mercredi 6 mai 2026

Paul Rolland (1899-1983), architecte à Saint-Brieuc et dans les Côtes-du-Nord.

1927 Papier à en-tête. Archives municipales Saint-Brieuc 2T11 Permis de construire pour une maison boulevard Hoche.


Paul Marie Joseph Rolland est né le 15 août 1899 à Mauron (56). Son père était chef de gare et sa mère ménagère. Il se marie avec Marie Joseph Provost (1896-1985). Marie Provost est née le 1er octobre 1896 à Pierric (44) et elle est décédée le 7 février 1985 à Falaise (14) à l'âge de 88 ans.
Le couple aura un fils nommé Gilles, né le 19 avril 1927 à Falaise dans le Calvados, décédé le 21 janvier 2014 à Bagneux (Hauts-de-Seine).

Jean Rolland, le père de Paul Rolland est décédé à Étables le 24 juillet 1929.

Avis de décès le 31 juillet 1929 Ouest-Eclair
Paul Rolland est décédé le 27 décembre 1983 à Pabu (22) où il est inhumé.
Archives Morbihan, 1899 Mauron.

Son livret militaire indique qu'au moment du recensement militaire en 1918, Paul Rolland habitait Étables et qu'il était étudiant en architecture. Il est incorporé comme engagé volontaire pour trois ans dans la Marine à partir du 7 janvier 1918. Sa période de combat contre l'Allemagne s'étend de janvier 1918 au 23 octobre 1919. Il sort de l'armée le 5 janvier 1921 (1ère Classe) et revient à Étables.


Archives 22.

Un architecte bien implanté dans le département

Paul Rolland a eu une longue carrière dans le domaine de l'architecture dans le département des Côtes-du-Nord. Son succès fut acquis par une synthèse du courant régionaliste et de l'Art déco.

Il débute à Dinan avec un bureau au 50 rue Clémenceau et  un autre à Lanvallay (1910-1934). Il devient membre de la Société à Responsabilité (S.R) des Architectes du N.O. de la France (1921-1931). Il possède un bureau à Étables, commune dont il est l'architecte dans les années 1927. A  Lannion, il est associé à son confrère Jules De Jaehguer (1936). Il s'installe à Saint-Brieuc au 2 rue St Guillaume (1936-1937) puis au 36 rue St Guillaume (1938-1970). Son activité le porte aussi au Val André (1945-1947) et à Saint-Quay-Portrieux (1945-1970).

Il conçoit de nombreuses villas sur le littoral : les Rosaires (villa de Monseigneur du Bois de la Ville Rabel, archevêque de Rouen, information à vérifier car il existe des plans de Paul Marteroy en 1910), Binic (un hôtel en 1932), Étables (garage Renault), Saint-Quay-Portrieux, Plouézec, Paimpol (Le salon moderne 1932). Ces réalisations sont inscrites à l’inventaire du Patrimoine culturel de Bretagne. Il réalisa aussi l'école de Le Cambout, l'école de Saint-Aaron en 1936 et l'Hôtel des Postes de Gouarec en 1934, un chantier terminé en 1936.

Bureau de Poste de Gouarec
Après-guerre 

Si la période de l'Occupation semble marquer un coup d'arrêt dans les activités de l'architecte, à l'exception d'une maison particulière dont nous avons connaissance dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc, à la fin des années 40 de nouveaux projets vont être confiés à M. Rolland. Par exemple en 1948-1949, la municipalité de Quintin lui demande de dresser les plans de l'école publique.

En octobre 1949, on lui confie la réalisation d'une ferme modèle avec son habitation à Chateau-Billy. Dans son édition du 6 octobre 1949, le commentaire de Ouest-France parle d'une "maison saine et spacieuse".

 

6 octobre 1949 Ouest-France

En 1951, il réalise les plans pour 18 logements HLM à Quintin.

1952, courrier de Paul Rolland à Eugène Faure. Archives municipales St-Brieuc Fonds Faure 6521.1
En novembre 1955, quai Gabriel-Péri au Légué, c'est un logement H.L.M de 12 logements sur 4 étages qui est conçu par M. Rolland (Ouest-France 14 novembre 1955).



En octobre 1957, à Hillion, un ensemble avec Mairie et Poste est l'oeuvre de M. Rolland (Ouest-France 16 octobre 1957).



