vendredi 2 septembre 2022

Le Service Départemental d'Incendie et de Secours (S.D.I.S) , rue Danton 1975

 

 
L'ancien garage au centre de l'image. 4 novembre 1960 Ouest-France

 
 
Depuis 1957, le garage des frères Huguet était spécialisé dans les camions Unic aux 2 et 4 rue Danton.
Il disposait d'une superficie énorme au coeur du quartier de Robien.  
 
 
Inauguration du garage. Photo Ouest-France 4 juin 1957

 
 
 
 
Le S.D.I.S emménage en 1975
 
Le Service Départemental d'Incendie et de Secours (S.D.I.S)  s'installe en 1975 dans les locaux laissés vacants. 
Le chef des pompiers du S.D.I.S est, depuis 1973, le colonel André Boulard. Il prendra sa retraite en 1996 pour être remplacé par le lieutenant-colonel Le Doux.

Dans son ouvrage sur L'histoire du corps des sapeurs pompiers de Saint-Brieuc, l'auteur Christophe Lucas évoque l'installation du S.D.I.S :


"En août 1975, l’atelier du Service Départemental d’Incendie et de Secours prend place rue Danton à Saint Brieuc et reprend la charge d’entretien des véhicules au niveau départemental assurée jusqu’alors par le Corps des Sapeurs Pompiers. 


Ces nouveaux locaux comprennent : un atelier de mécanique avec deux fosses, un atelier de tôlerie, un ban de réparation de tuyaux, une cabine de peinture poids lourds, une aire de lavage, une station de graissage, un atelier de dépannage radio, une station de gonflage des bouteilles d’air, un magasin de pièces détachées, un magasin réserve ORSEC, une vaste salle d’instruction".

 

 

L'équipe du SDIS en 1996. Photo Ouest-France

 

Déménagement rue de Guernesey. 1996
 
Petit à petit les locaux ne sont plus aussi bien entretenus et en 1996 un premier déménagement est organisé vers d'autres locaux, rue de Guernesey. 
Ainsi lors d'une visite des élus dans le quartier en 2001 on peut lire dans l'édition de Ouest-France du 20 septembre :

  "Une vielle dame évoque des rats qui sortent des locaux du SDIS jouxtant son habitation".  

 

En 2006, tous les camions constituant la réserve départementale, sont encore stationnés dans des hangars, rue Danton.

 

Le SDIS en 2008
 


Après le S.D.I.S

 

Le 28 août 2018, des travaux de désamiantage commencent dans les bâtiments de l’ancien Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS), à l’intersection des rues Danton et Jean-Jaurès, en vue de la construction de la Résidence Préférence.

 

Bâtiment du SDIS avant destruction. Image Google
 

État du bâtiment du SDIS en 2018
 

Cette nouvelle résidence, construite par le groupe Pierreval, comprend 39 appartements : 25 privés et 14 logements sociaux gérés par Côtes-d'Armor Habitat.



La résidence du groupe Pierreval en 2020

 

Si vous avez d'autres renseignements sur le S.D.I.S, merci d'utiliser le formulaire de contact. 

 

 

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Sources

 

Histoire du corps des sapeurs-pompiers de Saint-Brieuc.1719 - 2000. Courage et Dévouement dans la « Cité Gentille » de Christophe LUCAS. L'extrait cité se trouve page 188.

 

Articles de Ouest-France : 21 novembre 1996, 20 septembre 2001

 

Article dans Le Télégramme du 31 mars 2006 

 

A propos de la Résidence Préférence qui a fait suite au SDIS, article sur les immeubles collectifs à retrouver sur ce blog en cliquant ici 

 

 

 

La résidence abbé Garnier dans le quartier de Robien, rue abbé Garnier à Saint-Brieuc

 



En 1986, de nouveaux habitants emménagent dans la résidence Abbé Garnier à l’emplacement où l’on trouvait jusque dans les années 40 la briqueterie Le Dû puis, dans les années 70, le magasin de matériaux pour le bâtiment « Rivière et Le Tort ».

