, M. Jolly d’autre part, puis M. Ramio arrivèrent sans retard avec chacun l’extincteur de leur maison. M. Hélard nous a lui-même déclaré : « Le feu, mis sans doute par une étincelle tombée du foyer avait gagné le tas de copeaux ; quand M. Radenac puis nous-mêmes nous attaquâmes ce feu, il avait déjà de l’avance.

Cependant, il ne s’était pas propagé dans le tas de copeaux aussi vite que je l'aurais à priori pensé. Mais, quelle fumée ! Elle sortait par la petite fenêtre qui donne sur la cour de la maison et, lorsque nous entrâmes, un violent courant d’air activa et le feu et la fumée. J’étais loin d’avoir vidé mon extincteur et déjà j'étouffais, je pleurais, J’étais au bord du vomissement quand, fort heureusement, les pompiers arrivèrent. »

Il faut féliciter les sauveteurs qui, par leur prompte intervention ont ainsi sauvé le matériel de travail de M. Radenac. Car, en définitive, seul le pétrin, rempli d’ailleurs de pâte, fut noirci par les flammes et un peu d’eau fut jetée tout autour de la salle.

Mais, quand nous quittâmes M. Radenac, à 22 h. 20, il parlait déjà de rallumer son four. Il vérifiait les fournées toutes préparées et murmurait : « Heureusement tout s’est assez bien passé. Il n’y aura pas de dégâts mais seulement un retard. Nous allons rattraper cela. »

 

Document

20 décembre 1966 Ouest-France


 

 

 


 

 

dimanche 18 octobre 2026

2026. En images, visite guidée sur l'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc en 2026.

 


Mercredi 21 octobre 2026

Architecture

Secteur numéro 2 dans les rues du Pré-Tizon, Cuverville, Pré-Chesnay, le Coucou, Tertre... Au menu : Art-déco, maisons Néo-bretonnes, maisons contemporaines d'architectes, bâtiments industriels...

Le temps incertain n'a pas empêché les nombreux visiteurs (plus d'une trentaine) de découvrir les petits recoins de Robien que beaucoup découvraient pour la première fois ! 


 


Sur le Tertre Marie-Dondaine

Merci à Gilles Desfrançois et Françoise Dabin pour les photos. Merci à Michelle dans son rôle parfait d'accompagnatrice.

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En rapport avec cette visite, à lire sur ce blog 

Abécédaire des architectes à Robien, ici

Histoire du boulevard Carnot à Robien, ici 

Histoire de la rue du Coucou, ici

et tous les articles sur l'habitat à Robien à découvrir à partir du sommaire...

Visite-Rencontre 2019, ici

Visites 2020, ici

Visites 2021, ici

Visites 2022, ici

Visites 2023, ici

Visites 2024, ici

Merci à tout le personnel des Archives municipales et à toutes les bénévoles accompagnatrices des Guides briochins

 

 

mercredi 14 octobre 2026

Les scouts, guides et louveteaux du quartier de Robien à Saint-Brieuc

 

A Saint-Brieuc, la création du premier mouvement de scouts remonte à 1913. Il faut attendre 1956 pour que cette activité se développe au sein de la paroisse de Robien. Ce groupe va prendre le nom de La XIe Saint-Brieuc-Robien.

En 1959, un premier article dans Ouest-France met en lumière le scoutisme à Robien. Il est illustré par une photo où l'on voit l'abbé Alexis Collin, vicaire de Robien et aumônier des scouts, entouré de jeunes garçons prononçant leur promesse scoute. Il s'agit de Jean-Yves Le Bas, Thierry Rouault, Philippe Delanoë, Gérard Rault, Yvon Letoux, Patrick Lucas, Jacques Pinsart.

A Robien. 20 mars 1959 Ouest-France

"Le groupe de scouts de France de la paroisse de Robien vient de connaître un temps fort grâce à plusieurs cérémonies marquantes. Le dimanche 22 février, deux garçons, Hervé Garlantézec et Jean-Pierre Corouge, ont prononcé leur promesse scoute. Le jeudi 12 mars, ce fut le tour de 4 louveteaux de prononcer le même engagement , tandis qu’Alain Gicquel passe de la meute à la troupe.
Ces évènements prouvent la vitalité du jeune groupe de Robien. La meute, fondée il y a trois ans, comprend déjà une vingtaine de Louveteaux ; la Troupe, d’un an plus jeune, compte deux patrouilles de sept garçons et seul le manque d’un chef l’empêche de rayonner sur un plus grand nombre de jeunes du quartier
".