Marie d'Hillion de nos jours

En décembre 1958, au Val-André, la réalisation de la nouvelle école est confiée à M. Rolland en tant qu'architecte communal. L'article de Ouest-France du 2 décembre 1958 pointe l'attachement de M. Rolland au style breton qu'il a conservé pour cette école.

 
Dans son édition du 28 décembre 1958, Ouest-France fait le point sur un important projet auquel M. Rolland est associé avec l'architecte en chef du gouvernement, Roger Hummel. Il s'agit de la future Ecole Nationale de Navigation située à Paimpol.

Courrier de M. Rolland 3 janvier 1961 Ouest-France

En 1960, le Conseil municipal de Langueux confie son projet de Mairie et de Salle municipale à M. Rolland. (Ouest-France 10 août 1960) 

Le bâtiment de Mairie de Langueux conçu en 1960

Le 4 mars 1961, Ouest-France publie une photo de la Maison du Marin à Kérity-Paimpol, sur des plans de M. Rolland concernant la transformation de cette habitation. C'est une oeuvre sociale réalisée grâce à l'amicale des Cols Bleus des Côtes-du-Nord. L'article indique que M. Rolland est "ancien marin lui-même", c'est une référence à son engagement dans la Marine en 1918 au moment de la Première Guerre mondiale...

Le 10 février 1961, publication d'un projet de M. Rolland pour la salle de réunions de Saint-Brandan. Un autre article du 31 mai montre l'équipe des ouvriers de l'entreprise Le Coq sur le chantier de cette construction.


A Saint-Brandan 31 mai 1961 Ouest-France

Le 18 février 1961, publication du projet de M. Rolland pour la construction du Cours Complémentaire de Chatelaudren.

Enfin le 16 novembre 1961, la mairie de Ploufragan est en photo. Cette réalisation imposante, commencée en 1959, est de M. Rolland avec le concours de l'entreprise Bougeard de Plérin. 


Des réalisations à Saint-Brieuc

Une maison particulière en 1928 dans le boulevard Hoche.

Archives municipales 2T12
Le permis de construire est déposé le 25 avril 1928 pour M. Ballouard.

Archives municipales 1928 2T12 architecte Rolland

Un immeuble en 1937 au croisement de la rue Voltaire et du boulevard Waldeck-Rousseau.

Immeuble conçu à Saint-Brieuc par Paul Rolland en 1937

Après une rénovation effectuée en 2026 par l'entreprise L'Hénoret. Photo RF
Un transformateur boulevard Hoche 

Les architectes ne se privent pas de concevoir des bâtiments utilitaires qui façonnent notre paysage. Ainsi l'édition de Ouest-Eclair du 6 janvier 1938 souligne la qualité de ce transformateur électrique, un ouvrage de M. Rolland : "La Compagnie Lebon vient d'édifier un transformateur du plus bel effet, une petite construction style breton. L'architecte est M. Rolland de Saint-Brieuc... Voilà un nouveau modèle de transformateur faisant contraste avec certains "tranfos" qui enlaidissent les routes touristiques et les paysages briochins."


 


Une maison de Paul-Marie Rolland en 1942, rue Louis Blanc.

Les plans de cette maison rue Louis Blanc à Saint-Brieuc datent de 1940, se trouve rue Louis Blanc. On la trouve en descendant sur la gauche, vers l’étang de Robien. Paul-Marie Rolland, installé à Saint Brieuc est alors associé avec M. De Jaegher.
Maison conçue par l'architecte Paul-Marie Rolland, rue Louis Blanc Saint Brieuc. Photo RF

La maison, achevée en 1942, a été construite pour le premier propriétaire M. Renaud. Il n’y a eu qu’un autre propriétaire avant ceux qui y résident aujourd’hui et qui ont eu l’amabilité de nous envoyer un dessin d’époque venant de leurs archives.
Cette élégante maison néo-bretonne, influencée par le courant Art-déco, présente deux faces bien distinctes avec du côté rue de petites ouvertures (et ces trois audacieuses petites ouvertures carrées) et à l’arrière, dominant l’étang, de plus larges baies. 
Dessin de l'architecte Paul-Marie Rolland, rue Louis Blanc Saint Brieuc.