 

Pendant la construction de la résidence abbé Garnier. Photo Ouest-France 1985

 

 

Article Ouest-France, année 1986. Archives municipales


Ce vaste terrain était idéalement placé pour apporter de nouveaux logements dans le quartier. La résidence est formée d'un ensemble de trois bâtiments (83 logements) avec un grand parking souterrain, le tout est géré par Armor Habitat.
Sur le côté rue, nous ne voyons en passant qu'une partie de l'ensemble mais de nombreux appartements donnent sur la vallée en contre-bas et sur le Chemin des Eaux Minérales.

En juin 2019, Terre et Baie Habitat, Office Public de l’Habitat de Saint-Brieuc Armor Agglomération, démarre les travaux de réhabilitation de la Résidence Abbé Garnier. Il est à noter que l’office public a obtenu 238 000 € de l’Europe (soit environ 9 % du total de l’opération).

Ce projet concerne les trois bâtiments et les 83 logements. Dans le but de mieux maîtriser les dépenses énergétiques, ils sont totalement ré-isolés, les menuiseries sont remplacées, les radiateurs et systèmes de ventilation changés. L’aménagement des halls a également été repensé pour offrir un local à vélos et poussettes. Un portail avec accès sécurisé est également installé.

La qualité architecturale de l’ensemble s’en trouve améliorée, ce qui est un plus également pour l’image que donne du quartier Robien, sachant que c'est là sur un axe d’entrée de ville. 

 

Travaux en 2019-2020, résidence abbé Garnier. Photo RF



 
Le saviez-vous ?

Dans les années 90, le siège du Comité départemental du Secours Populaire est situé au numéro 13 de la résidence Abbé Garnier. 

 

 

 

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Sources 

Site Armor Habitat 

Archives municipales, dossier de presse Robien

 

 

vendredi 1 juillet 2022

Le lotissement ouvrier de la rue Chapelain de la Ville Guérin, quartier de Robien à Saint-Brieuc. 1960


 

Origine du lotissement

 
Le lotissement de la rue Chapelain de la Ville Guérin était appelé "Le lotissement de la poudrière". Le chantier est achevé au début des années 60.
 
Les maisons de la rue Chapelain de la Ville Guérin, dans le quartier de Robien à Saint-Brieuc, sont bien reconnaissables car elles sont toutes construites sur le même principe avec des plaques de ciment. Cette technique a permis de bâtir très rapidement les logements concernés.
 
Habiter dans ces maisons était considéré alors comme une chance. On a pu entendre ici ou là que les ouvriers de Sambre-et-Meuse étaient tirés au sort pour savoir qui pourrait y loger mais il n'en est rien. De même que ce lotissement n'a pas été créé uniquement pour les ouvriers de cette usine.
Certes, 4 ou 5 familles ouvrières de Sambre-et-Meuse y vivaient mais on y trouvait également à l'origine des techniciens P.T.T, des chauffeurs de bus, un cadre administratif, un fonctionnaire...
 

Rue Chapelain de la Ville Guérin, Saint-Brieuc. Photo RF

Rue Chapelain de la Ville Guérin, Saint-Brieuc. Photo RF


 

Pourquoi la Poudrière?

La rue François Villon, séparée par une mince bande de terrain de la rue Chapelain de la Ville Guérin, s'appelait "chemin de la Poudrière" au moins jusqu'en 1947.
Ce nom de "poudrière" vient du fait qu'entre ces deux rues, il y avait un entrepôt de poudre. Celui-ci était gardé par des militaires encore au début du siècle. Il fut abandonné par l'armée beaucoup plus tard et le bâtiment fut détruit vers 1960. Le terrain qui avait été envahi par des ronces fut nettoyé et quelques maisons furent bâties sur cet espace.
 
 
Vue aérienne des rues François Villon et Chapelain de la Ville Guérin, Saint-Brieuc. 