Dans un autre article du 22 janvier 1960, on voit ici la XIe Meute de Louveteaux de Robien au cours d’une promenade. Trois grandes jeunes filles encadrent le groupe.

La XIe meute des louveteaux de Robien. 22 janvier 1960. Ouest-France

 

Les débuts du scoutisme féminin à Robien

En septembre 1960, deux amies de Robien engagées dans le scoutisme décident de monter une équipe libre de guides à Robien. Il s'agit de Jocelyne Blanchard (devenue plus tard l'épouse de Michel Madigan, chef du service Cardio à Yves Le Foll) et Micheline Garnier ( alors guide à la 1ère compagnie de St Brieuc Cathédrale). Elles sont encouragées par Madame Delanoë, Commissaire de district du scoutisme féminin de St Brieuc et habitante de Robien (face à l'église).

Elles proposent ce projet aux jeunes adolescentes (de 11 à 15 ans) de leur connaissance qui, elles-mêmes, en parlent à leurs amies. Une équipe est constituée avec Micheline Garnier comme chef d'équipe. Reste à trouver un local ; les parents Garnier mettent à la disposition des jeunes une pièce inutilisée au fond de leur garage et indépendante de la maison. Ce sera, rue du Coucou, le local des guides de Robien pendant plusieurs années.

Ci-dessous, photo des guides lors d'un camp. On reconnait au premier plan Micheline Garnier, puis 3e en jupe claire Claudie Thébault et enfin 5e avec des cheveux clairs Suzanne Posselet.

Les Guides de Robien. Photo famille Garnier

Les guides de Robien. Famille Garnier

En juillet 61, l'équipe participe au camp de la 1ère Compagnie dans le Finistère. En septembre 1961, Madame Delanoë demande à Micheline de prendre la responsabilité des guides des Villages. L'équipe de Robien va  poursuivre sa route avec Jocelyne Blanchard et Brigitte Le Gall.  Désormais les équipes des 2 quartiers vont organiser de nombreuses activités ensemble, en particulier les camps.

Pâques 62 : camp de Quédillac

Été 62 : camp d'Esvres, Ferme des Baux en Indre et Loire

Pâques 63 : Rencontre nationale des guides de France à Lourdes

Été 63 : camp en Bretagne

Été 64 : camp à Soultzeren dans le Haut Rhin. Voyage en car organisé avec les scouts de Robien.

Été 65 : Camp de Trévras à Larmor-Baden dans le Morbihan.

Sur les photos ci-dessous, on peut voir : Micheline Garnier, Jocelyne Blanchard, Brigitte le Gall, Claudie Thébaut, Claudie Bléhair, Suzanne Postlet, Chantal Dupont, peut être Réjine et Réjane Le Ray.

Camp scout. Photo Micheline Garnier

Camp scout. Photo Micheline Garnier

Discussion sur un banc pendant le camp scout. Photo Micheline Garnier

Un groupe de scouts handicapés

En 1959, existait une troupe de guides pour les jeunes filles handicapées. L'abbé Loisel, devenu par la suite vicaire général à l'évéché,  en assurait l'aumônerie. Il était aussi aumônier des malades à Lourdes. Marie-Odile Lefeuvre en participait à ce groupe en 1960. La compagnie était, sans doute, rattachée à celle de la cathédrale.

La photo ci-dessous montre Marie-Odile Lefeuvre faisant sa promesse de guide, promesse reçue par l'abbé Loisel en 1960.

1960 abbé Loisel et Marie-Odile Lefeuvre. Photo famille Garnier

Le développement du  scoutisme à Robien

1960-1966

Yvon Gicquel raconte son premier camp scout en 1960:

"Le premier camp scout auquel j’ai participé s’est déroulé à Lanouée dans le Morbihan. Le camp était installé à proximité du lieu-dit Les Cinq Chemins. Le chef de camp était Jean-Yves Le Noir assisté de Yvon Quéméner (c’est ce dernier qui apparaît sur la photo de votre blog intitulée La maîtrise à côté de Jean-Yves Le Noir). La première semaine était toujours consacrée aux installations ; la deuxième semaine, les patrouilles étaient envoyées en « exploration » et en général, chaque patrouille « explorait » un lieu différent. Mais le camp de Lanouée fit exception et toutes les patrouilles (qui l’ignoraient en quittant le camp) se retrouvèrent au même endroit après une longue journée de marche sous la chaleur effectuée en partie le long du canal de Nantes à Brest. Le lieu en question : l’abbaye cistercienne Notre-Dame de Timadeuc à Bréhan où la troupe passa la nuit et une grande partie de la journée du lendemain. Cette découverte de la vie monacale dont nous ignorions tout (le père abbé répondit à toutes nos questions) fut un moment marquant pour la troupe".