La Perception rue Henri-Servain, 1959

Un vaste ensemble de quatre étages est créé par M. Rolland pour regrouper les différentes perceptions de Saint-Brieuc dans un lieu central, jouxtant la Mairie et la Cathédrale. On ne dénombre pas moins de 45 fenêtres et 14 larges baies vitrées. Ouest-France dans son édition du 14 mai 1959 souligne que c'est un immeuble "d'une belle architecture bretonne". L'article évoque aussi les contraintes techniques car les terrains sur lesquels repose l'édifice sont marécageux : "Il faudra plus de soixante pieux de ciment armé, dont la longueur dépassera trente mètres, pour soutenir la masse de la construction".

 


Le lieu où va être édifiée la Perception. 14 mai 1959 Ouest-France

Le bâtiment de la perception conçu par M. Rolland, de nos jours. Photo Google street

Des publications dans Ouest-Eclair et Ouest-France au sujet de Paul Rolland

La presse des années 30 fait état de plusieurs conflits entre les municipalités d’Étables et de Saint-Brieuc et M. Rolland. 

Saint-Brieuc 9 septembre 1933

Saint-Brieuc 23 août 1934

Saint-Brieuc 16 janvier 1935


Etables 5 avril 1935 (Conseil municipal du 30 mars)

Étables 28 novembre 1938

Quintin, projet d'école 29 avril 1949
 

Anecdote 

Un article de Ouest-France daté du 22 août 1961 relate un fait divers impliquant M. Henri Rioche et M. Louis Dussaux, 53 ans, chef d'agence au cabinet de M. Rolland, architecte et résidant 17 rue Jules Ferry à Saint-Brieuc.


 Anecdote

Lors de la période de l'Occupation allemande, le jeune Raymond Lévy fut apprenti architecte au cabinet de Paul Rolland. Il était élève du peintre Émile Daubé. Il fut arrêté, ainsi que sa famille, le 12 juillet 1943 pour la seule raison qu'il était juif. Il a réalisé de nombreux croquis de ses parents, de ses camarades en prison à Saint-Brieuc qui sont parvenus jusqu'à nous mais il est mort à Auschwitz en 1943.

Raymond Lévy. Photo archives 22

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A lire en complément

Abécédaire des architectes de Robien, cliquer ici

Sources

Registre des naissances 1899 Mauron (56), vue 48, ici

Archives de Ouest-Eclair et Ouest-France

Recensement militaire 1919 Saint-Brieuc, archives départementales 22, vue 383, cliquer ici

Site de généalogie Généanet, cliquer ici

Archives personnelles de Pierre-Yves Pondaven (propriétaire de la maison de la rue Louis Blanc à Saint-Brieuc)

Plusieurs maisons construites par Paul-Marie Rolland sont à l'inventaire du Patrimoine de Bretagne.

Daniel Le Coëdic, les architectes et l'idée bretonne.


 

mardi 5 mai 2026

Des expertises sur la passerelle de Robien à Saint-Brieuc, avril 2026

Le 13 avril 2026 il y avait foule sur la passerelle qui traverse la voie ferrée reliant le quartier de Robien au centre-ville, et utilisée également par les voyageurs de la SNCF.

Il était procédé à des expertises pour faire avancer le dossier des malfaçons constatées par tout le monde sur ce chantier : dalles présentant des fissures, contre-marches rouillées, stagnation des eaux de pluie sur la passerelle, soudures cassées des mains-courantes etc...

Les marques de rouille. Photo RF
Les 14, 15 et 16 avril, d'autres investigations étaient en cours...

14 avril 2026 ; Photo RF

14 avril. Carottage sur une dalle du côté Robien. Photo RF

14 avril Carottage sur une marche

14 avril. Explorations  au niveau de l'écoulement d'eau


15 avril. Photo RF

 

15 avril. Photo RF
 

Vous pourrez peut-être voir de curieuses marques ici ou là, ce sont des traces de ces relevés...


L'autre sujet récurent est celui des ascenseurs en panne sur cette même passerelle. Rappelons que ces pannes à répétition ont un impact sur les personnes qui prennent le train avec des valises lourdes qu'elles doivent porter sur une quarantaine de marches, sur les parents avec des poussettes et leurs enfants en bas âge, sur les personnes à mobilité réduite qui n'ont aucune solution pour traverser la voie ferrée ! 

Rappelons aussi que c'est Saint-Brieuc Armor-Agglomération qui a la responsabilité de cette passerelle, non la SNCF ou la mairie... Les usagers attendent des élus une prise de conscience de l'image désastreuse que cela donne de la ville-centre et des désagréments importants que cette situation génère. Évidement tout le monde attend aussi que les élus apportent des solutions durables, pas ponctuelles !