 

 

Autres articles à lire sur ce blog

L'histoire de la rue François Villon (ex chemin de la poudrière), cliquer ici

L'histoire de la rue Chapelain de la Ville Guérin, cliquer ici

Dans la rubrique "Habitat ouvrier à Robien et les lotissements ouvriers" :
 
 
 
 
Un autre lotissement du même type

Un autre lotissement de St Brieuc bâti sur le même type. Photo Archives municipales

 

Si vous avez d'autres renseignements à partager sur ce lotissement, merci d'utiliser le formulaire de contact

 

 

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Une histoire de la crêperie Bleu Marine, 28 rue Aristide Briand à Saint-Brieuc

 


Tout commence en 1928 où une galerie commerciale est bâtie dans le quartier de Robien, rue Aristide-Briand. On va y trouver une boucherie-charcuterie, un coiffeur, une épicerie, un poissonnier, une papèterie, une mercerie, une droguerie…

 

 

Simone Duval, La Crêperie moderne, 1959-1967


Un peu avant 1960, Simone Duval est crêpière rue de Rohan, dans le centre de Saint-Brieuc. 

Elle cherche à s'agrandir et se propose d'acheter la réserve de la mercerie qui se trouve dans cette galerie commerciale au 28 de la rue Aristide-Briand

Le premier nom donné à l'établissement ouvert en ce printemps 1959 est " La Crêperie Moderne"

 

D'autres commerçants du secteur se souviennent : « Nous, on venait manger ici tous les vendredis midis après le ménage.»

 

Simone Duval en 2010

 

 

 

Mme Briand, 1967-1996 (ou 1995?)

 

En 1967, Simone Duval vend la crêperie à Mme Briand qui y restera quelques années avant de passer la main à sa fille, Colette. 

 

 

 

Marie-Claude Le Sayec, La crêperie Bleu Marine 1996-2013

 

Le 16 janvier 1996 Marie-Claude Le Sayec qui a déjà une expérience de cuisinière scolaire, reprend l'affaire, à laquelle elle donne une tonalité marine dans un camaïeu de jolis bleus : la Crêperie Bleu Marine est née !

 

 

Ouest-France 2 septembre 1996

 

En 1999, des clients viennent déguster les galettes et les crêpes : ils travaillent pour le Guide du Routard et sont conquis (voir l'article ci-dessous). Depuis cette visite en 1999, la crêperie Bleu-Marine est référencée chaque année dans le guide du Routard. L'établissement est aussi recommandé dans le guide Le Petit Futé.

Le coup de pouce du guide du Routard a changé beaucoup de choses. Marie-Claude déclarait en 2010 : « Cette reconnaissance m'a beaucoup aidée et m'a apporté une nouvelle clientèle venue des quatre coins de France et au-delà. ».

 

Ouest-France 9 juillet 1999

Dans un article du journal municipal Le Griffon (numéro 183) daté de juin 2004 (photo ci-dessous), Marie-Claude Le Sayec est appelée « la maman du pique-nique géant de Robien ». Elle explique que l’idée de ce pique-nique est venue d’un petit groupe de voisins qui voulait organiser un repas dans une cour commune. En proposant cette idée à d’autres, dès la première fois en 2001, il y avait 300 personnes !

 

Juin 2004. Le griffon numéro 183

 

En octobre 2005, le Griffon (numéro 191) remet un coup de projecteurs sur Marie-Claude Le Sayec qui a accepté avec plaisir de mettre à disposition, dans sa crêperie, des livres en libre-service déposés par Lionel Bars, le président du comité de quartier (photo ci-dessous). D’autres établissements de Robien participent à cette initiative : La crêperie « La Fromentine », le bar-restaurant « Le Sympatic », la Gambille et La Poste.

 

Octobre 2005. Le griffon numéro 191

 

Marie Claude Le Sayec tiendra cette crêperie pendant 18 ans et transmettra son savoir-faire et ses recettes à Monika Marx (voir ci-dessous la photo des deux crêpières réunies).

 

Ouest-France 15 novembre 2013

 

Monika Marx, 2013

Le 1er novembre 2013, Monika Marx devient la nouvelle propriétaire de la crêperie.