1961

Soirée de variétés. Mars 61

Tandis que les scouts féminines commencent à monter une équipe de guide, en mars 1961, les Scouts, Guides et Louveteaux de Robien invitent les Amis des scouts du quartier à leur première fête de groupe dans la salle du cinéma Armor, avec au programme des sketches, chants, intermèdes variés et la projection d’un film d’aventures pour la jeunesse « Sur la piste de Mashomba ».

Scouts Robien 7 mars 1961 Ouest-France

Le 10 mars 1961, un autre article de Ouest-France publie une photo de la soirée des scouts de Robien. Les garçons et les filles y apparaissent dans leurs costumes bien identifiables. Il est mentionné dans l'article que "la jeune et dynamique troupe des scouts de France de Robien a réussi sa soirée". Les jeunes Louveteaux ont interprété leur chanson des « Petits loups ».

Soirée avec les scouts de Robien. 10 mars 1961 Ouest-France


Jean-François Garnier se souvient de quelques noms de ses camarades scouts : 1. Alain Lenoir  , 2.Yvon ?, 3. Hervé Garlantézec, 4. Jacques Garnier, 5. Michel Moulin, 6. Jean-François Garnier, 7. Serge Piton, 8. Jean-Luc Blanchard

Camp d'été. Juillet 61

En Juillet 1961, le camp d’été se déroule à Kerpert (22), près de l’abbaye de Koat Malouen. Le camp de Kerpert se déroulait dans une propriété privée, sans aucune commodité, comme tous les camps à l’époque. Il fallait puiser l’eau dans un trou, appelé « source » en bordure de la dite propriété et rajouter des pastilles de permanganate pour la boire.

La « maîtrise » : à droite, Jean-Yves Lenoir

Le moment de la promesse scout est un temps fort du camp. on passe "d'aspirant" au rang de "scout". En juillet 1961, les « candidats » à la promesse sont les suivants (de gauche à droite) : Jean-François Garnier, Serge Piton, Michel Moulin, Nom oublié, Nom oublié, Jean-Luc Blanchard. Derrière, Hervé Garlantézec, chef de la patrouille des Aigles dont le slogan était : Aigles à l’assaut du… ciel !!!

 

Le texte de la promesse est dit par la jeune recrue et le prêtre de la paroisse, Alexis Collin, participe à la cérémonie :

"Sur mon honneur et avec la grâce de Dieu, je m'engage :
1.    à servir de mon mieux Dieu, l'église et ma patrie,
2.    à aider mon prochain en toutes circonstances,
3.    à observer la loi scoute
".

Bénédiction de l'abbé Alexis Collin avant la promesse. Photo J.F Garnier

Le moment de la promesse

Un article de Ouest-France paru à l'issue de ce camp précise que les jeunes scouts étaient installés près des ruines de Coatmaloën en Kerpert, dans les bois appartenant à M. Le Danois. Les trois patrouilles étaient sous la direction du chef Jean-Yves Le Noir. Sur la photo de Ouest-France, on peut reconnaître (de gauche à droite) : Pierre Martin-Jacques Moulin-Alain Guiho-André Martin-Hervé Le Garlantézec-Yvon Gicquel (en partie masqué) -Jean-Yves Le Noir (chef de camp) -Jean-François Garnier-Jacques Garnier-Jean Morin-Michel Vigues-Bertrand Lageat-Michel Moulin

Juillet 1961 Ouest-France Article transmis par Yvon Gicquel

 

Messe de rentrée des scouts. Octobre 61

En octobre 1961, près d'un millier d'enfants assistent à la messe de rentrée des Scouts et Guides de France célébrée par l'abbé Gernot dans l'église des Villages. On retrouve toutes les troupes des districts de "Saint-Brieuc-Ville" et "Saint-Brieuc-Extérieur" ainsi que les Meutes de Louveteaux, les Routiers et les Amis des Scouts.

Les différents responsables sont présents : Michel Ruban, Michel Sauer, Jacques Robineau, Alain Le Noir et Jean Debaeke. De plus, Mme Delanoë, commissaire du district "Guides" s'adresse aux jeunes filles. 

Deux photos panoramiques impressionnantes illustrent l'article. (Ouest-France 9 octobre 1961)

Groupe des scouts, louveteaux et guides du district de St Brieuc. 9 octobre 1961 Ouest-France

 

1962

Camp de Carrouge dans l'Orne. Juillet 62.

Ce camp se déroulait dans une forêt près d’un étang. 