Les habitants du quartier de Robien sont bien placés pour constater la fréquence des pannes des ascenseurs de cette passerelle et des grincements qui nous font parfois penser que l'on est dans l'ascenseur d'une maison fantôme ! Ne parlons pas de la saleté !

Où voit-on autant de déjections de pigeons ?!
Au printemps, après avoir été hors d'usage pendant plusieurs semaines, ils ont été de nouveau en panne, seulement quelques jours après leur remise en fonction !

Les réparateurs interrogés constatent l'usure et la dégradation de différentes pièces. Ils soulignent l'absence de vidéo protection réelle. En effet celle qui existe serait factice, elle ne serait reliée à aucun centre de surveillance ! Si cette information est exacte, elle laisse sans voix ! Est-ce qu'une surveillance vidéo pourrait dissuader certaines personnes mal intentionnées ? On pourrait presque se demander si ce sont des ascenseurs neufs ou d'occasion qui ont été installés sur cette passerelle à l'origine en 2017? Mais arrêtons de plaisanter, vite il faut des solutions !

Richard Fortat 13 avril 2026

L'article ci-dessous paru dans l'édition de Ouest-France du 5 octobre 2023 montre bien que ce problème n'est pas nouveau !

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Un autre article à lire dans ce blog sur l'histoire de cette passerelle et de la passerelle Harel-de-la-Noë qui l'a précédée, cliquer ici

 

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Les bistrots de Robien, Le Café du dimanche, boulevard Hoche

Le Café du Dimanche, situé au 115 boulevard Hoche, a fonctionné de 2015 à 2019. C’était un lieu atypique, créé par Louise Dilasser et Lan Mafart. Dans ce bistrot, ouvert uniquement en fin de semaine, on pouvait boire un verre mais aussi écouter de la musique, participer à un radio-crochet, partager un moment autour de jeux de société, découvrir l’art postal, écrire des cartes de vœux personnalisées…
 
Enseigne du Café du dimanche

Le Café du dimanche a marqué les esprits et a beaucoup inspiré les journalistes, comme en témoigne cet article de Ouest-France du 21 août 2015 : "Les grappes de la vigne se détachent sur un mur bleu azur. Un olivier ombre la cour terrasse, la couleur de ses feuilles se marie bien au ciel breton. Il y a une petite serre où il fait bon s'asseoir, tandis qu'une rangée d'antiques boîtes aux lettres habille à l'ancienne la façade du Café du dimanche. Ce lieu est une surprise totale. Comme un coin de Méditerranée, qui aurait poussé dans le quartier bien rangé de Robien, au sud de la gare briochine".

La cour du Café du dimanche. Photo Ouest-France

"C'est un vrai café avec une licence 4, on peut ici goûter un vin du sud, italien ou grec. Lan Mafart est Breton par son père, Provençal par sa mère. Ces deux cultures l'ont fasciné et façonné. Quand il l'a trouvé, c'était un lieu industriel. Entre ses mains artistes et bricoleuses, c'est devenu un café chaleureux. Un univers poétique, facétieux, cultivé. Le cadre est planté, on peut y prendre un verre. Mais il y a beaucoup plus. L'homme est éditeur, les livres garnissent les étagères : poésie, philosophie, sciences humaines et bientôt des livres pour enfants".

Lan Mafart. Photo Ouest-France

"Le Café du dimanche ne serait pas cet extraordinaire cabinet de curiosités sans Louise Mafart. L'un des talents de cette femme curieuse est de pratiquer l'art postal.

« On ne prend plus le temps de s'écrire, s'étonne-t-elle. Mon père m'a écrit toute ma vie. Quand il est mort, j'ai trouvé terrible de me dire que, dans ma boîte aux lettres, il n'y aurait plus que des factures. Ça fait tant de bien de recevoir une jolie lettre. On peut envoyer toutes sortes de choses par la Poste pour surprendre son destinataire. »

Louise Dilasser. Photo Ouest-France

"Le Café du dimanche de Lan et Louise Mafart renferme des trésors, patiemment accumulés. Des découpages récoltés dans les magazines, des feuilles et des fleurs dans les herbiers, des boutons, des coquillages, des cartes postales, des objets hétéroclites...