Monika a cherché à faciliter l’accès au plus grand nombre : une carte en braille est réalisée et une rampe d’accès installée. Elle a aussi développé les expositions artistiques.

La crêperie est un lieu incontournable du quartier de Robien... et de la ville de Saint-Brieuc !

 

Photo Ouest-France 30 mai 2014

 

Photo issue du site de la Crêperie

 

Souvenirs, souvenirs...

 

La photo ci-dessous a été prise à l'occasion d'une fête organisée pour les 50 ans de l'établissement. On reconnait Marie-Claude Le Sayec (à gauche), devenue propriétaire de la crêperie en 1995, et Simone (Beloeil) Duval (à droite) qui avait ouvert "La Crêperie moderne" en 1959 à cet endroit.

 

Marie-Claude Le Sayec (à gauche), Simone Duval (à droite). Photo Ouest-France 2010

 

  

Le saviez-vous ?

Louison Bobet, le célèbre coureur cycliste est venu dans la crêperie de Simone Duval.


 


 Le saviez-vous ?

 

L'initiative de Monika Marx de proposer un menu en braille est venue d'une relation amicale avec Fanny Cheval (en photo ci-dessous) mal-voyante et auteur du livre Fermes les yeux et tu verras

Catherine Delaisse, non-voyante de naissance, a ensuite permis de concrétiser ce projet. Elle a tapé une carte complète avec une machine Perkins qui permet d'écrire le braille sur un papier beaucoup plus épais.

 

Fanny Cheval à la crêperie. Ouest-France 11 mars 2014

 
 Le saviez-vous ?

 

En juin 2022, les seize plaques du Guide du Routard ont été volées. Heureusement, avec l'aide de Philippe Gloaguen, fondateur du guide, Monika a pu retrouver ces précieuses plaques.

 

Monika soulagée de savoir qu'elle va retrouver les plaques.

 

Les autres crêperies de Robien : 

Mme Couderc 1969, le Tamarix 1989, la Fromentine 1989

 

Mme Couderc, et plus tard M. Henri Couderc, avaient une "Crêperie-confiserie" au 12 rue Jules Ferry. On les trouvait en 1969 et encore en 1985.



Le Tamarix était une "Crêperie-Snack" située au 19 rue Jules Ferry (en 1989-1990) 

 

Décembre 1989. Journal du CAR n°15

 
La petite entrée du Tamarix rue Jules Ferry

 

La Fromentine était située au 12 rue Jules Ferry. On la trouvait déjà dans les années 1989 et elle existait encore au moins fin 2005. Les propriétaires étaient Emmanuel et Rosanne Rohon. Ils ont été remplacés par Lionel Nozach et Vanessa Dupont en 2000. Ces deux jeunes gens, originaires du Loir-et-Cher se lancent alors dans leur première affaire : "Un décor marin, où les photos de bateaux de pêche côtoient les bouées et autres maquettes de navires". (D'après Le Télégramme, 22 avril 2000).


 

Enfin, on se pose la question de l'existence d'une crêperie au numéro 13 Boulevard Carnot...
Sur une photo des Archives départementales, on voit une devanture de commerce.

 ( Référence : 26fi360, numéro 17 de la collection photographique de Henrard).


 

Si vous avez des commentaires, des témoignages ou des documents sur l'histoire des crêperies de Robien, merci d'utiliser le formulaire de contact.

 

 

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Photo issue du site de la Crêperie

 


Liens

 

Le site de la crêperie Bleu Marine, ici 

 

L'histoire de la galerie commerciale 1928, ici 

 


 

 

Sources

 

Articles de Ouest-France : 7 octobre 2010, 15 novembre 2013, 11 mars 2014 


Le Télégramme, 22 avril 2000

 

Le Griffon : numéro 183  juin 2004, numéro 191 octobre 2005

 

Journaux du C.A.R 

 

 


 

L'histoire du quartier de Robien à Saint-Brieuc. Sommaire

Le quartier de Robien à Saint-Brieuc s’est vraiment peuplé il n’y a pas plus d’un siècle, mais son histoire présente de multiples intérêts ...