Les scouts au bord de l'étang de Carrouge

Jean-François Garnier se souvient : "Les premières activités, comme pour tous les camps d’été étaient les installations : montage de la tente, fabrication de la table et des bancs, fabrication de la remise pour protéger le matériel, creusage des feuillets etc. Le tout, sans utiliser la moindre pointe, tout se liant au lasso. Il fallait aussi dresser le mât pour hisser les couleurs le matin et les descendre le soir. Nous avions, évidemment, la permission d’abattre des arbres".

 

Plongeon dans l'étang

"Le camp durait quinze jours et le dimanche du milieu était réservé aux parents. C’est ce dimanche qu’avait lieu la cérémonie de la promesse. Les activités étaient très ritualisées : montée des couleurs, petit déjeuners en commun, toilette et inspection par la maîtrise, jeux de pistes ou exploration (genre de petite enquête sur la vie alentour, préparation des repas, pris, cette fois dans chaque patrouille, messe si l’aumônier était de visite, baisser des couleurs, feu de camp le soir avec les chants (toujours les mêmes), les prières, l’hymne scout etc. Tout cela dans une ambiance quasi-militaire avec défilé au pas dans le village et salut du drapeau !

Jacques Garnier devant le château de Carrouge

 
Une fois dans le camp, était organisé le « jeu de nuit ». Nous en ignorions la date et l’heure. La maîtrise nous réveillait en pleine nuit pour ce fameux jeu. Ils nous transmettaient les consignes et nous envoyaient dans la nature avec une lampe de poche.
Un autre jour, c’était le raid. Nous devions alors marcher, au pas de préférence pendant une journée quasi-entière
".

 

1963

Les chefs de patrouille scouts du district de Saint-Brieuc se réunissent en 1963 à Ploufragan. Le week-end est animé par l'abbé Douzami, Alain Lenoir et Jacques Robineau. Deux chefs de patrouille de la XIème de Robien sont présents : Bernard Le Gal 2ème à partir de la droite et Yvon Gicquel 3ème à partir de la droite.

En 1963, le chef des scouts de Robien était Yves Lebouc.
Le jeudi après-midi, lors de l’année scolaire, plusieurs activités se déroulaient soit au local, soit à l’extérieur : Camp de Péran, Bois-Boissel, vallée de Gouédic etc… Au programme : entrainement au morse, à la technique des nœuds (tisserand, cabestan, nœud de chaise etc.), aux épreuves préparatoires appelées "badges", des sortes de brevets.

Jean-François Garnier raconte : "Lors des sorties à l’extérieur, nous pouvions organiser des grands jeux (avec ou sans prises de foulard), des passages de rivière (sur le Gouédic, par exemple), soit en chainette soit en pont de singe, de l’escalade le long de la vallée."

Tous les ans, dans cette vallée de Gouëdic, une grande kermesse de tous les scouts de Saint-Brieuc était organisée. Chaque troupe tenait un stand. C’était l’occasion de traverser la rivière par un « pont de singe » ou en « chainette ». Le pont de singe était juste un lasso accroché à chaque versant de la rivière, lié à un arbre à chaque bout, tendu, le long duquel les jeunes scouts évolaient comme on monte le long d’une corde.

J.F Garnier, escalade d'un versant de la vallée de Gouédic. 1963

Yvon Gicquel a aussi participé aux activités scouts en cette année 1963 : "Début juillet 1963, la troupe se rendit à vélo à Saint-Martin-des-Prés afin de réaliser « un chantier » sur la Butte Saint-Michel : il s’agissait d’aménager ce point touristique en y construisant avec des troncs d’arbres une table d’orientation et des bancs.
Le camp de l’été 1963 (15 jours en juillet comme toujours) se déroula non loin de Loc-Envel (à côté de Belle-Isle-en-Terre) dans la forêt de Coat-an-Noz. Le chef de camp était Yves Le Bouc assisté de Alain Guiho. La patrouille Les Aigles dont j’étais devenu le chef fut envoyée en « explo » à Plounévez-Moëdec
".