Pour écrire une lettre, on choisira la couleur du papier, on pourra piocher des mots doux et des images, dans les tiroirs qui débordent. Il ne restera plus qu'à écrire, ou se faire aider de la maîtresse des lieux pour décorer une enveloppe ou écrire sa lettre, un cadeau si rare de nos jours.

Louise, qui fut écrivain public, ne demande qu'à donner un coup de main. « Je voudrais que tous ceux qui ont envie puissent créer librement. Chacun est artiste, même s'il l'ignore. La création n'est pas réservée à une élite, revendique-t-elle. En cinq minutes, je peux trouver des trucs, une enveloppe et on poste. »

Le plus, c'est qu'une vraie boîte aux lettres de La Poste, placée à la sortie du café, recueille les missives écrites. Patrice André, le facteur du quartier, aime tant cet endroit qu'il en est devenu le parrain. Sylvie, une autre factrice, la marraine. En vacances cet été en Pologne, Patrice s'est pris au jeu, envoyant une carte égayée de collages à ses amis du Café du dimanche. Et la direction de La Poste soutient l'initiative.

Ce café sera ouvert chaque dimanche « pour qu'enfin on ne s'ennuie plus ce jour-là », jure Louise Mafart".

Le facteur et Lan Mafart. Photo Ouest-France

 

Plus jamais triste comme un mois de novembre 

Au Café du dimanche, les idées insolites ne manquent pas. À l’instar, donc, de cet instant poétique qui s’étalera sur quatre jours en novembre. « Quand tu tiens un café, tu entends souvent : il pleut, le monde va mal, c’est une période compliquée, les travaux… », raconte Louise. D’où l’envie d’inverser « l’envers du décor » et de mettre l’accent sur la beauté des choses.

C’était jeudi dernier. « J’ai lancé l’idée à la cantonade : créer un espace poétique où chacun puisse s’exprimer. Ça ne réglera pas forcément les choses, mais ça mettra du baume au cœur et cela permettra de partager ensemble un peu d’émotion, de découvrir l’autre autrement. »

(Extrait d'un article de Ouest-France du 27 novembre 2018)

Le facteur et Lan Mafart. Photo Ouest-France

 

 

Une idée parmi beaucoup d'autres !

En décembre 2018, Louise Dilasser et Lan Mafart avaient lancé une idée pour les fêtes de fin d’année : sur des cartes et enveloppes de couleur mises à disposition tout le monde était invité à faire part de ses rêves, ses souhaits à la Maire de St Brieuc

Nina écrit sa lettre à la Maire Noël. 13-12-2018 Photo Ouest-France

 
 
La tournée des bistrots de Robien continue ici...

Bistrots rue Jules Ferry 

Bistrots rue abbé Garnier

Bistrots boulevard Carnot

Bistrots rue Luzel

Bistrots rue de Trégueux

Bistrot rue de Robien



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Sources

Articles de Ouest-France : 21 août 2015, 28 juin 2018, 27 novembre 2018... 


 


 


 

 

 

Le projet abandonné d'un immeuble de bureau, boulevard Carnot à Saint-Brieuc. 2019-2025

Ce ne sera pas le premier projet abandonné dans le quartier de Robien (voir l'article suivant en cliquant ici) mais le projet de construction d’un immeuble boulevard Carnot, livrable en 2027, n’aura existé que dans le monde virtuel !

Photo archives Ouest-France

Le projet à l’origine. 2019

En 2019 Adim-Ouest, une filiale du groupe Vinci, imagine un bâtiment de 8 étages avec commerces, parking, activités tertiaires et un équipement public. Une grande cellule commerciale est précommercialisée rapidement au bénéfice du discounter alimentaire Aldi (d'après une information révélée dans un article de Ouest-France du 4 décembre 2025). Le tout est conçu le long de la voie ferrée dans le boulevard Carnot. Les réactions dans le quartier sont mitigées car on se demande si des espaces de bureaux trouveront preneurs et si c'est le projet qui convient à ce moment là ? D'un autre côté personne n'a été pris par surprise car plusieurs immeubles figuraient dans le plan d'origine de l'aménagement de ce secteur sud de la gare.