2 Juillet 1963 Ouest-France, photo transmise par Yvon Gicquel en octobre 2026
Sur la photo Saint-Martin-des-Prés (OF du 2 juillet 1963), on peut reconnaître (de gauche à droite) : 1er rang (accroupis) :
Loïc Le Ker-M. Avian-Hervé Tirel- ?- ?- Jacques Tilly
2ème/3ème rangs : Jean-Luc Blanchard- ?- P. Hamon- ?- ?- ? -André Martin-Bertrand Lageat
Dernier rang :
Abbé Collin-Yves Le Bouc (chef de troupe) -Yvon Gicquel-Pierre Martin


En fin d'année, la fête s'est déroulée
au cinéma l'Armor de Robien. On peut reconnaitre sur la photo de gauche à droite
1er rang : J.F. Boscher-Alain Radenac-André Martin-P. Hamon-Loïc Le Ker-Rémi Cloarec (en partie masqué) -Hervé Tirel (en partie masqué) -Jacky Janeo.
2ème rang : Bertrand Lageat-M. Avian-Y.Noguera-H. Hamon-Jean-François Garnier-Serge Piton-Gérard Rault-Jacques Tilly-Michel Lucas-Michel Renouard (en partie masqué) -Maurice Rass.
3ème rang : Bernard Le Gal-Yvon Gicquel-Michel Moulin- Pierre Martin.


1964

 D'après Jean-François Garnier, l’année 1964 fut la dernière année du scoutisme traditionnel tel qu'elle avait été vécue jusqu’alors : des règles très hiérarchisées, où le chef et l’aumônier faisaient encore la loi. La nomination aux postes de responsabilités leur appartenait, ainsi que les thèmes d’activités, les camps etc. 

La société des années 60 a fait évoluer les us et les mœurs de manière significative. De « l’après-guerre », le scoutisme est passé à l’ère moderne. En 1964, le scoutisme a vécu cette évolution en adaptant ses rites et en abandonnant l’aspect paramilitaire qu’il conservait encore. Ce ne fut pas sans douleur, puisqu’une partie du mouvement garda les valeurs et coutumes passées. La scission s’est donc faite entre « les scouts d’Europe », traditionnels et les « Pionniers et Rangers » plus ouverts que les précédents. Les « rangers » allaient de 12 à 14 ans et les « pionniers » regroupaient les 14-17 ans

Janvier, galette des rois

Le 23 janvier 1964, c’était le tirage des rois. A cette occasion, Jean-Claude Le Guidard, qui était alors le chef de troupe, annonce le départ d’Yvon Gicquel, chef de la patrouille des aigles. Et dans la foulée, annonce son remplacement par André Martin de la patrouille des piverts. Précisons que Yvon Gicquel a effectivement quitté la troupe en début d’année mais il a rejoint la maîtrise quelques mois plus tard à l’occasion du camp de Villé.

Camp à Pâques

Lors des vacances de Pâques 1964, les scouts de Robien avaient campé à proximité du chaos du Gouët en Plaintel. Ils avaient confectionné des panneaux indicateurs qu'ils avaient posé sur la route nationale à Malakoff, jusqu'à la rivière.

Camp d'été en Alsace. Juillet 1964
Le voyage avait été organisé conjointement avec les guides. En Alsace, le chef de camp était Jean-Claude Le Guidart assisté de Jean-Pierre Corouge et de Yvon Gicquel. La maîtrise était complétée par Jean Morin qui était chargé de l’intendance. L’abbé Collin avait rejoint le camp pour la deuxième semaine. Un car avait été affrété. Les scouts descendaient près de Saint-Maurice, non loin de Villé, dans le Bas-Rhin, aire d’influence de Célestat. Les guides continuaient jusqu’à Soultzeren dans le Haut-Rhin. Fini l’uniforme kaki, la tenue, pour les pionniers se simplifiait en une chemise rouge et le foulard. La pédagogie était plus centrée sur les « chantiers » que sur les défilés au pas ! L’organisation mettait au rancard « la patrouille » au bénéfice de « l’équipe ».

Ci-dessous, une patrouille en exploration, et un aperçu de l’excursion à Gérardmer.
Premier rang : Philippe ( ?) Le Gall, et ? Jean-Claude Fillon dit « Babifer ». Au second rang : Maurice Radenac dit Momo et Michel Vig. Troisième rang à droite, « frère Toc »


Au camp de Soultzeren, les activités traditionnelles étaient proposées avec en plus une excursion au lac de Gérardmer.

Jacques Garnier sur le pédalo. Lac de Géradmer

1965

Chaos du Gouët

En avril 1965, l'expérience de mise en valeur de ce site est reprise à une plus grande échelle. Soixante-quinze garçons âgés de 14 à 17 ans sont à l'oeuvre sous la direction du chef de camp M. Le Bouc. En plus de ceux de Robien, on trouve des Pionniers de Saint-Michel, Saint-Charles, la Manécanterie, Sainte-Thérèse, Les Villages, Pléneuf. Armés de pelles et de pioches, ils nivellent et assèchent les rives du Gouët, aménagent les chemins d'accès.

 

10 avril 1965 Ouest-France
Les pionniers au travail. 10 avril 1965 Ouest-France

Camp du Faou, juillet 1965

En octobre 1964, avait été élu le 3ème chef d’équipe des pionniers de Robien, Jean-François Garnier. Il devait proposer une idée pour le camp d’été suivant et choisit un embarquement sur un chalutier pour connaître le milieu de la pêche. Mais le projet était trop ambitieux et après discussion et délibération, l’ensemble de la troupe se rallia au projet d’une descente de rivière sur des radeaux confectionnés par le groupe. Les radeaux confectionnés, il fallut faire la tournée des garages pour récupérer des vielles chambres à air. Les embarcations devaient pouvoir se monter, se démonter et transporter quatre individus chacune. La rivière choisie fut l’Aulne. Le groupe est allé en train jusqu’à Pleyben puis a rejoint la rivière à pied (5 kilomètres environ). Monsieur et Madame Thébault s’étaient occupé du transport du gros matériel.


Comme la rivière est canalisée le rythme était lent, de plus, à

chaque écluse, il fallait sortir le radeau de l’eau et le transporter de l’autre côté du chenal. La ville de Châteaulin fut atteinte en trois jours.


La descente de l’Aulne terminée, le groupe s'est installé dans la forêt du Cranou, près de Rumengol, à deux pas du Faou : rencontre avec Alain Kénahon dans son atelier de sabotier à l’orée de la forêt légendaire. Et aussi visite de Brest et son musée de la marine d’où l’on pouvait observer le porte-hélicoptère Jeanne d’Arc, le porte-avion Foch, le « Richelieu », visite d'un escorteur porte-missile. Avant le départ définitif, messe et préparation d'un feu de camp. Retour à Saint-Brieuc par le car, puis, le réseau de chemin de fer breton.

Camp de Provence juillet 1966

L’esprit du scoutisme avait évolué autour des années 64-65 et beaucoup de troupes s’orientaient vers des « chantiers » à réaliser pendant leur camp d’été. Un père Mariste de Saint-Brieuc accompagna ce camp de juillet en Provence, autour du terrain de foot de Gordes.
Arrivés au terrain, le maire de Gordes Justin Bonfils indiqua le périmètre sur lequel le groupe pouvait s'installer. Un incident vint troubler ce début de séjour avec un feu accidentel qui s’attaqua aux oliviers de Monsieur Bonfils et les pompiers furent appelés. Heureusement, les scouts commencèrent une chaine avec des seaux entre les sanitaires et l’incendie et lorsque les pompiers arrivèrent, le feu était éteint.
Lors de ce camp, les scouts ont découvert de vraies merveilles : Gordes, bien sûr, l’abbaye de Montmajour, les Beaux-de-Provence et, lors d’une randonnée, la Fontaine de Vaucluse.

Dès le deuxième jour, c'était le départ à pied pour commencer le chantier à Notre-Dame des Lumières. Le travail consistait dans la réfection d’un chemin du sanctuaire.
Après des heures de terrassement sous le soleil, il y avait heureusement une petite piscine (un grand bac en ciment) pour se rafraichir.
Le retour vers la Bretagne s’est fait en train.

Cette année 1966 à Fouesnant fut aussi celle du dernier camp avec la XIème pour Yvon Gicquel, chef de ce camp...

Les scouts de Robien dans les années 80-90

En février 1986, Arnaud Madec fonde une troupe de neuf louveteaux (8-10 ans). Mais le groupe évolue et l'intitulé aussi puisque le groupe s'appelle "La 14e de Saint-Vincent-de-Paul" et il est situé dans le quartier de la Croix-Lambert.

En juin 1996, l'abbé Brajeul, curé de la paroisse de la Croix-Saint-Lambert célèbre une messe pour la Paix, accompagné en textes et chansons par des représentants de chaque groupe de scouts. Une exposition de photos anciennes permet de revivre les belles heures du scoutisme à Saint-Brieuc. 

A la Croix-Lambert 10 juin 1996 Ouest-France

 

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Dossier

Aux origines du scoutisme à Saint-Brieuc

Les Éclaireurs de France

 

En 1907, Baden-Powell en Angleterre organise le premier camp scout. 

En juin 1912 groupe d’éclaireurs à Lorient (8 aout 1912), en juillet 1912, une vingtaine de Boy-scouts anglais campent à St Malo puis montent leurs camps itinérants dans d’autres villes d'Ille-et-Vilaine où ils sont chaleureusement accueillis. En 1913 un groupe d’éclaireurs est créé à Morlaix. Le mouvement scout dans le secteur de Saint-Brieuc est créé en 1913 par Maurice Duros, négociant en grains boulevard Clémenceau. Un premier communiqué parait dans Ouest-Eclair, annonçant la réunion du jeudi 31 juillet dans le but de créer une section des Éclaireurs français.