Trois immeubles figurés sur le plan d'aménagement. 25 juin 2017 Ouest-France

Un projet mis sur pause. 2020-2022

En 2020, la nouvelle municipalité gèle ce projet en attente d’une possible construction d’une cité judiciaire sur cet emplacement. Finalement, en 2022, le Ministère de la justice abandonne l’idée d’utiliser cet emplacement jugeant l'espace trop restreint, ce qui relance la possibilité d’y construire un immeuble de bureau. La municipalité souhaite par contre que l’on passe de 8 à 6 étages. Du côté du Comité de quartier, le président Alain Le Flohic traduit une impression partagée par un certain nombre d'habitants dans l'édition de Ouest-France du 25 mai 2022 : "On s'était habitué à la vue dégagée sur la gare". La présence de cellules commerciales pose également problème : "Il ne faudrait pas que cela se fasse au détriment des commerces de proximité du quartier... Certains commerçants avaient déjà été démarchés pour déménager." 

25 mai 2022 Ouest-France
Une nouvelle demande de permis de construire. 2022

Après l’abandon de la future cité judiciaire et un projet revu à la baisse en 2022, une autre étape s’ouvre en août 2024 où Adim-Ouest dépose une nouvelle demande de permis de construire.

Un permis validé. Mars 2025. 

 "Un immeuble va pousser derrière la gare".

Après sa validation par le service urbanistique de la Ville en mars 2025, la voie est ouverte pour Adim-Ouest. L’agence Bleu Mercure et Arthur Loyd Bretagne lancent la commercialisation des 4 540 mètres carrés : des espaces de bureaux et une grande cellule commerciale au rez-de-chaussée. Dans son édition du 12 mars 2025, Ouest-France relance auprès du public l’actualité ce projet datant de 2019. Parfois la presse s'emballe ! Il ne semble plus y avoir d'incertitude et le journal titre "Un immeuble va pousser derrière la gare". En mars 2025 « Le porteur de projet se montre serein, eu égard à l’élan de dynamisme en centralité de Saint-Brieuc », note l’article de Ouest-France.

Ouest-France 12 mars 2025
Ouest-France 12 mars 2025


Des incertitudes. Octobre 2025

Quelques mois plus tard, dans l’édition du 8 octobre, le titre de l’article est interrogatif et on se demande « Où en est le projet immobilier Pem Sud ? »,  mettant en évidence que le projet « semble peiner à attirer les investisseurs ».

Ouest-France 8 octobre 2025

L’abandon du projet. Décembre 2025

Dans l’édition du 4 décembre, l’abandon du projet est annoncé par voie de presse.

Ouest-France 4 décembre 2025
 

Les réactions, les suites.

Le panneau publicitaire bientôt retiré. Photo Richard Fortat 23 novembre 2025
Le 5 décembre le Comité de quartier de Robien diffuse cette information sur son compte facebook. Mais il y a peu de réactions. Le restaurant Caramel et Compagnie déplore l’abandon du projet : « Dommage, mais pas surprenant comme décision ». Ludovic Le Moignic, conseillé délégué au Patrimoine, relève ce qui est pour lui une incohérence de base : « C'était un projet qui était plus pensé pour une métropole comme Rennes que pour une ville moyenne. Donc forcément ça ne fonctionne pas ». On peut aussi se demander si la construction d'immeubles de bureau est indispensable avec le développement du télétravail ces dernières années ? Sait-on aussi qu'on trouvait en janvier 2025 une quantité non négligeable de mètres carrés à vendre ou à louer. Pour être précis, sur 39 annonces recensées sur le site spécialisé cessionpme.com cela représente un total de 8959 mètres carrés !

Mais si ce projet était mal engagé, il pourrait bien sortir de nouveau sans doute sous une autre forme car ces terrains entre la voie ferrée et le boulevard Carnot sont très bien situés. Ils pourraient être convoités par d'autres groupes immobiliers... Selon Adeline Le Boëdec, adjointe en charge de l'urbanisme, interrogée  dans Ouest-France le 4 décembre 2025 :"Ce foncier reste très attractif. Il n'a pas vocation à rester vide..." Affaire à suivre ?

Photo Richard Fortat novembre 2025

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Sources de cet article mis en ligne en janvier 2026 par Richard Fortat

Archives de Ouest-France, Comité de Quartier de Robien.

Autre article à consulter sur ce blog

Tous ces projets qui n'ont pas vu le jour dans le quartier de Robien, cliquer ici 

L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

Le quartier de Robien à Saint-Brieuc s’est vraiment peuplé il n’y a pas plus d’un siècle, mais son histoire présente de multiples intérêts ...