30 juillet 1913 Ouest-Eclair

Un article de Ouest-France daté du 17 décembre 1948 évoque cette histoire : « C’est en 1913 que le scoutisme fut lancé…Un jeune officier de réserve, M. Duros, négociant en vins, 59 rue des jardins, petit-fils de Charles Le Maout, le grand savant briochin, âgé de 34 ans, sportif, emballé par l’exemple de Baden-Powell, eut l’idée de créer une section de boy-scouts. Il entra en relation avec des amis parisiens et perrosiens, car, à Perros, il y avait déjà un disciple de Baden Powel. Il alla trouver des briochins qui s’intéressaient aux jeunes, comme le docteur Boyer, quelques commerçants de son entourage et acheta les objets nécessaires aux Boys et l’on démarra. Ce fut le Serment, que l’on appelle aujourd’hui La promesse »…

Le 3 août 1913, après la première réunion, un bureau provisoire est élu avec comme président M. Duros, vice-président M. Rochais et secrétaire-trésorier M. Salomon.

 

3 août 1913 Ouest-Eclair

Le 15 septembre 1913, une conférence sur le scoutisme est donnée à la mairie de Saint-Brieuc par M. Blanchard, délégué des Éclaireurs de France. Une centaine de personnes sont présentes, dont quelques femmes. Le but des organisateurs est de pouvoir constituer un groupe de jeunes scouts autour des personnes qui ont pris la responsabilité de former l'association. Leurs efforts seront récompensés...

15 septembre 1913 Ouest-Eclair

En janvier 1914, les Eclaireurs de Saint-Brieuc profitent d'une prestation, au Théâtre municipal, de la société de gymnastique et de préparation militaire "La Bretonne" pour se faire connaitre. Ils présentent "une petite pièce patriotique en un acte" et sont applaudis chaleureusement...

26 janvier 1914 Ouest-Eclair

Le dimanche 15 Février 1914, les Eclaireurs de Saint-Brieuc font parler d'eux dans la presse. Un groupe de cinq jeunes a réalisé un raid de 83 kilomètres commencé à 6h15 du matin dans la pluie et le vent. Trois éclaireurs, Perrin, Durand et Venisse sont arrivés à Guingamp à 11H45 puis sont passés à Châtelaudren et Quintin. Ils étaient de retour à St Brieuc à 21H50. Les deux autres jeunes, Lemoine et Richer, ont accompli le parcours St Brieuc-Plouagat-Quintin-St Brieuc soit environ 62 kilomètres et sont arrivés à 20h30. Le précédent record était détenu par les scouts de la section de Genève. (D'après Ouest-Eclair du 18 février 1914)

Malheureusement la guerre arrive ! Pendant la Guerre 14-18, M. Fender, professeur au Lycée prend la tête du mouvement. Des jeunes comme M. Herlant ou M. Chauvin, de Robien, se montrent particulièrement actifs. Ensuite M. Dujardin, venant de Paris, entre dans la mouvement et consacre tout son temps au service des Éclaireurs, excepté pendant sa captivité en Allemagne pendant la Guerre 39-45 !

Parmi les responsables de cette époque des années 30-40, on retiendra les noms de M. Burlot de Plouaret, M. Le Melley,  M. André Philippe, rue de Rohan, et M. Le Goïc dit « Furet », M. Dupuis, inspecteur primaire. 

 

Le Goïc dit « Furet »

Rassemblement des chefs et intendants.

Notons aussi que pendant l’Occupation fut créé le groupe des Francs camarades puisque le scoutisme était interdit. A la Libération le local des scouts fut installé dans un grenier de l’école Baratoux et les Normaliens, très actifs, prirent une bonne part dans l’encadrement des Louveteaux. A la fin des années 40 et au début des années 50, les Éclaireurs briochins entretiennent d’excellentes relations avec les scouts unionistes protestants encadrés par le pasteur Marquer.

Bien plus tard, dans les années 70, les Éclaireurs de France s'installent à Charner puis, dans les années 90, sur le site de l'ancien Lycée Curie appartenant à la ville dont ils seront obligés de déménager en 2018. L'origine du groupe des Éclaireurs de Saint-Brieuc A. Jovet remonte à 1913, comme nous l'avons vu, c'est l’une des plus anciennes associations de Saint-Brieuc.

 

Les scouts unionistes protestants


Écu des éclaireurs unionistes


Le premier pasteur qui constitue un groupe de scouts unioniste à Saint-Brieuc semble être Yves Crespin qui exercera dans cette ville entre 1937 et 1943. 

Pierre Prigent qui était membre de ce groupe témoigne : "Nous étions une patrouille de Scouts marins. Nous avions construit une barque qui restait au Légué et en plus dans ma famille nous avions un tout petit voilier qui était aussi utilisé par la patrouille. Une demoiselle encadrait un groupe de filles.

Arrivé à St Brieuc en 1947, le pasteur Paul Marquer remet en place des groupes de jeunes scouts, garçons et filles et amplifie ce mouvement (Camps dans les Alpes, en Espagne...).

Le pasteur Paul Marquer

Il faut dire que dans sa jeunesse Paul Marquer (né en 1913) a été très engagé dans le scoutisme comme éclaireurs et chef éclaireurs à Tourcoing puis chef à Paris et à l'échelon provincial en Ile de France puis à Roubaix.

1960. Camp d'éclaireuses. Jacqueline Marquer à gauche

 Jacqueline Marquer, fille du pasteur, était aussi très engagée dans le scoutisme, dans la droite ligne de la tradition familiale. Elle devient successivement cheftaine de la branche cadette fille puis de louveteaux à Caen, Strasbourg, New-York ; responsable pour les Éclaireurs unionistes (FFEUF) de la province Alsace ; commissaire nationale de 1966 à 1970 au Mouvement Unifié Éclaireuses et Éclaireurs unionistes à Paris (unification réalisée en équipe et avec son mari Didier Roux qui était commissaire national des Éclaireurs unionistes en 1964).

En 1974, elle est responsable d'un camp réunissant des enfants catholiques et protestants de Belfast et Londonderry.

Les scouts de patronage

Du côté  des scouts liés à l’Église catholique, Ouest-France le 24 janvier 1954 nous en rappelle les origines. Le groupe Scout 1er Saint-Brieuc est le plus ancien des Côtes-du-Nord. La troupe fut fondée en 1927 par M. de Lansalud et le chanoine Prud’homme ; son nom de groupe, « Notre-Dame-d’Espérance » vient de ce que, à sa fondation, ses locaux étaient établis près de la basilique du même nom.

Une fête annuelle du groupe existait déjà avant guerre. On note par exemple qu’en 1937, une soirée pour le 10e anniversaire avait été organisée avec la venue des fameux Comédiens routiers de l’époque. 

A la fin des années 50, le groupe possède un bulletin mensuel, L’Écoute ; les scouts ont des activités très diverses : ils s’entrainent avec les pompiers une fois par mois et pratiquent le judo.

 

24 mai 1955 Ouest-France

 
24 mai 1955 Ouest-France

24 mai 1955 Ouest-France

Scouts rue Saint-Benoit 12 novembre 1960 Ouest-France

Guides de France 12 novembre 1960 Ouest-France

Bien plus tard, entre 1995 et 1999 les 5 groupes et secteurs suivants existaient toujours sur St Brieuc :

Groupe St Michel-1e St Brieuc, basé sur la paroisse St Michel, occupant une partie des bâtiments du presbytère.

Groupe Beaumanoir-3e St Brieuc, surnommé « la Beaume », ses locaux sont situés dans une petite maison de St Brieuc.

Groupe Guy de Larigaudie, implanté sur la paroisse de Ste Thérèse, ses locaux sont situés derrière l’Eglise.

Groupe St Vincent de Paul-14e St Brieuc, implanté sur la paroisse du même nom, ses locaux, qui ont été creusés par les jeunes et chefs du groupe se situent sous l’Eglise.

Secteur St Michel.

L'histoire du Groupe Guy de Larigaudie a fait l'objet d'un mémoire de Deug sur le scoutisme de Marine Flament. Un résumé est disponible en cliquant ici.


D'autres documents sur le scoutisme à Saint-Brieuc dans les années 50 et 60 sont à retrouver en cliquant ici

 

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Sources

Archives de Ouest-France

Le Télégramme 11 juin 2018

Site des Éclaireurs de France de Saint-Brieuc, ici

Article sur le pasteur Paul Marquer, en poste de 1947 à 1961, cliquer ici

Archives départementales, groupe de St Brieuc des Éclaireurs de France (1920-1931) 5T12

Correspondances avec Micheline et Jean-François Garnier. 

Correspondances avec Yvon Gicquel en octobre 2026

Article en ligne : Les archives des scoutismes non confessionnels : les Éclaireuses et les Éclaireurs. Nicolas Palluau. Gazette des archives. 2014, cliquer ici




 

L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

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